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226396Paris, Au Bureau de l'Annuaire de la Noblesse et Champion, 1894 (1909) 12 vol. in-4 et 1 album in-4, demi-percaline rouge à coins à la Bradel, dos orné, premier plat de couv. cons. (reliure légt post.). Dos légt passé. Ex-libris J. de Lazerme. Bon exemplaire.
223838Paris, Au Bureau de l'Annuaire de la Noblesse-Picard, Paris, Champion, 1894-1911 4 vol. pet in-4 et 1 album petit in-folio, 128 planches de blasons en couleurs, bradel toile verte pour les 4 volumes, demi-toile verte à coins de l'éditeur pour l'album (reliure de l'époque). Dos passé, quelques feuilles détachées dans les volumes de texte, partiellement débrochés. Ex-libris Jacques Jourquin.
1894572637Paris, Champion, 1894-1911. 1894 12 vol. in-4, rel. pleine toile vert d'eau, (demi-basane de même couleur pour les 2 derniers vol.), titre doré, tête dorée, couv. conservées + Album in-folio, en feuilles, sous chemise à lacets de l'éditeur, (20 pp. de texte et 117 pl. de blasons chromolithographiés).
1894593545Paris, Champion, 1894-1911. 1894 6 vol. in-4, rel. de l'ép. demi-chagrin chocolat, dos lisse, titre doré, couv. conservées (sign. Franz) + Album in-folio, demi-chagrin de même couleurs, dos à nerfs finement orné aux fers dorés, tête dorée ; 20 pp. de texte, [11]+117 pl. de blasons chromolithographiés, le tout monté sur onglet. Ex-libris gravés.
7299Paris, Au bureau de la revue historique de la noblesse, Au bureau de la publication, 1843-1904, 62 années en 60 vol. 62 volumes reliés In-16°. Demi-maroquin bordeaux. Dos à 5 nerfs généralement insolés. Les années sont illustrées de planches de blasons en noir ou en chromolithographies. Notre collection comprend les 62 premières années (1843-1904) en 60 volumes. En très bel état de conservation. RARE COLLECTION DES 62 PREMIÈRES ANNÉES.
7299Paris, Au bureau de la revue historique de la noblesse, Au bureau de la publication, 1843-1904, 62 années en 60 vol. 62 volumes reliés In-16°. Demi-maroquin bordeaux. Dos à 5 nerfs généralement insolés. Les années sont illustrées de planches de blasons en noir ou en chromolithographies. Notre collection comprend les 62 premières années (1843-1904) en 60 volumes. En très bel état de conservation. RARE COLLECTION DES 62 PREMIÈRES ANNÉES.
149291Paris, Champion, 1911 in-folio, 20 pp., XI et 117 planches chromolithographiées en feuilles, sous chemise demi-percaline verte à coins à lacets (rel. de l'éditeur).
479864Chez L Auteur Chaldecoste - Mende - Saint-Mart 1889 Très fort in-12 ( 142 X 95 mm ) de 1040 pages, demi-veau fauve, dos à nerfs janséniste, couvertures imprimées et dos conservés. EDITION ORIGINALE. Malgré sa partialité, vraisemblablement l'ouvrage le plus documenté sur le sujet. L'Abbé POURCHER éditait lui même ses livres avec un matériel plus que sommaire beau témoignage de l'aventure éditoriale en province à la fin du XIXe siècle. Très bel exemplaire.
886987Chez L'Auteur Chaldecoste - Mende - Saint-Mart 1889 Très fort in-12 ( 142 X 95 mm ) de 1040 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE. Malgré sa partialité, vraisemblablement l'ouvrage le plus documenté sur le sujet. L'Abbé POURCHER éditait lui même ses livres avec un matériel plus que sommaire beau témoignage de l'aventure éditoriale en province à la fin du XIXe siècle. Très bel exemplaire, non coupé.
188918238Lyon, Imprimerie A. Waltener, 1889 ; 2 tomes grand in-folio, en feuilles sous chemises cartonnées illustrées, XXXVI, 451 pp. et plusieurs centaines de dessins in-texte ; 127 feuillets hors-texte représentant 155 planches en héliogravure ou gravées à l'eau-forte.
183820733Paris, Bourgueleret, 1838 ; in-8 (226 x 148 mm), demi-maroquin citron à coins, dos à grand décor de rocaille dorée mosaïquée de rouge, bleu clair et vert, auteur et titre à froid, filets à froid sur les plats, tranches non rognées (reliure de l’époque); XXVII, 581 pp., [1] f. d’Avis au relieur, portrait frontispice sur chine contrecollé, 10 figures hors-texte gravées sur acier d’après les dessins de Tony Johannot, accompagnées de serpentes légendées et une centaine de vignettes gravées sur bois, dessinées par Jacque, Marville, Janet-Lange, etc. Texte encadré d’un double filet noir.
1911138541911 Paris, Honoré Champion, 1911, grand in folio de 20 pp. et XI-117 grandes planches d'armoiries en couleurs, en feuilles dans une chemise à lacets, cart. vert d'éditeur imprimé en lettre d'or sur le 1er plat, dos et coins toilés vert, bel ex.
1836002795Paris, Charles Gosselin et Furne, 1836
012482Révérend Père Augustin Colombel (1833-1905), missionnaire jésuite en Chine, père de l'astronomie moderne en Chine à qui on doit la construction de l'observatoire de Shanghai. L.A.S., Ousi [actuelle Shanghai ?], 17 avril 1872, 4p in-8. A sa soeur Marie-Thérèse Colombel (1839-1912), baronne Richerand : « Ma bien chère sour, Je reviens du nord de mon district où j'ai passé toutes les fêtes de Pâques, depuis deux mois je suis en course et je dois repartir après demain matin. Je te trouve toujours fidèle à ton affection pour moi et ta lettre du 6 février m'attendait ici. J'ai reçu aussi les journaux que vous m'envoyiez, l'album des ruines de Paris et la photographie de mgr Surat. Je vous remercie de vos attentions délicates. [....] Vous pensez bien que parmi mes chrétiens j'ai toute sorte de personnes, les riches exceptés toutefois. Ici plus que partout ailleurs la malédiction de l'Evangile pèse sur eux. Outre cette raison principale, on peut ajouter qu'ici plus que partout ailleurs cette classe tient d'autant plus à la terre qu'elle y jouit davantage. La grande majorité de ces pauvres gens cultive quelques arpents de terre. L'admirable fécondité du sol leur demande au plus quatre mois de travail et ils ont une récolte de riz qui leur donne la nourriture de la famille d'abord puis de quoi vendre assez pour pourvoir aux vêtements et aux autres besoins. Je n'ai qu'un catéchumène qui possède 200 arpents, il n'en cultive que 40 qui suffisent amplement pour ses besoins, mais le pauvre homme est trop simple, il se laisse gruger par tous ses parents et amis payens, il en est toujours à la misère. J'ai aussi parmi mes chrétiens deux anciens prêtres des idoles, l'un brûlait l'encens devant Fo et les autres dieux que la Chine a empruntés à l'Inde, il avait la tête rasée, c'est un Bonze. Il est maintenant cuisinier dans un thé tenu par des payens (comme qui dirait dans un café). L'autre faisait pousser sa queue et récitait les prières chinoises devant je ne sais quel héros du céleste empire, c'est un Fao sse (?). Comme j'avais refusé la communion au Fao sse qui n'était pas assez instruit et accordé cette faveur au Bonze qui dans sa simplicité savait et croyait le nécessaire. L'orgueil du Fao sse se réveilla et se traduisit en coup de poing sur la tête de son émule. C'était au moins un signe qu'il désirait le bienfait de la communion. Mais ce désir ne me paraissant pas assez surnaturel je lui donnais pourtant tous les torts. Parmi mes catéchumènes, j'ai aussi d'anciens rebelles, ils ont bien des meurtres à se reprocher, Dieu leur a pardonné, la justice chinoise ne s'en préoccupe pas, mais si jamais on établit les lois françaises en Chine et qu'il vienne un procureur de la république ou du Roi, je le prierais bien sincèrement de ne pas trop chercher à savoir le passé. Vous voyez combien nous avons besoin du secours de Dieu, priez beaucoup pour ces pauvres gens, pour que les payens ouvrent les yeux, j'espère que le Bon Dieu, à son heure, aura pitié d'eux. Ici comme en France on s'attend à de grands évènements. Prions pour que Dieu les tourne à sa gloire. Priez aussi pour moi, que vos prières m'accompagnent partout et nous aurons ainsi tous part à la même récompense. Adieu tout à tous et à chacun. Mon respect et mon affection toute entière, surtout à notre bien aimé père. Ton frère tout dévoué. Aug. M. Colombel s.j. » Magnifique témoignage sur le développement des missions en Chine et à Shanghai. Cette lettre a été publié avec quelques autres sur le blog du Bibliomane Moderne le 14 octobre 2021. Elles apportent un éclairage particulièrement intéressant sur le développement des missions jésuites en Chine et à Shanghai en particulier. [242]
012489Révérend Père Augustin Colombel (1833-1905), missionnaire jésuite en Chine, père de l'astronomie moderne en Chine à qui on doit la construction de l'observatoire de Shanghai. L.A.S., Shanghai, 5 octobre 1890, 4p in-8. A sa soeur Marie-Thérèse Colombel (1839-1912), baronne Richerand : « Ma bien chère sour, Il me semble que je suis bien en retard avec toi. Je voudrais t'écrire souvent, je remets au lendemain, les malles partent et je te laisse en retard. Et puis, il y a encore les chaleurs, les affaires qui mettent des bâtons dans les roues de la bonne volonté. Même la maladie, car le Bon Dieu m'en a envoyé une petite tout juste pour me rappeler que je ne suis pas exempt de ce châtiment là. Donc j'ai été 10 jours au lit... gastrite... affection dysentérique, voilà les noms que les médecins disaient mais nous avions du choléra à Shanghai et on avait peur de tout ce qui y ressemblait. Donc je me suis demandé si le Bon Dieu voulait de moi... mais non. Je n'étais pas encore mur pour le ciel. Les journaux vous ont peut-être déjà dit que nous avons eu cette mauvaise maladie ici. Pendant le mois d'août, il est mort 12 ou 15 européens à l'hôpital du choléra. Un peu plus dans les familles. Et les chinois ont payé un tribut bien plus fort. On dit que pendant 3 ou 4 jours, ils ont eu 200 ou 300 morts par jour. Mais il est impossible d'avoir un nombre exact. Tout autour de Shanghai, la maladie a sévi longtemps, nos Pères des paroisses chinoises donnaient plusieurs extrêmes onctions chaque jours, quelques fois cinq ou six à la suite l'une de l'autre. Il semble que c'est maintenant fini à Shanghai et que ça diminue beaucoup dans les campagnes. Les sours de Charité à l'hôpital ont perdu une sour, la sour Pauline Faisais. Elle y était chargée de la cuisine - c'est une grosse charge dans un hôpital - et s'en acquittait très bien. 36 ans d'âge. 18 mois de Chine. La pauvre sour était en cure à son office le mercredi à 11h. A 3h elle se met au lit. Dès le soir on désespérait et le samedi elle mourait. J'ai fait son service le 29 sept. C'était une de mes premières messes après ma maladie. C'est une grosse perte pour les bonnes sours. Nous avons eu aussi nos victimes. Le fr. infirmier du collège. Il était bien faible déjà, le choléra a eu beau jeu sur lui. Puis un Père italien de 64 ans, très fort, mais tout dévoué à ses 4000 chrétiens qu'il saignait à 2 heures d'ici. Le Bon Père avait donné de 60 à 80 extrêmes onctions dans le mois de septembre. Il fut pris le 27 mais continua à donner des extrêmes onctions. Le 28, il dit encore la messe à grand peine, p[ar]c[e] q[ue] c'était dimanche et pour consommer les saintes espèces. Mais déjà les chrétiens qui connaissent bien cette maladie le regardaient comme perdu. Ils nous l'amenèrent aussitôt après la messe, il nous arrivait à 11hŸ et mourait à 4h malgré les efforts des médecins qui ont essayé des remèdes héroïques. Ce bon Père avait été chassé par la révolution de plusieurs provinces. Il était venu se consacrer à la mission. Il meurt les armes à la main. C'est là une belle mort de missionnaires. Chez la m. St Dominique, deux enfants ont été prises. Toutes deux en sont revenues. L'une d'elles (11 ans) était bien à l'extrémité, condamnée par le médecin. Je crois qu'elle doit la vie aux prières faites pour elle. On tenait beaucoup à ne pas la perdre pour la réputation de la maison. [...] Je vous embrasse tous bien fort. ton frère Augustin. » Belle lettre sur les difficultés des missions en Chine, le choléra, les nombreux morts, etc. Cette lettre a été publié avec quelques autres sur le blog du Bibliomane Moderne le 14 octobre 2021. Elles apportent un éclairage particulièrement intéressant sur le développement des missions jésuites en Chine et à Shanghai en particulier. [242]
170997894Paris, Jean Mariette, 1709, in-12, [24]-591-[9] pp, Veau marbré havane, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre rouge, tranches rouges, Édition originale de cette biographie historique de Georges Kastrioti ou Skanderbeg, héros national albanais, célèbre pour avoir tenu tête à l'Empire ottoman et avoir rendu à l'Albanie son indépendance. Pris en otage par l'empereur turc Mehmed Ier alors qu'il est encore enfant, il reçoit une éducation militaire et entre dans l'armée turque pour laquelle il remporte plusieurs batailles. Selon l'usage, au décès de son père, le sultan devait le nommer comme son successeur mais il place un autre homme à cette place. Skandeberg décide donc de s'évader et de reprendre son fief perdu. Alors que ses effectifs sont fort réduits, il parvient à maintenir l'Albanie indépendante jusqu'à son décès. Pour composer son ouvrage, le père jésuite Duponcet a traduit et abrégé l'ouvrage de Marino Barlezio (ou Martin Barlet) De vita e moribus ac rebus adversus Turcas gestis Georgii Castrioti, paru à Rome sans date pour l'édition originale puis à Strasbourg en 1537. Il précise dans sa préface qu'il s'agit du seul ouvrage de première main dont il dispose à ce sujet mais que trouvant l'ouvrage trop long, il en a retranché les digressions inutiles. Il attribue aux ottomans ce manque de sources, émettant l'hypothèse de la destruction systématique de ce genre de documents pour effacer Skanderberg de l'Histoire. Malgré ce vide, il reste un symbole pour l'Albanie et il a inspiré d'autres auteurs, Voltaire et Ronsard notamment, ainsi que Vivaldi qui lui consacre un opéra éponyme. Rare, le Worldcat n'en recense que 4 exemplaires de cet ouvrage en France, le CCfr, 9 exemplaires. À l'étranger, seule l'université de Princeton semble en posséder un selon HathiTrust. Ex-libris Pontchartrain. Baker, III, 295; G. Brunet, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 123d. Couverture rigide
1684YRG-374Fort in-8,reliure d'époque Maroquin rouge, dos à nerfs, tranches dorées, titre doré, fleurons dorés, dentelle dorée bornant les plats, double filet aux coupes. Texte sur six colonnes.Intérieur frais. Dorure des tranches estompée en petites zones, petit manque sur 3 coins. Trés bon état général. coloniae agrippinae. apud balthasarum ab egmond.
48827San Agustin Convent.Intramuros Manila.1993.3 volumes.in-folio. 1 volume : texte: 387 pages en anglais et espagnol. 2 volumes avec 479 planches en couleurs,réalisées par des artistes philipins et espagnols,ainsi que Regino Garcia y Basa et Resureccion Hidalgo. Belle réédition de l'originale datée de 1877-83.Cartonnages rouge éditeur avec chemises rouge et or, texte avec couverture souple à l'identique.Etui assorti en état moyen, à recoller. . Dos légèrement décolorés.Ex.0052.
17519755En Amberes, Marcos-Miguel Bousquet y Compania, 1751-1756. 16 volumes in-12, demi-veau brun à coins, dos lisses ornés de filets, étoiles et titre dorés, étiquettes de titre marron, de tomaison vertes, tranches jaunes. Rares rousseurs, papier parfois légèrement bruni.
108401890-1900 ; 11 tomes reliés en 1 fort volume in-folio, demi-chagrin vert foncé, faux-nerfs et filets dorés, titre et dates dorés (reliure de l'époque) ; 50, 4, (1) f. blanc ; (4), 64 ; (4), 72 ; (4), 79 ; (4), 101, (1) f. blanc ; (4), 106, (1) f. blanc ; (4), 113, (1) f. blanc ; (4), 138, (1) f. blanc ; (1), 144 ; (6), 135, (1) f. blanc ; (6), 135 pp. Texte manuscrit lithographié.
11576In 4 plein cuir fauve raciné à nerfs, pice de titre cuir brun clair, caissons palmettes dorés. Portait gravé de l’auteur, en frontispice, titre illustré et gravé, épitre avec bandeau illustré et gravé, 8 pages, préface 6 pages, 6 pages de table historique et chronologique. Grande carte dépliante Civita Tullensis aujourd’hui diocèse de TOUL. 16 pages avertissement- 71pages- CXXIII Varia Regum et Principum Diplomata- 2 pages additions et fautes à corriger. Tranches rouges. A Toul chez Alexis Laurent imprimeur du Roi & de Mgr l’évêque. 1707. Seconde édition Pâle mouillure angle supérieur au frontispice, à la page de titre, ainsi qu’aux 4 premières pages de l’épitre, sans gravité, Sinon bel exemplaire de cet ouvrage rare, bien complet de sa grande carte dépliante.
177346406198, 1773 ; in-4, basane brune marbrée de l’époque. 335 pagesTraduction inédite en vers des Métamorphoses. Le premier feuillet indique : «Monsieur Girard Prêtre curé de Bémécour proche Breteuil Diocese d'Évreux, est autheure de cette traduction des Métamorphoses d'Ovide en vers françois, que j'ay transcrite sur l'original écrit de sa main, que M. Girard Curé de Préaux au Perche, son frère et son héritier me confia (...) pour revoir l'ouvrage en entier, ce que l'auteur prévenu par la mort, n'avoit pu faire. Et parce qu'il jettoit sur le papier ses vers à mesure qu'il les composoit quoy que de differente mesure, j'ai donc rangé chacun d'eux en sa place, avec attention à la ponctuation régulière, ainsi qu'aux virgules ( ... ) ce qui dez lors me fit naître le dessein de chercher les moîens de le mettre au jour à la faveur de l'impression. Mais dans le temps que je m'occupois de ce projet avec mon ami, à peine lui avois-je remis en main le manuscrit, que la mort me l'enleva aussi en peu de jours ( ... ) Je m'adressai donc à une personne aussi distinguée par son goust connu pour les sciences, que par sa haute naissance [Monseigr le Duc de Sully note] qui m'honoroit de la bienveillance...» Ce dernier lui répondit qu'il avait a présenté l'ouvrage à divers imprimeurs, en vain. « Nous ne sommes plus, Mr dans le tems où le goust pour les bons ouvrages les faisoit rechercher ; de frivoles écrits, des nouveautés dangereuses, l'appétit du gain par le prompt et prodigieux débit, qui s'en faict chez le vulgaire qui les dévore, tout cela ferme chez les imprimeurs l'entrée aux bons écrits ( ... )» Ce manuscrit est de la main de P. Le Sueur, curé de Ménil-Erreux(Orne) Page 319 on lit : « Achevé de transcrire le présent ouvrage malgré ma main rebelle et tremblante, ce 16 Novembre 1773 et de mon âge 74 ans et 7 mois accomplis. P. Le Sueur curé de Ménil Erreux». Ce Girard avait fait paraître anonymement un recueil de fables à Rouen en 1729 , ainsi lit-on dans Archives du bibliophile, bulletin de l’amateur II, 2810 que Les Malheurs des enfants du Parnasse est “suivant une note manuscrite, de M. Girard, curé de Bemecourt...”Page 266 on trouve la table des 24 Métamorphoses. Suit (pp. 268 à 319) une série de notices sur les dieux, héros et personnages mythologiques de Métamorphoses « pour donner au lecteur une idée de l'antiquité payenne, du nombre et de la turpitude de ses dieux et déesses et de l'extravagante imagination de l'homme abandonné à ses propres lumières, disons-mieux, à ses propres ténèbres ». Les pages 320 à 35 contiennent : J.B. ROUSSEAU. Stances sur les misères de l'homme avec une traduction latine de ce poème ; une homélie en latin sur la Résurrection de J. Christ par le R.P. Pierre VAULGEARD, bénédictin, professeur de rhétorique pendant 42 ans au Collège de Tyron au Perche. «Je la prononçay le jeudy d'avant la quasimodo 1716 dans la classe de Rhétorique ( ... ) comme elle eut un grand applaudissement, je l'ay conservée précieusement jusqu'icy. Ce morceau d'éloquence est peut-être unique en son genre». - Suit : L'Horloge de Sable, figure du monde par un Solitaire. Ce poème de Gilles de CAUX (1682- 1733) avait paru à Paris chez Sevestre en 1714
209236Lyon, Aimé Vingtrinier, 1872 gr. in-4, XII-715 pp., nbx blasons in-t., demi-basane rouge, dos à nerfs orné (reliure de l'époque). Qqs épid. au dos.
221577Lyon, Aimé Vingtrinier, 1872 gr. in-4, XII-714 pp., nbx blasons in-t., demi-chagrin vert, dos à nerfs orné de fleurons dorés, couverture conservée (reliure de l'époque). Dos passé et taché. Rousseurs. Page de faux titre restaurée. Envoi. Ex-libris de la famille de Chabannes (cachet humide).
012493Révérend Père Augustin Colombel (1833-1905), missionnaire jésuite en Chine, père de l'astronomie moderne en Chine à qui on doit la construction de l'observatoire de Shanghai. L.A.S., Eglise Saint Joseph, Shanghai, 11 octobre 1892, 4p in-8. A sa soeur Marie-Thérèse Colombel (1839-1912), baronne Richerand : « Ma bien chère sour, Je suis bien souvent avec vous de cour et de prières. J'espère que le Bon Dieu continue à bénir l'affaire du mariage de ta fille. Je suis fort édifié de l'esprit de foi qui vous conduit à cette affaire. Le Bon Dieu la bénira. Vous prenez le bon moyen d'assurer l'avenir, tenez toujours les yeux sur la volonté de Dieu. Lui seul a l'avenir entre les mains. J'espère que les prochaines malles me donneront des nouvelles plus complètes. [...] Tu sais maintenant que St Antoine de Padoue nous a exaucé. Les deux nappes d'autel sont arrivées, d'abord la petite, puis la grande. La M. Dominique les a fait monter, la petite pour l'autel de La Chapelle de congrégation où je dis la messe les jours de réunion, la grande pour le grand autel de leur chapelle où je dis la messe presque tous les jours. Elles ont servi déjà souvent. Je les reconnais aussitôt. Je suis heureux de penser que votre long travail sert à la gloire de Dieu. Merci encore. J'ai reçu aussi la brochure que je demandais sur la cour chinoise, merci encore. Je vois avec plaisir qu'on commence à mieux connaître la Chine de convention qui est bien loin de la vraie. Cette vrai Chine une fois connue témoignera bien. haut en faveur de la vraie religion qui seule peut la sauver. Priez souvent pour la conversion de la Chine. Elle déterminerait celle de l'Asie... Dieu seul peut faire ce miracle. Demandons-le. Les journaux, les télégrammes nous ont parlé de votre choléra. Nous qui l'avons presque toujours, nous en avons été préservé d'une manière singulière. Eté horriblement chaud, sans pluie, sans orages, et pas un seul cas de choléra à l'hôpital. En même temps, le télégramme apportait aux journaux les nouvelles de votre épidémie. Ces télégrammes, tous anglais, exagéraient le choléra de Paris, battaient la caisse pour clamer l'immunité de l'Angleterre. En réalité, la France, je crois, a été peu éprouvée et vous en êtes tirés désormais. Je voyais ce matin un journal (anglais naturellement) expliquant que Paris se fournit en désinfectant pour ses rues à Londres. J4ai lu ce que les journaux disaient de vos grandes chaleurs. Ici le thermomètre montait plus haut, mais elle n'ont causé aucune épidémie. Je voyais qu'en Amérique des chaleurs moindres que les nôtres tuaient chevaux ou piétons. Ici rien de semblable. Je te remercie encore de ce que tu as fait pour Léon Hambert(?). Je me suis attaché à cet enfant, que je n'ai jamais vu, à cause de l'affection de notre père pour le sien. Ces pauvres enfants ont beaucoup perdu en perdant leur mère. Si l'aîné est à Paris, fais-lui tout le bien que tu pourras. Salue les de ma part. D'après ce que leur père me dit d'eux, il doit y avoir beaucoup de bon. Dès lors, on peut corriger ce qui est moins bon. Les sours de charité ont été éprouvées cette année. La plus ancienne des sours de l'hôpital est morte. Une autre fort vieille est morte à Hantcheou (?). Ce sont deux vides et il vient peu de nouvelles de France. [...] Adieu chère sour, je vous embrasse tout bien fort. Ton frère Augustin. » Belle lettre avec des détails autour de la mission. Cette lettre a été publié avec quelques autres sur le blog du Bibliomane Moderne le 14 octobre 2021. Elles apportent un éclairage particulièrement intéressant sur le développement des missions jésuites en Chine et à Shanghai en particulier. [242]