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In-12 (156 x 106 mm), broché, couverture de papier marbré, (4) p. (titre et "Aux jeunes gens"), 97 p. et (7) p. de table. Edition française, probablement provinciale, la troisième selon Adams. (Adams, PE3. Tchemerzine-Scheler, II, 937 consacre un article à cette édition). Auréole claire au fond du titre sans gravité. Petite restauration de papier au dernier feuillet sans perte. Bon exemplaire, à toutes marges, entièrement non rogné.
In folio (395 x 245 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 6 nerfs orné de compartiments richement garnis, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2) f., (18), 776, (11) p., 2 grandes planches dépliantes, qqs rousseurs. Edition originale et unique illustrée de deux planches repliées de figures géométriques gravées en taille-douce. "L'auteur entreprend la réfutation détaillée des principaux auteurs "pyrrhoniens", Bayle et Sextus Empiricus en particulier, pour dénoncer les sophismes sur lesquels repose leur philosophie (…). Mais l'intention critique et polémique n'occulte pas cet effet non négligeable de rassembler en une somme la diversité des arguments sceptiques. La première partie traite du pyrrhonisme en général : sa définition, ses causes, ses remèdes ; la deuxième donne une traduction abrégée des écrits de Sextus Empiricus, avec une réfutation des points traités par Bayle ; la troisième réfute Bayle. L' 'Examen' fut très bien accueilli par les anti-libertins, et considéré comme une réfutation définitive de Bayle, en France, où l'on craignait le libéralisme religieux venu d'Angleterre, le déisme et la religion naturelle, et en Allemagne protestante" (Barbara de Negroni, éd. Fayard, 2004). Mors fendillés. Quelques traces de restauration à la reliure. Très bon exemplaire bien relié à l'époque, d’un très grand format inhabituel sur ce type d’ouvrage..
2 volumes in-8, plein veau havane, dos à nerfs (rel. moderne), viij, 310 p. et 323 p., vignettes, culs-de-lampe et 3 planches dépliantes. Première édition illustrée de 3 planches dont 2 dépliantes et de jolies vignettes. Chaque oeuvre figure sous page de titre particulière. Bien que diffusée confidentiellement, l'oeuvre d'Hemsterhuis exerça une influence majeure sur ses contemporains: Diderot, qui le fréquenta et le commenta, Friedrich Heinrich Jacobi dont la 'Lettre à M Hemsterhuis' sur Spinoza (1784) est insérée pour la première fois dans cette édition, mais aussi Herder, Goethe, Hölderlin, Novalis et Schlegel. "Les thèmes des données immédiates de la conscience et du retour à la vie simple qu‘illustrera Bergson sont toujours présents (…). Bien avant les romantiques, il proclame l’union de la poésie et de la philosophie dans un éloge de l’enthousiasme qui met l’imagination à la source de toute appréhension de la vérité (…). L’apport fondamental de Hemsterhuis à la pensée de son temps est de l’avoir, par son platonisme, écarté de tout empirisme et de tout matérialisme sans pour autant la limiter à une fonction critique, mais en lui restituant son sens métaphysique" (J.-L. Vieillard-Baron, 'Hemsterhuis platonicien', in XVIIIe siècle, VII, 1975, p. 129-146). Sur l'importance de l'oeuvre d'Hemsterhuis, sa singularité et ses recherches visant à "retrouver l'originalité profonde du spinozisme et à la dégager des perversions modernes", cf. P. Vernière, 'Spinoza et la pensée française', p. 668-673. (R.E. Stoddard, 'Hemsterhuis, bibliography', "The Book collector", vol. 50/2, n°13, p. 197). Faux-titre du tome I légèrement grisé dans la marge. Petit défaut à un mors. Quelques petites rousseurs et piqûres éparses. Bon exemplaire, frais, non rogné.
In-12, broché, couverture papier bleu d'origine, (8), 295 p., exemplaire non rogné, non coupé, tel que paru. Première édition française probablement sortie des presses de M.-M. Rey, dans une édition et une traduction attribuées à d’Holbach. L’ouvrage contient le recueil des pièces composées par Anthony Collins, libre-penseur, élève et ami de Locke, dans la polémique qui s’était engagée entre eux-mêmes, Samuel Clarke et Henry Dodwell, sur l'immatérialité et l'immortalité de l'âme. Selon Bréhier (II, 293) : "Collins montre l’union du matérialisme à la doctrine sensualiste de la connaissance". De très larges extraits de cet ouvrage ont été cités par Naigeon dans "l’Encyclopédie Méthodique". L’ouvrage a été interdit et condamné au feu. (Colon, 'Siècle des Lumières', 69:676. 'Holbach et ses amis', 1553. Peignot, 'Livres condamnés', II, p.214. Vercruysse, p. 32). Exceptionnel exemplaire, tel que paru, non rogné, non coupé.
3 tomes reliés en un volume in-8, demi-vélin vert ancien, dos lisse, tranches rouges, xii, xxiv, 286 p. ; (4), 256 p. et (4), 283 p. Edition originale de première émission conforme à la description de Vercruysse, comportant la vignette allégorique de titre à la devise "Ingeniosa assiduitate" et l'errata p. II. "Le premier volume développe, en trois sections, une théorie de la morale (…). Le deuxième volume s'attache à définir la pratique de la morale (…). Le troisième et dernier volume concerne les devoirs de la vie privée (…). d'Holbach récuse l'enseignement de la morale traditionnelle. Essentiellement naturaliste, prônant un lien laïque universel, l'ouvrage prolonge le 'Système de la nature' " ('D'Holbach et ses amis', 1541). (Vercruysse, 1776, A4). Quelques rousseurs, brunissures et auréoles éparses.
Petit in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre de maroquin citron, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, viij, 238 p. Edition originale de ce livre hétérodoxe, peu étudié, recueil de six "songes" dans lesquels l’auteur radicalise la doctrine cartésienne de l’animal-machine et recherche "quelle méchanique supplée [aux sentiments] pour faire produire [aux animaux] tant d’actes si merveilleux". Moreau de St Elier est conduit à mettre en évidence un principe premier, moteur commun à tout le règne vivant et à formuler une conception matérialiste radicale de l’Homme. L’ouvrage est cité comme l’une des sources de La Mettrie (cf. 'Maupertuis’s Brother and the Man-Machine' in "Transactions of the 5th International Congress on the Enlightenment", Pisa, August-Sept. 1979, vol. 190, p. 490 et Aram Vartanian, 'Le frère de Maupertuis et l'homme machine', in: Dix-huitième Siècle, n°14, 1982, p. 305-323). Frère de Maupertuis, Moreau de Saint Élier (1701-1754) était regardé comme l’un des personnages les plus excentriques de son temps. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 53:919. France Littéraire, VI, 299). Quelques petits accrocs de cuir à la reliure. Très bon exemplaire, très frais, grand de marges, bien relié à l'époque.
2 volumes in-12 (157 x 87 mm), pleine basane brune de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges mouchetées, (2) f., titre-frontispice gravé et titre, (24), 408, (3) p. de table, portrait et 2 planches gravés et (2) f., titre-frontispice gravé et titre, 378, (2) p. de table, 2 planches gravées. Bonne édition, complète, l'édition de référence, modèle des éditions à venir. Elle est illustrée de 8 planches nouvellement gravées en taille-douce pour cette édition, selon Lachèvre: le portrait de l'auteur, deux titres frontispice et 4 planches dont celle de l'homme volant illustrant le récit utopique "des États et Empire de la Lune". Le portrait de Cyrano a probablement été exécuté d’après nature par Zacharie Heince (cf. Madeleine Alcover, ‘Cyrano relu et corrigé’, p. 72). Cette édition comporte toutes les préfaces et épîtres, les "Lettres" (Satiriques, Amoureuses, etc.), "Le Pédant Joué", "Histoire comique, contenant les Estats & Empires de la Lune", "Histoire comique (…) du soleil", suivis des "Nouvelles oeuvres..." dont une correspondance inédite ainsi que "Fragment de Physique ou La Science des choses naturelles". (Lachèvre, 'Les oeuvres libertines de Cyrano de Bergerac, II, p. 308 C. Tchemerzine-Scheler, II, 716). Reliure frottée et tachée. Accrocs aux coiffes et coins. Bon exemplaire, intérieur frais, relié à l'époque.
2 tomes en un volume in-12, demi-veau sapin, dos lisse orné de roulettes et fleurons dorés, titre doré, tranches mouchetées (rel. ca 1830), (2) f., 247 p. et (2) f., 244 p., 2 planches frontispices. Rare édition parue la même année que l'originale, imprimée sur papier vergé et illustrée de 2 gravures différentes de celles de l'édition de Dussart (1797). (Adams, RC3. Tchemerzine-Scheler, II, 971. Inconnu à Cohen). Aucun exemplaire de cette édition n'est recensé dans les bibliothèques françaises: elle manque à la BnF et au CCFr. Seulement 4 sont recensées dans le monde. Quelques petites auréoles claires et qqs rousseurs. Bon exemplaire.
2 tomes et 3 parties reliés en un volume in-12, plein veau porphyre de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de veau ocre, roulette sur les coupes, tranches rouges,(4), 159 p.; (4), 136 p., et 31 p. de "Supplément au Dictionnaire philosophique portatif". Edition publiée un an après l’originale. L’adresse est fictive, l’ouvrage a été probablement publié en France selon le matériel typographique et le papier. Les deux premières parties reproduisent le texte de la première édition. Le "Supplément" figure en fin, sous pagination et signatures séparées. Il contient 7 articles et une section, dont "Liberté de penser", "Persécution", "Philosophe", "Sens commun", "Tolérance, seconde partie". (Bengesco, I, n°1400. Voltaire à la BN, n°3582. A. Brown, "Dictionnaire philosophique", in Voltaire, 'Oeuvres', 1968-, v. 35, p. 231-265). Ex-libris gravé armorié de Hyacinthe Théodore Baron (1707-1787) médecin militaire et bibliophile renommé. Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque.
2 tomes reliés en un volume petit in-12 (126 x 77 mm), pleine percaline vert bronze gaufrée à la Bradel, titre doré, tranches marbrées (rel. Goy & Vilaine), (4), 160 p. et (4), 158 p., 2 planches gravées en frontispice. Edition parue après un an après l'originale, illustrée de deux frontispices: le premier représente l'héroïne à genoux un sein nu, malmenée par trois religieuses, la seconde l'évasion de Suzanne Simonin qui vient d'escalader le mur du couvent. WorldCat ne recense qu'un unique exemplaire de cette édition (Univ. of Pennsylvania); Adams un second à la BM de Senlis. Elle manque à la BnF. (Adams, II, RC12). Quelques petites rousseurs éparses. Petite signature ex-libris ancienne au titre: "Prosper Barré". Très bon exemplaire, bien relié.
2 tomes et 3 parties en 3 volumes in-folio, plein veau granité de l'époque, dos à nerfs ornés de caissons fleuronnés, tranches mouchetées , (24), 1015, (52) p. et (8), 1166, (72) p., dont 3 pages de titre, grande vignette de titre, portrait gravé par Nanteuil en frontispice, planche allégorique hors texte au tome I, titres noir et rouge. Troisième édition en partie originale, comportant une dédicace au roi, augmentée de 'La Physique du Prince' -- 'Discours sur la bataille de Lutzen et sur la trêve des Pays-Bas' -- un ouvrage composé vers 1636 qui paraît pour la première fois: 'En quoi la piété des Français diffère des Espagnols dans une profession de même religion' -- Ainsi que, dans le deuxième volume, les cinquante "Petits traités en forme de lettres" et "la Prose chagrine". (James, 'Libertins Erudits', n°238. Tisserand, Bibliographie in : 'La Mothe Le Vayer', p. 236. Pintard, n° 861). Reliure usée et épidermée, auréoles dans la marge inférieure des 2 premiers volumes, fente et manque de cuir au mors supérieur du tome I, défauts aux coiffes.
In-12 (166 x 91 mm), plein veau moucheté fauve de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de maroquin bronze, filet sur les coupes, (4), 175 p., planche frontispice gravée. Edition originale et unique illustrée d'un saisissant frontispice gravé sur cuivre par Bovinet d'après Binet, inspiré par les illustrations des romans gothiques alors en vogue: dans une caverne, un philosophe fend d'un poignard la soutane d'un abbé et, à sa surprise, découvre les seins d'une femme. "L'héroïne, Agathe, par amour pour son confesseur, se fait admettre sous un habit masculin au séminaire. Le confesseur qui est lui-même devenu prêtre par désespoir amoureux ne peut répondre à cette passion. Agathe part perdre la raison et la vie en Amérique" (cf. Michel Delon, "Combats philosophiques…", 'Raison présente', "Lumières", 1983, p.67-76). "Maréchal venait d'écrire 'Pour et contre La Bible' [brûlot athéiste] et pensa qu'il fallait rendre sa critique plus populaire. Constatant l'énorme succès de 'Thérèse philosophe', il résolut d'écrire un roman par lettres où une jeune fille tombée amoureuse d'un prêtre est chassée du séminaire lorsque la liaison est révélée et est recueilli par un philanthrope adversaire des religions et adepte de la Nature, porte-parole de Maréchal lui-même (...). Un livre à la fois parfaitement libertin et d'esprit révolutionnaire. La redécouverte actuelle de la littérature libertine et des Lumières ne peut ignorer ce chef-d'oeuvre du genre" (Ed. Coda, 2009). (Dommanget, 'S. Maréchal...', bibliographie, p. 464-465: "œuvre de combat"). Dos un peu passé, mors sup. frotté, accroc en marge p.185 sans perte. Tache aux 3 prem. feuillets. Bon exemplaire, grand de marges, relié à l'époque.
In-12, broché, couverture d'attente grise, 150 p. (titre inclus), (1) f. blanc, 6 figures gravées hors texte, entièrement non rogné. Rare édition à la date de l'originale, illustrée de 6 figures. Elle a été rajoutée par L. Scheler, dans ses addenda à Tchemerzine (I, 925), pour signaler que cette édition est "fort rare". Selon A. Gerits ('A short Contribution', p. 293), cette édition aurait été imprimée à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. Ce texte qui devait provoquer l'arrestation et l'incarcération de Diderot au Donjon de Vincennes, marque une étape décisive dans la pensée du philosophe, la rupture avec le néo-spinozisme de ses débuts et son évolution vers des positions matérialistes et athées. (Adams, LG4. Niklaus, L3. Tchemerzine-Scheler, I, 925 note rajoutée). Papier bruni et roussi par endroit. Bon exemplaire entièrement non rogné.
In-12 (157 x 97 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2) f. (titre et "Aux jeunes gens"), 99 p. et (5) p. de table. Edition probablement hollandaise, selon Adams. Le texte est conforme à celui de la première édition de 1754, avec les modifications et les augmentations. "Les fautes sont ici corrigées, d'où suppression de l'errata" (Tchemerzine-Scheler, II, 938). (Adams, PE4. Tchemerzine-Scheler, II, 938). Petit cachet clair ex-libris au titre :" Bibliothèque positiviste". Rousseurs éparses. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-12 (132 x 74 mm), plein maroquin rouge cerise de l'époque, dos lisse orné de compartiments garnis de petits fers en médaillon, roulette, palettes et filet pointillé dorés, roulette d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches, (6), 208 p. Édition originale posthume, jolie impression, sur beau papier, donnée par François-Ambroise Didot. "D'après l'avertissement du libraire, cet écrit composé en 1765 a été imprimé sur le manuscrit transmis par la famille à l'imprimeur. Il est à remarquer que celui-ci, G. de Bure, est également celui qui a dressé et publié en 1789 le catalogue de la bibliothèque d'Holbach (…). Au reste la paternité d'Holbach annoncée par le titre et l'avertissement a été confirmée par la 'Correspondance littéraire' de novembre 1790. Barbier a ajouté dans son Dictionnaire que Naigeon avait revu le texte. Après analyse, R. Besthorn estime que [cette] révision fut exclusivement stylistique" (Vercruysse). A. Kors ('D'Holbach's coterie') insiste sur la rareté de ce volume. (Tchemerzine-Scheler, III, 732. Vercruysse, 1790 A2). Bel exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié en maroquin de l'époque, rare dans cette condition.
In 8, pp. 54 + (2). Br. Rarissima plachetta in seconda edizione (la prima era comparsa nel 1781). L'autore spiega perche' il popolo sia rimasto comunque soggetto all'oppressione. La schiavitu' non e' scomparsa ma si presenta sotto diverse forme, c'e' stata una mera sostituzione tra gli antichi druidi e i moderni preti, per i quali si sono conservati gli stessi privilegi. Viene quindi auspicato un governo che porti all'emancipazione e all'eguaglianza di diritti. Questo Generale e letterato viene considerato un esemplare dell'ateismo sviluppatosi sulla scorta delle idee di Helvetius e D'Holbach. Moviemntata la sua vita, prima ufficiale sotto Luigi XVI, riorganizzatore delle artiglierie del Regno delle Due Sicilie, poi Generale sotto Napoleone. Esiliato dalla Francia nel 1815 e rientrato nel 1819. Plaquette considerata rarissima, un tempo considerata opera dell'Abate Rive. Bibl. Leber, Catalogue..., 3680.
In-8 (192 x 121 mm), plein veau havane marbré, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque), xxxii, 326 p. Une des deux éditions publiées l'année de l'originale, celle-ci de format in-8° comporte l' "Epitre à Uranie" de Voltaire aux pages iii à viii. "Examen critique et érudit en dix-huit chapitres de quatre évangiles canoniques. Les récits évangéliques ne sont qu’un tissu de fables, erreurs et contradictions. Soulignant le caractère néfaste de la religion chrétienne, Holbach invite ses lecteurs à mener une vie conforme à la nature" ('D’Holbach et ses amis', 1505). L’ouvrage fut mis à l’index le 16 février 1778 et les exemplaires saisis furent détruits. (Peignot, 'Livres condamnés', II, 220. Tchemerzine-Scheler, III, 737. Vercruysse, éd. 2017, 1770-A4). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque.
In-16 (105 x 72 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos lisse richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, coiffes filetées, triples filets d'encadrement sur les plats, pièce de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, filet ondulé intérieur, tranches dorées, (4), viij, 85, (11) p., planche frontispice gravée. Première et unique édition sous ce titre, possédant faux-titre et titre: "Etrennes des esprits forts", un second titre: "Pensées philosophiques" à la même adresse, ainsi que la planche frontispice gravée en taille-douce de l'édition originale de 1746: "La vérité arrache le masque à la superstition" dans une version inversée en miroir. L'auteur des textes placés en introduction et en postface ("A Messieurs les esprits forts. Épître philosophique" et "Épître philosophique à un philosophe") n'a jamais été identifié. Ces textes n'ont été reproduits que dans l'édition des "Oeuvres philosophiques" de 1772. Cette édition serait imprimée en France selon David Adams et Jeroom Vercruysse qui se réfèrent à un arrêt de la cour du Parlement du 23 janvier 1759 condamnant l'ouvrage, et non en Hollande comme il avait été supposé jusqu'alors. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, 'Diderot', p. 47). (Adams, 'Diderot', II, PD10. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1965, Et, p. 53. Tchemerzine-Scheler, II, p. 920. Vercruysse, 'Recherches bibliographiques sur les "Pensées Philosophiques" de Diderot', "18e siècle", 1972/4, p. 374-378). Le Catalogue Collectif en France ne recense que trois exemplaires de cette édition: BM Rouen, Versailles et Biblio. Mazarine. Elle manque à la BnF. Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié à l'époque.
In-12 (159 x 92 mm), cartonnage à la Bradel de papier dominoté XVIIIe s., pièce de titre de maroquin bordeaux fileté or, tranches rouges (rel. moderne signée de Goy & Vilaine), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams qui émet l'hypothèse que le texte en aurait été entièrement recomposé. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". (Roland Mortier, in 'Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie', n°25, 1998). Dans ce volume scandaleux, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "La pensée qu'il n’y a point de Dieu n'a jamais effrayé personne; mais bien celle qu’il y en a un, tel que celui qu’on me peint" (Aphorisme n°IX, p. 13). "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). (Adams, PD3. R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Bel exemplaire, frais, très grand de marges, dans une fine et très décorative reliure de papier dominoté du XVIIIe siècle.
In-12 (154 x 92 mm), plein maroquin rouge de l’époque, dos à 5 nerfs guillochés or orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches, (8), 124 p. Edition originale de cet ouvrage, dédié "A la Nation Angloise", attribué à Elie Luzac, parfois à La Mettrie. Philosophe et philosophe, éditeur, imprimeur et libraire néerlandais d’origine française issu du refuge huguenot, Elie Luzac (1721-1796) publia ‘l'Homme Machine’ de La Mettrie, ce qui lui valut de nombreux déboires. Devenu avocat, partisan des "Lumières modérées", il défendit en philosophe et en juriste la liberté de conscience, la liberté de publier et la tolérance civile et religieuse. Cet ouvrage "où paraissait à plein les qualités de juriste de l’auteur marque une date dans l’histoire de liberté de presse" (Cf. J. Marx, "Un grand imprimeur au XVIIIe s.: Elie Luzac Fils", RBPH, 1968, 46-3, p. 779-786). "Elie Luzac, voulant justifier la publication de ‘L'Homme machine’ de La Mettrie fit paraître anonymement [cet] essai. Dans ce travail clair et bien argumenté (...), il développait le contenu de l'"Avertissement" qu'il avait composé pour introduire le livre de La Mettrie" (Aram Vartanian, "La Mettrie's 'L'Homme machine'"’, Princeton 1960, p. 97-98). Roger Stoddard, incorpore cet ouvrage dans sa bibliographie des oeuvres de La Mettrie ('La Mettrie, A bibliographical Inventory’, n°39). Sur cet ouvrage, cf. L. Jooken et al., "Elie Luzac et ‘L’homme plus que machine’ (1748): la parole dialogique d’un imprimeur des lumières" (in ‘Cad. Trad’, vol. 38 n°1, Florianópolis, Jan./Avril, 2018, p. 197-225). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié en maroquin rouge à l’époque.
2 volumes in-12 (158 x 98 mm), plein maroquin rouge de l'époque, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés et fleuronnés, filets et palettes dorés, triples filets en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches dorées, xii, 168 [i.e. 268] p. et viii, 211 p. Première édition collective de 'Discourse on Free Thinking' d'Antony Collins dans la traduction de Henri Scheurleer, revue par Jean Rousset de Missy, accompagné de son "Examen" par Jean-Pierre de Crousaz (1715), analyse critique et commentaires, donnés séparément et qui occupe l'intégralité du tome II. La 'Lettre d'un médecin arabe', également due à A. Collins, dispose d'une page de titre propre (I, p. 241-168 [i.e 268]). L'adresse de Londres est fictive, l'ouvrage a sans doute été imprimé aux Pays-Bas, vraisemblablement par Marc Michel Rey à Amsterdam. Élève, correspondant et ami de Locke, Anthony Collins est l'une des figures centrales de la Libre-pensée britannique. Dans ce célèbre 'Discours', il approfondit la thèse de Locke sur l'homme produit du milieu et se livre à une apologie de la liberté de penser. La brève et fulgurante 'Lettre d'un médecin arabe' défend et approfondit son système: la doctrine qui attire la persécution n'est pas le mahométanisme, mais tout fanatisme. La postérité de Collins sera considérable parmi les Encyclopédistes français. "L'ouvrage parut dès l'origine comme le manifeste redoutable de tout un parti. La libre-pensée agressive, avec lui, était née" (G. Ascoli, 'La Grande-Bretagne devant l'opinion française', II, p. 86). Le livre fut mis à l'index dès 1715 et attira à son auteur de nombreuses attaques qui l'obligèrent à se réfugier en Hollande. (France littéraire, II, 253. Peignot, 'Livres interdits', II, 214). Très bel exemplaire, imprimé sur vergé de Hollande, parfaitement relié à l'époque en 2 volumes de maroquin rouge, condition rare pour ce type d'ouvrage.
In 4° (19,5x15 cm); V,(4), 167, (9) pp. e una c. di tav. con ritratto calcografico di Epicuro al verso della c. segn. *8. Legatura coeva in piena pergamena con titolo chiosato da mano coeva al dorso. Qualche traccia lieve di sporco ai piatti. Haga Comitum è la latinizzazione di Den Haag nei Paesi Bassi. Frontespizio stampato in rosso e nero contenente testo tratto dal cap. xiii del Liber de vita beata di Seneca. Dedica di Pierre Gassendi a François Luillier. Antica firma di appartenenza privata seicentesca in parte abrasa al margine basso del frontespizio e due forellini di tarlo al margine basso bianco del volume a cominciare dalla pagina 1 che nelle ultime carte divengono due piccoli tunnel, in ogni caso mai fastidiosi ed insignificanti e a parte questo, nel complesso, esemplare in buone condizioni di conservazione. Seconda rara edizione, ancor più rara della prima del 1647, dalla quale differisce per le numerose parti aggiunte e le notevoli correzioni, di quest’opera del grande astronomo, astrologo, matematico, teologo e filosofo francese, l'abate Pierre Gassend, detto Gassendi (Champtercier, 22 gennaio 1592 – Parigi, 24 ottobre 1655). Amico di Galileo, con il quale intrattenne una fitta corrispondenza, Gassendi studiò il movimento delle comete, la topografia e le eclissi lunari, oltre all’evoluzione delle macchie solari. Lo scienziato francese fu il primo a dare una descrizione scientifica del fenomeno luminoso dell’atmosfera da lui chiamato “aurora boreale”, partendo dall'osservazione, il 12 settembre, ad Aix-en-Provence, di un'eccezionale aurora polare. Applicò il metodo scientifico anche alla filosofia, recuperando il metodo baconiano, mettendo in dubbio tutte le “auctoritates” antiche a partire da Aristotele ed arrivando a rivalutare l’epicureismo che seppur attaccato dalla Chiesa, Gassendi sente molto vicino alla sua concezione di cristianesimo. Per il suo sensismo empiristico di ispirazione epicurea espresso nella sua opera “Syntagma” è considerato un precursore di John Locke. Gassendi arrivò ad ipotizzare la possibilità che corpuscoli infinitesimi, gli atomi, possano essere alla base della realtà tutta e sempre come operatori della creazione agli ordini di Dio. Le sue teorie atomiche furono riprese poi da Boyle nella sua chimica e da Newton nell’elaborazione della sua filosofia meccanica. La sua “Vita di Epcuro” è considerata una delle più importanti fonti di studio di Epicuro, che riletto da Gassendi, sulla base delle concezioni filosofiche del suo tempo ne ricostruisce non solo la vita ma anche il pensiero e le intuizioni. J.H. Randall nel suo “The Career of Philosophy”, Vol. I, pp. 521-23 scrive: “Before Galileo and Descartes had succeeded in combining mathematics with mechanics, the chief refuge of hard-headed opponents of scholastic verbalism and Renaissance Platonism was the tradition of Greek atomism...Its chief representative during the period of Cartesian domination was Gassendi, who stands both as the climax of Epicurean atomism of the Renaissance in its accommodation to a mathematical science of nature, and as the first of the explorers of the implications of that science for the traditional empirical philosophy of knowledge. Gassendi is thus with Hobbes one of the fathers of 'scientific' empiricism...Gassendi indeed fancied himself the creator of the great rival scientific system to that of Descartes, the system founded on sound experience. History has reserved that distinction for Hobbes; yet it probable that Gassendi contributed far more to the actual advance of scientific ideas than his more consistent and gifted British fellow-worker.”. Seconda assai rara edizione, notevolmente corretta ed aumentata rispetto alla prima. Rif. Bibl.: gl. Goldsmith G 186, DSB V, 289 und Ziegenfuß/Jung I, 377 (EA 1647).
In-8 (164 x 105 mm), plein veau acajou moucheté de l'époque (164 x 105 mm), dos à 5 nerfs richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxx, 297 p., (1) bl., (9) p. de table et errata, (1) p. bl., (1) f. bl., 2 planches gravées hors texte, bandeaux gravés. Edition originale du premier essai philosophique du jeune Diderot, illustrée de 2 planches gravées hors texte, 1 fleuron et 2 vignettes de Durand gravés par Fessard. "Cet exercice auquel se livra Diderot sur un original anglais fut davantage une paraphrase qu'une traduction. C'est un travail fort important pour saisir l'évolution de sa pensée. Il s'agissait de 'An Inquiry concerning Virtue and Merit de Lord Shaftesbury' (...). Il y avait quelque danger à présenter au public français, un ouvrage qui affirmait aussi franchement l'existence d'une morale naturelle, indépendant des sanctions d'une religion ou d'une Eglise données" (Wilson, ‘Diderot’, p. 44). Sur cet ouvrage capital "pour saisir l'évolution de la pensée de Diderot", cf. A. Wilson, p. 43 sq. et Venturi, 'La jeunesse de Diderot', passim. (Adams, PY1. Cohen, 306. Tchemerzine-Scheler, II, 916). Quelques petites rousseurs. Petit ex-libris effacé au titre. Bel exemplaire, très frais, grand de marges (164 x 105 mm), dans sa première reliure de veau moucheté.
2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Première édition de la traduction française fournie par le baron d'Holbach, de cette oeuvre qui exerça une influence décisive sur sa propre doctrine comme sur la philosophie politique des Lumières. "Diderot nous a laissé un témoignage de l'enthousiasme que suscita chez lui ce traité [in 'Lettre à Sophie Volland']. Bien des éléments de cette doctrine passeront dans le 'Système de la Nature', avant tout le sensualisme conséquent, le mécanisme et le relativisme des critères moraux et sociaux" (cf. Naville, 'Holbach', p. 218-224). Par ailleurs, dans le domaine moral comme politique, tout sépare Hobbes de d’Holbach, lequel se prononce en faveur de la perfectibilité humaine, contre l’état de nature hobbesien et contre le principe du pouvoir absolu. L’adresse de Londres est fictive. L’ouvrage a été imprimé à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 72:860. Garcia, 'Hobbes: Bibliographie Intle', p. 8. Vercruysse, 'Holbach', éd. 2017, 1772/D2. Tchemerzine-Scheler, III, 729). 2- Edition originale et unique de cet essai, développement de l'article "Usure" que l'auteur avait rédigé pour l'Encyclopédie. Faiguet de Villeneuve livre ici une vigoureuse défense du prêt à intérêt et réfute les critiques traditionnelles de l'Église et de la loi en la matière, tant par des arguments religieux, qu'économique et sociaux. Il démontre que le prêt favoriserait le commerce et l'industrie et permettrait aux hommes entreprenants de développer leurs compétences en créant une dynamique favorable entre détenteurs des capitaux et entrepreneurs. Au cours de sa démonstration, l'auteur propose une réforme de la poste afin que la forme et le poids réglementent le prix du port. Joachim Faiguet de Villeneuve (1703-1780), économiste et philanthrope a été un collaborateur régulier de L'Encyclopédie. Il obtint la charge de trésorier de France au Bureau des Finances de Châlons-sur-Marne; il est considéré comme l'un des créateurs en France de la science de l’Économie politique. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 70:874. Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773).Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773). Mors légèrement frottés. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.
2 volumes in-12 (167 x 97 mm), plein veau blond marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, armes frappées au centre des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxiv, 265 p. et (4), 292 p. Une des deux éditions à la date de l'originale. "L'exposé systématique de la doctrine sensualiste de Condillac. Il prépare pour les écrivains de l'époque des Lumières, un cadre philosophique dans lequel pourront être incluses les solutions les plus radicalement opposées au spiritualisme traditionnel ; il fournit aux scientifiques une méthode, aux idéologues une doctrine qui restera à la base de la philosophie française, jusqu'à la contre-révolution et au triomphe de Kant" (J.-P. Faye). Selon Rousseau, dans les 'Confessions', c'est Diderot qui engagea le libraire Durand à prendre le manuscrit. (J. Sgard, 'Corpus Condillac', 02, p. 175). Bel exemplaire aux armes d'Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762), homme de culture, officier puis Grand-Maître de la Garde-Robe du Roi, il fut disgracié en 1744 et s'exila sur ses terres de La Roche-Guyon. Il avait réuni une belle et très importante bibliothèque (Olivier, 710).