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In-12 (157 x 100 mm), demi-cuir de Russie vert bronze, dos lisse orné d'un jeu de doubles filets dorés, titre doré, (rel. ca 1840), (2) f., (8), 188 p. Edition originale posthume de cette utopie attribuée à Fontenelle, composée par celui-ci autour de 1682 selon une date mentionnée page 152. Selon H.-G. Funke (Voltaire Foundation, 1998): "première utopie athée et communiste dans la littérature française, ce récit de voyage utopique lie le néo-scepticisme et le libertinage érudit du XVIIe siècle au matérialisme et au néo-spinozisme du siècle des Lumières". On y retrouve réunis les grands thèmes des utopies démocratiques de son temps: absence de propriété privée, travail modéré, régime alimentaire frugal et sain, urbanisation géométrique, magasins publics, pacifisme, mépris des biens matériels, polygamie mesurée, etc. Plus radical le traitement de la question religieuse: les Ajaoiens constituent une société d'athées vertueux et strictement matérialistes dans laquelle l'Etat et l'homme ne doivent plus rien à Dieu. Dieu comme l'âme ont été inventés "par d'habiles politiques" afin de maintenir les hommes "dans une crainte perpétuelle d'un prétendu avenir". "Ces peuples ne reconnaissent aucun fondateur ni de leur république, ni de leur religion. Aussi n’y a-t-il parmi eux ni secte ni parti, soit dans les religions, soit sur les affaires de l’État. Ils n’ont ni livre sacré, ni loi écrite" (p. 37). (Cf. R. Trousson, 'Voyages aux pays de nulle part', p. 111 et s. J.-M. Racault, 'L'utopie narrative', p. 386 et s. et A. Niderst, 'Fontenelle', p. 47 et s.). (R. Descharmes, 'Cat. des ouvrages de Fontenelle', B.N., n° 173. Hartig et Soboul, 'Utopies', 60. Tchemerzine-Scheler, III, 340). Très bon exemplaire, intérieur très frais.
In-12 (154 x 87 mm), plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, tranches dorées, x, 400 p., (12) p. d'errata et de table, 5 figures sur 4 planches gravées hors texte dont une dépliante, exemplaire imprimé sur papier fort. Edition originale de quatrième émission qui fournit le "stade ultime du texte". Elle est augmentée, sans interruption à partir de la p. 242, des ajouts donnés par Diderot et son éditeur aux cahiers de premier tirage. Elle possède une page de titre recomposée pour l’occasion, 400 pages suivies d'une page d'errata et de 11 pages de table. 5 figures disposées sur 4 planches. 2 figures sont regroupées sur une même planche dépliante (vers de "Lucrèce / Virgile" ensemble avec "Trois mesures de musique"). Les feuillets A2, D4, et L5 sont cartonnés. Le livre a été publié, au moins en partie, par Jean-Baptiste Bauche fils, sans nom d’éditeur mais avec la permission tacite du nouveau et libéral directeur de la librairie, Malesherbes bien que l'auteur soit sous le coup d’une lettre de cachet, emprisonné à Vincennes. Diderot y expose ses conceptions novatrices sur la formation du langage et annonce plusieurs de ses théories esthétiques notamment "le modèle idéal", "le sublime" ou "le spectateur de sang-froid", théories qu’il reprendra par la suite dans ses "Salons" ou dans le 'Paradoxe sur le comédien'. (Adams, LH4. Tchemerzine-Scheler, II, 929 notes de L. Scheler). Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, imprimé sur papier fort, très bien relié à l'époque.
Petit in-8 (148 x 96 mm), plein-veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaspées, (2) f. (faux titre et titre), 92 p., (2) f. blancs, 2 vignettes gravées, bandeaux, titre noir et rouge. Première édition et première traduction française, par l'abbé Louis-Valentin de Vougny, du dialogue publié à Londres en 1584, dont une seconde page de titre donne l'intitulé complet: 'Spaccio della bestia trionfante: la déroute ou l'expulsion de la Beste triomphante'. "Véritable subversion des fondements de la théologie chrétienne, sous la forme d'une fable mythologique, Giordano Bruno y développe les conséquences morales de sa conception d'un univers infini, dépourvu de centre et composé d'une infinité de mondes, et s'en prend aux dogmes de l'Éden ou du péché originel, réhabilitant ainsi la nature un siècle avant Spinoza" (Bertrand Levergeois). "Le 17 février 1600, l'Inquisition catholique menait Giordano Bruno au supplice. Lorsqu'une main lui tendit la croix, au milieu des flammes, il détourna la tête vers le firmament infini. Avant Galilée et Descartes, il tire le plus radicalement les conséquences cosmologiques et philosophiques des découvertes coperniciennes. Il dynamite ainsi tout le dispositif physique, métaphysique et politique de l'ordre scolastique et conçoit un univers inédit, illimité, plein d'une puissance dynamique, opératrice et protéenne" (cf. Ph. Forget [dir.], 'Giordano Bruno et la puissance de l'Infini', éd. Vrin, 2003). "One of Bruno's main works and that of his works which proved to be most influential throughout the 18th and 19th c., profoundly affecting both science, philosophy and religion" (B. Copenhaver & Ch. Schmitt, 'Renaissance Philosophy', p.301-302). (Brunet I, 1298. Caillet, 11295. Peignot, 'Livres condamnés au feu', I, 48, II, 213. Salvestrini, 'Bibliografia di G. Bruno', 112). Bel exemplaire, imprimé sur papier fort, très frais, grand de marges, très bien relié à l'époque.
In-12 (169 x 97 mm), maroquin rouge vermillon, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments garnis aux petits fers et cloisonnés de doubles filets dorés, triple filet d'encadrement sur les plats, daté en pied, tranches dorées sur témoins, charnières intérieures du même maroquin, large dentelle intérieure dorée (rel. moderne dans le goût de l'époque), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". "Le premier pas philosophique de Diderot, qui lui ouvrit brillamment la carrière de celui qui allait devenir un des plus grands philosophes du siècle des Lumières". Dans ce volume qui fit scandale, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). L'ouvrage fut immédiatement condamné par un arrêt du Parlement de Paris. L’arrêt reprochait notamment de présenter "aux esprits inquiets & téméraires le venin des opinions les plus criminelles & les plus absurdes dont la dépravation de la raison humaine soit capable ; & par une incertitude affectée, place toutes les Religions presque au même rang, pour finir par n’en reconnaître aucune". (Adams, PD3. Selon R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Petite signature ex-libris ancienne sur le titre "Perard". Très bel exemplaire, de marges exceptionnellement grandes, non rogné, dans une éclatante et fine reliure de maroquin rouge de maître.
In-4 (250 x 187), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments richement fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, roulettes dorées sur les coupes, tranches rouges, (4), xxij, 643 p. et (1) p. d'approbation et privilège. Edition originale, exemplaire exceptionnel comportant la rarissime page de titre de premier tirage (Smith, 1.A) et, pour le corps du texte, des éléments des deux premiers tirages (E.1A et E.1B) et du second (E.2). Helvétius élabore un système matérialiste et sensualiste fondé sur un athéisme absolu et une morale utilitariste, qui défend l’égalité naturelle des hommes envisagés comme produits de leur environnement et de leur éducation. Cette oeuvre, centrale dans l’histoire de la philosophie des Lumières, obtint un considérable succès, en partie dû au scandale qu’elle provoqua, l'un des plus retentissant de la librairie au XVIIIe siècle. Le privilège accordé fut révoqué peu après la mise en vente, et l’ouvrage condamné par le Parlement le 6 février 1759 comme « athée, matérialiste, sacrilège, immoral et subversif ». "No book during the eighteenth century, except perhaps Rousseau’s 'Emile', evoked such an outcry from religious and civil authorities or such universal public interest" (David Smith). (Cf. David Smith, 'Bibliography if the writings of Helvétius', p. 105-133) Contient, reliées à l’époque en fin de volume, 4 pages de la "Feuille hebdomadaire" de 20 sept. 1758, qui rendent compte des troubles provoqués par le livre à sa sortie et qui reproduisent le texte de la rétractation d’Helvétius. Quelques discrètes traces de restauration à la reliure. Rares rousseurs éparses. Bel exemplaire, frais, grand de marges, bien relié à l’époque.
In-4 (225 x 160 mm), plein vélin souple ivoire de l’époque, (4) f., [-5], 236 p., (18) p., grande vignette de titre à la marque de l'imprimeur, bandeaux, lettrines, culs-de-lampe, portrait d'Epicure gravé sur cuivre hors texte (entre les p. 8 et 9). Edition originale de ce texte fondateur, bien complète du rare portrait d'Epicure gravé sur cuivre. Rédigée dès 1634, cette réhabilitation d’Epicure et de l'atomisme circula à l’état de manuscrit et ne fut imprimée qu’à l'instigation de François Luillier, contre l’avis même de Gassendi qui lui dédia cependant le livre. "L'écriture de cette apologie conduit Gassendi à se projeter dans le personnage d'Épicure et à s'identifier à lui, et c'est un peu son propre portrait qu'il dessine. La méthode érudite qu'il met en oeuvre offre des vues nouvelles et saisissantes sur les libertins érudits du XVIIe siècle, qui incarnent un moment de la 'crise de conscience européenne'. Elle illustre à merveille les chemins difficiles qu'emprunte la liberté de penser pour se frayer un chemin à l'époque de Gassendi, comme à toute époque" (Sylvie Taussig, Ed. des Belles Lettres, 2005). Par cette oeuvre, Gassendi jette les fondements de la nouvelle science et de ses méthodes empiriques. La descendance en sera immense. (Cioranescu, 32419. Partington, II, p. 458-66. Pintard, ‘Libertinage érudit’, n°760). Auréoles claires plus prononcées sur quelques feuillets. Quelques cahiers uniformément brunis. Bon exemplaire, relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume petit in-8 (162 x 92 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés au fer à la grenade et cloisonnés, filet d'encadrement à froid sur les plats, roulette sur les coupes, doublures et gardes de papier dominoté fleuri, tranches rouges. 1- Edition originale de premier tirage selon Stoddard, très rare. Véritable credo sensualiste et matérialiste, "L’École de la Volupté" est une œuvre à la fois philosophique et libertine, l'une des productions les plus subversives des "Lumières radicales" qui justifie l’appréciation de Sade sur La Mettrie: "Le célèbre La Mettrie avait raison quand il disait qu'il fallait se vautrer dans l'ordure comme des porcs et qu'on devait trouver, comme eux, du plaisir dans les derniers degrés de la corruption" (marquis de Sade, 'Histoire de Juliette', IX, p. 115). L'auteur y développe une éthique du plaisir et du bonheur individuel, un "art de jouir" affranchi de toute morale religieuse ou sociale. Il critique les principaux systèmes "libertins" de son temps et se livre à une étude de la notion de "volupté", ses causes et ses effets, illustrée d’exemples "pratiques", en s’affirmant ennemi de toute affectation en la matière. Il conclut ainsi: "Tous les appétits, toutes les passions, tous les sens, tant internes qu'externes & en un mot tous les mouvemens de notre machine conduisent à la l'amour & de l’amour à la volupté (…). Le plaisir est le plus bel apanage de l'homme. Qui s'y refuse, viole les premières loix de son origine, & l'intention du Créateur". (Stoddard, 'La Mettrie, Bibliographical Inventory', n°22). Seulement 6 exemplaires sont dénombrés par WorldCat dans le monde. Une édition qui semble être une contrefaçon de mauvaise qualité, à la date de 1746, est conservée à la BnF: c'est l'unique exemplaire à cette date recensé dans le monde. - 2- Edition originale de ce programme utopique pour un gouvernement de la prostitution. Sous forme d'un code en 41 articles, le texte organise avec minutie le classement des établissements de prostitution et des courtisanes par classe et par ordre, leur accompagnement social (santé, prise en charge des enfants…), la police, les normes vestimentaires et de comportements, l'environnement culturel (lectures), etc. Le public pourra obtenir des "billets de jouissance" auprès de bureaux spécialisés. Statistiques et budget détaillés en annexe ("Bordereau de dépense et recette", p.76-81). Publié anonymement, l'ouvrage est attribué à Jean-Pierre Moet (1721-1806), ministre d'État et secrétaire du comte de Saint-Florentin. Polyglotte, se revendiquant encyclopédiste, il s'adonna aux sciences occultes, traduisit Swedenborg et composa plusieurs ouvrages véritablement féministes. Il est également à l'origine de sociétés "paramaçonniques", qui furent accusées de débauche, en tête desquelles "l'Ordre de la Félicité" société dans laquelle ce projet s'inscrit (cf. A. Dinaux, 'Les sociétés badines, bachiques', I, p. 304 sq. et J.-L. Quoy-Bodin, "Autour de deux sociétés secrètes libertines sous Louis XV: l'Ordre de la Félicité et l'Ordre Hermaphrodite", 'Revue Historique', juil.-sept. 1986, t. 276, fasc. 1, p. 57-84). Bel exemplaire, frais, très bien relié à l'époque.
Ensemble relié en 2 volumes in-12 (140 x 78 mm), plein maroquin vert sapin, dos à 5 nerfs guillochés or, garnis de compartiments entièrement dorés à la fanfare, large roulette d'encadrement sur les plats garnie de fleurons aux coins, roulette sur les coupes, titre doré, dorés sur tranche, gardes de tabis rose (reliure de l'époque). Exceptionnel exemplaire relié en maroquin de l'époque, réunion en deux volumes de l'ensemble de la production contemporaine française de / et autour de Spinoza 1- Première édition française du "Tractatus Theologico-Politicus", augmentée des additions apportées par Spinoza à son texte ("Remarques curieuses") publiées ici pour la première fois. Le traducteur, Gabriel de Saint-Glain, calviniste français réfugié en Hollande, devint un fervent spinoziste après sa rencontre avec un élève du philosophe. Rigoureusement interdite et poursuivie en France, cette édition fut présentée sous pages de titre et adresses différentes afin de détourner la censure. La traduction de Saint-Glain, "avec des éclaircissements et un commentaire inestimable", contribua directement à la diffusion du spinozisme en Europe (cf. Vernière, I, p. 25 sq., qui signale que Saint-Glain effectua sa traduction sur un exemplaire annoté de la main de Spinoza). (Kingma & Offenberg, n° 13, 14 et 15. "Catalogue du tricentenaire, Institut hollandais", p. 59. Van der Linde, n° 10, 11 et 12. Sauvy, 'Livres saisis à Paris', n°204 et 568). 2 et 3- Edition originale de ce recueil collectif consacré à Spinoza et à sa doctrine, édité par Nicolas Lenglet du Fresnoy. Il contient la "Vie de Spinoza" (p. 1 à 150) par Jean Colerus (Johann Koehler), pasteur luthérien à La Haye -- La préface et la "Réfutation" de Spinoza par le comte de Boulainvilliers ainsi que celle de Fénelon (p. 151 à 320) – "Extrait du nouvel athéisme renversé" oeuvre du cartésien François Lamy (p. 321 à 386) sous page de titre particulière à la date de 1696 – "Certamen Philosophicum" (...) d’Isaac Orobion médecin et personnalité de la communauté juive d’Amsterdam (p. 387 à 483), également sous page de titre particulière, à la date de 1703. "Sous prétexte de rendre plus facile la réfutation de Spinoza en mettant ses opinions à la portée de tout le monde, Boulainvilliers a eu réellement pour but de propager le système de ce philosophe (...) en substituant au langage austère du métaphysicien hollandais une forme simple et pleine d’attraits" (Franck, p. 202). Sur l’importance décisive de ce recueil dans la propagation du spinozisme en France, cf. P. Vernière, ‘Spinoza et la pensée française’, p. 373 sq. (Brunet, II, 1209. Fürst, III, p. 54. Cat. Expo. Spinoza, Herzog August Bibliothek, n° 64. Tchemerzine-Scheler, III, 232. Van der Linde, 107 et 108). Ex-libris amorié du Dr Armand Ripault à sa devise "D'espérer servir". Très bel exemplaire, exceptionnelle réunion en reliure de maroquin de l'époque orné à la fanfare.
2 ouvrages reliés en un volume in-4 (259 x 200 mm), plein maroquin rouge de l’époque, dos à 5 nerfs garni de compartiments richement fleuronnés et cloisonnés, palettes en tête et pied, 2 pièces de titre de maroquin émeraude, plats encadrés de triples filets dorés, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches. Rarissime réunion de ces deux textes majeurs du matérialisme français au XVIIIe siècle, publiés par d'Holbach à la suite l’un après l’autre en cette année 1776, dans leur édition in-4° "de luxe". 1- Edition in-4° publiée immédiatement à la suite du premier tirage; un carton présent dans celui-ci est ici intégré dans le texte. "Le premier volume développe, en trois sections, une théorie de la morale (…). Le deuxième volume s’attache à définir la pratique de la morale (…). Le troisième et dernier volume concerne les devoirs de la vie privée (…). D’Holbach récuse l'enseignement de la morale traditionnelle. Essentiellement naturaliste, prônant un lien laïque universel, l'ouvrage prolonge le 'Système de la nature' " ('D'Holbach et ses amis', 1541). (Vercruysse, éd. 2017, 1776, p. 160, A6). 2- Edition in-4° publiée immédiatement à la suite du premier tirage. L'ouvrage fondamental dans la pensée politique de d'Holbach, véritable programme politique et social qu'il destina au nouveau roi, Louis XVI, auquel le livre est dédié. D'Holbach recherche les principes et les modalités d'action d'un gouvernement soucieux de la morale et de l'utilité publique, promue par une "éthocratie", classe sociale dominante, qu'il oppose à la théocratie, l'aristocratie et l'autocratie. "D'Holbach s'est essayé à tracer un programme de réformes immédiates (…). Dans quelle mesure se flattait-il réellement d'influencer Turgot ? Il est difficile de le dire. Mais il est sûr que c'est avec un sens avisé de l'opportunité qu'il choisit cette heure, pour exposer le programme hors duquel il n'y avait plus de salut pour la monarchie" (Naville, 'D'Holbach', p. 399 sq.). (Vercruysse, éd. 2017, 1776, p. 155, A3). WorldCat recense 5 exemplaires de la ‘Morale universelle’ in-4° dans le monde et un unique de ‘l’Ethocratie’ in-4°: celui de la BnF. Quelques piqûres et petites taches éparses. Magnifique exemplaire, édition in-4° "de luxe", tirée à très petit nombre, parfaitement relié en maroquin rouge de l’époque, condition des plus rares.