54 résultats
In-32, broché, couverture imprilée vert amande, 200 p. titre compris.
13 livraisons de 4 p. chacune, réunies en un volume in-4, plein cartonnage de l’époque, 52 p. (pagination continue), texte sur 2 colonnes, 13 caricatures lithographiées à pleine page. Journal créé au moment de l'organisation de la Garde Civique dans la ville de Louvain, avec l'ambition d'agir sur les premières élections. "Nous recherchons, quels sont, dans notre cité, les hommes les plus dignes de marcher à la tête de notre garde bourgeoise…". Compte-rendu des événements, commentaires, les élections et les résultats avec la composition exhaustive de la Garde Civique, dispositions législatives, courrier des lecteurs et annonces… Une caricature accompagne chaque livraison. "Publication très curieuse et très recherchée" (cf. Alfred Berrewaerts, 'Recherches sur la presse périodique louvaniste', L. Braeckmans, 1904, p. 44-45). Contient, relié en tête, la partition avec paroles et musique sous couverture illustrée d’une "Marche dédiée à la Garde-Civique Belge" par Emile Colbeau et Auguste Tennstedt, entièrement lithographiée par P. Barella à Louvain, 1848. Cartonnage légèrement frotté avec quelques accrocs. Bon exemplaire.
In-4 (236 x 167 mm), cartonnage marbré moderne à la Bradel, 24 p. Edition originale et unique, très rare, du livret d'un petit opéra que Charles Perrault rédigea à l'occasion de la naissance du premier petit-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne, naissance qui donna lieu à des festivités exceptionnelles à la Cour et dans toute la France. Claude Oudot, Maître de musique de l'Académie française, composa la musique, et l'oeuvre plut tant qu'elle fut représentée devant le roi, cela en dépit du monopole de l'opéra détenu par Lully. Dans cette allégorie annonciatrice de 'Cendrillon', on retrouve toute l'inventivité et la fantaisie du futur auteur des contes (cf. analyse in P. Bouchenot-Déchin, 'Perrault', Fayard, 2018, p. 213-231). Le succès de l'oeuvre n'empêcha pas la disgrâce de Charles Perrault quelques mois plus tard, sous les effets conjugués de ses ennemis, Racine, Boileau, Louvois surtout, puis de la mort de son protecteur Colbert. Restauration de papier en coin inférieur du dernier feuillet, sans atteinte au texte. WorldCat ne recense que trois exemplaires de cet ouvrage dans le monde: Getty Res. Inst., BnF et BM Lyon. Il manque aux principales bibliographies. Bon exemplaire, grand de marges.
In-12 (152 x 86 mm), plein veau glacé de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés garnis d'une pièce d'armes à l'écureuil répétée entre nerfs, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (24), 493, (4) p. de privilège et errata, (1) f. blanc, planche frontispice gravée et 4 planches de musique dépliantes gravées. Edition originale ornée d'un frontispice gravé de Clouzier (Richard Cœur de Lion en prison) et de quatre planches de musique notée. Au recto de la 21e page non chiffrée: "Les Airs (…) ne sont point d'un maître de musique, ils sont de Monsieur Chéron de Rochesources, qui joint à l'heureux naturel qu'il a pour la poésie, le talent de composer une musique gracieuse digne des meilleurs maîtres de ce bel art". Le privilège à la fin donne le nom de l'auteur du texte : "Demoiselle l'Héritier". Les contes sont supposés avoir été écrits par Richard de Lion depuis sa prison pour se désennuyer. "Nourrie de littérature, Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon (1664-1734) se distingue par une œuvre, véritable produit des salons qu’elle fréquente assidûment en compagnie de Charles Perrault, son oncle, Mme d’Aulnoy, Melle de Scudéry (…). Elle joue un rôle précurseur dans la mode du conte merveilleux (…). Son conte le plus connu "La Tour ténébreuse et les jours lumineux" contient également le conte de Ricdin-Ricdon. On doit [à cette autrice] d’avoir lancé le genre dans les salons des précieuses, d'en avoir défendu la modernité et d’avoir encouragé Charles Perrault dans la voie du conte de fées" (Expo. BnF en ligne, "Les contes de fées"). Quelques petites rousseurs éparses. Rature à l'encre à la première garde blanche. Provenance: la famille du surintendant Nicolas Fouquet avec ses pièces d'armes à l'écureuil dorées entre-nerfs. Ce fer héraldique a pu être utilisé après sa mort par ses descendants (cf. OHR, 1938-6) et marquis de Quineye Saint Maurice avec ex-libris manuscrit (XVIIIe).
Grand in-8 (270x185 mm), demi-basane rouge de l'époque, dos lisse orné de filets dorés (dos éraflé), (6), 68 p. Edition donnée à l’occasion de la reprise de l’oeuvre à l’opéra-comique, le 12 août 1862 sous la direction de M. Perrin. Précédé d'une préface historique sur l'opéra par Albert de La Salle. Contient p. 62, une pièce pour clavecin de Domenici Scarlatti qui devait être interprétée avant le lever du rideau. Cachet à froid de l'éditeur E. Girod et cachet du libraire, Marcel Colombier.
In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple encadrement de filets dorés fleuronnés aux coins sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées, roulette intérieure, (6), 224 p. Edition originale (une contrefaçon parut simultanément). "Auteur et comédien, Dancourt excellait dans les rôles d'Arlequin. Le meilleur de ses ouvrages (…), apologie de la comédie et des comédiens, en réponse au discours de Rousseau contre les spectacles. Le titre 'd'Arlequin de Berlin' est pris pour parodier celui de 'citoyen de Genève'. Ce livre est le plus estimé sans contredit de ceux qui parurent en réplique à la lettre de Rousseau" (Michaud, 'Biographie universelle', X, 89). "Réplique mordante à Rousseau ('Lettre à D'Alembert') depuis le point de vue d'un comédien, d'un homme qui a une connaissance approfondie du répertoire, l'expérience de la scène et celle des réactions du public. Il prend le temps de citer point par point Rousseau mais aussi de nombreux textes de théâtre à l'appui de sa démonstration" (Nathalie Ferrand, "Le dernier état de la 'Lettre à D'Alembert sur les spectacles'", Genesis, 34, 2012, p. 135 sq.). (Conlon, 'Ouvrages français relatifs à Rousseau', n°120). Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.
In-18, demi-percaline verte à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge (rel. postérieure), viii, 152 p. Edition originale. Pièce de théâtre sous forme de vaudeville. L'action se passe à l'intérieur d'un comité révolutionnaire en province pendant la Terreur. L'auteur serait mort à l'âge de 19 ans en 1802. (Martin & Walter, III, 25206. Quérard, 'Supercheries', II, 1174. Tourneux, n°9973). Le frontispice annoncé par Tourneux manque. Bon exemplaire, non rogné.
In-12, demi-maroquin noir de l'époque, dos à nerfs, petits fers dorés répétés entre-nerfs, couverture conservée (dos lég. frotté), 226 p. Edition originale de cet ouvrage composé par le docteur Jean Fauconnet publié sous le pseudonyme de "Dr Caufeynon". Un chapitre est consacré aux eunuques chanteurs, en Italie, en Allemagne et en France, avec une revue des eunuques célèbres. Bon exemplaire, bien relié.
Grand in-8, broché, xii, (2), 329 p., exemplaire non coupé. Edition originale et unique illustrée de "80 figures d'idées et exemples géométriques et musicaux". Elève de Massenet et admirateur de Wagner, Émile Chizat (1855-1924) obtint, comme compositeur un grand succès populaire. Il livre ses théories d'une "esthétique musicale nouvelle" fondée sur une cosmogonie singulière qui le rattache aux "fous littéraires". "Son approche consiste à une révision du premier type de musique planétaire qui compare les distances des planètes aux intervalles sur une corde hypothétique. Contrairement aux théoriciens grecs et médiévaux, dont le système musical a été limité à deux ou trois octaves, Chizat trouve faut plus de sept octaves pour transcrire les intervalles des planètes de Mercure à Neptune, y compris les astéroïdes Hungaria, Vesta, Cérès, Psyché, et Ismène, et de découvrir qu'ils se mettaient en place en un accord majeur gigantesque" (cf. J. Godwin, ‘L'ésotérisme musical en France’, 1991, p. 187 sq.). Couverture défraîchie, un mors fendu. Intérieur très frais, Exemplaire non coupé. Rare.
2 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, (4), 252 p., (3) p. de table et errata et (4), 231 p., (8) de table, errata et privilège, 17 p. de catalogue éditeur, vignettes de titre gravées. Edition originale de cet important ouvrage sur l'esthétique consacré, pour la moitié, à la musique, mais aussi : "parole", danse, peinture, sculpture, architecture, achevant de donner une perspective encyclopédique du sujet. Estève adopte un point de vue strictement sensualiste: les mouvements matériels des sensations sont les principes primitifs des sentiments qui se communiquent à l'âme. Dès lors, le seul guide en matière d'appréciation artistique ne peut être fondé que sur les "principes les plus vrais de la sensibilité". Contre Rameau, il remet en cause l'application du principe de l'imitation en musique et développe une explication physique originale du phénomène des consonances. L'ouvrage est cité comme une source notable de la doctrine de Rousseau en matière de théorie musicale. "Cet essai occupe une place charnière dans l'évolution de la notion d'imitation des passions et marque le passage à de nouvelles conceptions et à de nouveaux discours sur les arts" (cf. B. Cannone, 'Philosophies de la Musique', Klincksieck, 1990, passim). François Estève (1720-1790) était médecin et membre de l'Académie des sciences de Montpellier. (Corot, p. 72. Fétis, III, 160. B.A. Elkner, 'Pensée esthétique en France au XVIIIe', Slatkine, 1971, p. 65-67). Accrocs aux coiffes avec manques. Bon exemplaire. Intérieur très frais.
In-8, broché, couverture de papier moderne, 75 p. Troisième étude publiée par Jean de Dieu d'Olivier, celle-ci consacrée aux relations entre la musique, les sciences (médecine, mathématiques, physique), les beaux-arts, la politique et la grammaire. (Fétis, 6981).
Grand in-8, broché, couverture imprimée, (7), 467 p. Edition originale imprimée à 498 exemplaires, celui-ci un des 388 ex numérotés et justifiés par l'auteur sur vergé Moyen-âge (n°202). "Fou littéraire", docteur en droit et magistrat à Gex, François David est l'auteur d'un vaste projet, les "théories davidiennes", visant à une "unification intégrale" de l'humanité dans tous les domaines, des sciences humaines, de la politique, de l'économie, etc…, et ici des spectacles. Plusieurs chapitres concernent le cinéma. "L'organisation spectaculaire de l'avenir devrait comporter un ensemble théâtral intégralement beau dans son expression, intégralement étendu dans ses domaines, intégralement bon dans son action sociale, tant au point de vue de la forme des spectacles, qu'au point de vue de leur fond, le tout pour conduire à l'enfantement d'un monde meilleur" (p. 21). Sans doute imprimé à compte d'auteur. Exemplaire à l'état de neuf.
In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra en quatre actes que Gluck composa sur un livret de Nicolas-François Guillard, représenté pour la première fois à l'Académie Royale de Musique le 18 mai 1779. Les répétitions de l'opéra de Gluck furent suivies avec passion. Le jour de la première, le 18 mai 1779, Marie-Antoinette vint en personne à l'Opéra où elle fut reçue selon le cérémonial ancien, précédée jusqu'à sa loge par les directeurs de l'Opéra porteurs de flambeaux. Le livret de Guillard est inspiré de "L’Iphigénie en Tauride" de Claude Guimond de La Touche, librement repris d'Euripide. (Fétis, 2682. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 46A(a). RISM A/I/3 G2816). Exemplaire de "prix de chant", offert en 1812, comportant cette mention sur la pièce de titre de maroquin. Exemplaire bien relié en vélin teinté vert de l'époque, légèrement débroché, quelques rousseurs.
In-8, pleine basane marbrée, dos lisse orné de compartiments dorés, filets d'encadrement à froid sur les plats, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (pet. départ de fente au mors sup.), xxx, (2), 124 p., rouss. et auréoles marginales, une planche, vignettes en bandeau. Edition ornée d'une planche légendée : "Puits d'amour" et de 3 en-têtes non signés, précédée d'un "Essai sur les progrès de la langue française". Les pages 97 à 124 contiennent de la musique gravée de Philidor (pseud. de A.-F. Danican) et de Antoine Albanese. "Véritable chef-d'oeuvre en miniature, perle précieuse montrant que Sauvigny s'était assimilé à un degré remarquable la manière ingénue de nos anciens poëtes et conteurs français" (Pierre Larousse). (Cf. 'Billardon de Sauvigny et l'innocence perdue du premier âge' in : 'Dix-Huitième Siècle', n° 26 (1994), pages 468-469). (Cohen, 148, Gay, II, 486).
In-4, broché, couverture illustrée en couleurs, 81 p., photos et fac simile. Fondation créée par Maurice Paléologue et la princesse Edmond de Polignac en 1928. Avec les biographies de la princesse de Polignac, Raymond Poincaré, Maurice Paléologue, Joseph Bédier et Edmond Faral. Très bon exemplaire.
In-8, broché, couverture de papier bleu moderne, (4), 43 p. Seconde édition augmentée, parue un an après l’originale. Compositeur, vielliste virtuose, fils d'un facteur de vielle considéré comme ayant révolutionné la lutherie de l'instrument, Charles Bâton prend la défense de la musique française contre les attaques de J.-J. Rousseau. "Une des meilleures pièces qu’on ait publiées dans la Querelle des Bouffons", selon Fétis ('Dictionnaire des musiciens', II, 79). (Conlon, 'Rousseau', 1076. Gregory, p. 26. Fétis, 3952. RISM, B.VI.1, p. 123. Soleinne, 566). Bon exemplaire, frais, grand de marges.
In-8, broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné. Nouvelle édition de cet ouvrage, développement d'un projet que l'auteur avait soumis au Comité d'instruction publique, alors qu'il était employé de la Commission exécutive. Théorisant autour de l'universalité de la musique et de son utilisation pour atteindre les objectifs révolutionnaires de "régénération publique", l'auteur soumet un vaste projet visant à propager la musique et son enseignement, sous forme d'un maillage d'hommes et d'institutions répartis à travers tout le territoire national. "No author of the revolutionary decade understood this logic better than Jean-Baptiste Leclerc. He shared the view that music possessed the power to make all minds one in the nation - it produced 'simultaneous and unanimous affections among the masses – he wrotes'" (cf. longue analyse in James H. Johnson, 'Listening in Paris. A Cultural History', U. of California Press, 1995, p. 136 et passim). Né à Angers, Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826) fut élu député à l’Assemblée constituante, puis à la Convention. Emprisonné sous la Terreur, il siégea au Conseil des Cinq-Cents. Il a joué un rôle décisif dans la création du Conservatoire National de musique en 1798 et fut l'un des principaux théoriciens des hymnes révolutionnaires. (Monglond, IV, 719. RISM, B. VI1, p. 490). WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF et Nederland Muziek Instituut). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, tel que paru.
7 volumes in-12 (166 x 98 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés, filet sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, tranches rouges. Edition originale de ce dictionnaire alphabétique du théâtre qui couvre les XVIe (dès 1552), XVIIe et XVIIIe siècles. Le volume VII est entièrement consacré à des corrections et additions. Réalisé en grande partie par le dramaturge et historien du théâtre François Parfaict sur la base de sources imprimées, mais aussi d’archives et de manuscrits jusqu’alors inexploités, le dictionnaire a été édité et continué après la mort de l’auteur, en 1753, par son frère Claude, aidé de Quentin Godin d’Abguerbe qui assura l’édition du texte. Articles détaillés sur pièces, auteurs, théâtres, troupes, acteurs, compositeurs de musique, danseurs, décorateurs, etc. Pour l’anecdote, Voltaire a fourni au dictionnaire l’article qui le concerne. Une des sources fondamentales pour l’histoire du spectacle vivant en France sous l’ancien régime. (Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n° 286). Quelques minimes défauts à quelques mors. Bel exemplaire, très frais, très bien relié à l’époque.
In-12, broché, couverture de papier ancien, (4), 53 p. Edition originale et unique. Critique d'un ballet que les jésuites montèrent pour leurs élèves au collège royal Archiépiscopal de Rouen en août 1750. Le ballet s'intitulait: "Le plaisir sage et réglé". "Cette pièce fut condamnée à être brûlée par l'exécuteur de la haute justice, d'après un arrêt du Parlement de Paris, en date du 6 août 1761" (Frère, 'Manuel du bibliographe normand', II, 12). (Soleinne, V, p. 114, n°476. Sommervogel, VII, 229, n°69). Bon exemplaire.
In-8, pleine percaline de l'époque à la Bradel, couverture illustrée conservée, 64 p., (1) f. blanc et (1) f. d'achevé d'imprimer. Édition originale. Couverture illustrée, portrait, illustrations in texte et planches hors texte par Gaston Noury et Lébègue, partitions notées. Exemplaire de Louis Dorbon avec envoi de l'auteur à son intention et son ex-libris gravé.
In-12 (197 x 132 mm), demi-percaline vert olive de l'époque à la Bradel, titre de maroquin bordeaux en long, couverture imprimée conservée, (2), 73 p. Première édition et unique française de librairie de 'Deutsche Kunst und deutsche Politik', dans la traduction de l'homme de lettres bruxellois Jules-Louis Guilliaume (1825-1900), précoce et fervent défenseur de la musique Wagner et du wagnérisme théorique. La publication, commencée par articles dans la "Süddeutsche Presse" en octobre 1867, fut interrompue quelques mois plus tard par ordre du gouvernement bavarois, avant d'être imprimée sous forme de livre. Quant à cette traduction française, elle parut initialement sous forme d'articles dans le "Guide musical" de Bruxelles (1867-1868). Wagner y développe son idéal d'un renouveau nationaliste de la culture allemande adossé à un plaidoyer opportuniste en faveur de son nouveau mécène Louis II. C'est également dans cette série d'essais que Wagner formalise, pour la première fois, sa théorie de l'opposition entre "culture" allemande et "civilisation" française. En se démarquant de ses influences "romanesques", l'art allemand incarné par son "drame musical" porteur de la vigueur d'esprit et la force d'âme requises, fera prévaloir une culture "plus élevée" contre laquelle la civilisation française n'aura plus de pouvoir. L'objectif premier de l'essai, infléchir la politique culturelle de Louis II, ne sera pas atteint. (Henri Silège, 'Bibliographie wagnérienne française', p. 16). Petite réparation en pied de la couverture sans perte. Rousseurs éparses. Bon exemplaire, non rogné, couvertures conservées.
In-folio (323 x 250 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. "catalogue de musique Deslauriers", 279 p., entièrement gravé. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra que Gluck considérait lui-même comme son chef-d'œuvre et qu'il composa sur un livret de Philippe Quinault, d'après "Gerusalemme liberata" du Tasse, livret déjà mis en musique par Lully en 1685. Représenté pour la première fois le 23 septembre 1777 à l'Académie Royale de Musique, il s'agit du quatrième opéra de la "période parisienne" de Gluck. C'est à l'occasion de la représentation de cet opéra que la querelle entre gluckistes et piccinnistes éclata. (Fétis, 2683. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 45A. RISM A/I/3 G2679). Provenance : Jean-Frédéric-Auguste Lemiere de Corvey (1771-1832), avec petite signature à la plume "J.F.A. Le Miere, rue Grammont n°13". Compositeur et professeur de musique, également officier dans les campagnes napoléoniennes et spécialiste de tactique militaire, il est l'auteur de nombreux opéras comiques (cf. Grove online, art. "Lemiere" et Fétis, 'Biographie des musiciens', V, 265). Grande étiquette de veau brun de l’époque sur le plat supérieur: "Romagnat". Petite étiquette ancienne imprimée de librairie "Leduc... magasin de musique ancienne & moderne...". Accrocs de vélin au dos avec manques. Bon exemplaire, frais, entièrement gravé sur cuivre, imprimé sur papier fort.
In-16, pleine basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de compartiments garnis de grecques et petits fers centraux, tranches citron (rel. lég. frottée), (10), 312 p., planche frontispice. Edition originale de ce recueil de chansons précédées du calendrier de l'année. Le frontispice gravé représente: "La cinquantaine", fête d'anniversaire du cinquantenaire qui invite sa femme à danser sur fond de buffet, invités et musiciens. (Grand Carteret, n°1551). Quelques défauts de papiers et auréoles marginales.
In-8, débroché, tranches rouges, 32 p. de musique entièrement gravé. Louis Anseaume (1720-1784) contribua à la naissance de l'Opéra-Comique dont il fut le sous-directeur de 1753 à 1757. La musique du 'Docteur Sangrado' est de Duni et Laruette.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau. "Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674). Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.