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190078919s. l. [Paris] s. d. [ca. 1900] | 12.30 x 16.50 cm | 4 pages sur un double feuillet
190679012s. l. [Paris] s. d. [ca 1906] | 11.50 x 15.90 cm | 4 pages sur un double feuillet
190579002s. l. [Paris] s. d. [1905-1906] | 11.50 x 15.90 cm | 3 pages sur un double feuillet
3471815 pages in4 sur 15 + le texte imprimé dans les journaux soit un total de 34 pages en tout - Reliure à la bradel demi velin - Très bon état - On y joint un second volume in8, dans une reliure demi toile écrue et comprenant les deux lettres autographes signées à Bernard Grasset à propos de cette enquête et le texte intégral découpé dans Candide en 1931 -
191475402s. n. | Mannheim s. d. [juin 1914] | 22.20 x 28.80 cm | une page sur un feuillet
GF252741 page in8 et 6 pages in-folio - + enveloppe -
18651Lens, 19 novembre 1755-4 février 1756. In-folio, 344 pp., veau marbré brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches dorées (petits manques et épidermures, pièce de titre manquante, quelques petites taches, quelques galeries de ver sans atteinte au texte, charnière ouverte mais solide)
189376341Valvins 4 juillet 1893 | 11.40 x 8.80 cm | une carte recto et une enveloppe
189076344Valvins 13 octobre 1890 | 11.40 x 8.80 cm | une carte recto et une enveloppe
10687Sens, imprimerie du Roy Pierre Hardouin Tarbé, 1777. In-8 (222 x 168 mm), 526 pp., 12 ff. non chiffrées. Vélin moucheté de marron, pièce de titre en maroquin marron, tranches mouchetées de rouge, fortes usures à deux coins et une coupe, vélin fendu sur 10 cm au mors supérieur, taches d’encre dans la marge p. 234 et pp. 489 à 494 avec petits manques de papier (reliure de l’époque).
20099349Barcelone, M. Moleiro, 2009. 2 volumes : volume de commentaires : 340 x 241 mm, 314-(2) pp., (1) f. blanc, 380 illustrations couleurs in-texte, texte explicatif et traduction en français. Reliure toile d'éditeur sous jaquette illustrée couleurs, état proche du neuf. Volume fac-similé : 315 (355) x 225 mm, " N° 83 - Latin 9333 - Volume de 104 feuillets plus les feuillets A - D préliminaires 21 Novembre 1887. Plus les feuillets 62. a & 88 a." 216 pp., toutes enluminées. Reliure en peau de couleur ivoire, dos à faux nerfs, décor à froid aux plats, 2 fermoirs, coffret chagrin, dos à faux nerfs, état proche du neuf. Tirage à 987 exemplaires. Très bel exemplaire.
1889889691889 1 page in-8 à l'encre noire (21,7 x 14 cm) sur papier d'hôpital (Broussais), 15 juillet 1889. Papier très légèrement effrangé en marge gauche avec petits manques de papier aux angles, sans atteinte au texte. Aux lendemains de la parution de Parallèlement (juin 1889), Verlaine fulmine contre son éditeur qui a placé à son insu le poème inédit "Chasteté" pour annoncer la parution d'un recueil à venir."Mon cher Edmond, cette saloperie de Vanier t’a-t-il envoyé Parallèlement et la réédition de Sagesse ? Moi je n’ai plus de rapport avec lui et m’apprête à le faire danser. Si tu n’as pas reçu ces deux livres, réclame les lui vertement (il se pourrait d’ailleurs que je le priasse un jour d’insérer telle lettre mienne qui ne lui plairait que mal)." Sa jambe le "taquine affreusement" et il espère, à sa sortie de Broussais, faire un séjour à Aix-les-Bains. Dans le besoin, il compte sur son ami d'enfance pour lui dégotter un "passe de chemin ferrugineux" mais surtout le sollicite pour placer une nouvelle dans l'Echo de Paris. "Je t’envoie une toute petite nouvelle que je voudrais bien voir passer dans l'Echo le plus tôt possible, payée le plus tôt possible, si possible. Voilà bien des possibles, mais c’est hélas ! comme çà. (Tu sais que je te rembourserai les sommes que te dois dès que – ce dont je ne doute pas, c'est-à-dire bientôt – j’aurai surmonté la merde présente." Edmond Lepelletier ne répondra que tardivement au poète, intriguant pour faire publier le travail de Verlaine qui "n'était pas toujours d'un placement aisé dans un grand quotidien". [Paul Verlaine sa vie son oeuvre, Mercure de France, 1907]Et Verlaine de saluer son camarade de toujours d'un "vieux fanandel". On joint : - Edmond LEPELLETIER. Lettre autographe signée adressée à Jules Bois alors vice-président de la Société des Gens de Lettres. (1 p. in-8, Rueil, 13 décembre 1908). Lettre de remerciement pour le soutien apporté à son livre Paul Verlaine, sa vie son oeuvre dans la course au prix décerné par la Société des Gens de Lettres. "Tâchez, par égard pour "Paul Verlaine" qu’il soit, comme vous le souhaitez dans votre lettre, aussi important que possible. J’ai tenu à vous remercier, avant le résultat, qui, je crois, doit avoir lieu dans la séance du comité de demain lundi 14. Je n’ai pas fait de démarches auprès d’aucun de vos collègues (sauf auprès de Mme Daniel Lesueur, à qui j’ai envoyé mes livres) je vous prie de m’excuser auprès d’eux, si l’un s’étonnait de ne pas avoir reçu de mes volumes, je vous avouerai que je n’en ai plus, et qu’il m’est assez difficile d’en avoir."- divers documents de Léon VANIER provenant des archives du critique littéraire et historien Jean-Louis Debauve :1. Une note autographe (1 p. in-12, 5 août 1896) citant des propos de Jean Moréas sur Verlaine. "Il est mort de marasme. Cette Krantz éloignait ses amis, l’empêchait de boire, le rendait malheureux. C’est elle qui l’a tué ! Il fallait le laisser boire avec ses amis. Il était alcoolique. C’était la mort que de l’empêcher de boire. On m’a demandé communication des lettres de Verlaine. Je m’y suis formellement refusé parce que les lettres que je possède ne sont pas à sa louange." 2. Une note autographe (1 p. in-16 obl., 1896). "Trois jeunes gens à plusieurs reprises me désignant dans mon magasin disent : « Voilà l’assassin de Paul Verlaine ! » à 2 reprises."3. Une note autographe (1/4 de page in-8, s.d). Copie d’un envoi de Fernand Severin à Verlaine."Dédicace de Fernand Séverin, poète belge, en envoyant un volume de vers « Le Lys » à Verlaine : Janvier 1888. « à Paul Verlaine, au grand poète de Sagesse, le plus beau livre lyrique de ce temps, à notre maître à tous / hommage d’un admirateur Fernand Séverin. » ". 4. Copie manuscrite d'une lettre de Victor Hugo (24 décembre 1870) et d'une lettre de Leconte de Lisle (1er janvier 1871) , les deux adressées à Verlaine. 5. Un portrait de Leconte de Lisle par Verlaine paru dans Le Courrier d’Epidaure de janvier 1937)6. Un dessin original à la plume de Ferdinand Lunel (1857-1933) pour un projet de marque d’éditeur de Léon Vanier ; une enveloppe à l’adresse de Pierre-Paul Plan de la main de Paterne Berrichon, beau-frère de Rimbaud.
1889889691889 1 page in-8 à l'encre noire (21,7 x 14 cm) sur papier d'hôpital (Broussais), 15 juillet 1889. Papier très légèrement effrangé en marge gauche avec petits manques de papier aux angles, sans atteinte au texte. Aux lendemains de la parution de Parallèlement (juin 1889), Verlaine fulmine contre son éditeur qui a placé à son insu le poème inédit "Chasteté" pour annoncer la parution d'un recueil à venir."Mon cher Edmond, cette saloperie de Vanier t’a-t-il envoyé Parallèlement et la réédition de Sagesse ? Moi je n’ai plus de rapport avec lui et m’apprête à le faire danser. Si tu n’as pas reçu ces deux livres, réclame les lui vertement (il se pourrait d’ailleurs que je le priasse un jour d’insérer telle lettre mienne qui ne lui plairait que mal)." Sa jambe le "taquine affreusement" et il espère, à sa sortie de Broussais, faire un séjour à Aix-les-Bains. Dans le besoin, il compte sur son ami d'enfance pour lui dégotter un "passe de chemin ferrugineux" mais surtout le sollicite pour placer une nouvelle dans l'Echo de Paris. "Je t’envoie une toute petite nouvelle que je voudrais bien voir passer dans l'Echo le plus tôt possible, payée le plus tôt possible, si possible. Voilà bien des possibles, mais c’est hélas ! comme çà. (Tu sais que je te rembourserai les sommes que te dois dès que – ce dont je ne doute pas, c'est-à-dire bientôt – j’aurai surmonté la merde présente." Edmond Lepelletier ne répondra que tardivement au poète, intriguant pour faire publier le travail de Verlaine qui "n'était pas toujours d'un placement aisé dans un grand quotidien". [Paul Verlaine sa vie son oeuvre, Mercure de France, 1907]Et Verlaine de saluer son camarade de toujours d'un "vieux fanandel". On joint : - Edmond LEPELLETIER. Lettre autographe signée adressée à Jules Bois alors vice-président de la Société des Gens de Lettres. (1 p. in-8, Rueil, 13 décembre 1908). Lettre de remerciement pour le soutien apporté à son livre Paul Verlaine, sa vie son oeuvre dans la course au prix décerné par la Société des Gens de Lettres. "Tâchez, par égard pour "Paul Verlaine" qu’il soit, comme vous le souhaitez dans votre lettre, aussi important que possible. J’ai tenu à vous remercier, avant le résultat, qui, je crois, doit avoir lieu dans la séance du comité de demain lundi 14. Je n’ai pas fait de démarches auprès d’aucun de vos collègues (sauf auprès de Mme Daniel Lesueur, à qui j’ai envoyé mes livres) je vous prie de m’excuser auprès d’eux, si l’un s’étonnait de ne pas avoir reçu de mes volumes, je vous avouerai que je n’en ai plus, et qu’il m’est assez difficile d’en avoir."- divers documents de Léon VANIER provenant des archives du critique littéraire et historien Jean-Louis Debauve :1. Une note autographe (1 p. in-12, 5 août 1896) citant des propos de Jean Moréas sur Verlaine. "Il est mort de marasme. Cette Krantz éloignait ses amis, l’empêchait de boire, le rendait malheureux. C’est elle qui l’a tué ! Il fallait le laisser boire avec ses amis. Il était alcoolique. C’était la mort que de l’empêcher de boire. On m’a demandé communication des lettres de Verlaine. Je m’y suis formellement refusé parce que les lettres que je possède ne sont pas à sa louange." 2. Une note autographe (1 p. in-16 obl., 1896). "Trois jeunes gens à plusieurs reprises me désignant dans mon magasin disent : « Voilà l’assassin de Paul Verlaine ! » à 2 reprises."3. Une note autographe (1/4 de page in-8, s.d). Copie d’un envoi de Fernand Severin à Verlaine."Dédicace de Fernand Séverin, poète belge, en envoyant un volume de vers « Le Lys » à Verlaine : Janvier 1888. « à Paul Verlaine, au grand poète de Sagesse, le plus beau livre lyrique de ce temps, à notre maître à tous / hommage d’un admirateur Fernand Séverin. » ". 4. Copie manuscrite d'une lettre de Victor Hugo (24 décembre 1870) et d'une lettre de Leconte de Lisle (1er janvier 1871) , les deux adressées à Verlaine. 5. Un portrait de Leconte de Lisle par Verlaine paru dans Le Courrier d’Epidaure de janvier 1937)6. Un dessin original à la plume de Ferdinand Lunel (1857-1933) pour un projet de marque d’éditeur de Léon Vanier ; une enveloppe à l’adresse de Pierre-Paul Plan de la main de Paterne Berrichon, beau-frère de Rimbaud.
17806372Lille 1780-1796 Un volume in-folio plein velin, fermeture à lacets, non paginé, environ 400 pages. Ce recueil contient : - des notes, essais et remarques médicales : Injections faites dans le corps des animaux vivans, effets sensibles des astringens, essai sur la génération de la chaleur des animaux, Sur l'électricité, Pendule à secondes portatif, Réflexions sur les fluxions de poitrine, Sur la Pierre de la vessie, Traité pratique sur la Goutte, Remède très particulier pour guérir les maladies vénériennes et scorbutiques, Méthode nouvelle et facile d'administration du vif-argent; - des extraits de journaux (articles concernant des paralytiques, extraits de revues scientifiques,...) et d'ouvrages de médecine: Le Médecin des Dames, Paris, 1771, Traité de l'emmenologie, Freind, Paris, 1738, Traité des maladies qu'il est dangereux de guérir, Raymond, Avignon, 1757, Essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine, Vandermonde, Paris, 1756, Dissertation sur l'usage de la Cigüe, trad. Storck, Paris, 1760, Manuscrits de Mr le Médecin Prevost, Doyen du Collège de Lille, Amusemens des Eaux de Spa, Limbourg, 1763, Manuscrit de Remèdes, L'onanisme, Tissot, 3e ed., Dissertation sur la Goutte, Paris, 1738, Manuscrit de Mr Pajot (sur les teintures)Manuscrit Traité des Maladies, Petit, Paris, 1772; - ainsi que des pensées, fables, discours, dictons et conseils (pour faire fortune).
191710693Paris Société Littéraire De France 1917 in-16 broché un volume, broché (paperback) in-seize (sextodecimo) carré, dos (spine) vert très légèrement insolé (lightly faded), cartouche de titre en pleine page sur la première de couverture (cartridge of title on full page on the front cover) trés légèrement défraichie (lightly faded) et quatrième de couverture muette légèrement épidermée (lights scratches)+ une tache d'eau (light waterstains) sur un demi centimètre carré, tranches non rognées (edges no smoothes), gouttière en partie non coupée (fore-edge partly uncut) - long papier (fore-edge - great paper), envoi autographe manuscrit de l'Auteur : "..à monsieur Lotz-Brissonneau avec la première pensée de ces Images...Août 1917 .. signé J E Laboureur..." , justification du tirage limité à 1000 exemplaires - 1 des 6 premiers exemplaires sur Chine (N°6) (limited edition - 1000 copies were printed), orné de 5 dessins en pleine page (clichés au trait) (full page engraving) en noir par J. -E. Laboureur, avec JOINT les 5 dessins originaux à l'encre noire et à la mine de plomb avec la mention manuscrite "... Original pour La Malabée 1917.." (à la mine de plomb), tous signés à l'encre noire en bas à gauche, (bien entendu, comme ce sont les dessins originaux, LABOUREUR a modifié au dernier moment quelques détails ........ c'est ce qui fait tout leur intérêt..!!!), trés légères cicatrices de mouillures (scars of waterstains) marginales en bas de quelques pages sur 2 millimètres, 107 pages, 1917 Paris Société Littéraire De France Editeur,
19011163231901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
19011163231901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
101213aaf1869, gr. in-4to, oblong, titre manuscrit + 2 ff. (poême) + 216 ff. (432 p.) manuscrits dans une belle écriture (dont 34 ff. de poèmes) + 1 f. de table + 56 images (dont 2 cartes ou plans, 22 photographies originales en petit format, 8 publicités ill. d’hôtels et 5 panoramas gravés de Lucerne, du Rigi et du Lac des Quatre-Cantons), exlibris Peter E. Obergfell, reliure d’époque en demi cuir vert, dos à nerfs avec titre et ornements en or, 1er plat avec titre en or, tranches marbrées. Charnière devant affaiblie.
93972aaf1618 - 1730, jusqu’env. 43x62 cm, 9 documents juridiques sur parchemin mis à plat, écriture de notaire du temps à l’encre brune, avec signatures des notaires et 5 pièces avec sceau sous papier d’origine, en bon état.
90828aafParis, Lesort, éditeurs relieurs, 15 mai 1881, pt. in-8vo, 76 ff., dont 5 vides et 71 écrites en français sur le recto. Textes richement ornés en couleurs et en or, suivant le style des livres d’heures du XVe / XVIe siècle, reliure en maroquin brun, avec une plaque armoriale métallique avec devise “Dieu aide!” sur le 1er plat, tranches dorées, fermoirs, dans un petit emboîtage en carton. Exemplaire en bel état.
89727aafca. 1630, in-4to, texte écrit sur papier filigrané dans une très belle écriture cursive humaniste du XVII siècle, foliation manuscrite au recto postérieur (3 + 79 ff. + 2 + 2), + 1 feuille volante d’index ms. de la même main de la foliat., exlibris gravé de F. (Frédéric) Raisin sur garde + ms. avec date ‘1910’, et son nom ms. sur la reliure ‘F. Raisin’, reliure en parchemin décorée en or avec des encadrements de filets et une ornementation florale centrale, titre manuscrit sur premier plat, tranches dorées. Manuscrit en très bon état.
137573aaf19th c., ca. 18x12 cm, Gesamtgr. ca. 5,5 Meter lang, Hs. beidseitig auf Baumrinde geschrieben u. in Leporelloform gefalt. 48 Bl., mit Ausbrüchen und Fehlstellen, housed in a handmade box with leather covers / in einer speziell angefertigten Lederschachtel.
39254Sans lieu, sans nom, [1703]. 22 X 34 cm, [6]-372-[34] pages. Reliure plein veau moucheté d'époque, dos à nerfs, pièce de titre rouge, tranches rouges.
93967aaf(ca. 1876-1938), insgesamt ca. 1500 Bl. in 11 Bdn. mit linierten Seiten, in deutscher Kurrentschrift mit Tinte beschrieben (25-35 Linien/S.), Vorsätze teilw. mit hs. Gedichten und Sprüchen, zw. den Seiten finden sich einige Zeitungsausschnitte (aktuelle Marktpreise für Lebensmittel in Zürich), Briefe u. andere hs. Dokumente, z.B. die ‘Arbeitsordnung der Bäckereien von Zürich’, guter Zustand, verschiedene Leinen- u. HLnbde d. Z. (Rechnungsbücher) mit marmoriertem Schnitt, guter Zustand.
139751aaf1884, gr. in-8vo, 154 p. + 1 f. (table des chapitres), texte manuscrit (env. 26 lignes/page) avec 14 planches photos n/b originales et 1 reproduction d'un tableau, cachet ' Bibliothèque Maurice Gratiot Paris' et étiquette du même sur la garde / Exlibris Peter E. Obergfell, reliure en d-cuir avec coins originale, lignes dorées délimitants le cuir, titre doré sur le dos, bords léger. frottés, bel exemplaire.