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19370498Rio de Janeiro, Irmãos Barthel, 1937. Édition originale. L'un des 870 exemplaires dédicacés, celui-ci le numéro 284. Un grand volume in-folio de 31 x 42 cm pour (ff.) 305 (xxxi). Broché, titre avec sous-titre dans une bannière surmontant un médaillon du drapeau français flottant sur la baie de Guanabara à Rio de Janeiro sur une terrasse à balustrade. Légères traces d'usure au plat de couverture. Dos muet avec manques et plis. Plat de couverture et première page décollés, double feuillet de l'introduction et feuillet de la page de titre décollés. Longue dédicace au stylo bleu de l'auteur, en français, à l'"illustre avocat de Saint Paul" (São Paulo) Abrão Ribeiro, "grand bibliophile", qui signe Ternaux Compans Hermite. Magnifiquement illustré de 10 aquarelles, 16 illustrations couleurs, 320 illustrations en noir et 4 cartes, ce livre retrace en neuf chapitres l'histoire de la baie de Guanabara et surtout de l'installation de l'ambassade de France avec son action diplomatique. Chapitres : Guanabara ; La France à Guanabara ; Beira Mar ; L'assise diplomatique de la France au Brésil ; L'ambassade de France ; Les jardins de l'ambassade ; L'aviation à Guanabara ; Liban et Syrie au Brésil ; Les Ternaux au Brésil. Mme Louis Hermite, épouse de l'Ambassadeur de France au Brésil, est la petite-fille de Henri Ternaux Compas, qui avait traduit en français l'Historia da Provincia Santa Cruz (1576) du chroniqueur portugais Pero de Mangalhães Gandavo. Son goût pour le Brésil, forgé par celui de ses aïeux, l'a ramenée près du Pain de Sucre et se retrouve dans cet ouvrage. L'Hommage à Guanabara recevra un prix de l'Académie française le 7 juillet 1938.
1811482Un volume in-8, 14 x 21,5 cm, (viii) 334 pp. Reliure récente, semi-cuir PU glacé rouge foncé, dos à 4 nerfs triplement soulignés en doré, deux pièces de titre avec titre et nom d'auteur en caractères d'imprimerie dorés, trois fleurons dorés symétriques au motif de feuille, année en doré à la queue. Papier marbré rouge saillant de vert sur les plats. Page de faux-titre, permis d'être imprimé avec notes en portugais au stylo bleu sur la partie inférieure de la page, table des matières en début d'ouvrage. Petites taches d'encre aux pp. 1 et 2 qui ne gênent guère la lecture. Complet de ses suppléments : "Précautions pour conserver la santé en passant dans le Brésil ou autres climats du Tropique" ; "Monnaies du Brésil" ; "Frais de port au Brésil" ; "Table des latitudes et des longitudes" ; Notes, dont celles du chevalier Navarro d'Andrade, de la p. 286 à la p. 299, rajoutées spécialement à la traduction ; et le Traité d'amitié anglo-portugais signé à Rio de Janeiro le 19 février 1810, lui aussi non présent dans la version de 1809 en anglais. Ouvrage fourni avec un boîtier protecteur. Rodrigues, p. 275, nº 1156 ; Borba de Moraes, I, pp. 315 et 375. Comme Borba de Moraes le remarque, cette traduction est plus complète que l'original de Londres. Ce livre est intéressant car il s'agit du tout premier livre rédigé par un non-portugais ayant visité le Brésil. Cependant, il est aussi bien plus que cela : il incarne un défi, à l'extrême périphérie de l'Europe, contre le blocus continental de Napoléon. Le voyage d'Andrew Grant, la rédaction et la publication du livre ont tous eu lieu alors que l'Angleterre était en guerre contre la France napoléonienne et retranchée par-delà les mers. Le livre est publié en français en Russie, qui refuse de se plier au blocus continental, un an avant l'arrivée de la Grande Armée. Ainsi, tant l'auteur que les personnages "secondaires" apparaissant dans le livre - le censeur Jacincoff, le traducteur, le chevalier Navarro d'Andrade auteur de notes, les signataires du traité anglo-portugais, et les membres non nommés du réseau d'échange ayant permis l'envoi du livre de Grant en Russie - semblent défier le Premier Empire en utilisant la lingua franca de la France malgré elle.
18940415Genève-Paris, Ch. Eggiman et Fischbacher, sans date [c1890]. Édition originale. Orné de 18 gravures. Grand in-12, 195 x 127 mm pour (ix) 281 (f.). Relié demi-tissu vert foncé, charnières à la Bradel, dos lisse, pièce de titre d'époque au cuir lie-de-vin foncé avec nom d'auteur et titre frappés dorés ornés de doubles filets dorés, fleuron doré et double filet doré en queue. Plats marbrés ocres, gardes blanches, deux des gardes non coupées. Page de titre avec un remarquable cul-de-lampe, Préface, chapitres avec photos noir et blanc en bandeau et illustrations hors-texte. Table des matières et des illustrations en fin d'ouvrage. "Pour bien connaître un pays, il faut non seulement vivre de la vie de ses habitants, mais le visiter avec sympathie. Nous nous sommes donc efforcé de n'embarquer avec nos bagages à Bordeaux que le minimum possible de préjugés. Nous sommes arrivés à Rio de Janeiro... bien résolu à tout regarder d'un œil intéressé et bienveillant, à tout juger d'un esprit impartial. Avons-nous été fidèle à ce programme ?"
1999ART2950MUnion latine, 1999. In-4° broché 518 pages.
19120272São Paulo, auto-édité (imprimé chez Crété à Corbeil), 1912. Un in-8 de 224 x 145 mm pour 223 pp. Édition originale. Précédé d'une préface de Manuel de Oliveira Lima, de l'Académie brésilienne des lettres. Relié demi-chagrin lie-de-vin, dos à nerfs, nom d'auteur et titre en doré, fleurons, soulignement doré en coiffe et en queue. Plats marbrés, gardes colorées à motif rosé. Tranchefile. Ce volume traduit en français des poèmes choisis du Brésil des XVIIIe et XIXe siècle : Alvarenga Peixoto, Gonçalves Dias, Laurindo Rabello, Bruno Seabra, Machado de Assis, Castro Alves, Wenceslão de Queiroz, Olavo Bilac, Coelho Netto et bien d'autres. "Français partant du Roussillon, M. H. Pujol reçut dès l'enfance l'influence d'une poésie incomparable, celle des paysages sauvages et admirables de cette région fertile en contrastes pittoresques. Les études d'humanités... donnèrent à cette suggestion inconsciente la patine classique, mais le Brésil, où M. H. Pujol alla faire visite à un frère qui y était domicilié, et où il resta lui-même définitivement, rétablit dans sa vigueur première cette influence de la nature qui est si puissante sous les tropiques... C'est un homme sage et heureux qui a prêté le vêtement merveilleux de la langue française aux mièvreries de nos pseudo-classiques, aux transports de la sensibilité de nos romantiques et aux ravissements de beauté de nos parnassiens." (Préface) Rarissime et jamais réédité. Une pièce de choix pour quiconque s'intéresse à la littérature brésilienne.