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- Paris 13 octobre 1893, 11,4x8,9cm, une carte recto verso - enveloppe jointe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant rédigée à l'encre noire des deux côtés. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. Amicale carte dans laquelle Mallarmé remercie Alidor Delzant pour une surprise envoyée : "Ma fille a trouvé à la maison, dès notre retour ces jours-ci, la caisse remplie de regards en coulisse ; elle vous remercie beaucoup et Madame Delzant. Vous avez toujours des façons charmantes de vous rappeler à vos amis, même quand ils se souviennent." Les "regards en coulisse" sont sans doute des abricots ou des pruneaux. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 15 avril 1896, 11,4x8,8cm, une carte recto et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée au recto à l'encre noire. Enveloppe jointe. Une petite tache d'eau atteignant le début de la carte, sans gêne pour la lecture. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Voici que j'écris un jour trop tôt, je suis confus : mon ami Muhlfeld qui me prie d'être témoin à son mariage, ce lundi prochain..." "Le 20 de ce mois, printanier lui aussi, il signe le registre municipal en tant que témoin au mariage de Lucien Muhlfeld, l'une des têtes de La Revue blanche, et tout ce beau monde dîne en tenue de soirée à La Tour d'Argent égayée par les rires de Misia et des frères Natanson." (Jean-Luc Steinmetz) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 12 avril 1896, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Voici que je n'ai pas été à Londres, prévenu tard que le motif de mon déplacement n'avait pas lieu : j'ai remplacé cela par un tour à la campagne, dont je ne reviens pas à temps pour vous prévenir. Mais voulez-vous que je m'invite pour aujourd'hui en huit [...] ?" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 7 février 1892, 11,4x8,8cm, une carte et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée au recto à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Quels regrets, je dîne précisément ce soir dans mon voisinage, tout pris que je sois encore par un rhume absurde ; mais je ferai part à Whistler de la jolie intention que vous eûtes..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 26 avril 1895, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je le craignais, que vous n'eussiez pas rencontré M. York Powell, en le voyant, l'autre soir, apparaître rue de Rome. Encore rapportez-vous du merveilleux Oxford un souvenir..." Mallarmé avait recommandé son ami Frederick York Powell, professeur d'histoire, à Delzant qui devait se rendre à Oxford en mars 1895. Il semble d'après cette lettre que les deux hommes ne s'étaient pas rencontrés précédemment. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 25 février 1898, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Gabrielle Delzant, épouse de son ami Alidor, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Que c'est gracieux de vous souvenir ! Je n'ai pas encore repris, au milieu de l'hôpital où je vis, femme, fille influenzées et moi pas quitte tout-à-fait d'un malaise, mes habitudes du soir..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 21 novembre 1892, 11,2x134cm, 2 pages sur un double feuillet et une enveloppe. - Lettre autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant ; deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je suis désastreux. Voici que lundi prochain, me rappelle-t-on à la maison, j'ai du envoyer, dans la soirée, un travail à Londres et qu'on a déjà remis au lundi suivant une invitation chez des amis, pour ce motif..." Le "travail" dont il est question dans cette lettre est l'article intitulé "Théodore de Banville" qui paraîtra dans le National Observer du 17 décembre 1892. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 26 mai 1955, 21x25,5cm, 2 pages sur un feuillet, enveloppe jointe. - Lettre autographe signée de René Maran adressée à Henri Devaux. Deux pages rédigées à l'encre bleue des deux côtés d'un feuillet de papier quadrillé. Enveloppe jointe. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. En voici le texte : "Monsieur, Vous ne saurez jamais à quel point votre lettre m'a touché. Je vis depuis longtemps à part, ne me préoccupant guère que de remplir le rôle que je me suis fixé. Car je crois au rôle social de l'écrivain. Ne me tenez pas rigueur d'y croire. Si j'écris encore, mais de plus en plus rarement, c'est parce que j'y crois toujours. Ma modestie fière, ma passion de la vérité, quelle qu'elle soit, de la liberté et de la justice, mon mépris de la politicaillerie stérile, le peu de goût que j'ai de voir nos compatriotes perdre leur temps à se disputer, et surtout la couleur de mon teint font qu'on a fini par me considérer un peu partout comme un écrivain indésirable. Il n'est pas jusqu'à l'unité de mon uvre qui semble déplaisante à mes pairs. On me reproche en quelque sorte, d'avoir, dès mes premiers romans, apporté du nouveau dans les lettres françaises. On n'a pas voulu voir, d'autre part, tout ce que représentait de courage et de foi dans les destinées de la France le Brazza et Les Pionniers de l'Empire que j'ai écrits en pleine occupation. Je les ai écrits en pleine occupation pour deux raisons. La première pour montrer aux jeunes Français de ce temps-là qu'ils avaient eu de très grands ancêtres et qu'il leur fallait s'appliquer à être dignes d'eux. La seconde pour montrer aux Allemands que l'homme de couleur que je suis avait le droit de montrer à ses compatriotes blancs la voie à suivre. On ne m'a pas compris. Il se peut, pour être plus exact, qu'on n'ait pas voulu me comprendre. Un nègre, donner des leçons à des Européens ! Inadmissible, n'est-ce pas ? On m'a alors enterré vivant, en plein Paris. Et comme je ne fais partie d'aucun jury, comme one ne me voit jamais ni dans les cafés ni dans les salons littéraires, comme je m'abstiens, par dignité, de dédicacer mes ouvrages en série, comme je fuis les honneurs, comme je ne fais pas de politique, comme je méprise les manifestations publicitaires, tout a été dit. De là vient que votre lettre d'aujourd'hui m'a fait plaisir. On commence à comprendre ce que j'ai tenté de faire. Merci de me l'avoir écrit, avec tant de gentillesse et de spontanéité. Vous m'avez réconforté, rajeuni. Mille fois merci ! Venez me voir mercredi prochain, à 14h30, dans mon petit chez moi. Permettez-moi de vous adresser, d'ores et déjà, une prière. Pas de grands mots, avec moi. Je suis la simplicité même. Je suis d'ailleurs persuadé que vous vous en rendrez compte tout de suite. Notre conversation n'en sera que plus cordiale. Bien sympathiquement vôtre, René Maran" Tout est dit ! [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- S.l [Paris] s.d. [circa avril-mai 1886], 11,7x9cm, 2 pages sur une carte-lettre. - 20 lignes autographes et signées par Maupassant à l'encre noire sur une carte-lettre à en-tête « GM 10, rue de Montchanin » à la Comtesse qui lui bat froid. Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant parait sous l'emprise du doute quant aux sentiments de la Comtesse envers lui : « Est-il dangereux d'aller vous voir ? Je vous avoue que j'ai peur...Vous m'avez parue, à mon retour d'Antibes, d'un froid terrifiant à mon égard. » La Comtesse traitait Maupassant au même titre que ses autres « Macchabées ». Une sorte de cour d'amoureux transis sur lesquels elle avait tout pouvoir. Potocka tient Maupassant en respect : « J'en ai conclu que je ferais bien de ne pas vous fatiguer. » Il se désole : « Et puis en vous rencontrant l'autre soir, je n'ai pas sur voir ce que vous pensiez. » Démuni, il demande humblement : « [...] je vais, tout simplement, et tout franchement vous demander. Que faut-il faire ? Si je vous ennuie, ne me répondez rien, car ... je ne voudrais pas vous ennuyer de près. » Pour finir il demande à la Comtesse : « [...] n'oubliez point que je vous suis, de près ou de loin un ami tout à fait dévoué, quoique vous pensiez de moi ». Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- S.l [Paris] n.d. [décembre 1880-juillet 1884], 11,7x9 cm, en feuilles. - Carte-lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 19 lignes à l'encre noire, à en-tête « GM 83, rue Dulong ». Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant fait partie du cercle de soupirants de la Comtesse Potocka qu'elle a surnommé les « Macchabées ». L'auteur était très sollicité socialement et cela lui crée des problèmes d'emploi du temps : « Or, voici le cas [...] Legrand m'avait recommandé de ne pas m'engager [...] à ce dîner en m'annonçant une invitation de sa belle-soeur, invitation qui n'est pas venue. » Il décide de lever le doute en allant chez son ami Georges Legrand : « prendre le vent. » Ami proche de Maupassant, c'est lui qui l'introduisit auprès de la comtesse Potocka. L'auteur lui dédiera en 1884 la nouvelle Suicide, reprise dans le volume Les Soeurs Rondoli et qui avait auparavant été publiée dans la revue Le Gaulois. Maupassant semble plus inquiet d'aller chez Potocka qu'il a surnommée « présidente » et dont la « conscience [le] préoccupe. Je m'efforcerai de bien la diriger. » Il fait référence à la création de la « Société religieuse Coopérative sous la dénomination de Société Anonyme Anti-Soporifique pour la Récréation perpétuelle de la comtesse Potocka », un des nombreux jeux qui avaient lieu lors de soirée chez la comtesse Potocka. Avant de la quitter, il lui réitère son admiration : « Je suis aux pieds de ma présidente. » Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- S.l [Paris] s.d. [circa juillet 1884-décembre 1889], 11, 7x 9,1cm, 2 pages sur une carte-lettre. - Carte-lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 13 lignes à l'encre noire, à en-tête « GM 10, rue Montchanin ». Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Dès 1877, la santé de Maupassant subit une détérioration continue. Cela commence cette année-là par la contraction de la syphilis. En outre, il doit faire face à la démence qui court dans la famille. En proie à de violentes migraines, sa sociabilité en a parfois souffert : « Je dois vous prévenir que je suis plus muet et plus ennuyeux que jamais, je le sais, vous pouvez donc ne pas me le dire. » Il prend tout de même le soin de rassurer sa correspondante : « Moi je serai ravi de vous voir. Je vais rester fort peu de temps à Paris, je ne vous fatiguerai donc pas trop. » Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- S.l. s.d. [1853], 13,5x8,8cm, une feuille. - Billet autographe signé de Gérard de Nerval adressé à son ami Georges Bell, quatre lignes rédigées au crayon de papier et signées de son prénom "Gérard". Trace de tampon au verso. Deux petits trous d'épingle sans atteinte au texte, deux traces transversales de pliure inhérentes à la mise sous pli du billet. Ce petit mot a été rédigé lors de l'avant-dernier séjour de l'écrivain chez le Docteur Blanche en 1853. Ce billet a été retranscrit dans le tome 3 des Oeuvres complètes de Nerval à la Pléiade. Gérard de Nerval fit la connaissance de Joachim Hounau, connu sous le nom de plume Georges Bell, chez Joseph Méry, à Marseille en 1843, au retour de son voyage d'Orient. Bell fut un très proche ami de Gérard de Nerval qui, agonisant, l'appelera à son chevet. Les autographes de Gérard de Nerval sont très rares. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.d. (1853-1854), 8,5x13,9cm, un billet sur un petit bout de papier. - Billet autographes de Geérard de Nerval, signé "votre Gérard", adressé à Georges Bell : "Au fait je ne suis pas sûr de venir de bonne heure demain parce que je sors aujourd'hui. Tâchez donc d'être vers 3 heures au Mousq[uetaire]. Mais ne vous gênez pas en cas de difficulté." Quelques pliures transversales et infimes trous d'épingle. Ce billet a été retranscrit dans la correspondance publiée à la Pléiade (tome 3, p. 839), il a été écrit durant l'avant-dernier ou le dernier séjour de Nerval à la clinique du Docteur Blanche. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris s.d. (circa janvier 1850), 9,8x13,3cm, une page sur un feuillet, enveloppe jointe. - Billet autographe signé"Gérard de Nerval" adressé à probablement adressé à Achille Denis, rédacteur en chef du Messager des Théâtres. Enveloppe jointe. Pliures inhérentes à la mise sous pli. Une bande de papier encollée en marge gauche du feuillet et de l'enveloppe. Cette lettre a été retranscrite dans la correspondance publiée à la Pléiade (tome 3, p. 923). Dans ce court billet, Nerval sollicite "trois places pour Les Porcherons", opéra-comique de Thomas Sauvage sur une musique d'Albert Grisar. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 10 juin 1842, 10,6x17cm, quelques lignes sur un double feuillet. - Billet autographe signé "Gérard" adressé à Georges Guénot-Lecointe : "Mon Cher Monsieur, Je ne pourrai vous aller voir demain. Je crois que mon affaire se termine au Ministère. A après demain donc." Pliures inhérentes à la mise sous pli. Trace de cachet de cire et adresse manuscrite en quatrième page. Ce billet a été transcrit dans la correspondance publiée à la Pléiade (tome 1, p. 917). L'"affaire" dont il est ici question est celle d'une aide de 300 francs qui avait été accordée à Nerval deux mois plus tôt par le ministre de l'Instruction publique Abel Villemin. Georges Guénot-Lecointe fut critique à La Sylphide, revue à laquelle Gérard de Nerval collabora également. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Garnier Frères, Paris 1857, 11,5x18,5cm, 15 volumes reliés. - Third edition, first in parts. Contemporary half caramel-colored calf over marbled paper boards, spine in six compartments with gilt dots and double gilt compartments richly gilt with decorative motifs, dark red morocco title pieces and dark green volume labels, some headpieces slightly rubbed, headpiece of volume four repaired, some joints cracked and repaired, gilt fillet frame to covers, marbled endpapers and pastedowns, some corners bumped, top edge gilt. Handsome autograph inscription signed by Charles Augustin Saint-Beuve to Madame Paul Huet, the wife of the noted Romantic painter and friend of Victor Hugo. Manuscript ex donos of Pierre Jean David d'Angers' grandson to start of each volume. A little spotting, sometimes heavy, to some leaves. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Troisième édition en partie originale. Reliures en demi veau caramel à coins, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés richement agrémentés de motifs décoratifs dorés, pièces de titre de maroquin cerise et pièces de tomaison de maroquin sapin, légères éraflures sur certaines coiffes, coiffe restaurée supérieure du tome 4, certains mors fendus et restaurés, encadrements de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, certains coins émoussés, têtes dorées, reliures de l'époque. Précieux envoi autographe signé de Charles Augustin Saint-Beuve à madame Paul Huet, épouse du célèbre peintre romantique et ami de Victor Hugo. Ex-donos manuscrits du petit-fils de Pierre Jean David d'Angers en tête de chaque volume. Quelques rousseurs, parfois fortes, affectant certains feuillets.
- 27 juillet 1861, 13,3x21cm, 4 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de George Sand à François Buloz, 83 lignes écrites à l'encre bleue, enveloppe jointe. Quelques ratures et soulignements de la main de George Sand. Paraphe autographe de François Buloz. Tampon des « Archives et collections de J. L. Debauve ». Bavures sans incidence sur la lettre. Longue lettre autographe signée de George Sand à François Buloz, l'un des fondateurs de la Revue des Deux Mondes et l'éditeur, en pré-originale, des Fleurs du Mal. La femme de lettres y évoque le théâtre de Nohant ainsi qu'Alexandre Dumas Fils, faisant montre de toute l'influence dont elle dispose dans le milieu littéraire du milieu du xixème siècle. En grande habituée de la presse - elle y a publié la quasi-totalité de ses romans en feuilletons et lui a donné un grand nombre d'articles - George Sand commente dans cette lettre les choix éditoriaux de son ami François Buloz : « Je me décide à vous envoyer une espèce de proverbe qu'on était en train de publier sur notre théâtre de Nohant [...] Ça vaudra toujours mieux que celui de votre dernier n[umér]o, qui, bien que d'un homme de mérite et de talent n'est pas du tout réussi. » L'« homme de mérite » dont il est ici question n'est autre que Tourgueniev. En véritable patronne du théâtre de Nohant, elle dirige l'écriture des scènes et leur éventuelle publication, allant jusqu'à faire la promotion des textes de ses protégés : « Alexandre Dumas fils qui est ici, nous a fait trois scènes charmantes qu'on répète en ce moment. Il vous serait peut-être agréable de les publier dans la revue et c'est un nom. » Elle ironise même « ce sont d'ailleurs des scènes naïves, toute de sentiment, et qui iraient fort bien à la revue ». Protectrice avec Dumas Fils, qui l'appelait d'ailleurs « maman » dans ses lettres, elle procède comme à son habitude et le recommande en secret : « Je n'ai pas voulu lui en parler avant de savoir si vous direz oui, car je crois qu'un refus lui serait désagréable. » Figure aguerrie de la littérature et consciente sans doute de la teneur de la « bluette » de son protégé, qui a pourtant publié sa célèbre Dame aux camélias il y a plusieurs années déjà, elle relativise : « Je ne lui [...] ai rien dit, ignorant s'il voudra débuter dans la revue par une bluette. Mais quelquefois les bluettes que l'on fait sans songer au public sont très heureuses, et la sienne [...] est dans ce cas. » Les demandes de George Sand montrent les rouages de l'industrie éditoriale du xixème siècle, époque à laquelle les recommandations entre écrivains prenaient toute leur importance : « Encore un mot sur Dumas. Il est occupé à faire un roman. Faut-il le pousser à vous l'offrir ou faut-il ne pas lui en parler ? [...] Il a énormément d'esprit et de talent. Ce serait une bonne acquisition pour la revue. Quel prix lui donneriez-vous ? » En dépit de cette recommandation de George Sand et de l'intérêt de Buloz pour ses publications, Dumas Fils ne donnera pas suite à ces ouvertures. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.d. (1957), 21x27,2cm, 5 feuillets et une lettre tapuscrite. - Manuscrit autographe de deux brouillons de réponses à des lecteurs de France Observateur suite à la parution de l'article intitulé "Quand la police frappe les trois coups" et rédigé à l'encre bleue sur cinq feuillets quadrillés. Ratures et corrections. L'article, paru en 1957, a été reproduit en 1965 dans Situations 7 Problèmes de marxisme 2. Dans cet article, Sartre proteste contre l'interdiction préfectorale de jouer La Reine de Césarée de Robert Brasillach, sous la pression des résistants, déportés et fils des déportés, et contre les pressions policières exercées contre des pièces de théâtre de Fabre-Luce et Jean Genet. Intéressants brouillons, dans lesquels le philosophe invite M. Ginsburgh à monter lui-même Le Balcon : "Mais puisqu'il ne dément rien de ce que j'ai dit, je me borne pour l'instant à considérer sa lettre comme une confirmation tacite de mon article. Par reste, M. Ginsburgh a l'occasion de me confondre avec éclat : que ne monte-t-il pas le Balcon ? Ce n'est pas un défi, c'est une proposition honnête : si le Balcon est joué sur la scène du théâtre d'Aujourd'hui, je ferai ici même des excuses à M. Ginsburgh et au directeur de l'Alliance Française." Fabre-Luce semble lui-même avoir également écrit à Sartre après la parution de l'article : "Pour M. Fabre-Luce, même réponse : je le remercie de confirmer tacitement les informations que j'avais données sur sa pièce. Il n'ose nier la présence de la police. En témoignage de gratitude, je prends acte, il déclare simplement qu'il ne l'a pas appelée lui-même. [...] M. Fabre-Luce, fort de son succès antérieur, ne craignait rien. La préfecture de police, elle, qui devait être au courant de ce succès, craignait pour M. Fabre-Luce. On voudrait connaître les origines de cette touchante sollicitude. Ce qui compte, c'est beau." Les deux lettres reçues par le philosophe n'ont pas été jointes à cette ébauche de réponse, mais on dispose de la lettre de Gilles Martinet de France Observateur qui joint lesdites réponses des lecteurs à Sartre. Importants brouillons, témoignage du souci avec lequel le penseur germanopratin répondait à ses commentateurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
190090035Chancelade 17 décembre 1900 | 9.1 x 11.6 cm | Une carte
1804170961804 un volume, reliure vélin ivoire d'époque (binding full white vellum) petit in-quarto (19 x 24,5 cm), dos long muet (spine without raised band and without title), manque de vélin sur le 1er plat (lake of a vellum on de first cover), fermeture à cordonnets, tête lisse (top edge smooth), tranches lisses (smooth edges), Carnet manuscrit de 350 pages à l'encre brune contenant des recettes de médicaments, potions, pilulles, poudres, pommades, emplatres, syrops, cataplasmes, bols, onguents, ratafiats, elixirs, liqueurs, colyrres, mixtures, vins, bouillons, fumigations, teintures, eaux , remèdes et traitements, Pagination jusqu'à la page 292, sorte d'index aprés pour retrouver les recettes ecrites entre 1804 et 1814, livre d'une écriture trés lisible...une mine d'or...
1775AMO-4003s.l.n.d. (vers 1775) 1 volume in-folio (37,5 x 25 cm) de 378 et 170 pages. L'intégralité du volume a été rempli (4 feuillets blancs intercalaire entre les deux parties. Reliure de l'époque plein parchemin tacheté, lacets de soie verte, étiquette de titre manuscrite au dos (petits manques). Reliure très fraîche, décorative et très solide (un coin endommagé). Intérieur parfait, calligraphié d'une très belle et très lisible écriture cursive avec quelques éléments décoratifs à l'encre au pochoir (culs-de-lampe). Collationné complet. D'une même écriture soignée d'un bout à l'autre du volume. Compilation didactique anonyme ayant probablement servi à l'étude personnelle de quelque Grand de la fin du siècle des lumières. On y trouve une compilation d'extraits historiques pour la première partie (depuis le règne de Philippe II surnommé Auguste (1181) jusqu'à la mort de François Ier (1547), tirés de différents historiens. La seconde partie contient des extraits scientifiques tirés de plusieurs sources (Dictionnaire encyclopédique, L'Histoire du commerce dans les deux Indes par Raynal). Les citations d'articles entiers tirés de Raynal laissent supposer une recueil compilé vers 1770 ou 1775. Dans les extraits historiques on s'arrêtera particulièrement sur le récit complet de l'histoire de Jeanne d'Arc et de son procès. Dans les extraits scientifiques on s'arrêtera sur des articles consacrés au tonnerre, les volcans, la lave, le Vésuve, l'éclair, les tremblements de terre, le diamant, la taille du diamant, le marbre, le stuc ou marbre factice, puis le sucre, la canne à sucre, la culture des cannes à sucre, cases à bagasses, la purification du sucre, travail et raffinage du suce dans les îles, etc. Un ensemble parfaitement conservé et très intéressant. Nous n'avons aucune idée de l'auteur de cette compilation qui nous semble faite pour la culture générale et personnelle d'une personne de la seconde moitié du XVIIIe siècle en mal d'érudition. Aucune marque de provenance. Bel exemplaire. Unique et imposant manuscrit.
185473343Paris s. d. [après le 8 août 1854] | 9.70 x 13.20 cm | une page sur un feuillet, enveloppe jointe
184973289s. l. [1837 ou 1849] | 9.90 x 14.30 cm | une page sur un feuillet, enveloppe jointe
191474275s. l. Juillet 1914 | 17 x 21.50 cm | (9 p.) 140 pages manuscrites dans un cahier
195076172s. l. [Klarskovgaard] 8 décembre 1950 | 21 x 34 cm | 2 pages sur un feuillet