2 619 résultats
in-8, pp. VI, 358, leg. coeva in m. pelle, titolo e filetti in oro e a secco su dorso a nervi. In antiporta tavola incisa "Maison de la Fornarina". Edizione originale, rara. L'opera è il risultato della collaborazione di due amici, il pittore Abraham Constantin di Ginevra (1786-1853) e il noto scrittore e critico d'arte Stendhal. Il primo coltivava l'intento di realizzare una guida per visitare Roma e dintorni dedicata agli amanti dell'arte, ma non aveva esperienza in campo editoriale. L'idea piacque a Stendhal, che consigliò Constantin ed aggiunse di suo molto testo, note e dettagli. Il volume, pubblicato a Firenze, cadde presto nell'oblio in Francia, tanto che nel 1923 lo studioso di Stendhal Paul Arbelet, quando ebbe tra le mani la presente opera, credette di aver scoperto un libro sconosciuto di Stendhal. E' in preparazione da parte di Jacquelot e Teroni dell'Università di Pisa l'edizione critica a partire dai materiali conservati presso il Gabinetto Vieusseux e a Ginevra, che dovrebbe mettere in luce la natura e l'entità della collaborazione di Stendhal. Esemplare fresco, a pieni margini.. Carteret, Le Trésor du Bibliophile, II, p.382. Bulletin du Bibliophile, n. Aprile 1923 e 2924..
90 + [i] pp., 27cm., brochure muette originale d'époque, première édition, du colophon: "imprimée sur presse à la main privée au cours des années de guerre 1916 et 1917 à Weimar. Tiré à trois cent exemplaires numérorés" bien que cet exemplaire ne port pas de no., imprimé sur papier de luxe, peu de rousseurs, pages 11 à 90 sont toujours non coupées, très bon état, rare, cette édition ne contient pas d'ills., [First edition of this work by Henry Van de Velde, edited on a private press in Weimar, of 300 numbered copies only ; this copy is not numbered, pages 11 to 90 are still uncut, very occasional foxing, printed on luxury paper, original blind wrappers, very good, scarce,this first edition does not contain illustrations], S85179
Petit in-4, plein vélin rigide de l'époque à petits rabats, (1) f. bl., (1) f. de frontispice, (1) f. de titre, (4) p. de dédicace, 75, (1) p. de privilège, 31 planches gravées hors-texte dont une dépliante. Edition originale de premier tirage. L'iconographie se compose d'un frontispice allégorique, d'un feuillet héraldique gravé de dédicace au grand collectionneur Everhard Jabach, d'un titre gravé portant: “Explication par figures et par discours… par A. Bosse” et de 31 planches hors texte, dont une dépliante, disposées sur 17 feuillets, certaines recto/verso, ensemble gravé par A. Bosse. C’est dans cet ouvrage qu’Abraham Bosse livre le résultat des recherches approfondies entreprises avec Robert Nanteuil, sur la question de la représentation de la perspective sur des surfaces non planes ("Tableaux ou surfaces de diverses situations & différemment courbés en voûte, en angle"). "C'est à Abraham Bosse que revient l'approfondissement de la question de la perspective atmosphérique, peut-être en vertu de sa pratique d'aquafortiste, où le travail des morsures nécessite une grande maîtrise de la différenciation des valeurs et des plans dans l'espace. La volonté de s'adresser aux peintres conduit Bosse à vouloir faire de ce principe rationnel une procédure qui s'inscrit dans la même logique opératoire, comme elle le pousse à penser la question non plus en termes seulement graphique, mais en termes de couleurs" (cf. BnF, ‘Exposition virtuelle’, Abraham Bosse). (Brunet, I, 1127. Cicognara Library, 820). Quelques petites piqûres et rousseurs éparses; auréole claire dans la marge supérieure des derniers feuillets. Petit ex-libris raturé au titre. Très bon exemplaire, dans sa première reliure de vélin, bien complet du feuillet de dédicace qui manque souvent.
2 ouvrages reliés en un volume in-4 (254 x 193 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de filets à froid, filet doré sur les coupes, tranches rouges. 1- Edition originale de ce recueil qui contient la première édition de deux célèbres contes de Denis Diderot: "Les Deux Amis de Bourbonne" et "Entretien d’un Père avec ses Enfants". Ils sont suivis des "Idylles" de l’écrivain suisse Salomon Gessner, dans la traduction française de Jakob Heinrich Meister et de la "Lettre de Mr Gessner à Mr Fuslin, Auteur de l’histoire des peintres suisses sur le paysage". Cette édition de luxe, imprimée sur grand papier, est illustrée d’un titre, de 10 belles planches gravées en taille-douce, de 3 bandeaux et de 6 culs-de-lampe dessinés et gravés par Salomon Gessner lui-même. On y trouve également la liste des souscripteurs, véritable gotha de l'aristocratie européenne du moment, mais aussi du monde du livre, éditeurs et imprimeurs, ainsi que les auteurs en vue, le comte de Caylus ou Voltaire. Exemplaire bien complet du feuillet d'errata qui manque à la plupart des exemplaires. (Adams, 'Bibliogr. des œuvres de Diderot', DD1). Cohen, col. 432. Tchemerzine- Scheler, II, 959). 2- Edition originale illustrée d'une page de titre illustrée d'un portrait de Pierre Corneille en médaillon à sa devise et de trois figures imprimées sur papier fort, gravées par B. L. Prévost, N. Ponce, Aug. De St Aubin, d'après les dessins de C. N. Cochin fils. Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque, de la bibliothèque du baron de Chapuys-Montlaville avec son timbre humide armorié au titre.
In-4 oblong (248 x 197 mm), cartonnage souple de vélin ivoire postérieur, 40 feuillets de planches gravées sur bois. Bonne édition illustrée d'un faux-titre et 36 planches gravées sur bois, donnant les proportions et mesures de corps en perspective, avec les explications en regard. Paru, pour la première édition dans le dernier quart du XVIe siècle, l'ouvrage connut un très grand succès jusqu'à devenir un usuel de base pour plusieurs générations d'artistes. L'auteur est Jean Cousin le Jeune (1522-1595), peintre maniériste français. "Il ne se contente pas de donner des indications de mesures et de proportion mais inclut des notions sur l’ossature et la musculature. Selon l’auteur, la connaissance des os et des muscles est nécessaire à l’art du dessin car les os sont 'la base & le soutien du corps humain' et les muscles quant à eux sont nécessaires au mouvement (…). Les muscles également sont représentés et listés avec leur fonction principale (…). Jean Cousin le Jeune s’est inspiré du système de proportions de Vitruve (…). Considéré comme un chef-d’oeuvre anatomique, l'ouvrage fut réédité plusieurs fois" (Interface, Bibliothèque Diderot de Lyon en ligne). (Brun, p. 161. Choulant, 'History and Bibliography of Anatomic Illustration', (1945), p. 359. Firmin-Didot, 'Etude sur Jean Cousin', (1872), p. 118-124. Vagnetti, 'Perspectiva', EIIb26). Quelques taches et petites auréoles claires. Un petit accroc de papier sans perte (f. 25). Ensemble un peu bruni. Ex-libris manuscrits du pasteur et bibliothécaire de Genève Charles Bourrit (1772-1840) sur le contreplat. Bon exemplaire.
6 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés, coupes filetées, tranches jaspées, 3 frontispices et 22 planches gravées. Première édition collective des oeuvres de Diderot publiée sous l'adresse sans doute fictive de Marc Michel Rey à Amsterdam, alors que ce dernier n'était pas parvenu à un accord avec l'auteur pour l'édition de ses oeuvres (cf. Wilson, p. 515). L'illustration comporte 3 frontispices et 22 planches gravées hors texte. Selon Adams, cette édition aurait été imprimée dans les Pays-Bas autrichiens, alors que pour D. Droixhe ('Diderot et son temps', n° 226): "un des tout premiers recueils des écrits de Diderot, sinon le premier, qu'il est permis de considérer comme liégeois". Elle renferme à côté des oeuvres de Diderot, trois textes qui ne sont pas de lui: 'Code de la Nature' (de Morelly), 'Mémoire pour Abraham Chaumeix' (de Morellet) et 'A MM. les Esprits forts'. (Adams, A2. Tchemerzine-Scheler, II, 957. Cat. expo. B.N., n° 517. Cohen, p. 303). Dorure légèrement passée. Quelques accrocs aux coiffes et quelques rousseurs. Très bon exemplaire, grand de marges, bien relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges. 1- Deuxième édition publiée quelques semaines après l'originale, de ce brûlot qui envenima la "querelle des Bouffons" pour des décennies. "Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale (…). En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue exposition Rousseau, B.N. 1962, n° 116). Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra français de son temps, "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'apparat ridicule des scènes à machines, les éclats vocaux et les excessives gesticulations des interprètes (…), l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Cf. Jacques Gheusi, "E. Universalis"). (Bibliothèque Cortot, p. 171. Fétis, 3943. Dufour, 32. Gregory, p.237. RISM B/VI/2 p.734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529). 2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). Quelques rousseurs éparses. Petit ex-libris raturé et auréoles dans le fond de plusieurs cahiers du 2e texte. Très bon exemplaire, relié à l'époque.
In 8° piccolo (14,3×10 cm); 54, (2 b.), 48 (ma 40), (1 b.) cc. Legatura seicentesca in piena pergamena floscia con titolo manoscritto da mano coeva al dorso. Nota manoscritta ottocentesca al piatto anteriore “Cavalcanti 2-50”. Alcune numeri manoscritti da mano cinquecentesca al frontespizio, ininfluenti. Grande stemma xilografico di Luigi Mocenigo, in ognuno dei due frontespizi. Iniziali xilografiche. Le c.33-40 saltate nella numerazione delle p. della pt. 2 come in tutti gli esemplari conosciuti. Alcuni leggerissimi aloni in 4 pagine, del tutto ininfluenti e nel complesso, esemplare in buone-ottime condizioni di conservazione. In alcuni esemplari, la tragedia Canace, precede il testo del “Giudicio”. Alcune copie presentano una variante nel titolo con “Giuditio” al posto di “Giudicio”. Il “Giudicio” è opera di G.B. Giraldi anche se a volte, è attribuita anche a B. Cavalcanti (cfr. Sperone Speroni. Canace … a cura di C. Roaf Bolonga, 1982 pp. XXIII-XXIX). L’opera non presenta lo stampatore ma l’STC Italian p. 636, attribuisce la stessa, probabilmente, ai torchi di Domenico Farri. Prima edizione del più celebre commento della più importante e controversa opera del grande scrittore e filosofo padovano, Sperone Speroni (Padova, 12 aprile 1500 – Padova, 2 giugno 1588). Nato in una celebre famiglia nobile podovana, Speroni degli Alvarotti, il padre Bernardino era archiatra di Papa Leone X, mentre la madre apparteneva alla famiglia Contarini. Considerato un bambino prodigio per le sue capacità d’apprendimento, divenne giovanissimo, a 18 anni, professore di Logica all’Università di Padova. Allievo di Pomponazzi a Bologna, ritornò a Padova dopo la morte di questi, prima per insegnare e poi, per necessità, per seguire gli affari di famiglia. Membro dell’Accademia degli Infiammati, fu l’ultimo dei “Principi” del quali ci rimane testimonianza scritta, succedendo alla carica ad Allessandro Piccolomini. Fu grande amico di Torquato Tasso del quale revisionò, anche, la Gerusalemme Liberata. La “Canace” è una commedia di interesse mitologico, che venne letta, per la prima volta da Giraldi, nell’adunanza dell’Accademia degli Infiammati. Come scrisse Luca Piantoni (Dizionario Biografico degli Italiani, Treccani, Volume 93, voce dedicata a Sperone Speroni) “Canace, composta a stretto giro dall’Orbecche di Giovan Battista Giraldi tra il 9 gennaio e il 9 marzo 1541 e pubblicata la prima volta a Venezia, senza consenso dell’autore, nel 1546. L’opera, la cui rappresentazione fu impedita dall’improvvisa morte di Ruzante, che doveva esserne il principale interprete (Savarese, 1976), sollevò ben presto aspre polemiche, che si protrassero sin quasi alla fine del secolo (con i Due discorsi di Faustino Summo del 1590). Salutata con tempestivo favore da Aretino e Claudio Tolomei, come pure, successivamente, celebrata da Lodovico Dolce e Battista Guarini, essa venne attaccata, sulle prime, a mezzo di un manoscritto anonimo, datato 5 luglio 1543 e a lungo ritenuto di Bartolomeo Cavalcanti, ma da attribuire quasi certamente allo stesso Giraldi (Roaf, 1959); poi nel 1550, con il titolo di Giudizio sopra la tragedia, per i tipi di Vincenzo Busdraghi di Lucca, che vi annesse anche il testo della Canace. Speroni, sollecitato a rispondere con un’Apologia indirizzata ad Alfonso II d’Este, rimasta però incompiuta, tornò a difendersi con un ciclo di lezioni tenute, tra il 9 e il 27 dicembre 1558, nel consesso degli accademici Elevati, dove venne fatta pervenire un’ulteriore risposta, questa volta in latino e con la firma di Giraldi”. La disputa sulle caratteristiche della tragedia che prese avvio dalla “Canace” di Speroni, coinvolse la maggior parte i letterati italiani e proseguì per più di dieci anni. L’opera venne anche castigata per la sua lascivia per il modo in cui, Speroni, utilizzò il tema dell’incesto come strumento narrativo. Rif. Bibl.: Fontanini, I, p. 507. L1065; Gamba 1653.
In-4°(cm 16x22) in legatura coeva con titolo su tassello al dorso. Pp 12 non num., 431, 17 non numerate, al frontespizio marca tipografica con emblema di Fenice sorgente da fiamme mirante il Sole entro con cornice con motto Vivam Laetiori Vita sic Renovata istoriata con grottesche, testatine, capolèttere e finalini. Lievi segni del tempo e d'uso alla legatura, interno fresco seppur leggermente rifilato in testa: più che buon esemplare. Una delicata poesia a p. 24 non numerata sulle lucciole e alcune glosse di antica mano. Ristampa veneziana di quest'opera, apparsa per la prima volta nel 1654 a Torino, in cui Tesauro esplora con acume e dovizia di esempi l'intera gamma del parlar figurato, cercando la spiegazione della metafora nei principi salienti della Retorica aristotelica e indugiando in particolar modo sulle "argutezze" e sui "concetti predicabili", cioè su complesse figure retoriche che consentono di realizzare i princìpi e gli orientamenti della poetica barocchista: i fini del diletto e della "meraviglia", la prospettiva illusionista, l'accumulo e lo sdoppiamento degli oggetti rappresentati. La parola è ricondotta alla sua funzione simbolica e l'idea di metafora diviene, coma fa notare Ezio Raimondi, tutt'uno con l'idea di uomo. La presente edizione è accresciuta di due trattati, De'concetti predicabili e Degli emblemi, che pur essendo anche essi afflitti da verbosità, concettismi e barocchismi son pur tuttavia un utile guida per distinguere le figure meramente verbali ovvero retoriche da figure simboliche e in queste le imprese dagli emblemi che sebbene entrambe di natura metaforica differiscono per stili e complessità; presente anche un utile glossarietto di tutti gli altri simboli di fatto ovvero non verbali: ballo, giochi equestri, mascherate, trofei, etc. Nel suo famoso studio "L'Umorismo", Luigi Pirandello ricordava l'opera ("oh, il Cannocchiale aristotelico di Emmanuele Tesauro!"), per l'aridità e cerebralità del suo disquisire, tra le "fatiche speciosissime che si fecero nel secolo XVII per definir l'ingenio". Curioso il fatto che il Tesauro fosse tardivamente arroccato in filosofia su posizioni neo-aristoteliche proprio in un secolo in cui l'aristotelismo, già attaccato o sbeffeggiato da Erasmo, da Giordano Bruno, da Telesio, dal Vives, dal La Ramée, dal Nizzolio, trovava in Galileo uno dei suoi più acerrimi nemici e, insieme, uno dei suoi più conseguenti critici. Cfr., per le altre edizioni, Vinciana, nn. 3726 e sgg. Feller, XII, p. 55. Praz, Studies in XVIIth Century Imagery, II, passim. Sulle concezioni estetiche del Tesauro, Croce, Estetica e Problemi di Estetica, passim. Fassò, cit. Carlo Cordié in Diz. Bompiani d. Opere, II, 33. Italiano
In-12 (197 x 132 mm), demi-percaline vert olive de l'époque à la Bradel, titre de maroquin bordeaux en long, couverture imprimée conservée, (2), 73 p. Première édition et unique française de librairie de 'Deutsche Kunst und deutsche Politik', dans la traduction de l'homme de lettres bruxellois Jules-Louis Guilliaume (1825-1900), précoce et fervent défenseur de la musique Wagner et du wagnérisme théorique. La publication, commencée par articles dans la "Süddeutsche Presse" en octobre 1867, fut interrompue quelques mois plus tard par ordre du gouvernement bavarois, avant d'être imprimée sous forme de livre. Quant à cette traduction française, elle parut initialement sous forme d'articles dans le "Guide musical" de Bruxelles (1867-1868). Wagner y développe son idéal d'un renouveau nationaliste de la culture allemande adossé à un plaidoyer opportuniste en faveur de son nouveau mécène Louis II. C'est également dans cette série d'essais que Wagner formalise, pour la première fois, sa théorie de l'opposition entre "culture" allemande et "civilisation" française. En se démarquant de ses influences "romanesques", l'art allemand incarné par son "drame musical" porteur de la vigueur d'esprit et la force d'âme requises, fera prévaloir une culture "plus élevée" contre laquelle la civilisation française n'aura plus de pouvoir. L'objectif premier de l'essai, infléchir la politique culturelle de Louis II, ne sera pas atteint. (Henri Silège, 'Bibliographie wagnérienne française', p. 16). Petite réparation en pied de la couverture sans perte. Rousseurs éparses. Bon exemplaire, non rogné, couvertures conservées.
2 volumes in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, filet d'encadrement à froid sur les plats, tranches rouges, (8), 192 p. et (3) f., 385, (1) p. Première édition française, sous pages de titre de remise en vente. Ornement aux titres. Bandeaux de De Sève, gravés sur cuivre par Fessard. Le premier ouvrage de Hutcheson dans lequel le père des Lumières écossaises, développe la théorie du "sens moral" dont la postérité fut considérable. La traduction serait due à l'encyclopédiste Marc-Antoine Eidous ou à Guillaume Laget. L'oeuvre de philosophie morale et esthétique d'Hutcheson, précurseur de l’utilitarisme, exerça une influence déterminante, notamment sur Hume, Thomas Reid, Kant ou Adam Smith dont il fut le professeur. Victor Cousin releva que la publication de cet ouvrage avait marqué "l’avènement de l’esthétique dans la philosophie européenne". "Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé (…). Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche qu'il s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles" (A.-D. Balmès, éditions Vrin). (Cf. Chuo, 127. Jessop, 144). Un unique exemplaire de ce tirage à la date de 1750 est recensé en France (CCFr): bibliothèque de l'Arsenal. Il est identique à celui de 1749, sauf les pages de titre et le dernier feuillet du T. II (p. 385-6) qui est cartonné. Quelques petites épidermures. Très bon exemplaire, frais, grand de marges.
In-8 (182 x 126 mm), demi-veau marbré à coins de l'époque, dos à 4 nerfs orné de roulettes et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin brique, tranches vert d'eau, (8), 528, (1) p. de "Correzioni e Aggiunte". Edition originale de ce texte fondateur pour l'histoire de l’art en Italie. L’auteur Luigi Lanzi (1732-1810), était archéologue, ecclésiastique, homme de lettres et historien de l'art italien, il devint conservateur au musée des Offices à Florence. Il est considéré comme le père de l'historiographie et aux côtés de Winckelmann de l’histoire de l’Art moderne. Son tombeau se trouve dans la basilique Santa Croce de Florence proche de Michel-Ange. (DBI, 1960-2008, LXIII, p. 676). Provenance: "Richard Corbet, Adderley" avec son grand ex-libris gravé et armorié. Accroc à la coiffe supérieure. Dos frotté. Bon exemplaire, très bel état intérieur, très frais, très grand de marges, imprimé sur papier de Hollande fort.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-basane vert bronze, dos lisse orné de filets et palettes dorés (rel. ca 1850). 1- Edition augmentée de l'important "Discours préliminaire", bien complète des 10 planches hors-texte de musique. Sur cet ouvrage et la rupture introduite par le 'Discours préliminaire' cf. F. Escal, 'D'Alembert et la théorie harmonique de Rameau', revue Dix-huitième siècle, n°16 - "D’Alembert", p. 151 sq. (Gregory, p. 11. Cette édition manque à Cortot et à Fétis). 2- Deuxième édition, à la date de l'originale, avec les fautes corrigées. "Le traité de l’abbé Roussier décrit la formation des accords, donc de l’harmonie, qu’il convient de maîtriser parfaitement pour jouer une partie de basse continue" (Expo. virtuelle, Bibliothèque de Toulouse). "As a proponent of Rameau's theorie, his goal was to reduce fundamental bass rules to a rigorous system that avoided speculative propositions. This 'Traité des accords' is a compendium of chords and laws: thoroughbass chords are methodically described, related to three basic fundamental chords, and then labelled by a letter-plus-number notational system that indicates a chord's root and hierarchy in the scale. Roussier diverged from Rameau on the issue of double emploi" (Grove Music Online). (Cortot, p. 173. Gregory, p. 238. Cette édition manque à Fétis).
in-8, pp. XII, 417, attraente legatura del del tempo romantica in m. pelle, tit. e fregi oro al dorso. Dedica a stampa Giampietro Vieusseux. Edizione originale di questi scritti d'estetica e pedagogia, alcuni dei quali saranno inseriti in opere successive. Ottimo esemplare.. Non in Parenti. Tecchio-Poletti p. 43..
2 tomes reliés en un volume in-12 (167 x 102 mm), demi-veau de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2), xii, (4), 204 p. et (8), 216 p. Première édition française de 'A Philosophical Enquiry into the Origin of Our Ideas of the Sublime and Beautiful' traduite sur la deuxième édition anglaise par l’abbé Louis-Antoine Des François (1728-1800), avec l'assistance de Sir James MacDonald et peut-être de David Hume lui-même, alors secrétaire de Lord Hertford ambassadeur de Grande Bretagne à Paris, selon Todd. Publié en anglais en 1757, l’essai obtint un très large succès dès sa sortie. Il est le premier à opérer le déplacement de la réflexion sur la nature et l’art, de la sphère rhétorique au terrain psycho-physiologique et à opposer systématiquement le sublime au beau. L’ouvrage exerça une influence décisive sur Diderot comme sur Kant et sur l’ensemble de "l’esthétique des Lumières". (Todd, 'Bibliography of E. Burke', 5kkLL, p. 40). Petite fente en tête d'un mors (3 cm). Papier des plats légèrement épidermé. Très bon exemplaire, très frais, relié à l'époque.
In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra en quatre actes que Gluck composa sur un livret de Nicolas-François Guillard, représenté pour la première fois à l'Académie Royale de Musique le 18 mai 1779. Les répétitions de l'opéra de Gluck furent suivies avec passion. Le jour de la première, le 18 mai 1779, Marie-Antoinette vint en personne à l'Opéra où elle fut reçue selon le cérémonial ancien, précédée jusqu'à sa loge par les directeurs de l'Opéra porteurs de flambeaux. Le livret de Guillard est inspiré de "L’Iphigénie en Tauride" de Claude Guimond de La Touche, librement repris d'Euripide. (Fétis, 2682. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 46A(a). RISM A/I/3 G2816). Exemplaire de "prix de chant", offert en 1812, comportant cette mention sur la pièce de titre de maroquin. Exemplaire bien relié en vélin teinté vert de l'époque, légèrement débroché, quelques rousseurs.
In-folio (323 x 250 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. "catalogue de musique Deslauriers", 279 p., entièrement gravé. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra que Gluck considérait lui-même comme son chef-d'œuvre et qu'il composa sur un livret de Philippe Quinault, d'après "Gerusalemme liberata" du Tasse, livret déjà mis en musique par Lully en 1685. Représenté pour la première fois le 23 septembre 1777 à l'Académie Royale de Musique, il s'agit du quatrième opéra de la "période parisienne" de Gluck. C'est à l'occasion de la représentation de cet opéra que la querelle entre gluckistes et piccinnistes éclata. (Fétis, 2683. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 45A. RISM A/I/3 G2679). Provenance : Jean-Frédéric-Auguste Lemiere de Corvey (1771-1832), avec petite signature à la plume "J.F.A. Le Miere, rue Grammont n°13". Compositeur et professeur de musique, également officier dans les campagnes napoléoniennes et spécialiste de tactique militaire, il est l'auteur de nombreux opéras comiques (cf. Grove online, art. "Lemiere" et Fétis, 'Biographie des musiciens', V, 265). Grande étiquette de veau brun de l’époque sur le plat supérieur: "Romagnat". Petite étiquette ancienne imprimée de librairie "Leduc... magasin de musique ancienne & moderne...". Accrocs de vélin au dos avec manques. Bon exemplaire, frais, entièrement gravé sur cuivre, imprimé sur papier fort.
3 volumes in-8 (199 x 120 mm), plein veau raciné de l'époque, dos lisses ornés d'un riche décor Directoire de compartiments alternativement garnis d'une résille et d'un grand fer à l'urne, guirlandes et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et bronze, tranches citron, (4), viij, 441 p. ; (4), xxij, 419 p. et (4), iv, 516 p. Edition originale des tomes II et III et édition augmentée du tome I d’abord seul paru en 1789. L’ouvrage est imprimé par ordre du gouvernement et soutenu par une pétition des compositeurs de l’Institut national de musique (Méhul, Chérubini, Gossec, Devienne, etc…). Créé en 1793, il deviendra le Conservatoire National Supérieur. Alors au fait de sa gloire comme compositeur, Grétry prend modèle sur les Confessions de Rousseau pour livrer une autobiographie, une oeuvre de moraliste en même temps qu’un essai de musicologie et une analyse de ses propres compositions. Le second volume contient ainsi une "analyse des passions et des caractères" dans leur application à la musique. Le troisième est consacré aux "institutions politiques, considérées dans leurs rapports avec l’art musical", à la composition et à l’esthétique musicale ainsi qu’à une étude sur les liens entre "idées abstraites" et "art musical". L’ouvrage s’achève sur des considérations sur l’avenir de la musique en Europe et sur un récapitulatif exhaustif, par l’auteur, de ses propres oeuvres sous forme de tableau détaillé (titres, auteurs des paroles, lieux des représentations et la place de leur analyse dans le livre). Nombreux exemples de musique notée dans le texte. (Brunet, VIII, 10185. Fetis, 4867. Gregory, p. 113). Petits accrocs aux coiffes et coins. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l’époque.
In-12, demi-maroquin acajou à grands coins, dos à 5 nerfs, titre doré, couverture conservée (reliure de l'époque), (4), lxxiii, 317 p. Édition originale de la traduction française, par Paul Challemel-Lacour, des livrets du Vaisseau fantôme, de Tannhäuser, de Lohengrin et de Tristan et Isolde. Elle est précédée d'une importante "Lettre sur la musique" (73 pages), datée de Paris le 15 septembre 1860, adressée par Richard Wagner à l'historien d'art Frédéric Villot, préface qui fait figure à la fois de manifeste et d'autobiographie. C'est le premier ouvrage de Wagner traduit en français. (cf. Grove, XX, p. 139. Silège, 'Bibliographie wagnérienne française', 1902; p. 10.). Papier légèrement bruni. La couverture conservée comporte des réparations. Très bon exemplaire, entièrement non rogné, bien relié.
3 volumes in-12 (169 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bronze, coupes filetées. Première édition sous ce titre des "Lettres d'un François sur les Anglois", donnée avec le consentement et sous la supervision de l'auteur et accompagnée d'une nouvelle préface. Adressées aux principales personnalités françaises du monde des lettres, des arts et des sciences (Buffon, Du Bos, Freret, Helvétius, Crébillon, Maupertuis, Duclos, le président Bouhier, Montesquieu, etc.), ces lettres "constituèrent la principale source sur l'Angleterre jusqu'à Montesquieu". L'abbé voyageur et philosophe rend compte de ses longs séjours en Angleterre et livre ses observations sur les moeurs, la religion, les sciences et les arts, l'industrie naissante, le commerce et la navigation, le gouvernement et "l'équilibre de pouvoirs", la justice, les modes, la gastronomie, la noblesse, l'architecture, le jardinage, la liberté de la presse et de l'édition, le théâtre, etc. Plusieurs concernent le statut des femmes. L'auteur traduisit lui-même son essai en anglais sous le titre de 'Letters on the English and French nations'. Né à Dijon, ecclésiastique, avocat au Parlement de Paris, homme des Lumières, Jean-Bernard Le Blanc (1707-1781) obtint la place d'historiographe des Bâtiments du Roi grâce à Madame de Pompadour. Il fut également l'un des premiers traducteurs de Hume en français. Selon Weller l'ouvrage aurait été imprimé à Paris. (Weller, II, 130). Quelques petits accrocs à la reliure. Très bon exemplaire, frais, bien relié à l'époque.
Opuscolo in-8 piccolo, pp. 4 nn., con testatina xilografica. Curioso e non comune, estratto dalla gazzetta Privileggiata di Milano (n. 14 del 1845), in cui si riporta il racconto del Dottor Dieffenbach, autore di un intervento di rinoplastica su una donna polacca, che presentava gravi menomazioni al viso a causa della scrofola. Johann Friedrich Dieffenbach (1792–1847) fu noto chirurgo tedesco, il cui operato è considerato precursore di molte delle attuali tecniche di chirurgia ricostruttiva. Più anticamente il primo chirurgo a praticare la rinoplastica fu il bolognese Tagliacozzi (1545-1599), sperimentando anche con successo operazioni plastiche sulle orecchie e la bocca. I trattamenti di chirurgia plastica al naso duravano oltre 2 mesi: una porzione di pelle del braccio veniva fissata al naso, e, per mezzo di un'ingegnosa struttura in cuoio il braccio veniva bloccato, con la mano sul capo. La rinoplastica fu combattuta da chirurghi come Paré e Fallopio, e la sua pratica fu proibita dalle autorità ecclesiastiche, che la ritenevano blasfema e contronatura. Sarebbe stato necessario attendere il XIX secolo perchè questa tecnica fosse ripresa e sviluppata, per l'appunto, dal Dottor Dieffenbach, che fu autore della prima rinoplastica dell'era moderna, eseguita per fini puramente estetici e non ricostruttivi. Impressionante la descrizione della donna prima dell'operazione. Alcune macchiette all'ultima pagina. Buon esemplare.. .
Petit in-8, plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments garnis d'un petit fer spécial doré entre-nerfs, tranches rouges, (2) f., (8), 377, (3) p. Edition originale et unique de cet ouvrage l'un des rares à soumettre les mathématiques à la querelle des Anciens et des modernes. Résolument dans le camp des modernes, Cartaud de la Villate étend son scepticisme à la prétention des mathématiques à atteindre la vérité absolue et leur dénie tout rôle positif dans le perfectionnement des beaux-arts: architecture, peinture sculpture et plus particulièrement dans la musique. L'ouvrage se divise en sept chapitres par lesquels l'auteur s'efforce de combattre autant de "préjugés" favorables aux mathématiques. L'avant-dernier s'attache à réfuter les méthodes de calcul infinitésimal élaborées par le marquis de L'Hôpital et Pierre Varignon. Chanoine d'Aubusson, mort prématurément, Cartaud de la Vilatte composa également un essai d'esthétique ('Essai historique et philosophique sur le goût') qui fit grand bruit. (France littéraire, II, 67). Coiffes lég. frottées, quelques auréoles claires. Petites signatures ex-libris, étiquette et cote de bibliothèque anciennes. Bon exemplaire bien relié à l'époque.
4 volumes in-8, demi-veau vert sapin, dos lisses ornés de triples filets dorés, titres et tomaisons dorés, tranches citron (rel. vers 1850). Recueil des principaux articles publiés dans la "Gazette Littéraire de l'Europe" ainsi que dans le "Journal des étrangers", par François Arnaud et Jean Baptiste Antoine Suard, fondateurs et rédacteurs historiques de ces périodiques, entre 1764 et 1766, augmenté de plusieurs articles qui ne figuraient pas dans l'édition originale. Ambitionnant d'élaborer un périodique culturel encyclopédique de "référence", les auteurs obtinrent le soutien actif du gouvernement et du ministère des Affaires étrangères et un large rayonnement international. Outre les articles d'Arnaud et de Suard, La "Gazette littéraire" comptait parmi ses rédacteurs Diderot, Voltaire, le baron d'Holbach, Morellet, Saint-Lambert, etc. De nombreux articles concernent la musique et l'opéra, sujet privilégié de François Arnaud, mais aussi beaux-arts, sciences de la vie, littérature et poésie, théâtre, médecine, philosophie, voyages, etc., etc. Chaque volume s'achève par une table. (Hatin, 'Bibliographie de la presse périodique française', p. 48). Quelques auréoles et quelques rousseurs. Bon exemplaire, bien relié.
2 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, (4), 252 p., (3) p. de table et errata et (4), 231 p., (8) de table, errata et privilège, 17 p. de catalogue éditeur, vignettes de titre gravées. Edition originale de cet important ouvrage sur l'esthétique consacré, pour la moitié, à la musique, mais aussi : "parole", danse, peinture, sculpture, architecture, achevant de donner une perspective encyclopédique du sujet. Estève adopte un point de vue strictement sensualiste: les mouvements matériels des sensations sont les principes primitifs des sentiments qui se communiquent à l'âme. Dès lors, le seul guide en matière d'appréciation artistique ne peut être fondé que sur les "principes les plus vrais de la sensibilité". Contre Rameau, il remet en cause l'application du principe de l'imitation en musique et développe une explication physique originale du phénomène des consonances. L'ouvrage est cité comme une source notable de la doctrine de Rousseau en matière de théorie musicale. "Cet essai occupe une place charnière dans l'évolution de la notion d'imitation des passions et marque le passage à de nouvelles conceptions et à de nouveaux discours sur les arts" (cf. B. Cannone, 'Philosophies de la Musique', Klincksieck, 1990, passim). François Estève (1720-1790) était médecin et membre de l'Académie des sciences de Montpellier. (Corot, p. 72. Fétis, III, 160. B.A. Elkner, 'Pensée esthétique en France au XVIIIe', Slatkine, 1971, p. 65-67). Accrocs aux coiffes avec manques. Bon exemplaire. Intérieur très frais.
In-8, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments dorés, pièce de titre de maroquin bordeaux, roulette sur les coupes, tranches mouchetées (traces de restauration ancienne aux mors et coif.), xxj, (3), 227, (9) p., 62 figures dans le texte dont 4 à pleine page, 8 planches hors texte dont une dépliante. Edition originale de ce traité abondamment illustré, dédié "aux peintres". Oratorien, cartésien rigoureux, mathématicien et physicien, le P. Lamy défend une approche scientifique de "l’art de peindre". Maîtrisant parfaitement à la fois les théories scientifiques et picturales de son temps, l’auteur établit des liens entre les deux disciplines et intègre la méthode d’exposition du savoir élaborée dans ses travaux scientifiques et rhétoriques. "Tableau saisissant des préoccupations scientifiques, philosophiques et esthétiques de la fin du XVIIe et des débuts du XVIIIe" (cf. R. Lyndia, Bernard Lamy, in Dix-Septième siècle, 2002/1, n°214, p. 137-153). (DSB, VII, 611. Girbal, 'Lamy', p. 133. Vagneiti, 'De naturali et artificiali perspectiva, bibliografia ragionata', E4 B1). Bon exemplaire, relié à l'époque, assez grand de marges.