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- Chez Clousier & Prault, à Paris 1790, in-4 (20x26,5cm), iv, 307pp. ; 228pp. (12), relié. - Édition originale illustrée de 17 planches, dont 6 dépliantes, ainsi que d'un frontispice et de deux plans. Feuillet de placement des gravures in-fine. Unique édition de cet ouvrage considéré comme rare, une partie des exemplaires aurait été détruite après l'impression. Brunet III, 1.888 : « Ouvrage devenu rare, l'édition ayant été en partie détruite. » Reliure en pleine basane racinée d'époque. Dos lisse orné de caissons à la grotesque, trois composés de losanges et trois autres d'étoiles. Frise et filet d'encadrement sur les plats. Roulette sur les coupes. Pièce de titre de basane brune. Les serpentes ont été conservées. Bel exemplaire, particulièrement frais. Chanoine de la Sainte-Chapelle, Morand a eu accès aux meilleures sources pour construire son ouvrage et c'est l'un des seuls restituant le long passé de l'édifice. C'est un arrêt de 1787, qui ordonnait la suppression des Saintes chapelles et la suspension des services liturgiques, qui engagea Morand à réaliser cette monographie qu'il jugeait essentielle, mais qui ne trouva que peu d'écho en pleine période révolutionnaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
Bruxelles, A.D. A. C., 1956-1966. 20 volumes in-4. Demi-percaline maroquinée bleu à coins, dos titré en long en lettres dorées, tranches mouchetées, couvertures conservées. (VITS-Reliure). Revue quadrilingue richement illustrée. De l'Art abstrait géométrique au Pop Art, aux retours de la figuration et de l'objet, " Quadrum " fut le support de toute une communauté internationale de critiques d'art, d'universitaires et de conservateurs dont le réseau s'était formé dans les années 1930. Collection complète et parfaitement bien reliée en très belle condition.
- [Antibes] s.d. [1946], 23,9x17,7cm, une feuille. - [Antibes] n.d. [1946], 23.9 x 17.7cm, one leaf. Exceptional original photograph of Pablo Picasso by Michel Sima. The artist is holding and owl in front of his painting "Nature morte à la chouette et aux trois oursins" now in the Picasso Museum in Antibes. Contemporary silver print. Pencil inscription on the back. The photographer had entrusted Picasso with a wounded owl. Named Ubu, after Alfred Jarry's literary masterpiece, the bird kept the artist company in his atelier in Antibes and served as a model in many of his paintings, including the one that features in the background of this photograph. "In September 1946, Pablo Picasso set up his workshop in the attic of the Château Grimaldi in Antibes, in a former "guards room" to which the curator Romuald Dor de la Souchère gave him the keys so that he could work there as he pleased. It is the artist Michel Sima, sculptor and photographer, who introduced the two men. Arriving from his native Poland in 1929, Sima, whose real name was Michel Smajewki, met Picasso in Paris, where he frequented the Académie de la Grande Chaumière and was the pupil of Zadkine. From mid-September to mid-November 1946 in Antibes, then from 1947-48 and until the beginning of the 50's in Vallauris, Sima regularly photographed Picasso, who willingly posed for the camera - alone or with his companion Françoise Gilot, in front of completed works or those in progress, staring at the lens, or on the contrary, focusing on his work" (Anne de Staël, L'Atelier des combles, 2009). Provenance: Paul Destribats collection. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Exceptionnelle photographie originale de Michel Sima en tirage argentique d'époque représentant Pablo Picasso tenant une chouette devant son tableau "Nature morte à la chouette et aux trois oursins" aujourd'hui conservé au musée Picasso d'Antibes. Tirage argentique d'époque. Inscription au crayon au verso. Le photographe avait confié à Picasso une petite chouette blessée. Baptisé Ubu, l'oiseau tient compagnie à l'artiste dans son atelier à Antibes et servit de modèle dans nombre de ses toiles, dont celle qui figure en arrière-plan de cette photographie. "Au mois de septembre 1946, Pablo Picasso installe son atelier dans les combles du château Grimaldi d'Antibes, dans une ancienne "salle des gardes" dont le conservateur Romuald Dor de la Souchère lui a confié les clés pour qu'il y travaille à sa guise. C'est l'artiste Michel Sima, sculpteur et photographe, qui a fait se rencontrer les deux hommes. Arrivé de sa Pologne natale en 1929, Sima, de son vrai nom Michel Smajewski , avait fait la connaissance de Picasso à Paris, où il avait fréquenté l'Académie de la Grande Chaumière et été l'élève de Zadkine. De la mi-septembre à la mi-novembre 1946 à Antibes, puis en 1947-48 et jusqu'au début des années 50 à Vallauris, Sima photographiera régulièrement Picasso, qui se prête volontiers au jeu de la pose - seul ou avec sa compagne Françoise Gilot, devant des oeuvres terminées ou en cours d'achèvement, fixant l'objectif ou au contraire concentré sur son travail" (Anne de Staël, L'Atelier des combles, 2009). Provenance : collection Paul Destribats.
- Edizioni Apollinaire, Milano 1960, 24x34cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale quadrilingue, un des 1000 exemplaires numérotés. Reliure de l'éditeur en pleine toile bleue, dos lisse muet. Ouvrage illustré de reproductions d'oeuvres de Jean Fautrier. Une petite tache en pied des deux dernières pages de la table des matières, exemplaire complet de sa jaquette illustrée qui comporte une petite déchirure en pied du dos et de légers manque en tête. Bel exemplaire. Précieux envoi autographe daté et signé de Jean Fautrier à son ami André Malraux. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Hachette & Cie, Paris 1906, 34x44cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale imprimée à 500 exemplaires numérotés à la presse et revêtus de la signature d'Aimé Morot à la justification du tirage. Reliure de l'éditeur en pleine toile rouge, dos lisse. Introduction de C. Moreau-Vauthier. Ouvrage illustré de 60 planches de reproductions d'oeuvres de Aimé Morot. Petites rousseurs affectant les gardes. Rare et agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Chez La veuve Desaint, à Paris 1774, in-12 (10x17cm), xx, 406pp. et (4) 409-830p. (2), 2 volumes reliés. - Cinquième édition, augmentée du volume de l'Histoire des ouvrages pour & contre les théâtres. Le premier volume parut en 1756 sous le titre : Lettre de M. Desp. de B. à M. le chevalier de ***. L'histoire des ouvrages [...] fut insérée la première fois dans la troisième édition, et fut augmentée dans la quatrième. Les libraires ont joint les extraits des journaux sur l'ouvrage de Desprez de Boissy. La lettre sur les spectacles est suivie de celle de Monsieur de Campigneulle sur l'ouvrage de Desprez de Boissy. Reliures en plein maroquin rouge d'époque. Dos à nerfs orné. Pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge. Triple filet d'encadrement sur les plats. Tranches dorées. Léger manque en tête du tome II. Dos du tome II éclairci. 4 coins émoussés. p. 180 à 190 au tome I, large tache brune, sinon exemplaire relativement frais. Bel exemplaire en maroquin d'époque. Critique rationnelle et argumentée non seulement contre le théâtre et les spectacles mais surtout contre la fréquentation et les plaisirs qu'on va y chercher. L'ouvrage de l'avocat janséniste Despez de Boissy prend place dans une vaste querelle qui s'étendit sur toute la seconde moitié du XVIIIe quant à l'éducation et aux bonnes moeurs et aux rôles pernicieux des spectacles et particulièrement du théâtre vis à vis de ceux-ci. Le second volume est particulièrement intéressant pour l'histoire du théâtre et des théâtres publics, ainsi que des spectacles, et fournit une précieuse bibliographie. Ex-libris gravé du XIXe A. Kuhnholtz-Lordat signé J. Dupont, aux armes. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Pierre PETIT, Paris 1860 (Ca), 5,8x10,3cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur carton de Pierre Petit, avec sa marque au dos. Portrait en pied de Gustave Doré, habillé de blanc, vers l'âge de 30 ans, portant moustache. Très rare photographie du peintre dans sa jeunesse. Annotation manuscrite au dos. Le musée d'Orsay possède une photo de Doré par Pierre Petit de la même période mais l'artiste porte un gilet noir en velours, un manteau noir, les mains dans les poches. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Galerie René Drouin, Paris 1947, 27x43,5cm, une feuille. - Poster catalogue of Jean Dubuffet's exhibition at the Galerie René Drouin, entitled: "Les gens sont bien plus beaux qu'ils croient. Vive leur vraie figure. Portraits." "People are much more beautiful than they believe. Long live their true face. Portraits." Galerie René Drouin, Paris 1947, 27 x 43.5 cm, one leaf Rare poster-catalogue of the exhibition "Les gens sont bien plus beaux qu'ils croient. Vive leur vraie figure. "People are much more beautiful than they believe. Long live their true face. Portraits." by Jean Dubuffet at the Galerie René Drouin which took place from 7 to 31 October 1947. Beautiful copy of this catalogue, in poster format, two folds, one horizontal and one vertical, facilitating the storage of this document which presents as four-leaf journal illustrated with portraits of writers and artists such as Henri Michaux, Henri Calet, René Bertelé, Francis Ponge, Antonin Artaud, Jean Fautrier... Text by Jean Dubuffet entitled "Causette". Rare. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare affiche-catalogue de l'exposition "Les gens sont bien plus beaux qu'ils croient. Vive leur vraie figure. Portraits." de Jean Dubuffet à la galerie René Drouin s'étant tenue du 7 au 31 Octobre 1947. Bel exemplaire de ce catalogue, au format affiche, deux pliures, une horizontale et une verticale, ayant facilité le rangement de ce document se présentant comme un journal de quatre feuilles illustrées de portraits d'écrivains ou d'artistes tels qu'Henri Michaux, Henri Calet, René Bertelé, Francis Ponge, Antonin Artaud, Jean Fautrier... Texte de Jean Dubuffet intitulé "Causette". Rare.
- Galerie René Drouin, Paris 17 Avril 1954, 21x27,5cm, une feuille. - Invitation card to the private viewing of the exhibition of Jean Dubuffet's work produced from 1942 to 1954 at the Galerie René Drouin Galerie René Drouin, Paris 17 April 1954, 21 x 27.5 cm, one leaf Invitation card to the private viewing of Jean Dubuffet's retrospective exhibition at the Cercle Volney, organised at the René Drouin Gallery from 17 March to 17 April 1954. On the recto, a superb and large original photolithograph in black and white of Jean Dubuffet, printed by Mourlot. (Webel 389). We attached the exhibition catalogue illustrated with reproductions of Jean Dubuffet's works. Rare and large photolithograph that is unusual as it has not been folded. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carton d'invitation au vernissage de l'exposition rétrospective de Jean Dubuffet au Cercle Volney, organisée à la galerie René Drouin du 17 mars au 17 avril 1954. Au recto, superbe et grande photolithographie originale en noir de Jean Dubuffet, imprimée par Mourlot. (Webel 389). Nous joignons le catalogue de l'exposition illustré de reproductions d'oeuvres de Jean Dubuffet. Rare et grande photolithographie qui a la particularité de ne pas avoir été pliée.
- Galerie Druet, Paris 1906, 13,5x18,5cm, agrafé. - Exposition Henri Matisse [Matisse Exhibition] Galerie Druet | Paris 1906 | 13.5 x 18.5 cm | stapled Rare first edition of the catalogue of Henri Matisse's second personal exhibition, assembling 58 of the artist's paintings, held at the Galerie Duret between 19 March and 7 April 1906. Following the famous Salon d'Automne in October 1905, Matisse individually presents his scandalous canvases painted during his stay in Collioure, accompanied by André Derain, at the Galerie Druet. These brightly coloured pieces, largely inspired by Gauguin, set the principles of Fauvism and give rise to criticism. The Galerie Druet catalogue includes 4 of the 10 paintings by Matisse exhibited in the "Fauves" salon VII of the Salon d'Automne some months previously, along with works by Derain, Vlaminck, Manguin, Camoin and Marquet. This consecutive exhibition at the Salon, held at the Galerie Druet, was also an opportunity for the artist to present his views of Collioure for the first time, which were absent from the Salon d'Automne which had favoured Derain's landscapes - thus, included in this catalogue is the famous "Plage rouge", which marks the artist's definitive break from the imitation of colour. A light sign of a vertical fold on the first wrapper, otherwise a beautiful copy. Rare early illustrated catalogue comprising reproductions of 3 of Henri Matisse's works. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare édition originale du catalogue de la deuxième exposition personnelle d'Henri Matisse, rassemblant 58 oeuvres de l'artiste présentées à la Galerie Druet du 19 Mars au 7 Avril 1906. Au lendemain du célèbre Salon d'Automne d'octobre 1905, Matisse présente individuellement à la Galerie Druet ses scandaleuses toiles peintes durant son séjour à Collioure en compagnie d'André Derain. Ces oeuvres éclatantes de couleur largement inspirées de Gauguin posèrent les principes du fauvisme et déchaînèrent les critiques. Le catalogue de la galerie Druet comprend 4 des 10 tableaux de Matisse exposés dans la salle VII des "Fauves" du Salon d'Automne quelques mois auparavant, parmi les oeuvres de Derain, Vlaminck, Manguin, Camoin, et Marquet. Cette exposition consécutive au Salon, tenue à la galerie Druet, fut également l'occasion pour l'artiste de présenter pour la première fois ses vues de Collioure, absentes du Salon d'Automne qui avait privilégié les paysages de Derain - ainsi figure dans ce catalogue la fameuse Plage rouge, qui marque la rupture définitive de l'artiste avec le mimétisme de la couleur. Une légère trace de pliure verticale sur le premier plat, sinon bel exemplaire. Rare catalogue illustré de 3 reproductions d'oeuvres d'Henri Matisse.
- Chez F. Mazot, A Paris 1653, Pet. in-8 (11,5x16cm), 53f., relié. - Seconde édition avec le privilège de 1653, rare. Ouvrage entièrement gravé de 53 feuilets (avec texte et figures), et illustré d'un portrait de Charles de l'Aubespine par Guillaume de Gheyn, d'un beau titre frontispice par Collin. Cette édition diffère de la première par quelques points notables. Outre que les gravures sont moins encrées et plus usées, les 35 parties de la messe ont été retouchées : les chevelures ont été allongées et les habits sacerdotaux décorés, l'ensemble conférant davantage de lustre à la cérémonie, la première édition s'avérant à l'aune de celle-ci plus monacale ; un frontispice pour les Psaumes de david a été également ajouté. Une première partie est constituée de 68 pages : les litanies. Elle se compose d'un frontispice, d'une figure à gauche d'un épisode de la messe et à droite d'une oraison (français et latin) avec deux figures de saints en pied. Le livre se poursuit par d'autres litanies sur 4 pages avec des figures de saints, puis une litanie à Jesus, avec son portrait, puis une litanie à la vierge également avec un portrait ; les textes sont situés au centre de scènes historiées dans un encadrement. Enfin 8 pages gravées de psaumes avec 7 scènes historiées dans un large encadrement. Les deux dernières pages présentent deux oraisons en français. Reliure en plein maroquin rouge ca 1860 signée Koehler sur le premier feuillet de garde. Dos à nerfs orné de caissons. Titre doré. Triple filet d'encadrement sur les plats. Tranches dorées. Menus frottements aux mors et coins. Un trou au feuillet 33. Rousseurs sur les pages de garde, le frontispice et le feuillet de privilège, sinon exemplaire frais. Bel exemplaire, bien établi dans une reliure en plein maroquin rouge de Koehler. Manuel de la messe exemplaire dans l'illustration religieuse et la vie spirituelle du XVIIe siècle. La spiritualité du recueil repose sur l'assimilation mystique des actes de la Passion et des phases du sacrifices de la messe. « L'une des trois publications importantes dont les gravures sont révélatrices des tendances caractéristiques de l'illustration religieuse à cette date. » Jeanne Duportal (Etudes sur les livres à figures du XVIIème siècle). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Galerie Durand-Ruel, Paris 1904, 10x17,5cm, relié. - [Views of the Thames in London] Galerie Durand-Ruel | Paris 1904 | 10 x 17,5 cm bound in vellum-effect paper boards First edition of the exhibition catalogue presenting 37 works by Claude Monet at the Galerie Durand-Ruel from 9 May to 4 June 1904. During the exhibition, most of the paintings were immediately purchased by American collectors. Binding in vellum-effect paper boards, names of the catalogue preface writer and the painter inscribed in ink, water-effect paper endpapers, covers and spine preserved, curious ex-libris drawn by H. P. Gassier glued to a pastedown endpaper, binding signed Gonon. Preface by Octave Mirbeau. A rare and pleasant copy. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale du catalogue de l'exposition présentant 37 uvres de Claude Monet à la Galerie Durand-Ruel du 9 mai au 4 juin 1904. Durant dette exposition, la plupart des toiles ont été immédiatement achetées par des collectionneurs américains. Reliure en plein cartonnage façon vélin, dos lisse, noms du préfacier du catalogue et du peintre inscrits à la plume, gardes et contreplats de papier à effet moiré, couvertures et dos conservés, curieux ex-libris dessiné par H. P. Gassier encollé sur un contreplat, reliure signée Gonon. Préface d'Octave Mirbeau. Rare et agréable exemplaire.
- Ex officina Hadriani Schoonebeek., Amstelodami (Amsterdam) 1695, In-12 (9x16cm), relié. - The rare first edition, with a frontispiece and 61 illustrations. Brown sheep, spine with decorated raised bands, roulette to head and foot, red morocco title piece. Three corners bumped. A good and fresh copy. The work puts together on two pages an extract from a literary work and its interpretation by Smids, as well as an illustration of a mythological scene by Schoonebeek (Alcestis, Hercules, Medea, Oedipus, etc...). The latter was a student of Romain de Hooghe, whose influence is clearly visible. This work is a magnificent example of the baroque illustrated book, alongside the La Fontaine of Romain de Hooghe. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, rare, illustrée d'un frontispice et de 61 figures. Reliure en pleine basane brune. Dos à nerfs orné, roulette en queue et tête. Pièce de titre en maroquin rouge. Trois coins émoussés. Bon exemplaire, d'une belle fraîcheur. L'ouvrage rassemble sur deux pages un extrait littéraire et son interprétation par Smids, et une figure illustrant un épisode mythologique par Schoonebeek (Alceste, Hercule, Médée, dipe...). Ce dernier fut l'élève de Romain de Hooghe dont l'influence est clairement visible. L'ouvrage constitue l'un des fleurons du livre baroque illustré avec le La Fontaine par Romain de Hooghe.
- Au dépens de la Compagnie, A La Haye 1723, in-4 (16,5x20,5cm), 59pp. 218pl., 4 tomes reliés en 1 volume. - Nouvelle édition en quatre langues après celle citée en p. 59 chez Mortier en 1659. Il s'agit de la troisième édition, l'originale ayant été publiée à Paris en 1694, in 8, en français uniquement. L'illustration remarquable comprend un frontispice allégorique par Jan van Vianen, un grand plan dépliant de la ville et du château de Versailles, et 218 planches numérotées, dont cinq dépliantes, le tout gravé par P. le Gros, Garnier, I. la Clerion, N. Coustous, Cornu, d'après les dessins de Thomassin. L'ouvrage se divise en quatre parties avec 3 pages de titres en rouge et noir pour l'ensemble (une en néerlandais, une en français, et une à la date de 1695 chez Pierre Mortier), et 4 pages de titres en rouge et noir pour chacun des tomes, dont voici le détail : t. 1. Les statues antiques & modernes de Versailles, fig. 1-53 -- t. 2. Les groupes de Versailles, fig. 54-85 -- t. 3. Les fontaines et autres ornemens de Versailles, fig 86-172 -- t. 4. Les thermes et vases de Versailles, fig. 173-218. L'index est en 4 langues. Reliure en pleine basane brune d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre moderne manuscrite à la plume noire. Coiffe de tête élimée. Les coins émoussés dont un fortement dénudé. Frottements. Le grand plan dépliant porte une restauration au dos, invisible au recto. 4 feuillets brunis dans l'index. Un feuillet manuscrit ancien in fine avec les noms des sculpteurs. On considère que l'ouvrage en question constitue la plus belle réalisation de Simon Thomassin (1653-1732), graveur du roi, qui a réalisé de nombreux ouvrages. L'oeuvre fut commanditée par Louis XIV lui-même en 1689. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Tuscany Alley, San Francisco 1994, 27x39cm, 2 volumes reliures en de l'éditeur, sous étui. - First edition, one of 75 numbered copies on Rives paper, the only printing with 10 others also on Rives signed by Adrian Wilson and 3 hors commerce copies. Cream-colored cloth, complete with slipcase. With numerous original woodcuts by Adrian Wilson. This copy retains its chemise, which holds 50 or so characteristic examples of the work of the printer Adrian Wilson. A fine and rare copy. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des 75 exemplaires numérotés sur Rives, seul tirage avec 10 également sur Rives signés par Adrian Wilson et 3 hors commerce. Reliures en pleine toile crème, dos lisses, exemplaire bien complet de son étui. Ouvrage illustré de nombreux bois originaux d'Adrian Wilson. Notre exemplaire est bien complet de sa chemise qui renferme une cinquantaine de pièces imprimées représentatives du travail d'imprimeur d' Adrian Wilson. Rare et très bel exemplaire.
- (Saché) 29 décembre 1956, 14,7x10,4cm, une carte postale. - Handwritten signed postcard from Alexander Calder to Juan Luis Buñuel N. p. [Saché] December 29th 1956, 14,7 x 10,4 cm, one postcard Handwritten signed postcard from Alexander Calder to Juan Luis Buñuel, written in English in ballpoint pen and blue felt-tip. Saché postmark (Indre-et-Loire). Paris address of Juan Luis Buñuel. Card perforated with two holes at the top. Photograph of one of Calder's stabiles on the front. Provenance: Buñuel family archives. In 1939, Luis Buñuel, who had just received an offer to work in Hollywood, decided, with his wife and child, to leave the chaotic situation in Europe to go and live the American Dream. The penniless Buñuels initially spent a few precarious months living in New York. Luis Buñuel found himself forced to ask Dalihis longstanding friend in exile, along with Gala, during these yearsto lend him some money. His request was refused in no uncertain terms, putting an end to the two men's friendship. Thus it was Calder, whom Luis had perhaps already met in Paris in the 1920s, who put the whole family up in his Upper Side apartment. Juan Luis Buñuel, the artist's godson, sensed that his interest in sculpture began in this same period: "When Dali told my father he would not lend him any money, he contacted him [Calder]. He offered his house to us and we lived with his family for a time. I can only vaguely remember it, but it was then that I started to become interested in sculpture and he encouraged me" (Anton Casto, Juan Luis una entrevista). Despite the geographical distance that would come to separate them, Alexander Calder would remain a friend of the Buñuel family. The relationship between the artist and the film-maker is, however, almost entirely absent from the biographies, and this correspondence is a rare testimony to the profound connection between the sculptor and the Buñuel family. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée d'Alexander Calder à Juan Luis Buñuel, rédigée en anglais au stylo bille et au feutre bleu. Tampon postal de Saché (Indre-et-Loire). Adresse parisienne de Juan Luis Buñuel. Carte perforée en tête de deux trous. Photographie d'un stabile de Calder au recto de la carte. Provenance : archives de la famille Buñuel. En 1939, Luis Buñuel, qui venait de recevoir une proposition de travail à Hollywood, décide, avec femme et enfant, de quitter la situation chaotique de l'Europe pour vivre l'American Dream. Les Buñuel, désargentés, transitent d'abord quelques mois par New York où ils vivent dans des conditions précaires. Luis Buñuel se voit contraint de demander à Dali - son ami de longue date en exil avec Gala dans ces mêmes années - de lui prêter de l'argent. Il essuie un violent refus qui met fin à l'amitié des deux hommes. C'est alors Calder, que Luis a peut-être déjà rencontré à Paris dans les années 1920, qui accueille toute la famille dans son appartement de l'Upper Side. Juan Luis Buñuel, filleul de l'artiste, suppose que son intérêt pour la sculpture a commencé à la même période : « Quand Dali dit à mon père qu'il ne lui prêterait pas d'argent, il l'a contacté [Calder]. Il nous a offert sa maison et nous avons vécu au côté de sa famille pendant quelque temps. Je ne m'en rappelle que vaguement, mais c'est alors que j'ai commencé à m'intéresser à la sculpture et il m'a encouragé. » (Anton Castro, Juan Luis una entrevista). En dépit de la distance géographique qui les séparera, Alexander Calder demeurera un ami de la famille Buñuel. La relation entre l'artiste et le cinéaste est cependant presque totalement absente des biographies et cette correspondance est un rare témoignage du lien profond entre le sculpteur et la famille Buñuel.
- (Saché) s.d. (circa 1953), 21x26,8cm, une page sur un feuillet. - Handwritten signed letter from Alexander Calder to Juan Luis Buñuel N. p. [Saché] n. d. [ca. 1953], 21 x 26,8 cm, one page on one leaf Handwritten signed letter from Alexander Calder to Juan Luis Buñuel, written in French in black felt-tip. Letter perforated with two holes in the left-hand margin. Calder's telephone number in top left-hand corner, a few directions to get to Saché in right-hand corner. Small sign in red felt-tip at the end of the letter. Two corrections and additions in Calder's hand. Provenance: Buñuel family archives. In 1939, Luis Buñuel, who had just received an offer to work in Hollywood, decided, with his wife and child, to leave the chaotic situation in Europe to go and live the American Dream. The penniless Buñuels initially spent a few precarious months living in New York. Luis Buñuel found himself forced to ask Dalihis longstanding friend in exile, along with Gala, during these yearsto lend him some money. His request was refused in no uncertain terms, putting an end to the two men's friendship. Thus it was Calder, whom Luis had perhaps already met in Paris in the 1920s, who put the whole family up in his Upper Side apartment. Juan Luis Buñuel, the artist's godson, sensed that his interest in sculpture began in this same period: "When Dali told my father he would not lend him any money, he contacted him [Calder]. He offered his house to us and we lived with his family for a time. I can only vaguely remember it, but it was then that I started to become interested in sculpture and he encouraged me" (Anton Casto, Juan Luis una entrevista). Despite the geographical distance that would come to separate them, Alexander Calder would remain a friend of the Buñuel family. The relationship between the artist and the film-maker is, however, almost entirely absent from the biographies, and this correspondence is a rare testimony to the profound connection between the sculptor and the Buñuel family. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe signée d'Alexander Calder à Juan Luis Buñuel, rédigée en français au feutre noir. Lettre perforée de deux trous en marge gauche. Coordonnées téléphoniques de Calder en haut à gauche, ainsi que plusieurs indications d'itinéraire pour se rendre à Saché à droite. Petit signe au feutre rouge en fin de lettre. Deux corrections et ajouts de la main de Calder. Provenance : archives de la famille Buñuel. En 1939, Luis Buñuel, qui venait de recevoir une proposition de travail à Hollywood, décide, avec femme et enfant, de quitter la situation chaotique de l'Europe pour vivre l'American Dream. Les Buñuel, désargentés, transitent d'abord quelques mois par New York où ils vivent dans des conditions précaires. Luis Buñuel se voit contraint de demander à Dali - son ami de longue date en exil avec Gala dans ces mêmes années - de lui prêter de l'argent. Il essuie un violent refus qui met fin à l'amitié des deux hommes. C'est alors Calder, que Luis a peut-être déjà rencontré à Paris dans les années 1920, qui accueille toute la famille dans son appartement de l'Upper Side. Juan Luis Buñuel, filleul de l'artiste, suppose que son intérêt pour la sculpture a commencé à la même période : « Quand Dali dit à mon père qu'il ne lui prêterait pas d'argent, il l'a contacté [Calder]. Il nous a offert sa maison et nous avons vécu au côté de sa famille pendant quelque temps. Je ne m'en rappelle que vaguement, mais c'est alors que j'ai commencé à m'intéresser à la sculpture et il m'a encouragé. » (Anton Castro, Juan Luis una entrevista). En dépit de la distance géographique qui les séparera, Alexander Calder demeurera un ami de la famille Buñuel. La relation entre l'artiste et le cinéaste est cependant presque totalement absente des biographies et cette correspondance est un rare témoignage du lien profond entre le sculpteur et la famille Buñuel.
- (Saché) 22 décembre 1966, 14,7x10,4cm, une carte postale. - Handwritten signed postcard from Alexander Calder and Juan Luis Buñuel to Jeanne Buñuel née Rucar N. p. [Saché] December 22th 1966, 14,7 x 10,4 cm, one postcard Handwritten signed postcard from Alexander Calder and Juan Luis Buñuel to Jeanne Buñuel, written in French in black felt-tip. Saché postmark (Indre-et-Loire). Jeanne Buñuel's address in Mexico. Card perforated with two holes at the top. Photograph of Calder's studio in Saché on the front of the card. Provenance: Buñuel family archives. In 1939, Luis Buñuel, who had just received an offer to work in Hollywood, decided, with his wife and child, to leave the chaotic situation in Europe to go and live the American Dream. The penniless Buñuels initially spent a few precarious months living in New York. Luis Buñuel found himself forced to ask Dalihis longstanding friend in exile, along with Gala, during these yearsto lend him some money. His request was refused in no uncertain terms, putting an end to the two men's friendship. Thus it was Calder, whom Luis had perhaps already met in Paris in the 1920s, who put the whole family up in his Upper Side apartment. Juan Luis Buñuel, the artist's godson, sensed that his interest in sculpture began in this same period: "When Dali told my father he would not lend him any money, he contacted him [Calder]. He offered his house to us and we lived with his family for a time. I can only vaguely remember it, but it was then that I started to become interested in sculpture and he encouraged me" (Anton Casto, Juan Luis una entrevista). Despite the geographical distance that would come to separate them, Alexander Calder would remain a friend of the Buñuel family. The relationship between the artist and the film-maker is, however, almost entirely absent from the biographies, and this correspondence is a rare testimony to the profound connection between the sculptor and the Buñuel family. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée d'Alexander Calder et de Juan Luis Buñuel à Jeanne Buñuel, rédigée en français au feutre noir. Tampon postal de Saché (Indre-et-Loire). Adresse mexicaine de Jeanne Buñuel. Carte perforée en tête de deux trous. Photographie de l'atelier de Calder à Saché au recto de la carte. Provenance : archives de la famille Buñuel. En 1939, Luis Buñuel, qui venait de recevoir une proposition de travail à Hollywood, décide, avec femme et enfant, de quitter la situation chaotique de l'Europe pour vivre l'American Dream. Les Buñuel, désargentés, transitent d'abord quelques mois par New York où ils vivent dans des conditions précaires. Luis Buñuel se voit contraint de demander à Dali - son ami de longue date en exil avec Gala dans ces mêmes années - de lui prêter de l'argent. Il essuie un violent refus qui met fin à l'amitié des deux hommes. C'est alors Calder, que Luis a peut-être déjà rencontré à Paris dans les années 1920, qui accueille toute la famille dans son appartement de l'Upper Side. Juan Luis Buñuel, filleul de l'artiste, suppose que son intérêt pour la sculpture a commencé à la même période : « Quand Dali dit à mon père qu'il ne lui prêterait pas d'argent, il l'a contacté [Calder]. Il nous a offert sa maison et nous avons vécu au côté de sa famille pendant quelque temps. Je ne m'en rappelle que vaguement, mais c'est alors que j'ai commencé à m'intéresser à la sculpture et il m'a encouragé. » (Anton Castro, Juan Luis una entrevista). En dépit de la distance géographique qui les séparera, Alexander Calder demeurera un ami de la famille Buñuel. La relation entre l'artiste et le cinéaste est cependant presque totalement absente des biographies et cette correspondance est un rare témoignage du lien profond entre le sculpteur et la famille Buñuel.
- Carjat et Cie, Paris 1865 ca, 6x10,7cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur carton, avec sa marque au dos et en marge basse. Portrait en pied de Gustave Doré, habillé de blanc, vers l'âge de 35 ans, portant moustache et barbichette. Très rare photographie du peintre dans sa jeunesse, qui était à peu près du même âge que Carjat. Le peintre, l'air absent et détaché, presque mélancolique, dans un pose très dandy, porte un cigare dans la main droite et une main glissée dans la poche gauche de son pantalon. Belle épreuve. Un exemplaire détenu par le musée carnavalet à Paris, mais dans une tonalité beaucoup plus sombre. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris s.d. (circa 1954), deux nus : 33x23cm ; fleurs et nu seul : 24x30,5cm, une feuille. - Original black and white photographs of 3 Nicolas de Staël's paintings Paris n.d. (circa 1954), two nudes: 33x23cm ; flowers and nude painting: 24x30,5cm, three leaves. Set of 3 original silver prints of Nicolas de Staël's paintings by Denise Colomb. Folds and small tears to the margins of the photo featuring two nudes. Traces left by a typed paper to the margins of the flower painting. Darker traces and folds to the margins of the standing nude. Photos of de Staël's paintings taken in the painter's Parisian atelier rue Gauguet, one year before his death: a painting from his famous Flowers series (1953-1954), as well as two paintings of nudes, a subject that became a leitmotiv in his work from 1951 until his death in 1955. Taken by Denise Colomb, great portraitist of the 20th century known for her portraits of Antonin Artaud, Giacometti, Picasso, Soulages and Miro in their studios. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Ensemble de 3 vues photographiques originales d'oeuvres de Nicolas de Staël par Denise Colomb, en tirage d'époque. Traces de plis et petites déchirures aux extrémités du cliché des deux nus. Discrète décharge d'un papier dactylographié en marge du cliché de la toile des Fleurs. Traces sombres et plis en marge du cliché de la toile représentant un nu seul. Clichés représentant trois toiles prises dans l'atelier du peintre, au 7 de la rue Gauguet à Paris, un an avant sa fin tragique. On y retrouve une toile de sa célèbre série Fleurs, réalisée entre 1953 et 1954, ainsi que deux toiles représentant des nus, un sujet devenu l'une des clés de voûte de son travail sur le rapport entre le fond et la figure à partir de 1951 et jusqu'à sa mort en 1955. Les photographies furent prises par Denise Colomb, grande portraitiste du XXe siècle, qui immortalisa Antonin Artaud, et réalisa des vues spectaculaires des ateliers de Giacometti, Picasso, Soulages et Miro. "On dit que son atelier était une caverne de potier paléontologique. A sédiments, couches du paléo... Un creuset, un grand puits matériel, criblé de pigments, de pinceaux, de pots de truelles plâtrées, de seaux, de chiffons. Dans une forte odeur de térébenthine. Un atelier gorgé, souillé, empanaché de crasses, des pâtes de la maçonnerie. Son envergure, sa force, sa hauteur de hunier s'élançent dans ce cratère de Vésuve. Légèrement déboussolé, il incline, il verse. Peindre, pour lui, c'est être en proie au vertige, à des bifurcations imprévisibles d'accident, de hasard." (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos).
In-4, 207p. Edition originale du catalogue raisonné des gravures et lithographies de Pietro Sarto. Un des 135 exemplaires de tete enrichi dans le texte de 5 gravures originales sur Lana, monogrammées, et de 4 gravures sur divers papiers, justifiées et signées, en feuilles libres dans un portefeuille. Textes de Florian Rodari, Jon Goodman, Albert Flocon et Rainer Michael Mason. Exemplaire en excellente condition.
- Chez Ponthieu, A Paris 1799 (An VII), In-8 (12,5x19,5cm), viij, 415pp. et (4) 455pp. et (4) 400pp., relié. - Edition originale. Reliure en demi basane brune mouchetée à plat de papier jaune flammé, adroit pastiche de la fin du XIXe. Dos lisse orné de filets gras et maigres. Pièces de chagrin noir. Infimes traces de frottement. Restauration au dos de la page de titre du tome 2, comblant une mince déchirure en marge sur 3 cm. P. 149, manque en marge. Bel exemplaire, bien frais. Le président de Brosses réalise son voyage en Italie dans les années 1739 et 1740, âgé alors de 30 ans, certaines lettres datent de cette période et furent effectivement envoyées d'Italie, mais la plupart furent écrites après le voyage. Ces lettres intéressent à la fois les beaux-arts et les moeurs, l'auteur s'y montre un observateur fin et léger et nous dresse le plus charmant portrait de l'Italie qui ait été écrit, comme une délicieuse promenade pleine d'anecdotes et de traits piquants, il y parle notamment beaucoup de musique, de sa visite à Vivaldi et aux jeunes filles de L'hôpital de la piété (Ospedale de la Pieta). Bien que d'autres éditions suivirent cette première au XIXe, se prétendant plus correctes, cette édition originale est la plus conforme aux manuscrits, même si elle a été faite avec une certaine négligence. C'est Antoine Sérieys, archiviste, qui a réalisé cette édition avec des notes assez piquantes puisqu'elles sentent un esprit post-révolutionnaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Apud Io. Iacobum de Rubeis & Ioannem Baptistam Bussottum, Romae 1688, Pet. in-Folio (22,5x33cm), relié. - Nouvelle édition, après la première, parue également à Rome en 1657. Le second texte est également à la date de 1688, mais pas à la même adresse. Une page de titre pour la dernière partie : Io. Petro Bellori notae in numistata tum Ephesia, tum aliarum urbium apibus insignata, sans adresse et sans lieu, avec une abeille en vignette de titre. Dans les trois parties, les planches sont prises dans la pagination. Les deux parties qui suivent la première ne faisaient pas partie de la première édition, elles sont jointes au texte de Mnestrier pour la première fois. L'illustration contient 24 planches : 12 planches pour la première partie, certaines avec 2 figures. 10 planches, la plupart de médailles pour la seconde partie. 2 planches pour la troisième partie. Superbement gravées sur cuivre, ces planches ne sont pas signées. Reliure moderne à la bradel en demi vélin crème, dos lisse, pièce de titre de chagrin noir, plats de papier ancien, reliure signée Goy & Vilaine. Claude-François Ménestrier était bibliothècaire du cardinal Barberin lorsqu'il écrivit ce livre sur la célèbre statue antique de Diane d'Ephèse (ou Artemis). Il cherchait en fait à répondre aux interrogations suscitées par les multiples symboles de la sculpture et au mystère du culte de Diane. A travers les différentes représentations de cette Diane d'Ephèse, l'auteur émet plusieurs hypothèses sur la signification des animaux qui peuplent la statue, sur les multiples seins, et tente de définir l'origine de ces symboles... Montfaucon, citant la statue dans son grand ouvrage : L'Antiquité expliquée et représentée en figures, renverra à la lecture du livre de Ménestrier dont il fait l'éloge, affirmant que l'auteur donne la signification de tous les symboles, jusqu'aux plus petits, même si selon lui, les connaissances parcellaires dont nous disposons ne permettent pas de comprendre parfaitement les mystères de la Diane d'Ephèse. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Presso Agapito Franzetti, in Roma 1820 S.d., Trois volumes in-12 oblong (15,5x22cm), reliés. - Edition originale illustrée de 159 figures à l'eau-forte figurant des vues de Rome, plus le titre gravé, soit 160. Les gravures portent différentes signatures : Parboni, Franzetti, Olivieri, ou n'en portent aucune, et parfois la date de 1824, 1827 et 1829. Tirage sur vélin fort. Les exemplaires repérés dans plusieurs bibliothèques, notamment celle du Québec, ne contiennent que 60 planches, mais on sait qu'un recueil de planches de Parboni est paru plus tardivement en 1830 contenant des planches de 1824, avec 100 figures, un autre avec 50 planches en 1834 ; notre exemplaire pourrait avoir été truffé des planches de ces éditions. Certaine planches ont des numéros, mais ne semblent pas avoir été reliées dans l'ordre. Les planches ont des formats relativement variable (10,5x14,5cm ; 10x13,5cm). Reliures en demi veau noisette d'époque. Dos lisse orné de fers en long. Un manque en tête du tome 3. Frottements en coiffes, et mors. Quelques pâles rousseurs dans les marges sur un papier bien blanc. Bon exemplaire. Ex-libris Steph. Eglée (Ecclesiae Parisiensis canonici), tampon rouge. Un ex-libris non identifié sur les contreplats du XXe siècle. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.n., s. l. [Boulouris] s.d. (ca 1920-1930), 12x17cm & 16,5x22,5cm, 6 photographies montées sur carton. - Collection of six original photographs showing the interior of the Pax Villa in Boulouris-sur-Mer owned by Jenny Meurlot [Boulouris ca 1920-30] | 12 x 17 cm & 16,5 x 22,5 cm |6 photographs mounted on card Collection of six original photographs, contemporary silver print. All the photographs are mounted on strong boards and show the interior of the Pax Villa in Boulouris-sur-Mer owned by Jenny Meurlot, who also appears on two of them. Some of the photographs are discreetly side-stitched in the margin. Four of the photographs show, on the lower right margin, the engraved signature of the Raphaël studio A. Bandieri. Jenny (Eugénie) Meurlot was a pupil of Jules Chérét, a close friend of Sarah Bernhardt and Natalie Clifford Barney, but also an ambassador and muse of René Lalique. In her residence, the Pax villa in Boulouris-sur-Mer in Var, she hosts many artists (Mucha, Dufy) and keeps an important collection of works of art. On two of the photographs, we can make out her portrait as Sappho, painted by Jan Styka (1858-1925), currently kept at the Smart Museum of Art in Chicago. Very beautiful collection, testimony to the elegance of the illustrious home of the artist. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Ensemble de six photographies originales, tirages argentique d'époque. Tous les clichés sont montés sur des cartons forts et figurent l'intérieur de la villa Pax à Boulouris sur Mer propriété de la peintre Jenny Meurlot, qui apparaît d'ailleurs sur deux d'entre eux. Quelques photographies sont très discrètement piquées en marge. Quatre des photographies présentent, en marge basse droite, la signature gravée du studio raphaëlois A. Bandieri. Jenny (Eugénie) Meurlot fut l'élève de Jules Chérét, une proche amie de Sarah Bernhardt et de Natalie Clifford-Barney, mais aussi une ambassadrice et égérie des bijoux de René Lalique. Dans sa résidence, la villa Pax à Boulouris sur Mer dans le Var, elle accueille de nombreux artiste (Mucha, Dufy) et conserve une importante collection d'uvres d'art. Sur deux des photographies, on distingue d'ailleurs son portrait en Sappho peint par Jan Styka (1858 1925) actuellement conservé au Smart Museum of Art de Chicago. Très bel ensemble, témoignage du rafinement de l'illustre demeure de l'artiste.