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- Paris s.d. [début janvier 1884], 10,2x13 cm, 4 pages sur un feuillet double. - Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 67 lignes à l'encre noire sur un papier à en-tête « GM 83, rue Dulong », enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Cette longue missive débute par une commission qui a été faite à Maupassant : « Je m'acquitte tout de suite d'une commission dont on me charge pour vous, bien qu'il me semble y découvrir un peu d'ironie. La princesse Ouroussow, qui vient de m'écrire pour me demander d'aller la voir ce soir, me prie, en post-scriptum, de la rappeler à votre souvenir lorsque je vous verrai. » La princesse Ouroussow était l'épouse de l'ambassadeur russe à Paris. Avec la Comtesse, elle faisait partie de ce gotha mondain qui entourait les auteurs et les artistes. L'ironie dont il fait mention est celle-ci : « Comme des gens réputés perspicaces ont affirmé que toute la pensée d'une lettre de femme est dans le post-scriptum, [...] j'ai tenu à remplir immédiatement mon rôle d'intermédiaire. » Il a déduit de cet ajout « que la lettre de la princesse, malgré ce qu'elle contient d'aimable pour moi, s'adressait à vous ». Cette étonnante lettre aborde par la suite un penchant peu connu de Maupassant : son goût pour les fétiches. Il informe sa correspondante que : « La main, depuis qu'elle est revenue de chez vous, me semble dans une agitation extraordinaire. » Il s'agit de la fameuse main que Maupassant avait acheté à George Powell. C'était par l'entremise du poète Charles Swinburne (que Maupassant sauva presque de la noyade) que les deux hommes se rencontrèrent à Étretat en 1868. Powell et Swinburne y partageaient une maison, emplie de la collection de curiosités de Powell. La main dont il est question était momifiée et elle a inspiré Maupassant par deux fois. Une première en 1875 avec La Main de l'écorché, puis en 1885 avec La Main. Cette nervosité du porte-bonheur conduit Maupassant à s'interroger : « Peut-être avez-vous eu tort de ne point la garder comme fétiche ? » Il ajoute : « Mais j'ai d'autres fétiches singuliers. En voulez-vous un ? » En effet, il en possède une collection : « Je possède la chaussure d'une petite Chinoise morte d'amour pour un Français. » Il commente les potentiels effets de ces objets : « Ce talisman porte bonheur aux désirs du coeur. J'ai encore une grande croix en cuivre, fort laide, qui faisait des miracles parait-il dans le village où je l'ai trouvée. » Mais ces talismans ne fonctionnent pas tous comme ils le devraient : « Depuis qu'elle est chez moi elle n'en fait plus. C'est peut-être le milieu qui la gêne. » Ce n'est pourtant pas le plus étonnant : « Mais ce que je possède de plus singulier ce sont les deux extrémités d'un homme trompé par sa femme et mort de chagrin. L'épouse coupable conserva le pied et la corne de ce mari [...] et les fit souder ensemble. J'ignore quel peut-être l'effet de cet objet. » Malgré le sérieux de l'affaire, Maupassant ne se départit pas de son humour : « Dites, Madame, voulez-vous un fétiche ? J'ajoute que mes amis prétendent que je porte bonheur moi-même ! Je mets à vos pieds ce dernier porte-veine qui demande la préférence. » Pour faire écho à sa déclaration concernant les post-scriptum féminins, il en ajoute deux à sa lettre. Dans le premier il demande à la comtesse Potocka de le rappeler au souvenir de Mme Lambert. Cette dame était l'épouse d'Eugène Lambert, peintre connu pour ses chats et qui fréquentait le même milieu que Maupassant et la comtesse. Le second est bien plus savoureux : « Il ne faut pas attacher aux post-scriptum des hommes la même importance qu'à ceux des femmes. » Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nohant 16 août [18]59, 13,5x20,9cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à Ernest Feydeau. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle et longue lettre évoquant la littérature et l'amitié entre écrivains. D'abord courtier en bourse et spécialiste de l'Antiquité, Ernest Feydeau se lança sur le tard dans la fiction. Soucieux d'occuper un espace littéraire dans lequel il ne s'estimait pas justement apprécié, il fit jouer ses relations et entretint une relation épistolaire suivie avec d'illustres correspondants tels que Gustave Flaubert, Sainte-Beuve ou encore George Sand auxquels il adressa les ébauches de ses romans et dont il sollicita les avis. La présente lettre constitue une réponse de Sand qui vient d'achever la lecture de Daniel, deuxième roman de Feydeau. George Sand, alors à l'apogée de sa carrière littéraire, se décrit ainsi : « Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout. J'ai acquis le droit de n'être plus coquette, on m'a fait un assez grand reproche de ne l'avoir jamais été. Je vous dirai de moi tout ce que vous voudrez. » Comme à son habitude, très sollicitée par ses pairs, elle livre une critique très détaillée du texte que lui soumet son confrère : « Je ne suis pas contre les phrases qui détonnent, là où il faut qu'elles détonnent, mais je ne suis pas pour que l'harmonie soit sacrifiée au rythme. Je ne suis pas non plus pour le contraire. Comprenez-moi bien, je ne blâme que ce qui s'aperçoit trop, que ce qui révèle le procédé. Ne touchez pas aux passages dont vous me parlez, ils sont excellents. Et, en somme, je n'insisterai pas furieusement sur la question de forme dans le style, vu que si les qualités du vôtre devraient s'en aller avec ce qui me semble parfois un défaut, je serais au désespoir d'avoir signalé le défaut. » Elle-même très proche de Flaubert qu'elle surnommait son «?cul de plomb?», Sand semble ravie que les deux hommes se connaissent : « Je n'ai pas le temps. Mais j'aurai celui de vous recevoir quand vous serez libre, il faudra venir avec Flaubert qui a aussi en moi un lecteur enchanté et un ami littéraire de tout cur. Je ne le savais pas votre ami, et je suis contente qu'il le soit. » L'amitié va si loin que Sand bientôt réunit les deux écrivains, les mettant sur un total pied d'égalité : « Ce n'est pas un malheur pour vous, pas plus que pour Flaubert, d'appartenir à la race des voyants. » S'installe alors une forme de solidarité face à l'adversité de la critique : « Tout cela se sent mieux qu'on ne peut le dire, et c'est pour cela que la critique déraisonne les trois quarts du temps. » Car la critique a eu le malheur de taxer Feydeau, comme elle l'a fait avec Flaubert, de réaliste : « On s'est mêlé de baptiser votre manière et la sienne de réalisme. Je ne sais pas pourquoi ; à moins que le réalisme ne soit tout autre chose que ce que les premiers adeptes ont tenté de nous expliquer. Je soupçonne, en effet, qu'il y a une manière d'envisager la réalité des choses et des êtres, qui est un grand progrès, et vous en apportez la preuve triomphante. Mais le nom de réalisme ne convient pas, parce que l'art est une interprétation multiple, infinie. C'est l'artiste qui crée le réel en lui-même, son réel à lui, et pas celui d'un autre. Deux peintres font le portrait de la même personne. Tous deux font une uvre qui représente la personne, si ce sont deux maîtres. Et pourtant les deux peintures ne se ressemblent pas. Qu'est devenue la réalité ? » Cette longue diatribe - véritable manifeste - constitue un puissant témoignage de la répulsion de George Sand et Flaubert pour les théoriciens, obsédés par l'idée de classer la littérature selon un « système qui [...] aveugle ». [ENGLISH DESCRI
.....Compiled from Papers and other Materials of the Right Honourable George Lord Anson, and Published under his Direction, by Richard Walter, M.A. Chaplain of His Majesty's Ship the Centurion. SUBSCRIBERS COPY OWNED BY SUBSCRIBER LISTED IN BOOK AND WITH ADDITIONAL MANUSCRIPT LEAF SIGNED BY ANSON. First Edition. Quarto, measuring approximately 260mm x 210mm. 34, 420 pages, with 42 engraved folding plates and maps. Bound in a contemporary full calf binding. Bound without the directions to binder leaf, otherwise a stunning and very clean copy of this book. WITH THE SIGNATURE OF HENRY PENNYMAN ON THE TOP OF THE TITLE PAGE WHO IS LISTED IN THE LIST OF SUBCRIBERS AND THE BOOKPLATE OF JAMES PENNYMAN. IN ADDITION THERE IS A MANUSCRIPT LEAF - A RECEIPT FOR LOAN IN SALT - SIGNED IN THE ORIGINAL BY ANSON IN MAY 1752. This is the official account of Anson's voyage. England, at war with Spain in 1739, equipped eight ships under the command of George Anson to harass the Spaniards on the western coast of South America, for the purpose of cutting off Spanish supplies of wealth from the Pacific area. The Spanish fleet sent out to oppose the British ran into storms; provisions ran out and many ships were wrecked. Anson continued taking prizes during 1741-42, off the Pacific coast, and in June, 1743, captured the Manila galleon containing a vast treasure in Gold and Silver. Cox I, p. 49. Hill 1817. National Maritime Museum I, 109. Sabin 1625. Manuscript
- 8 octobre 1915, 13,1x20,7 cm, 2 pages sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Guillaume Apollinaire à « [son] p'tit Lou ami » [Louise de Coligny-Châtillon], deux pages rédigées à l'encre brune sur un feuillet de papier pelure. Traces de pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Il s'agit de l'une des dernières lettres adressées par Guillaume à Lou. Alors au front il lui écrit : « On ne parle pas de rétablir les permissions, aussi la mienne reste-t-elle douteuse. Il est certain qu'il faut que toutes les forces soient présentes et je comprends fort bien que les permissions pour le moment... ceinture. » Le 2 août 1914, l'État français donna l'ordre de mobilisation générale. Immédiatement Guillaume Apollinaire souhaita s'engager au sein des forces armées. Faute de nationalité française, le conseil de révision ajourna sa demande. Apollinaire, en proie au plus grand désarroi, accepta l'invitation de son ami Siegler-Pascal et l'accompagna à Nice. «?Un jour de fin septembre [...] Apollinaire déjeunait en agréable compagnie dans la meilleure auberge de Nice, chez Boutteau. [...] Une Parisienne les avait rejoints, une petite personne piquante, volubile et rieuse, à la chevelure acajou, passée au henné, coupée court aux yeux effrontés et battus.?» (Laurence Campa, Guillaume Apollinaire, Gallimard, 2013) Kostro fut immédiatement subjugué par la prestance de Louise de Coligny et lui envoya, dès le lendemain de leur rencontre, une déclaration enflammée?: «?Vingt-quatre heures se sont à peine écoulées depuis cet évènement que déjà l'amour m'abaisse et m'exalte tour à tour si bas et si haut que je me demande si j'ai vraiment aimé jusqu'ici.?» (Lettres à Lou, 28 septembre 1914) Débutera alors l'une des plus importantes correspondances de la littérature du XXème siècle. Malgré les vicissitudes de la guerre, les deux amants parvinrent à se retrouver à l'occasion des permissions de Guillaume. Pourtant, au lendemain de l'un de ces rendez-vous, le 2 janvier 1915, le jeune soldat fit la connaissance dans un train de Madeleine Pagès qu'il demanda en mariage en août 1915. Ce nouveau coup de foudre ne mit pourtant pas fin à ses échanges épistolaires avec Lou, qui prirent un ton bien plus amical mais néanmoins toujours séducteur : « J'ai reçu avec un grand plaisir ta lettre de St Nicolas je ne sais plus quoi (Meurthe et Moselle). (Avec la photo de la Cueillette de pommes.) Tu y es charmante et celui qui grimpe à l'échelle que tu tiens si gentiment est un homme heureux. Pour ma part, je le félicite. » Belle lettre du poète soldat à sa muse. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris s.d. [3 ou 4 juin 1940], 20,9x26,9 cm, 2 pages sur un feuillet. - Handwritten signed letter to Denise Rollin: "I think of you in this room and all that will happen there when we are together again." " je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble." Paris s.d[3 or 4 June 1940], 20.9 x 26.9 cm, 2 pages on one leaf Touching handwritten letter signed by Georges Bataille to Denise Rollin, 37 lines in pencil, small water stain in the top right not affecting the text. Georges Bataille tries to reassure his companion Denise Rollin: "Je t'en supplie. Il ne faut pas t'inquiéter, mais pas du tout." "I beg you. You must not worry, not at all." She moved to Vézelay where Bataille would soon join her. He stayed in Paris where the bombings did not disrupt Parisian lives at all: "Tu n'imagines point à quel point les petits dégâts qu'on voit paraissent insignifiants à côté de la place intacte qu'il y a de tous les côtés. Pendant toute l'alerte, j'ai déjeuné bien tranquille avec mon chef de service de passage à Paris (il vit au front)" "You have no idea how insignificant the little damage you see seems next to the square untouched on all sides. Throughout the alert, I had a very quiet lunch with my head of service passing through Paris (he lives on the front)" Bataille did not give up his job as librarian at the National Library. Suffering from tuberculosis, he was not sent to the front, and he took the opportunity to write several texts at that time, such as Madame Edwarda and Le Coupable. Further on, he mentions a visit: "Un peu après, Henri Michaux est venu me voir" "A little after, Henri Michaux came to see me" The two men had participated in the magazine Mesures and both had in common being separate from the surrealist nebula. In both of their respective works there is a violent independence and the same tension towards spirituality, a form of mysticism. Bataille had attended the seminary in his youth, and Michaux pleasantly said of him: "Il donne l'impression d'un séminariste sortant furtivement d'une pissotière." "He gives the impression of a seminarian surreptitiously coming out of a public urinal." After this almost trivial news, Bataille embarks on an analysis of his feelings: "Ce que tu me dis dans ta lettre, c'est pour moi ce qui délivre, c'est comme la nudité, tout ce qui se déchire entre toi et moi. Mais, encore une fois, je ne me suis jamais senti aussi près de toi." "What you tell me in your letter is for me what delivers, it is like nudity, everything that is torn apart between you and me. But, once again, I have never felt so close to you." He asks his correspondent: "il faut me dire tout. C'est très doux que j'aie vu où tu es, que je connaisse les chemins que tu prendras, les ponts par où tu passeras." "you must tell me everything. It is very sweet that I have seen you where you are, that I know the roads you will take, the bridges over which you will pass." Sensuality is never far from the author's feelings: "Dis-moi aussi quelle chambre tu as: pour que je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble." "Also tell me which room you have: so that I may think of you in that room and all that will happen there when we are together again." From this and past sensualities, there remain the fruits that are the children. Denise Rollin left for Vézelay in the company of her son Jean, nicknamed Bepsy: "Tu ne me dis rien de ta vie avec Bepsy [...] Bepsy est-il plus calme: moi aussi je l'ai entendu crier dans tes bras." "You don't tell me anything of your life with Bepsy [...] Is Bepsy calmer: I too heard him screaming in your arms." Bataille thanks Rollin: "Pour Sylvia je t'ai une immense reconnaissance de m'avoir aidé à changer." "For Sylvia I am immensely grateful to you for helping me change." Sylvia Bataille was the first wife of Georges Bataille. They were separated in 1934 but did not divorce until 1946. From this
- S.l. s.d. [circa 1940], 20,9x26,9 cm, 2 pages sur un feuillet. - Autograph letter, signed, to Denise Rollin: "I write to you like a blind man, because that is what you make me when you talk to me the way you do...you make me fall into a darkness that is almost unbearable" [ca 1940] | 20,9 x 26,9 cm 2 pages on a single leaf Autograph letter signed from Georges Bataille to Denise Rollin, 40 lines in black ink, two pages on one leaf. George Bataille and Denise Rollin's relationship lasted from the autumn of 1939 to the autumn of 1943 and left behind it a short but passionate correspondence. This letter dates from the early days of their connection, but already reveals Bataille's agonies: "Perhaps I was too happy with you for some months, even though suffering did not wait long to interrupt, at least for a time, a happiness that was almost a challenge." A passionate lover, Bataille moved from exultation to the deepest doubt and even offered his lover a potential way out of their relationship: "If you can't take it, me, any more, I beg you, don't deceive yourself any longer: tell me it's me, and not some foible I could have avoided and which is easily repairable." He would rather be sac- rificed on the altar of their love than have a relationship that was bland and flavorless: "Understand me when I tell you that I don't want everything to get bogged down, that I would really rather suffer than see a sort of shaky mediocrity as a future for you and me." Earlier in the letter, he turns to humor to tear him away from his worries: "I hardly dare make you laugh by telling you that I've lost weight, so that my trousers occasionally fall down, because I've not yet gotten into the habit of tightening my belt to the new notch." Then, he goes back to pleading: "I write to you like a blind man, because that is what you make me when you talk to me the way you do when you leave or when you phone, you make me fall into a darkness that is almost unbearable." He then tries to get a grip on himself: "there are moments I'm ashamed of doubting you and being afraid, or of stupidly losing my head." Finally, hemmed in by all his doubts as a lover, Bataille tried to find some respite in talking about the family that he had made up with Denise and her son Jean (alias Bepsy): "If you write me, tell me how Bepsy's doing, which is perhaps the only thing that you can tell me that doesn't touch something painful in me." Although Bataille's life as a writer is well known in these years, little is known about his private life. And it is not the least paradox of his very revealing work that it only tells the minimum of his private affairs, and usually the worst of it." (M. Surya, G. Bataille, la mort à l'uvre). When Georges Bataille met Denise Rollin in 1939, he had just lost his lover Colette Peignot to tuberculosis. His friends had abandoned him and war had just been declared. This sentimental and social chaos however, does not affect Bataille as much as the tumultuous relationship he took up with Denise Rollin who was a friend of Cocteau, Breton, Prévert and a muse of painters Kisling and Derain. Their romance lasted four years and left very few details of their sentimental life during this period of Occupation, except what Bataille is willing to tell us in his novel Le Coupable (The Guilty) partly inspired by this passionate and painful relationship. In a 1961 interview, Bataille looked back on this time: "Le Coupable is the first book that gave me a kind of satisfaction, an anxious one at that, that no book had given me and that no book has given me since. It is perhaps the book in which I am the most myself, which resembles me the most... because I wrote it as if in a sort of quick and continuous explosion." The letters addressed by Bataille to Denise during this period contain the seeds of the feelings that explode in Le Coupable as in all of Bataille's work. His writing is an ebb and flow of love and suffering, between e
- S.n., s.l. s.d. [circa 1940-1943], 20,7x27 mm, 2 pages sur un feuillet. - Belle et longue lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, inédite, déchirée en cinq morceaux n'affectant pas la lecture, 34 lignes à l'encre noire sur un feuillet. Fréquentant tous les deux les milieux intellectuels et artistiques parisiens, Georges Bataille et Denise Rollin se rencontrèrent au cours de l'année 1939. Elle fut notamment l'amie de Cocteau, Prévert et Breton. Bataille la décrivit ainsi dans ses carnets pour Le Coupable : « une illusion aussi fragile qui se dissiperait au moindre souci, au moindre relâchement de l'inattention. » Il reste peu de détails sur leur relation car la vie privée de Georges Bataille, particulièrement à cette époque, n'est pas tant documentée. Il apparaît dans cette lettre les sentiments profonds que Denise Rollin provoquaient chez Bataille : « Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...] » L'absolu de cet amour est tel que Bataille est prêt à tout : « [...] que vous le sachiez à tel point que si je ne devais plus avoir d'autre moyen qu'une profanation pour vous le prouver, je ferais devant vous cette profanation. » Il se sent pourtant coupable : « Je ne peux pas parler de l'état auquel je suis arrivé, je suis trop agité. Je sens, j'espère que c'est absurde. J'ai honte même de tant souffrir et de vous ennuyer avec ma souffrance quand vous seule êtes malade. » L'année précédente, il avait perdu sa compagne des suites de la tuberculose. Démuni devant la maladie, il admet : « [...] moi je ne peux pas vous guérir, je ne peux même pas vous soigner [...] » Seule Denise Rollin serait capable de l'apaiser : « Tout était noir auparavant [...] ce que je souffre et que vous pouvez si facilement guérir chaque fois que vous le voudrez [...] ». Abandonné aux affres de l'angoisse, Bataille admet : « Je suis tellement fou en ce moment (et de cela je veux vous parler) que je ressens comme une complicité et une perfidie de tous pour me faire mal, comme si vous vous prêtiez au jeu pour que je sois encore plus désespéré [...] » Au bord de la paranoïa, il supplie Rollin : « La seule chose dont je veux vous supplier [...], c'est de ne plus douter sans cesse de moi comme vous l'avez fait. » Il comprend pourtant : « [...] il y avait en moi et dans mon passé de quoi vous paraître insupportable [...] » Il lui offre une solution : « Ce qui m'apaiserait le plus si vous m'écriviez, ce serait que vous me disiez que vous me croyez, que vous voulez bien que je sois votre chose. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. (Paris) s.d. [5 ou 12 janvier 1860], 13,6x21cm, deux pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à l'archéologue Charles-Ernest Beulé. Deux pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet remplié. Le destinataire de cette lettre a apposé neuf lignes manuscrites, brouillon de sa future réponse, à la suite de la lettre de Flaubert. Cette lettre a été retranscrite et reproduite sur le site internet du Centre Flaubert de l'Université de Rouen. Le transcripteur de cette missive précise : « Les lignes écrites sous la signature sont-elles de Beulé ou de Flaubert-lui-même ? L'écriture ressemble à la sienne. Stéphanie Dord-Crouslé suggère que Flaubert a pu aller voir Beulé et écrire sous sa dictée ces éléments qui répondent aux questions posées. » Cette hypothèse nous semble peu probable dans la mesure où l'on connaît la réponse de Charles-Ernest Beulé à ce courrier elle-même numérisée par le Centre Flaubert et datée du 10 février 1860. Cette réponse ne nous paraît pas induire une visite de Flaubert chez Beulé. Il nous semble plus vraisemblable que Beulé ait inscrit sous la lettre de Flaubert un brouillon de sa future réponse du 10 février 1860 qui ne sera qu'une reformulation élégante de ses notes. Beau et important témoignage des recherches colossales qu'entreprit Flaubert pour la rédaction de Salammbô. « Commencé en 1857, le roman paraît en 1862, période où l'Antiquité revient à la mode et où Carthage est « au goût du jour » grâce aux fouilles récentes de Charles-Etienne Beulé à Byrsa (1859) et dans les ports puniques. » (Vanessa Padioleau, « Flaubert et Carthage : Salammbô, roman polymorphe » in Revue Flaubert, n° 9, 2009) C'est donc à l'un des spécialistes de la question que Flaubert adresse ses questions, commentant sa récente lecture d'Ammien Marcel : « J'ai appris, dans ce même Ammien, que les Carthaginois ont pris Thèbes, en Egypte [...] Qu'est-ce que cela veut dire ? Ce passage est, je crois, peu connu ? » La tâche de Flaubert n'est pas mince : on ne connaît à l'époque rien ou presque sur la période de la Révolte des Mercenaires qui s'étendit sur deux années, de 240 à 238 av. J.-C. Il entame alors un travail de fourmi, appuyant ses recherches sur les textes des grands historiens de l'Antiquité qu'il lit en latin dans le texte. La lettre que nous proposons en montre d'ailleurs sa grande maîtrise : « J'ai appris, dans ce même Ammien que les Carthaginois ont pris Thèbes, en Egypte, livr[e] xvii, ch. iv. "Hanc inter exordia pandentis se late Carthaginis, improviso excursu duces oppressere Poenorum" [« À l'époque où Carthage commençait sa large expansion, les généraux des Phéniciens vainquirent celle-ci par une attaque à l'improviste »]. » Malgré ces recherches des plus approfondies, la porte de Carthage ne connaîtra qu'une très brève description dans la version finale de Salammbô. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 9 mai 1877, 13,5x20,5cm, 2 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à Léon Cladel. Enveloppe jointe. Quelques soulignements et corrections manuscrites de l'auteur. Minuscules taches d'eau. Trois petites restaurations à l'aide d'adhésif sur la seconde page ainsi que deux traces de pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier. Amusante lettre dans laquelle Gustave Flaubert, dont la renommée littéraire n'est plus à faire, apporte son soutien à son ami Léon Cladel qui peine à faire publier l'un de ses ouvrages. Le « maître » - c'est ainsi que Léon Cladel nomme son confrère - démarre cette lettre avec enthousiasme : « J'ai commencé votre bouquin hier à 11 heures il était lu, ce matin à 9 ! ». Le « bouquin » dont il est ici question est L'Homme de la Croix-aux-Bufs que Flaubert avait accepté de relire pour son ami le 30 avril ; il en avait d'ailleurs réclamé le manuscrit déposé chez l'éditeur Georges Charpentier à ce dernier : « Cladel m'a écrit pr me dire qu'il désirait que je lusse (pardon du subjonctif) le roman en feuilles qui est chez vous. Donc envoyez-le-moi, ou apportez-le-moi. » (Lettre du 3 mai 1877). Léon Cladel, très proche de Gustave Flaubert, semble lui avoir fait part des craintes de l'éditeur édouard Dentu quant à la publication de son ouvrage : « Et d'abord il faut que Dentu soit fou, pr avoir peur de l'im le publier. » En familier aguerri de l'impitoyable monde de l'édition, Flaubert se place en professionnel et déclare : « Rien n'y est répréhensible soit comme politique, soit comme morale. Ce qu'il vous a dit est un prétexte ? » Cette question de la répréhension morale n'est pas sans faire écho au célèbre procès intenté à l'auteur de Madame Bovary. Tel un critique littéraire dithyrambique, Flaubert complimente son confrère : « Je trouve votre livre, un vrai livre. C'est très bien fait, très soigné, très mâle. & je m'y connais mon bon. » Lecteur scrupuleux, il se permet néanmoins quelques remarques sur le manuscrit de Cladel (« J'ai deux ou trois petites critiques à vous faire (des niaiseries) - ou plutôt des avis à vous soumettre. ») avant de se raviser : « Qqfois, il y a des prétentions à l'archaïsme et à la naïveté. C'est l'excès du bien. » L'attitude de Flaubert est ici quasi paternelle et en tout cas bienveillante : conscient des capacités de son ami il souhaite l'encourager et voir la publication de son ouvrage aboutir : « Mais encore une fois, soyez content & dormez sur vos deux oreilles - ou plutôt ne dormez pas - et faites souvent des uvres pareilles. » L'écrivain bienveillant évoque également dans cette missive un autre éditeur, Georges Charpentier : « Quant à Charpentier (auquel je remettrai vos feuilles vendredi - jour où je dîne chez lui) je vais lui chauffer le coco violemment, & en toute conscience, sans exagération & sans menterie. » Charpentier qui édite Flaubert depuis 1874 est devenu un proche ami de l'écrivain avec lequel il entretient une riche correspondance. En ce mois de mai 1877, il vient juste de publier Trois contes qui fut pour Cladel l'occasion d'une émouvante célébration de son maître ès Lettres : « Où diable avez-vous pris ce rutilant pinceau dont vous brossez vos toiles, les petites comme les grandes, et cette sobriété que certains latins vous envieraient ? Être à la fois Chateaubriand et Stendhal, et de plus Flaubert ». Cette admiration est réciproque et Flaubert éprouve pour ce « véritable artiste » une estime non feinte : « La fin est simplement sublime ! - & du plus gd effet. » Il réitèrera, quelques semaines plus tard ses compliments : « C'est travaillé, ciselé, creusé. L'observation, chez vous, n'enlève rien à la poésie ; au contraire, elle la fait ressortir. » En effet, Cladel s'affirmera comme le véritable héritier du style flaubertien, bien plus que Zola qui lui reprochera justement de « travaille[r] sa prose avec acharnement » et de « s'efforce[r] de rendre parfaite chaque phrase qu'il écrit ». C'est finalem
- Michel Lévy frères, Paris 1872, 15,5x23cm, broché. - L'Année terrible [The Terrible Year] Michel Lévy frères | Paris 1872 | 15.5 x 23 cm | original wrappers First edition printed on ordinary paper. Small sections missing on the board margins, sometimes filled and restored. Presentation copy signed by Victor Hugo: «Aux pieds de madame d'Alton-Shée.» «At the feet of Madame d'Alton-Shée.» Precious presentation copy in its original condition. Victor Hugo does not skimp on compliments towards women, but the expression «at the feet of My Lady» is reserved for the first «At the feet of Madame», in one single word, a seemingly more sober tribute, is in fact always addressed to women with whom the poet is besotted like, for example, Léonie d'Aunet, for whom he adds the same intimate dedication to her copies. Yet it is here to a married women, thirty years younger than him, that the writer dedicates this collection of poems about the 1871 war. Her husband, Count Edmond d'Alton-Shée, is also a long-time friend of Victor Hugo, a peer of France like him, and shares the same democratic struggles. They both tried to prevent the 1871 catastrophe, as shown by this letter, dated 2 August 1870, addressed to Victor Hugo: «I am in complete agreement with you. It will be necessary to seize the moment. At a given time, civilization, having revolution as a language, must put a stop to it. I want the Rhine for France, [...] But nothing by Bonaparte! Nothing by this frightful war! We are in agreement.» Yet it is not to this brother in arms and ink that Victor Hugo offers this copy, but to his wife, the young Valentine, whose great beauty was immortalised by another family friend, the painter Paul Chenavard who was also her lover. In September 1872, at the time of L'Année terrible's publication, the ageing poet's heart gives in to the attractive wife's charms, whose husband, now almost blind, can undoubtedly no longer appreciate her attraction. The couple pay a visit to Victor Hugo in Guernsey and stay in a hotel «opposite Hauteville-House [...] where [they] have two bedrooms for 20 francs per week.» «They are at my house all day, they have lunch and dinner at mine, and only have to step across the street.» (letter to Judith Mendès, 10 September 1872). This proximity to the captivating woman inspires Hugo to write a long, nostalgic poem on 5 September, one which he would only publish eleven years later, after the death of Edmond, in oute la Lyre. We must read between the lines of his poem «A Madame d'A-sh.» to guess the relationship that the poet then had with this muse: «Nobel woman faithful to the defeated, your smile fresh and beautiful, when it shines on me, it reminds me of this dawn on this tomb» However, the intimate handwritten dedication that he honours on his collection of poems shows a passion that will not reduce with time because, after his return to France, it is with the same enthusiasm that he invites her to visit him: «Have you found my name, at your door, Madame My name came to throw itself at your feet, and for your grace. Be good enough to come to dinner [...] I will be very happy to put myself at your feet» (letter to Valentine D'Alton-Shée, 1 August 1873). Exceptional handwritten dedication and secret declaration of a poet in love with the beauty of women. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale sur papier courant. Petits manques parfois comblés et restaurés en marges des plats. Envoi autographe signé de Victor Hugo : "Aux pieds de madame d'Alton-Shée." Précieux exemplaire de présent dans sa condition d'origine. Victor Hugo n'est pas avare de compliments envers les femmes, mais l'expression « aux pieds de Ma Dame » est réservée aux premiers exemplaires offerts à chaque parution à Juliette Drouet. « Aux pieds de Madame », en un seul mot, hommage en apparence plus sobre, est en réalité toujours adressé à des femmes dont le poète est épris comme, par exemple, Léonie d'Aunet, pour laquelle il enrichit ses exemplaires de la mêm
- Fasquelle, Paris 1908, 19,5x25,5cm, relié. - De luxe edition illustrated with a hundred drawings by Pierre Bonnard scattered in the margins of the leaves, one of 200 numbered copies on Arches vellum, one print after 25 Japan. A beautiful copy. Binding in half brown calf, spine decorated with double black fillets, gilt date at the foot, marbled paper boards, marbled endpapers, covers and spine preserved, top edge gilt on the rough. Handwritten presentation signed by Pierre Bonnard to Xavier Roux: "... à son compatriote dauphinois et ami..." "...to his Dauphiné compatriot and friend..." enriched with a handwritten presentation signed by Octave Mirbeau to the same. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition de luxe illustrée d'une centaine de dessins de Pierre Bonnard parsemant les marges des feuillets, un des 200 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches, seul tirage après 25 japon. Bel exemplaire. Reliure en demi veau marron, dos lisse orné de doubles filets noirs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins. Envoi autographe signé de Pierre Bonnard à Xavier Roux : "... à son compatriote dauphinois et ami..." enrichi d'un envoi autographe signé d'Octave Mirbeau au même.
- s.l. (Paris) s.d. (1955), 18,7x27cm, une photographie. - Original collage produced on an original photograph portrait of Robert Doisneau enriched with a handwritten presentation signed by Jacques Prévert [Paris 1955] | 18.7 x 27 cm | one photograph Original photograph in contemporary silver print showing Jacques Prévert, in front of the pediment of a church, on which the poet glued an old engraving depicting a bird and which he enriched with a signed handwritten presentation to his friend Jean Mattei. Prévert also, using paint, reddened the end of his cigarette. Stamp of the Doisneau studio in Montrouge on the back of the picture. One central fold. On this rare photograph, reproduced in the book Rue Jacques Prévert by Robert Doisneau, the poet poses in front of the Catéchismes chapel of the Église Saint-Jacques-Saint-Christophe de la Villette, situated in the 19th arrondissement in Paris. Jean Mattei, dedicatee of this work, was Chagall and André Gide's doctor and lived in Saint-Paul-de-Vence. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Photographie originale de Robert Doisneau en tirage argentique d'époque représentant Jacques Prévert, devant le fronton d'une église, sur laquelle le poète a collé une gravure ancienne figurant un oiseau et qu'il a enrichie d'un envoi autographe signé à son ami Jean Mattei. Prévert a également, à l'aide de peinture, rougi le bout de sa cigarette. Tampon du studio de Doisneau à Montrouge au dos du cliché. Une pliure centrale. Sur cette rare photographie, reproduite dans l'ouvrage Rue Jacques Prévert de Robert Doisneau, le poète pose devant la chapelle des Catéchismes de l'église Saint-Jacques-Saint-Christophe de la Villette, située dans le 19e arrondissement de Paris. Jean Mattei, dédicataire de cette uvre, fut le médecin de Chagall et d'André Gide et vivait à Saint-Paul de Vence.
- Ambroise Vollard, Paris 1911, 22,5x29cm, relié sous étui. - Sagesse<br>Ambroise Vollard | Paris 1911 | 22.5 x 29 cm | morocco with slipcase<br>Illustrated edition with 95 original compositions (borders, title headers and tail-pieces) of which 72 are in color by Maurice Denis, one of 210 numbered copies on Holland. Bound in strips of half caramel morocco, spine decorated with wavy arabesques bordered with grey fillets and mosaics of pieces of Havana brown, autumn leaf color, brown and cream morocco, gilt name of the illustrator at the foot, grey fillets framing the marbled paper boards, pastedowns in brown paper, covers and spine preserved, top edge gilt, slipcase edged in caramel morocco, marbled paper boards, beige felt interior, binding signed Miguet. Very handsome copy of this important artist's book particularly representative of Maurice Denis' Nabi period, «that where the freshness of invention unites with a symbolist workmanship to give a pure note of its own» (cf François Chapon, Le Peintre et le Livre, 1870-1970, pp. 68-72.) Maurice Denis's signature on the print details page with this note «Copy of M. J. Guiffrey.» Art historian, Jules Guiffrey was the manager of Gobelins and the founder of the Société de l'histoire de l'art français (French art history society). Endpapers very lightly and partially shaded. Beautiful copy of this important artist's book set in an elegant mosaic binding by Miguet. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition illustrée de 72 compositions originales (encadrements, têtes de chapitres et culs-de-lampe) dont 72 en couleurs de Maurice Denis, un des 210 exemplaires numérotés sur Hollande. Reliure en demi maroquin caramel à bandes, dos lisse orné d'arabesques ondulées bordées de filets gris et mosaïquées de pièces de maroquin havane, lavallière, marron et crème, nom doré de l'illustrateur en queue, filets gris en encadrements des plats de papier marbré, contreplats de papier marron, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin caramel, plats de papier marbré, intérieur de feutrine beige, reliure signée Miguet. Très bel exemplaire de cet important livre d'artiste particulièrement représentatif de la période Nabi de Maurice Denis, "celle où sa fraîcheur d'invention s'allie à une facture symboliste pour donner une note pure qui lui est propre" (cf François Chapon, Le Peintre et le Livre, 1870-1970, pp. 68-72.) Signature de Maurice Denis à la justification du tirage avec cette mention "Exemplaire de M. J. Guiffrey. Historien d'art, Jules Guiffrey fut administrateur des Gobelins et fondateur de la Société de l'histoire de l'art français. Gardes très lègèrement et partiellement ombrées. Bel exemplaire de cet important livre d'artiste établi dans une élégante reliure mosaïquée de Miguet.
- s.l. [Londres] s.d. [25 juillet 1905], 12,4x16,7cm, 4 pages sur un double feuillet et 2 pages 1/2 sur un double feuillet. - Ice and fire: Set of two handwritten letters signed "Paule" and "Pauline" addressed to Natalie Clifford Barney: « Lorely - Undine - Viviane - reçois mon cur entre tes mains étranges - et si douces ! » « Il m'est impossible de te revoir ! » [London 25 July 1905] | 12,4 x 16,7 cm | 4 pages on a double leaf and 2 pages 1/2 on a double leaf Two handwritten letters signed «Paule» and «Pauline» addressed to Natalie Clifford Barney and written in black ink on a double leaf with a silver purple header and the address 3 rue Jean-Baptiste Dumas. On the letter signed «Pauline», the address at the top is crossed out with a line of ink. Transverse fold from having been sent. Skillful romantic contrast from the virtuoso Renée Vivien, who, in turn Paule and Pauline, orchestrates her romantic relationships before her run away to Lesbos. Several years after an extraordinary break-up, during which Natalie Clifford Barney tried to win back the Muse aux violettes, the latter finally fell back into her arms. The first letter, signed "Paule" is very sensual: "I have thought of you so deeply and with such softness since you left! And I see you again, in your dress shimmering with opals, magical and prestigious... Yesterday's spell has regained its eternal power over me... It is now three o'clock in the morning and I am not sleeping at all and I am thinking of you, intensely... and I bitterly consider that one evening when you were beside me, foolishly, a stupid fatigue went through me... While this night when I am alone, I cannot sleep." We discover at the turn of a sentence that this missive, written in haste, is completely secret: "Don't be surprised, beautiful, to receive any day an icy letter telling you that I am going to Holland with my friend and whoever. My friend has demanded that I write you this letter, she is very worried, very nervous, about you. Please don't be mad with me when you receive this letter, I had to write it to calm and reassure my friend. Once again, forgive me!" The "friend" in question is none other that the baroness Hélène de Zuylen, with whom Renée maintained a stable relationship since her break-up with l'Amazone in 1901. The "Brioche", as Natalie calls her, who tried by all means to save Renée from the torments of her heart, even asks her to write "an icy letter" to her rival. This false letter, in a very different tone from the first, seems to have been written directly under her dictation: "After you left, I thought a lot about everything that had just happened, and I can only repeat to you what I have already told you: it is impossible for me to see you again, under any circumstances. The nervous disorder of which I am now suffering and of which only you are the cause, demands the utmost tranquility in the interest of my health, and I beg you to refrain, in the future, from any attempt at getting together, which, I warn you in advance, will be absolutely useless. You will see, from this letter, that I am in Holland, with my friend, as I told you. We go out together, among the calm landscapes, a charming rest. Farewell, Natalie, and remember that you were the sole cause of everything that happened. Pauline" However, a third muse occupies all of Renée's thoughts: the young Ottoman Kérimé Turkhan-Pacha, with whom she has maintained an intense and regular correspondence for a year. Several days later, she left France with Natalie for Mytilene (Lesbos) and took the opportunity to escape and finally meet her Bosphorus sultana for the very first time. A very beautiful testimony of Renée Vivien's ubiquity in love. Precious and very rare letters from Sappho 1900 to l'Amazone. It is at the end of 1899 and through Violette Shillito that Renée Vivien - then Pauline Tarn - met Natalie Clifford Barney "this American woman softer than a scarf, whose sparkling face shines with golden hair
- Londres Tuesday the 7th [september ? 1909] , 12,5x20cm, 4 pages sur un double feuillet. - Handwritten signed letter in English addressed to her younger sister: "Little Child, I never could possibly find the right words to tell you how deeply your dear little letter touched me" London Tuesday the 7th [September? 1909] 12,5 x 20 cm | 4 pages on a double leaf Handwritten letter signed by Renée Vivien addressed to her younger sister Antoinette Tarn, four pages written in black ink on a double leaf of headed paper from the Savoy Hotel in London. Transverse folds from having been sent. A very beautiful letter, full of joy, testifying to the intense relationship that Renée Vivien had with her little sister. "It would be profoundly inaccurate to believe that Renée Vivien, during her literary life (1900-199), had little contact with her family. [...] On the contrary, various documents prove that the relationships with her family - and with her sister primarily - were regular as well as affectionate." (J.-P. Goujon, « Renée Vivien et ses masques » in à l'encart n°2 April 1980) Our letter reveals the poet's great tenderness for her "little child" whom she showers with attention: "I've sent you to-day some flowers and fruit which I hope will reach you safely. If not write so Solomon's and scold them soundly. I know you and Francis like fruit, - and how right you are! - but it's frightfully difficult to get any at the sea-side. So I've sent you some peaches, a bunch of black grapes and a bunch of white - also some oranges, as they are so refreshing." La Muse aux violettes then dwells on the description of the bouquet que Toinette will receive "Then there are some flowers for you especially - some green pink roses - not the ordinary stupid pink but a sort of flashed golden... (I'm afraid this sounds like a second-rate artist, but it's so difficult to express oneself. I mean a mélange of pink and yellow) And some of the dear fragrant little lilies-of-the-valley you like."), mixing English phrases and French vocabulary with humor: "I'm talking you all this, my little Darling, en personne pratique, as if the things don't arrive all right, you can réclamer." Renée Vivien's correspondence is not usually marked with such joy, and it is in a new light that this letter reveals the optimistic and reassuring sister that she was: "(last night was horrible by the way - crises d'estomac and nightmare combined) But to-day I'm blithe and merry and feel sur this night will be a good one, as good and bad almost invariably alternate. However, even the bad nights aren't quite so bad, as then I compose poetry or write little prose-poems or pièces of théâtre and thus turn insomnia to good account." However, at that time, the poet's health deteriorated considerably, alcohol and chloral hydrate abuse caused her chronic gastritis. In this painful and yet prolific moment, Renée thinks of her sister and, in this year 1909, - her last among the living - she asks Sansot, her publisher, to publish a booklet entitled à ma sur, printed on Japan paper with few copies and whose colophon explains: « Achevé d'imprimer le XVIII novembre MCMIX par E. Sansot éditeur [...] pour Pauline Tarn décédée ce même-jour » ("Printing completed on XVIII November MCMIX by E. Sansot publisher [...] for Pauline Tarn who died this same day"). This "heavy poem"and intimate testament speaks of the important place that Toinette occupied in Renée's life, who is the godmother of her son Paul, also mentioned in this letter: "I so often think of you, and the lovely country, and little Paul [...]! Give the Darling a great kiss from his absent Aunt." The child was baptized Paul (a very rare name in England at the time) in honor of his aunt, and in 1911, Toinette gave birth to a daughter whom she names Renée in tribute to her late sister. The tender letters from Sappho 1900 to her family, through periods of her suffering, are of great rarity. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe sign
- Charpentier, Paris 1886, 11,5x18cm, relié. - Republished one year after the original. Binding in half blue-grey percaline, spine decorated with a gilt fleuron in the centre and a double gilt filet at the bottom, brown shagreen title piece, discreet restorations on the joints, contemporary binding. Handwritten presentation by Émile Zola to the publisher Ernest Flammarion. Precious copy enriched with a handwritten presentation by the author set on one of his masterpieces. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Réédition postérieure d'un an à l'originale. Reliure en demi percaline bleu gris à coins, dos lisse orné d'un fleuron doré au centre et d'un double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron, discrètes restaurations sur les mors, reliure de l'époque. Envoi autographe d'Émile Zola à l'éditeur Ernest Flammarion. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe de l'auteur sur le plus célèbre de ses Rougon-Macquart.
- G. Charpentier & Cie, Paris 1887, 11,5x18cm, relié. - Republished nine years after the original. Binding in half blue-grey percaline, spine decorated with a gilt fleuron in the centre and a double gilt filet at the bottom, brown shagreen title piece, discreet restorations on the joints, contemporary binding. Some minor foxing. Handwritten presentation by Émile Zola to the publisher [Ernest] Flammarion. Precious copy enriched with a handwritten presentation by the author set on one of his masterpieces. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Réédition postérieure de neuf ans à l'originale. Reliure en demi percaline bleu gris à coins, dos lisse orné d'un fleuron doré au centre et d'un double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron, discrètes restaurations sur les mors, reliure de l'époque. Quelques légères piqûres sans gravité. Envoi autographe d'Émile Zola à l'éditeur [Ernest] Flammarion. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe de l'auteur sur l'un de ses chefs-d'uvre.
- Médan 1er décembre 1882, 13,6x21,4cm, 2 pages sur un double feuillet - enveloppe jointe. - Lettre autographe signée d'Emile Zola - apparemment inédite - rédigée à l'encre noire sur un double feuillet et adressée à Léon Carbonnaux, chef de rayon au Bon Marché. Pliures inhérentes à l'envoi. Enveloppe jointe. On ne connaît que deux lettres de Léon Carbonnaux à Emile Zola : elles sont consultables dans la numérisation du dossier préparatoire du Bonheur des Dames mis en ligne par la Bibliothèque nationale de France. On sait cependant grâce à ce même dossier, dans lequel figure une longue section intitulée « Notes Carbonnaux », que ce chef de rayon au Bon Marché fournit à Zola un nombre important d'informations, notamment sur les murs des employés, leur rémunération et surtout sur les techniques d'inventaire. Les deux hommes se sont sans doute rencontrés alors qu'Emile Zola, avide de renseignement quant au fonctionnement des grands magasins, mena une enquête de terrain en février et mars 1882. Très importante lettre inédite apportant un éclairage nouveau sur la publication pré-originale d'Au bonheur des dames. Dans sa biographie d'Emile Zola, Henri Mitterrand écrit : « Avant même que le roman ne soit achevé, Zola en donne un extrait au Panurge, en novembre ; et le 23 novembre 1882, le Gil Blas en annonce la proche publication dans ses colonnes. » Notre lettre, évoquant justement cette prétendue prépublication dans le Panurge, atteste qu'il s'agit tout bonnement d'une plaisanterie et dément ainsi Henri Mitterrand : « Mais votre lettre m'étonne et me chagrine un peu. Comment avez-vous pu vous laisser prendre à la plaisanterie imbécile du Panurge ? Vous n'avez donc pas remarqué que tout le numéro est une « farce » ? Pas un des articles n'est authentique, ce sont des pastiches, et même fort mal faits. » En effet, la lecture dudit extrait ne peut tromper le lecteur assidu de Zola, malgré l'introduction que les journalistes ont rédigée : « Après Nana et Pot-Bouille, ces épopées du vice élégant et du vice bourgeois, M. Emile Zola a voulu faire celle de l'honnêteté : Au bonheur des Dames, qui va paraître prochainement, est une peinture rassérénante de l'innocence et de la vertu ; le plus grand succès est assuré à cette nouvelle uvre dont les personnages se meuvent dans le décor d'un grand magasin de nouveautés ; le haut commerce parisien n'attendra pas longtemps son observateur et son peintre. Nous remercions Emile Zola d'avoir bien voulu, tout spécialement pour Panurge, découper quelques feuilles de son ouvrage encore inédit, et nous sommes fiers de donner les premiers au public un extrait de cette uvre d'une si haute moralité et d'un si puissant intérêt. » (Panurge n°4 du 22 octobre 1882) Les phrases de ce faux texte zolien sont exagérément longues et le Panurge a pris la liberté de doter le roman d'un personnage principal masculin, Denis Mouret, amalgame de Denise (véritable héroïne du livre à paraître) et Octave Mouret. On peut penser qu'il s'agit d'un texte composé à partir d'éléments de Pot-Bouille, précédent volume des Rougon Macquart où Octave - futur patron du Bonheur des Dames - exerçait la fonction de commis avant sa fulgurante ascension sociale : « Depuis déjà plus de deux mois, il était attaché au rayon des « soieries et fourrures » ; il arrivait le matin à sept heures pour ne rentrer chez lui, sa journée finie, qu'à neuf heures du soir, quand Paris tout entier bruissait étrangement d'une animation fiévreuse de plaisir et de jouissance, et, en s'en retournant, il suivait badaudant les grands boulevards encombrés, où flambaient les cafés pleins de filles, et où, sur l'asphalte, à la porte des théâtres, se bousculait la foule avec, ça et là, dans la rumeur vague du piétinement et de la presse, l'intonation voyou des cris des marchands de programmes et des vendeurs de billets. » (Panurge) Dans sa lettre du 30 novembre 1882, Léon Carbonnaux - lisant l'extrait du Panurge - avait reproché à Zola ses erreurs : « Nulle part excep
Manuscript document together with linen backed drawings. Document is 11 pages written recto and verso to six folded leaves string-tied at margin, measuring approximately 28,5 x 18,5 cm. Drawings are folded leaf measuring approximately 64 x 43 cm, accompanied by a related diagram on a single leaf measuring approximately 27 x 40 cm. The manuscript document describes the great consternation among the Japanese civilians, upon the arrival of Commodore Perry's four American ships at Uraga in July 1853, and the warlords' immediate action to guard the coast. Together with a large manuscript ink drawing depicting the "black ships", and an accompanying drawing of a barrel transport method. All text is in Japanese. Minor creasing and age-toning, otherwise items are in very good condition, beautifully preserved contemporary documentation by a Japanese civilian observing the events as they unfolded. A contemporary advisory of utmost urgency alerting Japanese civilians of the arrival of four formidable American vessels and the immediately appointment of warlords to protect the nation from invasion. The manuscript begins by reporting the arrival at Uraga in Edo Bay [Tokyo Bay] on 8 July 1853 of Commodore Perry and his four "Black Ships" [war steamships Susquehanna and Mississippi, sailing sloops Plymouth and Saratoga]. Details of the ships are given, including size, one estimated at 45 ken [approximately 82 metres], number of masts, firing canons, and so forth. The writer describes the ensuing panic among Japanese civilians, at Uraga and as far as Shinagawa, which is now part of Tokyo. [The news was travelling fast by word of mouth along the coast and trade routes, and began being illustrated with the "kawaraban" - broadsides with woodblock prints - for distribution. Naturally, Edo commoners were curious to learn about the imposing vessels that suddenly appeared within sight of their city.] He goes on to further explain that the Feudal Lords feared of an imminent and much larger attack by a foreign power, and the final section includes a list of warlords assigned to the vital responsibility of coastal guard duty. [The Japanese had no navy with which to defend themselves. The Americans were there to impose a trade agreement, and the opening of Japanese ports to U.S. merchant ships. This was the era when all Western powers were seeking to open new markets for their manufactured goods abroad, as well as finding more raw materials for their growing industries. Perry's small squadron itself was not enough to force the massive changes that subsequently took place in Japan, but the Japanese knew that his ships were just the beginning of Western interest in their islands. Russia, Britain, France, and Holland indeed followed Perry's example and used their fleets to influence Japan into signing treaties granting regular relations and trade. [Perry's vessels imposingly sailed into Edo Bay and his crew began surveying the surrounding area. The Japanese were shaken by this unprecedented and brazen conduct. After Perry's departure, an extensive debate ensued within the Shogunal court on how to respond to the American's implied threats. Shogun Tokugawa Ieyoshi died within a few short days, and was succeeded by his sickly young son, Tokugawa Iesada, leaving effective administration in the hands of the Council of Elders (roju) led by Abe Masahiro. Abe felt that at the time it was impossible for Japan to resist the American demands by military force, so he polled all of the daimyos (magnates and feudal lords) for their opinions. Of the 61 known responses, 19 were in favor of accepting the American demands, 19 were equally opposed, 14 gave vague responses expressing concern of possible war, 7 suggested making temporary concessions, and 2advised that they would simply go along with whatever was decided. The only universal recommendation was that steps be taken immediately to bolster Japan's coastal defenses. As revealed in the present document, one of the earliest steps was to assign the feudal lords to coastal defense. Fortifications were hurriedly built close to current day Odaiba in order to protect Edo from a subsequent American naval incursion. The Japanese ultimately agreed to the demands. Although many leaders wanted the foreigners expelled from the country, in 1854 a treaty was signed between the United States and Japan which, allowed trade at two ports.]
Deutsche Handschrift auf Papier. (6), 63, (16) Bll., zwischen Titelblatt und Register durchschossen. Grün gefärbter Pergamentband der Zeit. Kl.-Folio (200 x 305 mm). Zeitgenössisches Manuskript der wichtigen Bergwerksordnung des Fürsterzbischofs Matthäus Lang von Wellenburg von 1532, die 1551 als eines der ersten gedruckten Bücher von Salzburg bei Hans Baumann erschien. Die neue Bergwerksordnung löste die älteren, teils mehrdeutigen und unverständlichen Regelwerke ab; sie bestand mit mehreren Novellierungen auch nach dem Ende des Erzstiftes weiter und wurde erst 1854 durch das Allgemeine Berggesetz für die Österreichische Monarchie abgelöst. - Die Ordnung regelte die Rechte und Pflichten der landesfürstlichen Beamten, der Gewerken und Hutleute, die Abgaben der Bergleute, die Versorgung der Bergwerke mit Holz und Lebensmitteln sowie die Arbeits- und Ruhezeiten, wobei der übermäßig lange Aufenthalt im Wirtshaus nach Feierabend unter Strafe gestellt wurde: "Wir wollen auch das unnsere Perckhrichter zu fürderung gemeines nutz und der perckhwerch [...] allenthalben darob seyen, Das die Huetleut, Lehenhewer, Gedingheuer und annder Arbaiter, all zu rechter zeit, und wie obgemelt ist, zue und von der Arbait geen, und sich nit in den Wirtshewsern, Tafernen oder anndern ennden uber die gewönndliche zeit versitzen oder verhalten, bey peen aines Reinischen guldens [...]" (fol. 35). - Der erste Teil der vorliegenden Handschrift stammt noch aus der ersten Hälfte des 16. Jhs., bricht jedoch bei Artikel 34 (fol. 63v) ab und wurde nach dem erwähnten Baumann-Druck wohl im dritten Viertel des 16. Jhs. ergänzt. Das im Zuge dieser Komplettierung entstandene Titelblatt entspricht jenem der gedruckten Ausgabe. - Einband fleckig, Rücken lädiert, Schließbänder fehlen. Papier durchgehend leicht fleckig; einzelne Seiten mit kleinen Randläsuren, teils alt mit Papierstreifen hinterlegt.
- 1945, 22x11,5cm, 8 feuillets foliotés. - Manuscrit autographe de l'auteur de 16 pages in-8 publié dans le numéro 8 (août 1945) de L'Arche sous le titre: Quelques réflexions sur le surréalisme. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Quelques réflexions sur le surréalisme constitue le premier texte important que Maurice Blanchot consacre au mouvement d'André Breton. Il réhabilite le surréalisme qui a mis au centre de son activité la question du langage et de l'expérience - aspects qui ne pouvaient laisser indifférent Blanchot -, sans oublier de faire toutefois les constats suivants : il porte en lui une part d'échec et sa « situation [...] reste ambiguë ». Affirmant désormais de plus en plus ses positions esthétiques, Blanchot reconnait pleinement la valeur poétique et expérimentale de l'écriture automatique, pour sa radicalité même : « L'écriture automatique est [...] une machine de guerre contre la réflexion et le langage. Elle est destinée à humilier l'orgueil humain, particulièrement sous la forme que lui a donné la culture traditionnelle. Mais, en réalité, elle est elle-même une aspiration orgueilleuse à un mode de connaissance et elle a ouvert aux mots un nouveau crédit illimité. » Blanchot poursuit sa réflexion et insiste sur les questionnements des écrivains et poètes surréalistes au sujet du discours : « Le surréalisme a été hanté par cette idée : c'est qu'il y avait, qu'il devait y avoir un moment [...] où le langage n'était pas le discours, mais la réalité même, sans toutefois cesser d'être la réalité propre du langage [...]. Les surréalistes ont tiré de cette "découverte" de brillantes conséquences littéraires, mais pour le langage les effets sont plus ambigus et plus variés. En ce domaine, ils semblent encore avant tout des destructeurs. Ils sont déchaînés contre le discours ; ils lui retirent le droit à signifier quelque chose ; comme moyen de [ ?] sociale, de désignation précise, ils le brisent férocement. Le langage paraît un peu seul anéanti ou sacrifié, mais humilié. En réalité, il s'agit de tout autre chose et même du contraire : le langage disparaît comme instrument, mais c'est qu'il est devenu sujet. De par l'écriture automatique, il a bénéficié de la plus haute promotion [...]. » Le texte sera repris dans La Part du feu (1949), non sans que Blanchot ait pris soin d'atténuer les réserves dont il faisait part dans l'article initial. Première étude monographique d'importance consacrée par Maurice Blanchot à la question du langage surréaliste. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Craïova (Roumanie) 9 octobre 1900, 14,7x22cm et 27x19,5cm, deux feuillets rédigées au recto. - Two handwritten signed letters addressed to the Dolj County Prefect Craïova (Romania) 9 October 1900 | 14.7 x 22 cm & 27 x 19.5 cm | two leaves written on the recto Two handwritten letters signed by Constantin Brâncu?i addressed to the Dolj County Prefect and written in brown and black ink, one on a piece of lined paper (14.7 x 22cm) and the other on larger size white paper (27 x 19,5 cm). The first letter is written in ink on a leaf and bears the registration number "12981" followed by the acronym "pPG" and is signed with the artist's full name: "Constantin Brâncu". At the bottom left of the page there is a handwritten note by Brâncu?i: "I received the prescription", followed by his signature "C. Brâncu" and not "Brâncusi" or "Brâncusi", as he signed after his arrival in Paris. The second letter is written in ink on half a sheet of notebook paper and contains the same message, the same signature and a similar inventory number. A 10 bani (centimes) stamp is glued to the top left. The left side below the stamp is cut out, as Brâncu?i used to do: he removed the stamps or erased information that he did not want to keep. These two important letters document a significant chapter of the artist's biography concerning his studies financed in part by the Craiova Department.On 28 September 1898, Brâncu?i successfully completed his five-year schooling at the Craiova Trade School - the capital of his native region - and enrolled at the Bucharest School of Fine Arts. He obtained scholarships from the Madonna Dudu church in Craiova, which helped him to continue his studies. He was quickly noticed by his teachers in Bucharest who awarded him prizes for making busts, such as Laocoon and the antique sculpture Study based on Mars Borghese. In October 1900, Brâncu?i sent a request for a scholarship to the Prefect of the Dolj County (the capital of which is Craiova) who helped him to follow "his studies during the October term" and specified that this scholarship was granted to him by the County Council 1900-1901 budget. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Deux lettres autographes signées de Constantin Brâncu?i adressées au Préfet du département de Dolj et rédigées à l'encre brune et noire, l'une sur un morceau de papier ligné (14,7x22cm) et l'autre sur papier blanc d'un format supérieur (27x19,5cm). La première lettre est rédigée à l'encre sur un feuillet et porte le numéro d'enregistrement «?12981?» suivi du sigle «?pPG?» et signée du nom entier de l'artiste?: «?Constantin Brâncu?». En bas à gauche de la page se trouve une annotation manuscrite de Brâncu?i?: «?j'ai reçu l'ordonnance?», suivie de sa signature «?C. Brâncu?» et non pas «?Brâncusi?» ou «?Brâncu?i?», comme il signera après son arrivée à Paris. La seconde missive est écrite à l'encre sur une demi-feuille de carnet et contient le même message, la même signature et un numéro d'inventaire similaire. Un timbre de 10 bani (centimes) est collé en haut à gauche. Le côté gauche en dessous du timbre est découpé, ainsi que Brâncu?i procédait?: il retirait les timbres ou effaçait une information qu'il ne souhaitait pas conserver. Ces deux importantes lettres viennent documenter un chapitre important de la biographie de l'artiste concernant ses études financées en partie par le département de Craïova. Le 28 septembre 1898, Brâncu?i achève avec succès sa scolarité de cinq ans à l'École des métiers de Craïova - chef-lieu de sa région natale - et s'inscrit à l'Ecole des beaux-arts de Bucarest. Il obtient des bourses de l'église Madona Dudu de Craïova qui l'aident à continuer ses études. Il est vite remarqué par ses professeurs à Bucarest qui lui accordent des prix pour la réalisation de bustes, tels Laocoon et la sculpture à l'antique Étude d'après Mars Borghese. En octobre 1900, Brâncu?i adresse une demande de bourse au Préfet du département de Dolj (dont la capitale est Craïova) qui l'aide à sui
- Copenhage 10 avril [1947], 22,5x28,4cm, 6 pages sur 3 feuillets. - Très longue lettre autographe signée "Dest" au docteur Tuset et à Henri Mahé, datée du 10 avril [1947] à Copenhague, 130 lignes à l'encre bleue sur six pages pleines, corrections et soulignements de la main de l'auteur. La date indiquée par l'auteur du 10 mars est erronée, Naud n'acceptant de défendre Céline qu'en avril 1947. Pliures inhérentes à la mise sous pli ayant provoqué d'infimes déchirures sans manque de texte. Affaibli par son exil, Céline se réfugie dans sa correspondance où les multiples évocations du passé constituent des repères qui le rattachent à la vie. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus à Korsør, au Danemark. Epuisé par son isolement, Céline tente de maintenir un contact permanent avec son cercle d'amis français et parmi eux, le docteur Augustin Tuset, figure autour de laquelle gravite le monde des arts de Quimper, « cette petite Athènes au bord de l'Odet ». La période d'exil permet à Céline de renouer avec le monde de l'avant-guerre ressurgissant à travers les abondantes listes de noms parfois non identifiés : « et Mme. Le Gallou ? Et votre assistante ? Et Desse ? [...] Et les frères confitures, et leur grand-père divin ! et Le Floche ? Et Rosbras ? [...] Et Troulalaire ? Et notre si gentille crêpière. Je n'en aurais pas fini ». Les différentes époques de la vie de Céline s'entrecroisent dans la correspondance du Danemark, donnant à la mémoire un rôle à la fois néfaste et salvateur pour l'auteur : « Je suis inépuisable aux souvenirs. L'atroce est que je n'oublie jamais rien. Il faudrait bien que j'oublie certaines choses [...] Ah Marie Bell, mes amours ! [...] elle était vraiment extraordinaire dans Armide ! Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie ! ». L'écriture de la lettre épouse le fil de la pensée de l'auteur, n'effectuant aucune transition entre les sujets : « Maria le Bannier nous écrit souvent. Je l'aime bien. C'est un tempérament et tout un trésor de Bretagne. Et Saudemont ? Vers quelles ivresses ? Serre bien la main de Pipe. Affection à Stève. [...] comment va la mère de Madeleine ? Nous parlons souvent de la « Puce ». Leur pauvre petite chatte... » Aucune affaire n'est épargnée par la soif de Céline de retrouver les repères familiers dans sa solitude où finit par poindre la fatigue qui l'accable : « Jusqu'où vont nos souvenirs... » A l'instar de plusieurs autres missives de la correspondance danoise, cette lettre est destinée à deux interlocuteurs : le docteur Tuset, mais aussi le peintre Henri Mahé, qui présenta d'ailleurs le premier à Céline. Le ton change significativement lorsque l'écrivain, s'adressant à son ami de longue date, quitte cette bienveillance nostalgie pour laisser éclater sa colère : « [...] prévenez Henri que Karen est à rayer une fois pour toutes ! ». Ici s'ouvre le long et virulent récit de l'un des tournants principaux de l'épopée du Danemark. Céline avait, avant son exil, confié de l'or à la danseuse Karen Jensen (dédicataire de L'Eglise). Assistée d'Ella Johansen, cette dernière mit des appartements à la disposition des Destouches qui s'y réfugièrent à leurs sorties respectives de prison. Dépositaires de l'or de Céline dont la réserve diminue de manière suspecte, les deux femmes sont ici violement prises à partie : « Elle [Karen] et son amie se sont comportées comme des sorcières de Macbeth et en plus pillardes, canailles. Des monstres. Elles ont littéralement torturé la pauvre Lucette. Deux mégères en délire [...] Son amie Johansen, ivrogne aussi hystérique, méchante, envieuse, un monstre. ». Céline va même jusqu'à les comparer à « Landru [...] plus timides, plus sournoises, mais textuelles ». La colère doublée de frustration de Céline n'épargne personne, pas même sa propre fille : « La mienne d'enfant, Colette, végète à Paris, la pauvre conne » L'exil mais surtout la période de prison que Céline a endurée lui fournissent un
- s.l. s.d. (ca 1860), 19,6x31,7cm, deux pages sur un feuillet. - Manuscrit autographe de Gustave Flaubert intitulé "De l'état de l'église en Gaule au Ve et VIe siècle", rédigé à l'encre noire des deux côtés d'une feuillet. Pliure transversale. Abondant manuscrit de notes probablement rédigées en vue de la rédaction de La Légende de Saint Julien l'Hospitalier. Précieux manuscrit, témoignage de la méthode de travail de l'écrivain. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Valvins 23 juin 1898, 8,9x11,5cm, une carte recto verso - enveloppe jointe. - Carte-lettre autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant rédigée à l'encre noire des deux côtés. Enveloppe jointe. On joint à cette lettre un quatrain de la main de Stéphane Mallarmé : "Tout en les éternisant / Bracquemond ici fait vivre / Les traits d'Alidor Delzant / A nous ouvert comme un livre." ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. Charmante carte dans laquelle le "poëte ordinaire" évoque la réalisation de son portrait par son ami le peintre Whistler : "j'ai honte d'avoir fui dans ma verdure au moment même où Whistler parlait de mon portrait à faire". "Le 1er juin, comme il l'avait promis à Whistler qui, dans sa dernière lettre d'une affection allant jusqu'à la tendresse, l'appelait "mon Mallarmé", il se rend à l'atelier du peintre, rue Notre-Dame-des-Champs. "Vous verrez quelqu'un des forêts, entre le sanglier et le rossignol", avait-il prévenu plaisamment pour annoncer sa visite. Peintre et poète finissent cette journée en dînant rue du Bac où manque désormais la trop éphémère Trixie. Dans la pénombre de l'après-dîner, Whistler, près d'une lampe, semble ressusciter par son aspect Poe l'extraordinaire. Sans doute redit-il alors à Mallarmé le projet qu'il a de le peindre. Le lendemain, sans attendre l'exposition Monet qui doit avoir lieu chez Georges Petit, les Mallarmé rejoignent Valvins." (Jean-Luc Steinmetz, Stéphane Mallarmé) Il s'agit probablement là de la réalisation d'un autre portrait de Mallarmé, dont nous n'avons trouvé aucune trace, Whistler en ayant déjà réalisé un premier qui servit de frontispice à Vers et Prose en 1893. Il évoque également la réalisation du portrait à l'eau-forte de Delzant par Bracquemond : "Je comprends, du reste, l'eau-forte valant cet exil de Paraÿs [...] Redites mon affectueuse admiration toujours à Monsieur Bracquemond." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]