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LCS-18222Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Éthiopie, XIXe siècle e.In-8 de (131) ff. sur peau de vélin, 2 figures polychromes à pleine page protégées par du tissu, déchirure aux 6e et 46e feuillets. Texte écrit à l’encre noire et rouge, avec quelques bandeaux peints en tête de plusieurs chapitres, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse avec qq. usures. Reliure de l’époque. 179 x 110 mm.
184091202Madrid s. d. [1830-1845] | 27 x 33.5 cm | Relié
192642611926 in-4 en feuilles Manuscrit autographe (parafé deux fois en tête) de 40 pp. in-4 (nombreuses ratures et corrections) et tapuscrit avec corrections autographes de 20 pp. in-4. Le tapuscrit est la mise au propre du manuscrit. L'ensemble est à notre connaissance inédit.
1571930. LES OEUVRES INÉDITES D'UN SPIRITE DES ANNÉES 30 SUIVEUR D'ARTHUR CONAN DOYLE
190078982s. l. [Londres] Le 16 octobre [1900] | 11.30 x 17.50 cm | 10 pages sur 2 doubles feuillets et 1 feuillet simple
190578968s. l. [Paris] 30 mars 1905 | 11.50 x 15.90 cm | 6 pages 1/2 sur deux doubles feuillets
190079028s. l. [Londres] Le 18 mars [1900] | 9.90 x 15.20 cm | 14 pages sur 3 doubles feuillets et 1 feuillet simple
- S.l. [Paris] s.d. [1940-1943], 13,4x20,4 cm, 2 pages sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, 25 lignes à l'encre noire sur un feuillet. Première des lettres que Bataille envoie à Denise Rollin après le départ de cette dernière pour Vézelay. Bataille reste à Paris car il est employé à la Bibliothèque nationale qui ne ferme pas durant la guerre. La séparation vient de se produire mais Bataille s'empresse d'écrire : « J'ai hâte de mettre la lettre à la poste, elle vous suivra de très près, comme tout ce que je suis voudrait vous suivre partout. » Pour l'apaiser, il cherche dans les évènements des indices de bon augure : « La sirène que vous avez entendue à l'instant même où nous avons été séparés l'un de l'autre annonçait une fin d'alerte. D'abord j'ai été déprimé par une coïncidence désarmante mais quand j'ai su que c'était la fin de l'alerte je me suis pris au contraire à espérer. » Dans cet éloignement, bien qu'essentiels, les mots sont pauvres pour exprimer le désarroi de Bataille : « Mais combien c'est dur de me sentir ainsi tout à coup arraché à vous, de ne plus rien pouvoir vous dire, d'être réduit à cette lettre. » Il cherche à faire comprendre à Denise la frustration qui l'habite : « Je voudrais que cela soit si transparent entre nous et si ardent en même temps que lorsque vous toucherez ce papier ce soit comme si nous nous touchions. » Il souhaite retrouver cette proximité qu'ils ont tous les deux éprouvée : « Comme j'ai été près de vous dans la voiture tout à l'heure, presque comme jamais : je suis sûr que c'était la même chose pour vous. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- 1945, 19 pages 1/2 in-8. - Manuscrit autographe de l'auteur de 19 pages et demie in-8 publié dans le numéro d'octobre (n° 10) de L'Arche Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Depuis les années 1930, Maurice Blanchot consacre régulièrement des articles à Jean-Paul Sartre et notamment à ses romans. La parution des deux premiers volumes de la trilogie Les chemins de la liberté allait donner lieu à la publication presque simultanée d'une assez courte chronique dans Dimanche paysage (n° 19, 21 octobre 1945) et de cette large étude, intitulée « Les Romans de Sartre ». Celle-ci, qui dépasse le cadre circonscrit de l'actualité littéraire, entend analyser ce qui fait la spécificité de ces uvres, à savoir l'usage de la « thèse » : « On peut se demander pourquoi le roman à thèse a mauvaise réputation. Les griefs semblent aussi nombreux du côté de la thèse que du côté du roman ; l'affirmation théorique se plaint du de l'aventure à laquelle on l'engage et d'où elle tirerait un surcroît de vérité. [...] Dans un roman de ce genre, on reproche aux personnages d'être sans vie mais c'est "l'idée" qui est sans vie : elle ne ressemble qu'à elle-même, elle n'a que son propre sens [...]. » Dès lors, Blanchot salue chez Sartre la rencontre d'exceptionnelles capacités aussi bien philosophiques que littéraires, tout en soulignant qu'elle est également le fruit de son époque : « C'est qu'en vérité les uvres de fiction sont de plus en plus assiégées par des visées théoriques et que les uvres théoriques sont de plus en plus un appel à des problèmes qui exigent une expression complète. Existentialistes ou non, romanciers et philosophes poursuivent des expériences et des recherches analogues [...]. » Plus encore, il loue chez Sartre sa faculté à faire de ses romans à la fois une expérience en soi et « le récit d'une expérience », notion essentielle pour Blanchot et qui s'était imposée comme l'un des thèmes centraux de son premier recueil critique, Faux Pas (1943). Et c'est cette même qualité qu'il prête, au passage, à L'Invitée de Simone de Beauvoir, une « uvre remarquable ». Ainsi, au terme d'une réflexion qui laisse transparaître l'admiration de Blanchot pour le roman sartrien, et particulièrement pour La Nausée composée à la même époque que son Thomas l'Obscur, il conclut : « En somme, ne se pourrait-il pas que le roman fut beaucoup moins l'ennemi de la thèse qu'on ne le dit ? » Le manuscrit, et ses multiples biffures et ajouts, témoigne alors des hésitations de Blanchot pour formuler la fin de sa démonstration, pourtant limpide dans le texte achevé : « Ceci seulement : de respecter le statut de mauvaise foi qui est sa morale, de lui reconnaître un pouvoir de transformation, de cristallisation par la transparence de découverte par l'exposition, qui est sa réalité, et enfin, s'étant formée de sa substance, n'existant que par sa durée, de triompher en disparaissant, selon le mouvement propre de l'art, se reprendre dans l'affirmation et s'accomplir dans l'échec - qui est sa vérité. » Le texte sera repris, avec quelques corrections, dans La Part du Feu (1949). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Compana General Fabril editora, Buenos Aires 1968, 20x28,5cm, broché. - Seconde édition illustrée. Dos comportant quelques frottements. Ouvrage illustré de dessins d'Horacio Cardo. Rare envoi autographe erronément daté de 1949 et signé de Jorge Luis Borges à son égérie Ema Risso Platero?: «?à Emita, con afecto innumerable.?» Ema Risso Platero, diplomate uruguayenne, fut peintre, poète, écrivain (elle publia notamment Arquitecturas del insomnio avec un prologue de Borges) et fut l'amie de Michel Foucault. Dans son Emma, karma de Borges, l'écrivain uruguyen Fernando Loustaunau évoque cette relation Borges-Emita et leur dernière rencontre en 1979, à Paris, lorsque l'écrivain argentin y vint pour être décoré de la médaille d'or de l'Académie Française. C'est certainement à cette occasion que Jorge Luis Borges remit cet exemplaire dédicacé à son ancienne muse, envoi autographe qu'il data erronément de 1949 au lieu de 1979 (peut-être en souvenir de leur passé et passions mutuels). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
67920Barcelona, M. Moleiro Editor, 2001 Bound in parchment, housed in a leather slipcase. Size: 29 × 23 cm. 152 pages, full-colour manuscript on parchment with 153 illuminations. ****NUMBERED COPY NO. 239 OF A LIMITED FACSIMILE EDITION OF 987 COPIES, ISSUED WITH A CERTIFICATE OF AUTHENTICITY.**** Includes a full-colour commentary volume by Emílio Rui Vilar, hardcover with dust jacket, 371 pages, richly illustrated with 299 coloured illustrations. Size: 33.5 × 22.5 cm.Languages: Spanish and English. ISBN 9788488526793.
- Le livre contemporain, Paris 1925, 22,5x28,5cm, relié sous étui. - Edition illustrée de 33 eaux-fortes originales de Pierre-Georges Jeanniot, dont 30 hors-texte, 1 vignette de titre et 2 en-tête, et de 37 bois gravés par Paul Bornet d'après Pierre-Georges Jeanniot, dont 29 lettrines rehaussées de rouge et 8 culs-de-lampe. L'ouvrage a été imprimé à 124 exemplaires numérotés sur vélin, tous nominatifs, le nôtre au nom d'Henri Legendre. Reliure en plein maroquin bordeaux, dos à quatre nerfs orné du faisceau du licteur en maroquin mosaïqué rouge serti de filets dorés, date et lieu dorés en queue, roulettes dorées sur les coiffes, premier plat décoré en son milieu d'un cercle au centre duquel figure un bonnet phrygien de maroquin mosaïqué rouge serti d'or irradiant de filets dorés le cercle en entier, même décor sur le second plat à l'exception d'un triangle maçonnique en maroquin rouge mosaïqué et du fil à plomb doré remplaçant le bonnet révolutionnaire, encadrement de triples filets dorés et de listels de maroquin belu, blanc et rouge sur les contreplats de maroquin rouge, gardes de soie moirée rouge, gardes et contreplats suivantes de papier marbré, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin bordeaux, plats de papier bordeaux, intérieur de feutrine grise, superbe reliure mosaïquée de l'époque signée Blanchetière. Notre exemplaire est exceptionnellement de douze dessins originaux signés de Pierre-Georges Jeannniot au crayon de papier et intercalés dans le texte. Ont été reliés, en fin de volume, le menu illustré (avec et avant la lettre) par Pierre-Georges Jeanniot du dîner ayant suivi la distribution de l'ouvrage et, en début de volume, le titre supplémentaire. Etiquette de description de l'exemplaire encollée sur une garde. Superbe exemplaire parfaitement établi dans une reliure maçonnique et patriotique en plein maroquin doublé de Blanchetière et enrichi de douze dessins originaux de Pierre-Georges Jeanniot. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Hachette , Paris 1858, 11x18cm, relié. - Nouvelle édition comportant un préambule original. Reliure en demi chagrin marron, dos à quatre nerfs sertis de filets noirs ornés de caissons noirs agrémentés en leurs centres de fleurons dorés, discrètes restaurations sur les mors, plats de cartonnage marron, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Ex-libris manuscrit à la plume en regard de la page de faux-titre. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Jules Janin. Les rapports entre Jules Janin - l'un des critiques littéraires les plus influents de l'époque notamment au Journal des Débats - et Victor Hugo furent, à leurs débuts, conflictuels. Pendant longtemps il n'eut de cesse dans ses critiques littéraires d'esquinter Victor Hugo, notamment en 1827, le « prince des critiques » se moqua du Dernier jour d'un condamné et en publia une parodie intitulée L'Âne mort ou la femme guillotinée. A la sortie de Marion Delorme, il alla même jusqu'à estimer que le dramaturge « n'entend[ait] rien à l'expression des passions ». Cependant, au tournant des années 1850, lors de l'exil d'Hugo, Janin se montra solidaire du proscrit et les deux sommités littéraires débutèrent l'échange d'une correspondance. L'envoi sur cet exemplaire de la nouvelle édition d'Odes et ballades est un témoignage de la réconciliation entre ces deux célébrités des lettres françaises. Bel exemplaire, en reliure du temps, enrichi d'un rare envoi autographe de Victor Hugo à l'un des ténors de la critique littéraire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
67921Barcelona, M. Moleiro Editor, 1997 Facsimile Edition. Bound in deep red leather, richly embossed in gold, housed in a matching slipcase with gold motifs. Folio (49 × 35 cm). 252 pages, with 705 miniatures illuminated in gold, in full colour. **** NUMBERED COPY NO. 707 OF A LIMITED FACSIMILE EDITION OF 987 COPIES, ISSUED WITH A CERTIFICATE OF AUTHENTICITY.**** Accompanied by a commentary volume, hardcover with dust jacket, 407 pages, profusely illustrated in colour (170 illustrations). Size: 38 × 27 cm. Language: Spanish. Condition: Fine. ISBN 9788488526359.
- Plon, Paris 1937, 14,5x20,5cm, broché. - New edition. Spine folded as usually, nice copy. Illustrated with drawings by the author in and hors-texte. Very nice handwritten inscription dated and signed by Le Corbusier : " Pour Mr Roland Brun ami de notre ami Level, tous "bâtisseurs de cathédrales"... futures : les unités d'habitation dans lesquelles, (dans chaque foyer)." sera le temple de la famille... CQFD ! Très sympathiquement. Le Corbusier. 1 Dec 1960." [FRENCH VERSION FOLLOWS] Nouvelle édition. Dos ridé comme habituellement, agréable exemplaire. Ouvrage illustré de dessins de l'auteur in et hors-texte. Très bel envoi autographe daté et signé de Le Corbusier : " Pour Mr Roland Brun ami de notre ami Level, tous "bâtisseurs de cathédrales"... futures : les unités d'habitation dans lesquelles, (dans chaque foyer)." sera le temple de la famille... CQFD ! Très sympathiquement. Le Corbusier. 1 Dec 1960."
- Bermann-Fischer verlag, Stockholm 1945, 12x19,5cm, 2 volumes en reliures de l'éditeur. - New edition. Publisher's binding in full brown cloth, nice copy complete with its dust jackets with no defects. Rare handwritten signture of Thomas Mann on the first volume's title page. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Nouvelle édition. Reliures de l'éditeur en pleine toile marron chocolat, dos lisses ornés de filets dorés, bel exemplaire complet de ses jaquettes qui ne comportent aucun défaut. Rare signature manuscrite de Thomas Mann sur la page de titre du premier volume.
- Paris s.d. [novembre 1853?], 10x13,6cm, un feuillet et son enveloppe dépliée. - Lettre autographe signée "votre G." adressée à Georges Bell, rédigée à l'encre bleue au recto d'un petit feuillet. Enveloppe autographe dépliée jointe contenant une phrase que Nerval n'avait pas mise dans sa lettre. Cette lettre a été retranscrite dans la Pléiade, tome 1, lettre 264. Après plusieurs rendez-vous manqués et alors qu'il se trouve à la clinique du Docteur Blanche, Nerval demande à George Bell de ne "[se] préoccupe[r] pas trop de l'affaire de Passy". Malgré son enfermement, Nerval continue à mener ses affaires : "Je conçois un projet ou système d'emprunt qui a quelques chances de réussite - mais il faut que j'engage très sérieusement ma signature." Il termine sa lettre sur une énigmatique formule : "Vous savez que je vous ai fait un conte ce matin. Je sortais des bras de...cherchez." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris s.d. (fin 1852), 10,2x13,2cm, quatre pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée "ton ami G." adressée au poète et dramaturge Armand Barthet. Nerval félicite "[son] cher ami" pour son drame Le Chemin de Corinthe : "Non seulement je l'ai lu mais je l'ai recommandé chaudement à Delord et à Huard. C'est très beau (ceci est vague) mais c'est même nouveau". Pliures inhérente à la mise sous pli. Une bande de papier à la jonction des deux pages et une restauration en marge intérieure gauche. Cette lettre a été retranscrite dans la correspondance publiée à la Pléiade (tome 3, p. 796). Le destinataire a rédigé, directement à la suite de cette lettre une émouvante notice biographique concernant Gérard de Nerval : "Nul ne savait où il demeurait - il rodait toute la nuit, les poches de sa longue redingote, gonflé (sic) de bouquins". [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
67923Barcelona,, M. Moleiro, Green leather binding, interior boards in red leather with gold motifs; housed in a slipcase with gold decoration. Full-colour, Size: 36 × 27 cm. 108 pages, 83 miniatures illuminated with gold. Latin- French text. ****NUMBERED COPY NO. 419 OF A LIMITED FACSIMILE EDITION OF 987 COPIES, ISSUED WITH A CERTIFICATE OF AUTHENTICITY.**** Includes full-colour commentary volume, hardcover with dust jacket, 426 pages, written by Daron Burrows.
- Publication , Paris 1895, 11,5x18,5cm, relié. - First edition Dark green half cloth Bradel binding over marbled paper boards, gilt floral motif to spine, double gilt fillet at foot Autograph inscription from Paul Verlaine to René Andreau With a frontispiece portrait of the author by Louis Anquetin. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale. Reliure à la bradel en demi toile sapin, dos lisse orné d'un motif floral doré, double filet doré en queue, plats de papier marbré. Envoi autographe signé de Paul Verlaine à René Andreau. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice par Louis Anquetin.
- Léon Vanier, Paris 1891, 12x19cm, relié. - Deuxième édition imprimée à petit nombre sur vergé de Hollande. Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, infime décoloration sans gravité du dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure non signée établie toute fin XIXème-début XXème. Provenance : de la bibliothèque Simone et André Maurois avec leur ex-libris gravé et encollé sur un contreplat. Envoi autographe signé de Paul Verlaine à la cantatrice Marie-Blanche Vasnier : "A Madame Vasnier, hommage respectueux. P. Verlaine." Marie-Blanche Vasnier fut la muse du jeune Claude Debussy, de quatorze ans son cadet, qui lui dédia de nombreux chants d'amour. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. Vendredi soir [printemps 1900], 12,5x8,4cm, 6 pages sur 3 cartes. - Handwritten letter addressed to Natalie Clifford Barney: "Je t'écris ce mot dans le train, tu t'en apercevras vite en observant l'irrégularité de mon écriture." "I write this to you on the train, you will quickly notice that by observing the irregularity of my handwriting." s.l Friday evening [Spring 1900], 12.5 x 8.4 cm, 6 pages on 3 cards Handwritten letter from Renée Vivien, written in pencil on three blue cards with the poet's monogram. This letter has been published in "Renée Vivien et ses masques" (in A l'Encart n°2 April 1980) A very beautiful letter written on a train: "Je t'écris ce mot dans le train, tu t'en apercevras vite en observant l'irrégularité de mon écriture." "I write this to you on the train, you will quickly notice that by observing the irregularity of my handwriting." Renée had just left her "cher petit amour" "dear little love" for a short stay outside of Paris: "Quelle folie de me séparer de toi, même pour deux jours, et comme je le regrette amèrement maintenant : - Seulement j'étais inquiète, tu sais, une fois rassurée j'aurai l'esprit tranquille désormais, et je pensais goûter un bonheur absolu et parfait, dans ton ombre, tout près de toi. Comment ai-je pu être assez stupide et assez folle pour m'en aller ! Deux jours, c'est si long ! C'est deux éternités de joie dont je me prive, par ma bête faute ! - Vois-tu, je t'aime à ne pouvoir vivre sans toi. Ne plus te voir est une souffrance accablante. Pense à moi, Lys blanc - Lys blanc aime-moi, car je suis triste ce soir." "What madness to separate myself from you, even for two days, and as I bitterly regret it now: - Only I was worried, you know, once reassured I will have peace of mind from now on, and I thought I would taste absolute and perfect happiness in your shadow, very close to you. How could I be stupid enough and crazy enough to go away! Two days is so long! It is two eternities of joy that I deprive myself of, by my own stupid fault! - You see, I love you and cannot live without you. Not seeing you again is an overwhelming suffering. Think of me, White Lilly - White Lilly love me, because I am sad this evening." In this letter we encounter Vivien's obsession with flowers: "J'ai reçu avant de partir l'adorable petit bouquet de violettes blanches que tu m'as si tendrement envoyé et le cher petit mot qui m'a touchée comme une plainte d'enfant triste." "Before leaving I received the adorable little bouquet of white violets that you so tenderly sent and the dear little note that touched me like a sad child's complaint." It is at the end of 1899 and through Violette Shillito that Renée Vivien - then Pauline Tarn - met Natalie Clifford Barney "cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables" "this American woman softer than a scarf, whose sparkling face shines with golden hair, sea blue eyes, never-ending teeth" (Colette, Claudine à Paris). Natalie, who had just experienced a summer romance with the scandalous Liane de Pougy who introduced her to sapphism, paid little attention to this new acquaintance. Renée, on the other hand, was totally captivated by the young American woman and describes this love at first sight in her autobiographical novel, Une Femme m'apparut: "J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort." "I lived again the hour, already well past, when I saw her
- s.l. [Paris] s.d. (ca. 1904), 11,5x15,9cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre noire sur un double feuillet bordé d'un liseré de violettes. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Très belle lettre d'amour marquant la réconciliation de la Muse aux violettes et de l'Amazone après une rupture de deux ans : « Ta lettre m'a été d'une douceur cruelle, j'ai pleuré en la lisant et quelque chose en moi s'est réjoui malgré tout de penser qu'entre nous le lien était est si puissant et subtil que la mort seule pourra le dénouer tout à fait, si la mort est définitive. » Lassée et très jalouse des infidélités de Natalie, Renée avait pris la décision radicale de la quitter. L'Amazone avait alors, par tous les moyens, tenté de la reconquérir, envoyant des émissaires ainsi que de nombreuses lettres : « Mes larmes ont coulé sur toutes les lettres que tu m'as envoyées depuis le silence qui s'était fait entre nous. » Renée semble cette fois avoir rompu sa promesse de ne jamais revoir Natalie et lui adresse cette très belle déclaration, pleine d'espoir en l'avenir : « T'oublier ! Mais mes lèvres, qui sont l'âme de mon âme ont gardé ton reflet et ton empreinte. [...] Quelque chose en [moi] s'est brisé depuis lors, d'avoir trop aveuglément aimé. Mais s'il est vrai qu'il reste en nous des tendresses inconnues et des douceurs ignorées que nous pouvons encore nous prodiguer dans un avenir meilleur, n'hésitons pas à les découvrir au fond de nos âmes. Je voudrais te prendre dans mes bras, mon Tout-Petit, comme un enfant malade, et te bercer, et te consoler, et te guérir, et de voir refleurir sur tes lèvres les sourires d'autrefois. Il ne faut plus souffrir pour moi, ma Douceur blonde, je t'aime, je te guérirai. » Ces retrouvailles ne dureront pourtant pas : déchirée entre la baronne Hélène de Zuylen et Natalie, Renée enchaînera les voyages ; tour à tour en Hollande, en Allemagne, en Suisse et à Venise, elle confiera ses hésitations à Kérimé Turkhan-Pacha sa compagne épistolaire du Bosphore qu'elle rencontrera à l'été 1905 lors de son dernier voyage avec Natalie Clifford Barney à Mytilène. Emouvante lettre de Renée Vivien, adressée au grand amour de sa vie. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone. » (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités
- s.d. (Paris) s.d. [septembre ? 1904], 12,4x16,8cm, 8 pages sur 2 doubles feuillets. - Lettre autographe signée "Pauline" de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur deux doubles feuillets à en-tête de violette et adresse du 23 avenue du Bois de Boulogne. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Très belle et longue lettre de rupture adressée à l'Amazone après son impromptue visite de l'été 1904 à Bayreuth pour tenter de reconquérir Renée : « ... Les heures passées à Bayreuth étaient de la douceur : et c'est pourquoi je suis revenue. » Le champ lexical de la mort est omniprésent dans cette missive, comme pour mieux insister sur le caractère définitif de sa décision : « Pourquoi t'acharner à vouloir ranimer vainement les choses mortes, Natalie ? Tu ne l'as point compris : ce que je cherchais auprès de toi c'était le souvenir et rien d'autre. On ne revit point l'autrefois. Tu dois le sentir comme moi-même. [...] Je souriais à mon passé. Il est doux parce qu'il est mort. Et toi, tu veux galvaniser ce cadavre et le rendre odieux. » La Muse aux violettes laisse ici transparaître sa souffrance et sa déception, suppliant Natalie à deux reprises : « Laisse-moi ne plus revenir. » Véritable éloge funèbre de l'amour éteint, cette lettre est très éclairante quant à la manière d'aimer de chacune : « Nous nous sommes mal comprises. Je voulais un peu de rêve : tu m'offres la réalité. » Car c'est là ce qui sépare Renée - la poétesse rêveuse et quasi platonique - et Natalie - l'amoureuse charnelle et volage : « Ne sens-tu donc pas, ne comprends-tu donc pas que je n'ai plus aucun désir d'amour ? Je suis lasse infiniment ; je ne voulais qu'un peu de douceur. Et tu m'offres la vie et les frissons, que sais-je ? tout dont je ne me soucie point. Les joies charnelles ? Mais je les possède, mon amie me les donne, ma chair est satisfaite et au-delà. Je ne cherche point cela : je ne désire point cela. Ces choses m'excèdent, venant de toi. J'espérais que, assouvie de ton côté, tu ne me demanderais que ce que je te demande : un peu de rêve lassé ; un peu de compréhension, un peu de regret. Mais nous nous sommes trompées mutuellement. [...] Cherche un amour de chair chez une autre [...] » C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone. » (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes
- s.l. [Paris] Le 1er avril [1902], 11,5x15,9cm, 7 pages 1/2 sur deux doubles feuillets. - Handwritten signed letter addressed to Natalie Clifford Barney: "I told you by the raw voice of the telegraph, Natalie, the time has not come for us to see each other again." [Paris] 1st April [1902] | 11.5 x 15.9 cm | 7 pages 1/2 on two double leaves Handwritten letter signed "Pauline" from Renée Vivien addressed to Natalie Clifford Barney and written in black ink on two double leaves edged with violettes. Transverse folds from having been sent. Interesting letter mentioning Brumes de fjords and Freddy Manners-Sutton. "Tu te trompes en croyant retrouver dans Brumes de fjords un reflet de femme ou l'influence d'une pensée de poète norvégien. Je les ai faites d'un souvenir très lointain de ce pays mystique et de quelques rêves lourds de nostalgies." "You are mistaken when you think that you find a reflection of a woman or the influence of a Norwegian poet's thinking in Brumes de fjords. I wrote them as a very distant memory of this mystical country and of some dreams heavy with nostalgia." Brumes de fjords is the first collection of prose poetry by Renée Vivien to be published in June 1902. Natalie and Renée were then separated but this letter shows that the Muse aux violettes continued to send her texts to the Amazone despite the physical and sentimental distance that separated them. "Car j'ai dans ma vie une tendresse que je crois sincère - quoi qu'il me soit difficile aujourd'hui de croire à la sincérité, même lorsqu'elle me montre ses larmes." "Since I have a tenderness in my life which I believe to be sincere - though it is difficult for me today to believe in sincerity, even when it shows me its tears." This letter was indeed sent to Natalie Clifford Barney while she was in the United States: "Je serais venue si tu avais eu besoin de moi. Toi-même tu m'as télégraphiée que ma présence était inutile. (lorsque ton temps était pris par un flirt) Freddy Manners-Sutton?? qui sait?? et qu'importe?? Il est trop tard maintenant. Je ne viens pas t'amuser ni remplacer une distraction absente. Si tu viens à Paris cet hiver je te verrai une ou deux fois - comme on revoit le visage lointain de son passé - sans colère, sans haine, mais aussi sans amour." "I would have come if you needed me. You yourself telegraphed me that my presence was useless. (when your time was taken by a flirt) Freddy Manners-Sutton? Who knows? And what does it matter? It's too late now. I don't come to amuse you or replace an absent distraction. If you come to Paris this winter I will see you once or twice - as you see the distant face of your past - without anger, without hatred but also without love." Here Renée gives free reign to her jealousy, mentioning Freddy Manners-Sutton, Natalie's friend: "En réalité, Vivien ne pouvait supporter Manners-Sutton. Dans Une femme m'apparut, elle l'appellera tout simplement Le Prostitué et dira de lui?: Il est banal comme l'adultère. Cette antipathie se transformera en une haine féroce lorsqu'un peu plus tard Vivien apprendra que cet homme se faisait passer pour le fiancé de Natalie Barney. Sacrilège suprême...?! Mais Vivien ne savait pas - ou bien voulait ignorer - que cette rumeur était en fait propagée par Natalie Barney elle-même, afin de donner le change à ses parents. Non, pensait-elle, ce personnage au-dessous de toute insulte veut tout simplement capter la fortune de Natalie?!" "In reality, Vivien could not bear Manners-Sutton. In Une femme m'apparut, she will very simply call him Le Prostitué and will say of him: He is common like adultery. This antipathy will turn into a fierce hatred when a little later Vivien learns that this man pretends to be Natalie Barney's fiancé. Supreme sacrilege...! But Vivien did not know - or even wanted to ignore - that this rumour was actually spread by Natalie Barney herself, in order to pull the wool over her parent's eyes. No, she thought, this below any insult character simply wants t