19 878 résultats
185373273Paris s. d. [novembre 1853?] | 10 x 13.60 cm | un feuillet et son enveloppe dépliée
185273345Paris s. d. [fin 1852] | 10.20 x 13.20 cm | quatre pages sur un feuillet remplié
18298938615 mai 1829 | 18.5 x 24 cm | Deux pages sur une feuillet
1730LBW-540[circa 1730]. 367 x 496 mm.
1961014593Alès PAB 1961 In-8 carré Pleine reliure d'époque Signé par l'auteur et l'illustrateur
1805102924Ambiani [Amiens], Ludovicus Jacobus Mauritius de Bonald, 1805, in-8, 207-[2]-55 ff, Cartonnage de l'époque, Manuscrit en deux parties : la première ? en 207 feuillets et 2 feuillets de table ? comporte le Cours de rhétorique en latin et en français de Louis Sellier; la seconde, foliotée en chiffre romains (LV), contient une transcription en français du Discours de Ciréron pour Milon. Le jeune étudiant à l'origine de ce cahier, Louis Jacques Maurice de Bonald (1787-1870), originaire de Millau, deviendra une personnalité éminente à Lyon, dont il sera l'archevêque en 1839. Pour l'heure, il est en passe d'achever ses études classiques : né dans une famille ultraroyaliste, il est conduit chez les Pères de la Foi ? d'abord au sein du collège d'Amiens, puis à Montdidier ? par son parent, le prêtre réfractaire de Millau Louis de Sambucy. Il y suit le cours de rhétorique de Louis Sellier (1772-1854), émule de Joseph Varin avec qui il participe à la restauration de la Compagnie de Jésus. Les leçons du père Sellier débutent le 23 septembre 1805; Maurice de Bonald est alors à l'aube de ses 18 ans. L'élève a recopié ses notes sur des pages réglées au crayon, à l'encre noire, d'une écriture soignée et lisible. La page de titre calligraphique est illustrée en tête d'une croix lumineuse surgissant de nuées. Le cours se constitue d'une préface et de trois parties : I. De inventione; II. De dispositione; III. De Elocutione. À la fin se trouvent le Pro Milone, célèbre plaidoyer de Cicéron qui servit d'exercice d'éloquence à des générations d'étudiants. "Sous la conduite de maîtres aussi éclairés dans la science de Dieu que dans les sciences humaines, la semence divine fructifia abondamment dans l'âme du jeune Maurice de Bonald, si bien préparée à la recevoir. Sa vocation ecclésiastique fut le couronnement de cette éducation profondément chrétienne, commencée sur les genoux d'une pieuse mère, et achevée par les soins de vénérables professeurs, et sous la haute direction de son père" (Vie de S. Em. le Cardinal de Bonald p. 15). Les études religieuses de Maurice de Bonald sont en fait assez peu connues, contrairement à sa carrière ecclésiastique : dès qu'il quitte les Pères de la foi, il entre au séminaire de Saint-Sulpice; il est fait prêtre à la fin de l'année 1811. En 1823, il est nommé à l'Evêché du Puy tout juste rétabli, puis devient archevêque de Lyon en 1839. Cet ultramontain oeuvre avec ferveur à la rechristianisation de la capitale de la soie en fondant des dizaines d'églises, plusieurs instituts religieux et en remettant à l'honneur le culte marial. Bien qu'imprégné de l'héritage ultraroyaliste de sa famille, Maurice de Bonald adopta une attitude prudente, évitant toute opposition directe au pouvoir et s'abstenant de s'impliquer dans les affaires politiques. Le document que nous présentons ici apporte un éclairage précieux sur les jeunes années de cette figure religieuse parmi les plus marquantes du milieu du XIXe siècle. Cachet de la bibliothèque des Capucins de Millau. Papier de recouvrement des plats largement arraché, dos manquant, mais couture solide. Bon état intérieur. Vie de S. Em. le Cardinal de Bonald. Lyon, Briday, 1870. Couverture rigide
83905, c. 1800, in-8, 372 pp, Basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de symboles chrétiens, tranches jonquille, Précieux recueil manuscrit reproduisant des lettres inédites de la soeur Jeanne des Anges (1602-1665), supérieure des Ursulines de Loudun, écrites à la suite de la retentissante affaire des possédées de ce couvent (1634-1637). Le volume est soigneusement rédigé à l'encre, sur feuillets réglés au crayon. Le compilateur, un anonyme du début du XIXe siècle, a choisi des lettres datées de 1638 à 1663. Parmi les correspondants se trouve M. Laubardemont, à qui Jeanne des Anges écrit de janvier 1638 à janvier 1648 : Jean Martin de Laubardemont (1590-1656), avait été l'ordonnateur du procès d'Urbain Grandier. Elle évoque auprès de lui, ses visions et les "marques" (stigmates) que lui envoie son "saint Ange". D'autres lettres sont adressées à la mère Angélique de Saint François, ursuline à Loudun; à M. Duplessis-Ravenel, conseiller au siège présidial de Rennes; à Marguerite Péchard, religieuse de la Visitation de Rennes; à la marquise de Boisferrier; à Claude Sain, procureur du roi; à l'influente religieuse Madame Du Houx; à Suzanne le Bréton, religieuse de la Visitation; etc. La supérieure des Ursulines de Loudun y prodigue des conseils spirituels, partage ses réflexions mystiques, évoque sa santé et les stigmates qui lui sont renouvelés; des entretiens rapportés évoquent encore des apparitions dont ont été témoins des religieuses du couvent en 1644. La plupart des lettres de Jeanne des Anges n'ont pas été éditées : elles sont dispersées dans les archives de la Visitation du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine) et à la Bibliothèque Mazarine de Paris*. Seules ses lettres au père Saint-Jure** et à Mme Du Houx*** ont été publiées. Possédée puis délivrée des démons de Loudun, Jeanne des Anges devint porteuse de stigmates et de miracles : sa réputation se répandit jusqu'à la Cour. Avec son conseiller spirituel Saint-Jure, elle entreprit la rédaction de son autobiographie, qui ne sera publiée qu'en 1886 (Légué et Gilles de la Tourette). En parallèle, elle entretint une abondante correspondance avec les mystiques de son temps, jusqu'à la maladie qui la rendit paralytique. Objet de vénération de son vivant et dans les décennies qui ont suivi sa mort en 1665, Jeanne des Anges est devenue, petit à petit, une figure troublante ou ridicule, puis finalement l'incarnation de l'hystérique, tel que le XIXe siècle a caractérisé les malades se disant victimes de possessions. In fine, le manuscrit présente un "Recueil des lettres du père Seurin de la Compagnie de Jésus" : Jean-Joseph Surin (1600-1665), conseiller spirituel de Jeanne des Anges. En tout, 17 lettres, non datées, sont adressées à sa "très chère soeur" Jeanne des Anges. Surin avait joué un rôle essentiel dans l'exorcisme qui avait délivré la religieuse. Ses lettres évoquent ses passions et tournements, les épreuves envoyées par Dieu, sa santé corporelle et spirituelle, ou encore son voyage en Bretagne. Ex-libris de N[icole] H[ebecourt] représentant un diable railleur. Charnières fendillées. Bon état intérieur. * Molinier, catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, n° 1209. ** "Extrait des lettres que la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, a écrites au père Saint-Jure, de la Compagnie de Jésus, son directeur ". In Legué et Gilles de la Tourette. Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d'une hystérique possédée, d'après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours. Bibliothèque diabolique de Bourneville. Paris, Aux bureaux du Progrès médical, 1886 : pp. 256 et suiv. *** "Correspondance de Jeanne des Anges et Mme du Houx (1652-1664)". In Elisabeth Goldsmith et Colette Winn. Lettres de femmes. Textes inédits et oubliés du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Champion, 2005 : Couverture rigide
19578458723 janvier 1957 | 16.20 x 23.50 cm | 2 pages sur un feuillet - enveloppe jointe
194042581940 in-4 en feuilles A) PLANS pour la publication de l'ouvrage ou des ouvrages : 1) un lettre autographe signée datée du 6 juin 1932 (4 pp. in-4) présentant son projet de recueil, qui "ne sera pas strictement psychanalytique" et listant les 16 articles qu'il prévoit d'y faire figurer, avec les références de la première publication (sauf pour l'un d'entre eux, écrit avec René Laforgue, une communication au Congrès de psychologie, inédite - cf. D) infra); 2) brouillon du plan de l'ouvrage pour la version de 1932 (1 p. in-4); 3) liste autographe des travaux de Pichon dans la "Revue Française de Psychanalyse" jusqu'à "A l'aise dans la civilisation" (1 p. in-4) ; 4) liste manuscrite des Conférences des Psychanalystes de langue française, de 1926 à 1936, avec pour chacune le nom du président et les titres et auteurs des conférences (1 p. in-4) ; 5) plan pour un ouvrage en deux parties ou volumes : "Chez Psyché" ou "Psyché dans son parc" (18 articles) et "L'Envol de Psyché" (20 articles dont 2 inédits) (1p. in-8 et 1 p. in-12) ; 6) "livres ultérieurs", avec projets de titre, etc ; 7) de la main de Hélène Pichon-Janet, liste des documents, éventuellement corrigés, dont elle dispose (2 pp. in-8).B) PROJET de MAQUETTE pour "Les Jardins de Psyché, douze études revues et mises à jour et une étude inédite", comportant faux-titre, liste des livres publiés, titre, dédicace "à cinq maîtres, Henri Bergson, Sigismond Freud, Pierre Janet, Charles Maurras, Antoine Meillet, de chacun desquels je suis le disciple plus ardent que servile"), avertissement, puis 1) "La psychanalyse dans l'art médical", feuillets découpés de "L'Evolution psychiatrique" (t. 3, f. 1, 1932) et assemblés, avec quelques corrections autographes et de nombreuses notes autographes ajoutées (18 ff. in-4 foliotés 6 à 23) [à la suite : la copie carbone du tapuscrit de la première version de l'article, 32 ff. in-4] ; 2) "Le rôle du complexe d'OEdipe dans le développement psychique de l'être humain", feuillets découpés de la Revue Française de Psychanalyse (2e année, n° 1, 1928), avec quelques corrections et de nombreuses notes ajoutées (21 ff. in-8 ou in-4 foliotés 24 à 44) ; 3) "Position du problème de l'adaptation réciproque entre la société et les psychismes exceptionnels" (ib.), feuillets découpés, pour certains assemblés, avec quelques correctionset de nombreuses notes ajoutées (45 ff. in-8 ou in-4 foliotés 45 à 89) ; 4) "Comment la pensée prend corps", extrait de "A l'aise dans la civilisation" (Denoël, 1938) avec quelques corrections autographes et notes ajoutées (16 ff. in-8 ou in-4 foliotés 90 à 105) ; 5) "La linguistique en France : problèmes et méthodes", feuillets découpés du "Journal de psychologie normale et pathologique" (15 janvier - 15 février 1937) avec quelques corrections autographes et notes ajoutées (15 ff. in-8 ou in-4 foliotés 106 à 130)[ici s'arrête la maquette proprement dite et l'on trouve à la suite divers articles manuscrits ou tapuscrits devant probablement faire partie du recueil tel qu'envisagé en 1932 ou des recueils esquissés en 1939-1940 :]C) "A propos d'un rêve funèbre, pour la Société psychanalytique, 17 novembre 1931", MANUSCRIT autographe INÉDIT, une étude de cas (12 pp. in-4) ;D) "Sur quelques réactions sociales d'ordre para-névrotique", TAPUSCRIT d'un article de Laforgue et Pichon datant de 1929 et INÉDIT (10 pp. in-4, avec quelques corrections autographes) ;E) "Essai d'étude convergente des problèmes du temps", TAPUSCRIT (42 pp. in-4) en double exemplaire d'un article paru dans le "Journal de psychologie normale et pathologique" (15 janvier - 15 février 1931, couvertures de la revue découpées) ;F) "Temps et idiome, la voie linguistique d'exploration du problème psychologique du temps", TAPUSCRIT (46 pp. in-4) d'un article paru dans la revue "Recherches philosophiques" (t. V, 1935-1936) ;G) "Nombre et quantité", TAPUSCRIT (15 pp. in-4) d'un article de 1938 publié dans les "Mélanges" Pierre Janet (1939) ;H) "Aperçu historique du mouvement psychanalytique français" (avec A. Hesnard), 16 pp. grand in-8 découpées de la "Revue de psychologie concrète" (t. I, n° 1, février 1929), avec quelques corrections autographes et la mention autographe "utiliser pour la composition le recto et le verso, nous ne pouvons pas, pour cet article-ci, fournir de double" ;I) un exemplaire de la revue "Paris médical" (9 janvier 1932) contenant un article de Pichon : "Aperçu sur le développement moteur et psychique de l'enfant" ;J) un important ensemble d'articles découpés de la Revue Française de Psychanalyse, en double et assemblés en vue de la composition, mais que Pichon n'a pas eu le temps de corriger (certains sont incomplets) : 1) compte-rendu du livre de Charles Odier, "Curiosité morbide" ; 2) présentation du cas de Georgette Sansonnet ; 3) "Sur la prétendue différence entre l'organique et le psychogène" ; 4) "Court document d'Onirocritique" ; 5) compte-rendu du livre G. Dwelshauvers, "Traîté de psychologie" ; 6) "Sur les traitements psychotérapiques courts d'inspiration freudienne chez les enfants" (avec Parcheminey) ; 7) compte-rendu du livre de E. Minkowski, "La Schizophrénie".Soit un ensemble de 19 articles manuscrits, tapuscrits et/ou imprimés, certains en double (1), augmentés (5), inédits (2) ou corrigés (1).
c4661PIÈCE MANUSCRITE , de format in folio oblong, sur velin, de 12 pages, comportant environ 1000 signatures de FEMMES POLONAISES EXILÉES à MOSCOU.La première page est somptueusement illustrée d'un large encadrement peint et doré signé par K. Homolacs, avec le texte soigneusement calligraphié.Toutes les grandes familles polonaises sont représentées. Texte très touchant ( référence à la France “Seconde Patrie“, “Berceau des idées généreuses “, aux “Héros de Verdun “. Charles Richet fut Président de La Ligue pour le rétablissement de la Pologne, il était physiologiste, aviateur ,pacifiste et adepte des sciences occultes.Pièce d'un grand intérêt historique et remarquablement décorative.
190479022(Paris) s. d. [septembre ? 1904] | 12.40 x 16.80 cm | 8 pages sur 2 doubles feuillets
190478907s. l. [Paris] s. d. [ca. 1904] | 11.50 x 15.90 cm | 4 pages sur un double feuillet
190078850s. l. Vendredi soir [printemps 1900] | 12.50 x 8.40 cm | 6 pages sur 3 cartes
190278981s. l. [Paris] Le 1er avril [1902] | 11.50 x 15.90 cm | 7 pages 1/2 sur deux doubles feuillets
190079031s. l. [Londres] Le 20 mars [1900] | 9.90 x 15.20 cm | 4 pages sur un double feuillet
1966436591966 3 pages et demie in-4 à l'encre bleue, s.d.[vers 1966]. Manuscrit autographe complet de la préface de Sartre à La Promenade du Dimanche, pièce en deux actes de Georges Michel, composée à la fin de la Guerre d'Algérie, qui met en scène une famille petite bourgeoise dont la promenade dominicale est perturbée par une fusillade. Les dialogues, qui reprennent tous les clichés ordinaires de la vie familiale, inscrivent cette oeuvre dans le registre du théâtre de l'absurde. L'auteur y démasque la violence des rapports humains derrière le conformisme social.Dans sa préface, Sartre se plaît à souligner la dimension "existentialiste" de l'argument, qui s'articule autour du conflit entre Histoire et répétition. "La répétition, ce sont nos petits rites misérables et ce bavardage qui nous assourdit : les lieux communs. (...) Les récitants n'entendent plus le bruit de leur vraie vie, de la mort qui s'approche. Ils n'ont de solidarité qu'en ceci qu'ils s'entraident à passer sous silence la vérité, à cacher hors de nous, en nous, la violence, le malheur, notre misérable condition. Le seul personnage qui connaît encore l'angoisse d'être né, qui s'interroge un peu sur la signification de son existence, c'est un enfant".L'auteur des Mots évoque un souvenir d'enfance : "Nous avons tous été ce môme à cloche pied - "les enfants s'ennuient le Dimanche, le Dimanche les enfants s'ennuient" - qui ne sait que faire de son corps et qui sent ce jour-là, plus amèrement que les autres jours, sa parfaite gratuité. Et nous avons vu, depuis, cinq cents ou mille fois, ces familles grises, endimanchées, le père brutal et peureux, pompeux et grossier, content de soi et honteux ; la mère aigre raisonneuse, disputant et cédant toujours, glisser dans les rues sous un ciel pluvieux"."Cette pièce est scandaleuse et forte parce que, puisque la vie s'y résume en une promenade, l'invraisemblable y devient la vérité. Le grand-père meurt, tué par une balle perdue, un service spécial de la voirie fait disparaître le corps en vitesse et les survivants poursuivent la promenade dominicale comme si de rien n'était. Et si l'invraisemblable devient la vérité, du coup c'est la vérité qui nous paraît invraisemblable. C'est invraisemblable et vrai, cette indifférence à la mort des vieux, cet égoïsme, ces mots veules et mille fois répétés qui tombent comme des pelletées de terre sur le cadavre : voilà comment nous sommes dans la vie avec nos morts. Nous le savions, bien sûr : mais ce grossissement savant et réglé nous fait voir, avec un humour noir, cet Autre étrange, inacceptable et scandaleux : nous-mêmes".La Promenade du Dimanche fut créée en 1966 au Studio des Champs-Élysées et publiée chez Gallimard. Elle est aussi parue en allemand et aux États-Unis dans une collection de manuel scolaires pour l'apprentissage du français. C'est la deuxième pièce d'un artisan horloger de Belleville, écrivain autodidacte d'origine prolétarienne dont Sartre avait publié le premier texte dans Les Temps Modernes. L'auteur sera l'un des proches compagnons du philosophe dans les dernières années de sa vie, distribuant notamment avec lui La Cause du Peuple dans les rues.
1966436591966 3 pages et demie in-4 à l'encre bleue, s.d.[vers 1966]. Manuscrit autographe complet de la préface de Sartre à La Promenade du Dimanche, pièce en deux actes de Georges Michel, composée à la fin de la Guerre d'Algérie, qui met en scène une famille petite bourgeoise dont la promenade dominicale est perturbée par une fusillade. Les dialogues, qui reprennent tous les clichés ordinaires de la vie familiale, inscrivent cette oeuvre dans le registre du théâtre de l'absurde. L'auteur y démasque la violence des rapports humains derrière le conformisme social.Dans sa préface, Sartre se plaît à souligner la dimension "existentialiste" de l'argument, qui s'articule autour du conflit entre Histoire et répétition. "La répétition, ce sont nos petits rites misérables et ce bavardage qui nous assourdit : les lieux communs. (...) Les récitants n'entendent plus le bruit de leur vraie vie, de la mort qui s'approche. Ils n'ont de solidarité qu'en ceci qu'ils s'entraident à passer sous silence la vérité, à cacher hors de nous, en nous, la violence, le malheur, notre misérable condition. Le seul personnage qui connaît encore l'angoisse d'être né, qui s'interroge un peu sur la signification de son existence, c'est un enfant".L'auteur des Mots évoque un souvenir d'enfance : "Nous avons tous été ce môme à cloche pied - "les enfants s'ennuient le Dimanche, le Dimanche les enfants s'ennuient" - qui ne sait que faire de son corps et qui sent ce jour-là, plus amèrement que les autres jours, sa parfaite gratuité. Et nous avons vu, depuis, cinq cents ou mille fois, ces familles grises, endimanchées, le père brutal et peureux, pompeux et grossier, content de soi et honteux ; la mère aigre raisonneuse, disputant et cédant toujours, glisser dans les rues sous un ciel pluvieux"."Cette pièce est scandaleuse et forte parce que, puisque la vie s'y résume en une promenade, l'invraisemblable y devient la vérité. Le grand-père meurt, tué par une balle perdue, un service spécial de la voirie fait disparaître le corps en vitesse et les survivants poursuivent la promenade dominicale comme si de rien n'était. Et si l'invraisemblable devient la vérité, du coup c'est la vérité qui nous paraît invraisemblable. C'est invraisemblable et vrai, cette indifférence à la mort des vieux, cet égoïsme, ces mots veules et mille fois répétés qui tombent comme des pelletées de terre sur le cadavre : voilà comment nous sommes dans la vie avec nos morts. Nous le savions, bien sûr : mais ce grossissement savant et réglé nous fait voir, avec un humour noir, cet Autre étrange, inacceptable et scandaleux : nous-mêmes".La Promenade du Dimanche fut créée en 1966 au Studio des Champs-Élysées et publiée chez Gallimard. Elle est aussi parue en allemand et aux États-Unis dans une collection de manuel scolaires pour l'apprentissage du français. C'est la deuxième pièce d'un artisan horloger de Belleville, écrivain autodidacte d'origine prolétarienne dont Sartre avait publié le premier texte dans Les Temps Modernes. L'auteur sera l'un des proches compagnons du philosophe dans les dernières années de sa vie, distribuant notamment avec lui La Cause du Peuple dans les rues.
38205o.J. "à la campagne près Münster", 7. VII. 1807, 4°. 3 1/4 Seiten. Doppelblatt mit Adresse, zwei Poststempeln und Siegelresten.
38206o.J. Hannover, 19. X. 1814, 4°. 3 Seiten. Mit Adresse, zwei Poststempeln und papiergedecktem Siegel.
966Roma : 1886. UN ALBUM PHOTOGRAPHIQUE INÉDIT DES OEUVRES DU SCULPTEUR ROMAIN GIULIO TADOLINI
1831PHO-2405Paris, Arthus Bertrand, 1831-1840, 20 tomes reliés en 10 vol. in-8 (21 × 12,5 cm), demi-veau fauve marbré à coins, super-libris doré, dos à nerfs ornés, pièces de titre rouges et de tomaison vertes, tranches mouchetées rouge (reliure anglaise du XIXe s). Aux contres-plats, étiquette pour cote. Petites rousseurs. Légers frottements aux reliures. Provenance « Society of Writers to His Majesty’s Signet », célèbre association privée d’avocats écossais, fondée en 1594.
196089055s. n. | s. l. s. d. [circa 1960] | 20.4 x 25.5 cm | Une photographie
188044443, , (Vers 1870-1880). Grand in-folio manuscrit (54 x 41 cm) de 52, 50 ff. enluminés sur peau de vélin à l'encre et aqurelle rouge, vert, bleu et or, chagrin rouge, dos orné à nerfs, décor sur le plat supérieur d'écoinçons et d'une grande plaque circulaire ajourés en laiton avec incrustations de cabochons de pierres, sur le second plat quatre plaques d'angles circulaires ajourés en laiton avec incrustations de cabochons de pierres, dentelle intérieure, gardes de papier dominoté (reliure de l'époque).
188279109Médan 16 novembre 1882 | 13.60 x 21.40 cm | 2 pages sur un double feuillet - enveloppe jointe
1509Pharsale-Lucain-1509Édition rare et authentique de la Pharsale de Lucain, en format in folio, reliée en plein vélin blanc d’époque. Dos à 5 nerfs, reliure Janséniste, titré à la main au dos. Toutes tranches mouchetées, très frais. Petit trou d'envol au mors du plat supérieur arrière, trois dernières pages fendues en bas de marge, ainsi qu'un petit trou dans la marge. Rousseurs en marge sur le dernier cahier. Texte sur deux colonnes, lettrines.