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58486o.J. Wien, Universal-Edition, 1931, Gr.-Fol. (36 x26,5 cm) 56 S. Graue OKart. mit grünem Lwd.-Rücken (leicht fleckig, unteres Gelenk etw. lädiert), Vorderdeckel mit masch. Aufkleber; in blauem Hlwd.-Schuber..
1563658631 vol. long in-folio (41,5 x 20,5 cm) reliure XIXe demi-vélin blanc, 8 ff. manuscrits sur vélin, interfoliés de 8 ff. de papier vergé XIXe portant la retranscription manuscrite du texte original
199362694ABLuzern, Faksimile-Verl., 1993. Exemplar No.XXIV von 80 mit römischen Zahlen der Vorzugsausgabe. 2 Bücher incl. Kommentarband. 19,5 x 13,7 cm. 366 S., prachtvoller brauner, blindgeprägter Kalbsledereinband mit 2 vergold. Zierschliessen, 2 Deckelrosetten , 4 Eckbeschläge. Im Plexiglaskassette. sehr guter Zustand. 80
18856264Exceptionnelle aquarelle : de la série des champignons peints par Fabre. Cette aquarelle originale est annotée par Jean-Henri Fabre lui-même; Il a inscrit la date (11 octobre 1885), les titres et à 3 reprises la mention "fait". Exceptional watercolor: From series mushrooms painted by Fabre. This original watercolor is annotated by Jean-Henri Fabre himself; He wrote the date (11 October 1885), titles and 3 times the word "fact". Cadre moderne avec verre filtre UV Très bon 1885 28 x 38,5 cm
18519021Écrivain. Paris 1826-1869. Dessin au fusain et à l'estompe rehaussé de gouache sur papier brun, titré en bas au centre et signé de l'initiale sur la droite. Panthéon Nadar 215. Voir le n° 75 de la vente à Drouot du 3/12/2004 (5300 €). Un dessin proche se trouve à La B.N. dont on sait qu'elle avait acquis nombre de dessins définitifs ou préparatoires au Panthéon Nadar. Ces trois dessins sont tous signés de Nadar qui semble avoir accordé une grande importance à ce personnage. Sous chemise fermée. Cette chemise ancienne porte le n° 66 : probablement de la vente du banquier Millaud vers 1865. Très bon Paris 1851/57 23,3 x 15 cm
- Librairie nouvelle 1858, 11x17cm, relié. - Nouvelle édition, volume seul des uvres complètes. Reliure de lecture en demi percaline verte, dos carré, pièces de titre de papier encollées, habiles restaurations aux mors, coins émoussés, modeste reliure de l'époque. Exemplaire présenté sous chemise en demi veau tabac, dos lisse orné de double filets dorés, date en queue, étui bordé de veau tabac, ensemble signé de Goy & Vilaine. Précieux envoi autographe signé d'Ewelina Hanska, « Madame de Balzac, Princesse Hanska », à Angelo de Sorr. Angelo de Sorr, pseudonyme de Ludovic Sclafer, est un écrivain bordelais ami d'Aurélien Scholl, Charles Monselet et des frères Goncourt. Il publia en 1855 Les Pinadas qui connut un grand retentissement. Ce premier roman sur les landes de Bordeaux fut encensé, notamment par Théophile Gautier qui déclara : « Son auteur, disciple de Balzac, nous a révélé les superstitions et les murs de ces contrées étranges. » D'autres critiques relevèrent à la suite les influences balzaciennes du roman. Ainsi Paul d'Amby dans L'Artiste : « L'auteur des Pinadas s'est vivement préoccupé de la manière de Balzac, et nous l'approuvons dans le choix de son guide. » Lorsque Madame Hanska lui offre cette histoire d'un génie mort à la tâche, Angelo Sorr vient de publier Les Inutiles dont le style est à nouveau comparé, dans la presse, à son modèle : « On devine une préoccupation de la manière de Balzac ; la route du maître est la bonne ; nous n'en voulons détourner personne et nous estimons le talent de M. de Sorr » (in La Correspondance littéraire, 1858). Emouvant envoi de la célèbre amoureuse épistolaire et éphémère épouse de Balzac qui cultive ainsi le souvenir de son amant, mort quelques mois à peine après leur mariage. Leur histoire d'amour vécue à distance fut résumée ainsi par Gonzague Saint Bris : « dix-huit ans d'amour, seize ans d'attente, deux ans de bonheur et six mois de mariage ». Huit ans après la disparition du poète, cette émouvante dédicace de la légataire au disciple témoigne de la force d'un amour qui sut résister à toutes les séparations. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Gallimard, Paris 1954, 12x18,5cm, broché. - Edition de l'année de l'originale. Petites restaurations sur le dos. Bel envoi autographe signé d'Albert Camus à Irma Antonetto : "... pour lui rappeler nos promenades d'hiver et la fidèle pensée d'Albert Camus..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Korsor (Danemark) 12 Novembre (1949), 21x34cm, deux pages sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline à Charles Deshayes datée du 12 novembre [1949] et rédigée depuis son exil danois de Korsor. Lettre de deux pages, de 25 lignes à l'encre bleue, enveloppe jointe. Traces de pliures centrales inhérentes à la mise sous pli. Charles Deshayes était un jeune journaliste lyonnais qui s'était proposé de prendre la défense de Céline. Il se lia rapidement d'amitié avec l'écrivain, alors abandonné de tous. Leur précieuse correspondance est riche d'informations sur les péripéties céliniennes d'après-guerre et son propre regard sur les années passées. Louis-Ferdinand Céline débute sa lettre en proie aux doutes et aux avanies : « C'est un coup bien moche. Que tenter ? Moi-même je n'arrive plus à m'éviter nulle part. J'ai des plaintes en contrefaçon au cul. C'est tout. Tous ces gens ont peur au fond. Ils ne l'avoueront jamais. Qu'espérer ? » Tandis que Deshayes qui uvre activement à la réhabilitation de l'écrivain lui soumet son mémoire en défense, Céline lui promet « (très peut-être) un possible ( ?) éditeur Valby » et des contacts parisiens : « J'écris à ce sujet à mon bon ami le Dr Becart. » Mais ce n'est que pour adoucir sa véritable intervention que l'écrivain très directif et cinglant glisse en fin de lettre : « J'ai changé votre titre. Par l'amour de Dieu laissez la nuit tranquille ! Et surtout le bout ! C'est un cauchemar. » Avec une formidable, mais coutumière, indécence, il lui impose un autre titre violemment provocateur : « L'Affaire Céline me paraît le meilleur comme l'Affaire Dreyfus. » Céline changera finalement d'avis tandis que, ironie de l'Histoire, sous le titre L'Affaire Céline, l'histoire d'un cadavre, le Comité d'action de la Résistance publiera en 1952 les documents à charge contre le sulfureux écrivain. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s. l. 17-2-1942, 21x27 cm, 2 feuilles. - Lettre autographe signée de Félix Fénéon adressée à Gabriel Mourey, 18 lignes à l'encre noire, traces de pliure inhérentes à la mise sous pli de la lettre. Témoin et acteur privilégié de son époque, le critique d'art et collectionneur Félix Fénéon aide l'auteur Gabriel Mourey dans sa quête pour retrouver la correspondance de Paul Adam avec Maurice Barrès : "Le romancier et occultiste Paul Adam fut, comme vous savez, très lié à Maurice Barrès. (Candidats boulangistes dans deux circonscriptions lorraines contiguës, il firent fraternellement une campagne électorale et journalistique à laquelle leur amitié ne survécut guère.) Comment retrouver tous les papiers de Paul Adam, mort il y a une vingtaine d'années ? Mme Paul Adam vit-elle encore. - je n'en sais rien. Mais il est probable que vive une de ses soeurs, veuve depuis quelques trois ans de ce L. Cappiello auteur de tant d'affiches, - peintre elle aussi (et, de plus, fort sourde). Leur demeure était 8 rue Lechatelier, XVIIe. Par Mme L. Cappiello vous retrouverez peut-être des papiers barrésiens laissés par Paul Adam. Pour le cas où vous chercheriez dans cette direction, je note que que j'ai été en excellents termes avec toute la famille et que vous pouvez donc user de mon nom à votre gré." Personnalité majeure de l'Avant-garde, Fénéon avait le talent de débusquer les plus grands artistes. Cet étrange dandy volontairement discret, fit le vu de servir quasi religieusement tout ce qui dans l'art forme une nouvelle sensibilité. Défenseur des néo-impressionnistes Seurat et Signac, ami de Mallarmé et de Camille Pissaro, de Paul Adam, Gustave Kahn, anarchiste puis communiste, directeur d'une douzaine de petites revues, il publia des uvres neuves telles les Illuminations de Rimbaud, le Paludes d'André Gide, Dédalus de James Joyce. Prolifique journaliste, il écrivit partout et ne signa pas ses articles ou emprunta même des pseudonymes extravagants comme Gil de Bache, Porphyre Kalouguine, voire Thérèse ou Louise. Rare lettre de Félix Fénéon sur ses contemporains. Nous y joignions une lettre autographe signée de Fanny Fénéon, femme de Félix Fénéon, datée du 30 décembre 1941 alors que son mari était malade et alité, 10 lignes à l'encre noire, traces de pliure inhérentes à la mise sous pli de la lettre. "Mon mari gravement malade est dans l'impossibilité de recevoir quelqu'un. Si la difficulté que vous désirez lui remettre peut se résoudre par lettre, veuillez lui dire ce dont il s'agit. Une réponse immédiate vous montrera que malgré ses 80 ans, il est tout à votre disposition. [...]" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Mannheim s.d. (juin 1914), 22,2x28,8cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Roland Garros adressée à son "vieux Toto" Jacques Mortane, rédigée à l'encre noire sur un feuiller à en-tête du Parkhotel de Mannheim. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli, quelques déchirures marginales sans manque. Rare et belle missive dans laquelle l'aviateur évoque "Le Groupe" et le "Jour des Aviateurs" à Juvisy : "Faites l'impossible dans l'intérêt très important du groupe (je vous expliquerai pourquoi jeudi à Paris) pour faire passer en bonne place dans Excelsior l'article inclus, intégralement." Mortane parviendra avec succès à transmettre ledit article, qui sera publié dans le numéro du 14 juin 1914 sous le titre "Le Gala des Aviateurs - La fête aérienne d'aujourd'hui à Juvisy". C'est Roland Garros qui fut à l'origine de l'association, dont Jacques Mortane assura le secrétariat général, qu'il baptisa "Le Groupe". Réunissant une quinzaine de vedettes de l'aviation, il eut entre autres vocations de venir en aide aux veuves et orphelins de leurs camarades aviateurs ayant trouvé la mort dans l'exercice de leur passion. La "Journée des aviateurs" est la première manifestation caritative organisée par "Le Groupe" et revêt pour Garros, comme en témoigne cette lettre, une grande importance : "C'est très très important pour nous." Les lettres et signatures du plus célèbre des aviateurs, disparu à l'âge de vingt-neuf ans, sont rares et recherchées. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Valvins 4 juillet 1893, 11,4x8,8cm, une carte recto et une enveloppe. - Quatrain autographe signé de Stéphane Mallarmé adressé à Alidor Delzant, rédigé à l'encre noire au verso d'une carte. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Vole, avec ce qui t'environne / A Paraÿs, Lot-et-Garonne / Notre coeur, qui n'es pas pris qu'aux / Séductions des abricots" Amusante strophe de remerciement pour l'envoi d'abricots. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Valvins 13 octobre 1890, 11,4x8,8cm, une carte recto et une enveloppe. - Quatrain autographe signé de Stéphane Mallarmé adressé à Alidor Delzant, rédigé à l'encre noire au verso d'une carte. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Vous n'avez pas su nos / Exclamations : Qu'est-ce ? / Avant tant de pruneaux / Savourés dans leur caisse" Amusante strophe de remerciement pour l'envoi de pruneaux. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nohant 14 mars 1863, 13,4x20,6cm, 3 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à René Biémont. Trois pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet comportant en tête de la première page le timbre à sec des initiales de Sand. Enveloppe jointe. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle missive de félicitations adressée à René Biémont après l'envoi de son ouvrage Le Petit Fils d'Obermann : "Votre petit livre est très original et vous y montrez des qualités de talent qui se développeront, si vous regardez en avant." En lectrice attentive et très sollicitée par ses jeunes pairs, Sand développe sa critique littéraire : "Obermann et son petit fils le moine appartiennent au passé. Ils sont vrais et le timide Jean est bien tracé. Il y a de la grandeur et de la vérité dans ce type exceptionnel. Mais Constant d'Heurs est trop passif des événements. Il devrait réagir contre cet impuissant et le guérir ou le plaindre davantage [...]" Sentencieusement, elle achève ainsi son courrier : "Ne vous plaignez pas du travail ingrat et acceptez-le comme une bonne chose, les trois quarts de la vie sacrifiés à un devoir quelconque font le dernier quart très fort et très vivant. Il est très bon d'être attachés à la poésie et contrarié dans la possession d'un beau rêve. Dès qu'on peut le savourer sans relâche, il s'efface ou se trouble. Je vous en parle par expérience. On n'est jamais plus heureux et inspiré que quand on croit n'avoir pas le temps de l'être." Très beau témoignage du rôle de premier plan que joua George Sand sur la scène littéraire du Second Empire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris s.d. (ca 1953), 21x27cm, 11 feuillets rédigés au recto. - Manuscrit en partie inédit d'un article sur le cabaret, neuf pages plus deux pages en addition rédigées à l'encre violette sur des feuillets de papier quadrillé perforés. Nombreuses ratures et corrections ainsi que plusieurs ajouts. Les feuillets sont numérotés en marge haute droite de 1 à 9 puis 12 et 13. Les neuf premiers feuillets de ce texte, qui ne fut jamais publié du vivant de Boris Vian, ont été retranscrits dans Les Vies posthumes de Boris Vian de Michel Fauré (1975). Le texte a été fautivement daté de 1948 par Fauré : la mention d'En attendant Godot de Samuel Beckett, dont la première eut lieu en 1953, rend cette datation impossible. Intéressant texte évoquant les cabarets et les "troglodytes", bel écho au célèbre Manuel de Saint-Germain-des-Prés (1951) : "Rendons à Saint-Germain-des-Prés ce qui lui revient de droit : outre un certain tonnage fourni aux journalistes en mal de copie, ce quartier tant décrié - par ceux qui justement ne l'ont connu que sous son aspect journalistique - est à l'origine de la transformation profonde du cabaret. Oui, il y avait bien une raison si les gens intelligents que sont Sartre, Prévert, Camus, Merleau-Ponty, etc., bref tous ceux qui en somme comptent aujourd'hui dans la littérature ou les arts suivaient avec autant d'attention le grand mouvement des caves, malgré la turbulence des troglodytes et l'incongruité des singes photographes, malgré l'activité brouillonne d'une génération de journalistes illettrés et malotrus, malgré la curiosité béate du badaud et l'aigre rancoeur des videurs de pots de chambre de la rue Dauphine." Après avoir brièvement évoqué le jazz, sujet sur lequel il est pourtant habituellement dithyrambique, Boris Vian consacre la plus grande partie de son texte au théâtre : "Le jazz, d'un côté se taillait à grands coups de trompette une place à l'ombre côté chambre des machines ; c'est là sa vraie ambiance : une cave enfumée, une arrière-boutique, un laboratoire obscur où se réunissent les fidèles. [...] Les musiciens se détendaient enfin. Mais de leur côté les comédiens ne restaient pas inactifs." Visionnaire, Vian sent "dans l'air une odeur de renouveau" comprenant l'importance que revêtira le théâtre de cabaret dans les années à venir. Deux feuillets (non transcrits dans l'ouvrage de Fauré) évoquent l'avant-garde théâtrale de ce début des années 1950 : "Et ce n'est pas un hasard si En attendant Godot, la pièce étonnante de Samuel Beckett, est une entrée de clowns qui dure deux heures, ne traite de rien en particulier, pose tous les problèmes, arrache le rire au moment où l'on devrait s'épouvanter [...] Et ce n'est pas un hasard si l'interprète principal de l'oeuvre de Beckett, ce pilier de tête du théâtre d'avant-garde, est un chevronné du cabaret." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. [Paris] s.d. [ca 1906], 11,5x15,9cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur un double feuillet à liseré de violettes. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Intéressante lettre de mise en garde contre l'opportuniste "Lottie" : " Tout-Petit très cher, je t'envoie, te sachant insouciante autant qu'adorable (c'est tout dire) ce conseil amical : Méfie-toi de Lottie. Je crois t'avoir dit que la « scène de séduction » chez moi était très savamment préparée et combinée. Lottie a besoin d'argent. Elle en cherche avec âpreté. Elle me demande maintenant une « lettre d'introduction » pour Lugné-Poë... (et moi qui ne le connais pas !) Elle « t'embêtera » ... c'est le mot cru le seul qui convient Elle est exaspérée contre moi parce que je n'ai pas succombé et surtout parce que je ne lui donnerai pas d'argent. Si elle m'en avait demandé loyalement, franchement, au nom des jours d'autrefois, j'aurais cédé, mais cette comédie amoureuse me répugne Je te le répète : Méfie-toi Ne la vois point si cela t'est possible." Charlotte "Lottie" Stern, comtesse Venturini fut une actrice également connue sous le nom de Yorska et une proche amie de Sarah Bernhardt. Alice Pike Barney, mère de Natalie, a peint un très beau profil d'elle au pastel, intitulé "Vamp of 1900" et aujourd'hui conservé au Smithsonian American Art Museum de Washington. La bibliothèque Jacques Doucet conserve dix-huit lettres autographes qu'elle adressa à Natalie Clifford Barney. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone. » (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa. « Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes. » (Jean Chalon, Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui durera presque deux années ; Renée, malgré les sollicitations de Natalie et les intermédiaires qu'elle lui envoie pour la reconquérir, résiste. « Les deux amies se revirent, et se fut, en août 1905, le pèlerinage à Lesbos, qui constitua une déception pour Natalie Barney et demeura sans lendemain. [...] Le ressort était dé
- s.l. [Paris] s.d. (ca. 1900), 12,3x16,5cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre manuscrite autographe de Renée Vivien signée « Pauline », adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête au chiffre argenté de la poétesse. Très belle et poétique lettre d'amour de la Muse aux violettes, se languissant de son "cher Lys blanc" : "Je n'ai pas pu te demander cet après-midi si je te verrais demain, mon doux Avril, mais tu as bien compris n'est-ce pas ? qu'il me serait aussi impossible de vivre un jour sans toi, que de me priver des lumières, du soleil ou des fleurs. [...] Avril, mon doux petit Avril, chaque fois que tu t'en vas, tu emportes un peu de mon cur, qui ne peut se détacher de toi, et te suit tristement. Tu es pour moi la poésie, la consolation et le rêve. Tu mets de la beauté dans ma vie et dans mon âme - quand je me réveille chaque jour et je pense à toi, c'est la perpétuelle éclosion de quelque miraculeuse amour. Je vis dans un conte de fées, un pays où tout est bleu et d'où la tristesse a disparu. Pense à moi ce soir, avant d'aller rêver dans l'au-delà et le lointain du sommeil." La lettre prend ensuite un ton plus charnel : "J'aime tes cheveux blonds. Je leur envoie un long baiser. Les lys que j'ai dans ma chambre sont tristes parce que tu n'es plus là. Ils t'envoient leur âme dans un parfum. Ils t'aiment, comme moi ; mais moins que moi." Lors de leur première nuit d'amour, Renée avait empli sa chambre de lys, la transformant en "chapelle ardente" (N.Clifford Barney, Je me souviens...). Jean-Paul Goujon souligne : "Le choix des lys était bien dans le goût de l'époque : rappelons-nous les affiches de Mucha, les tableaux de Schwabe, les poèmes de Lorrain. Mais Vivien, qui se souvenait certainement de certaines pages, remplies de fleurs et de parfums, de La Faute de l'abbé Mouret de Zola, semble avoir voulu célébrer des noces mystiques doublées d'une sorte de mort parfumée." C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone. » (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa. « Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes. » (Jean
- s.l. [Paris] s.d. [1905-1906], 11,5x15,9cm, 3 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée « Pauline » de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur un double feuillet à liseré de violettes. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Glaciale et nouvelle tentative de rupture ou tout du moins fin de non-recevoir, cette lettre est totalement dépourvue de politesse et de tendresse : "Je ne suis pas pareille à toi, - j'ai de l'orgueil et de la fierté, - cet orgueil, tu l'as blessé, cette fierté tu l'as froissée, - je ne m'exposerai plus à des dégoûts de ce genre. Tes lettres te seront renvoyées sans être lues, - ne m'envoie pas de fleurs, elles seront refusées. Je vois peu de gens, dans l'horreur où je vis des êtres, j'en verrai moins encore, - cela me procurera peut-être la paix. Je me demande seulement pourquoi tu m'as importunée pour me revoir, si ce n'était pour m'humilier et me dégoûter de toi encore davantage. Adieu puisque je ne te reverrai plus de ma vie. Pauline" Emouvante lettre laissant transparaître la souffrance et l'isolement de la Muse aux violettes, glissant inéluctablement vers sa fin tragique. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone. » (J.-P. Goujon, op. cit.) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa. « Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes. » (Jean Chalon, Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui durera presque deux années ; Renée, malgré les sollicitations de Natalie et les intermédiaires qu'elle lui envoie pour la reconquérir, résiste. « Les deux amies se revirent, et se fut, en août 1905, le pèlerinage à Lesbos, qui constitua une déception pour Natalie Barney et demeura sans lendemain. [...] Le ressort était définitivement brisé. Les deux anciennes amies cessèrent de se voir dès 1907, et Vivien mourut sans qu'elles se soient revues. » (J.-P. Goujon, Ibid.) Précieuse et très rare lettre de Sapho 1900 à l'Amazone. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
46400195, MANUSCRIT AUTOGRAPHE avec ornements et illustrations; grand in-8, demi-maroquin rouge, coins, dos lisse orné de grecques et fleurons dorés, tranches jaunes. (Reliure de l'époque). XXXIV et 308 pp. rédigées au recto sur papier vergé. "PRECIEUX MANUSCRIT AUTOGRAPHE. Il s'agit d'une traduction en vers latins modernes de Daphnis et Chloé de Longus. Le beau poète néo-latin, auteur de cette version est le célèbre chirurgien français Philippe Petit-Radel. Il naquit à Paris en 1749 et mourut dans la même ville en 1815. Il séjourna aux Indes de 1774 à 1777 et exerça comme chirurgien major à Surate. En 1782 il fut pourvu de la chaire de chirurgie à Paris. Le 10 août 1792, après avoir prononcé un discours en latin d'apparat, il s'éloigna brusquement et s'enfuit à Bordeaux. Enrôlé dans l'armée malgré lui, il s'échappa et s'embarqua pour l'île Bourbon en 1793 et de là partit pour l'Amérique. Il rentra en France en 1797 et fut appelé en 1798 à la chaire de clinique chirurgicale. Petit-Radel fut un latiniste distingué et militant. Il s'efforça toujours à rétablir dans les milieux médicaux l'ancien usage de parler latin. Outre ses importants travaux médicaux il nous a laissé divers livres latins De amoribus Pancharitiis et Zoroae. Poema erotico-didacticon (en 1798 et 1801); une traduction en vers latins des Hymnes de Callimaque ( 1810) et cette traduction de Longus qui parut chez Agasse à Paris en 1809. Le manuscrit est daté 1806. Titre calligraphié dans un encadrement d'emblèmes dessinés à la plume. En frontispice portrait gravé e Petit-Radel par J. Bouilliard. 4 belles compositions à pleine page dessinées au lavis par l'auteur et 7 vignettes dans le texte également au lavis. Toutes les pages de texte sont encadrées d'un filet bistre. Les 34 premières pages sont une préface en prose latine. Elle est datée de Paris 1806. En tête du livre figure un billet autographe du célèbre poète DELILLE, daté de Paris 11 juillet 1806. Il dit: """"J'ai entendu avec plaisir la lecture de quelques morceaux d'une traduction du grec en vers latins des hymnes de Callimaque et de Longus, faites par Monsieur Petit-Radel médecin, je ne doute point que la publication de ces deux ouvrages ne fasse plaisir aux amateurs des langues grecque et latine"""". Ce beau manuscrit provient de la bibliothèque de Charles Palissot (Nancy 1730-Paris 1814) le célèbre auteur dramatique qui fut aussi l'un des conservateurs de la bibliothèque Mazarine.
4to. German manuscript, ink on paper. 103 pages on single leaves, numbered 1-93. An extensive manuscript, and the only known surviving fragment, of the memoirs of Adolf Skopinski, a German native who in 1900 emigrated from Hamburg's waterfront district of St. Pauli to seek his fortune in America. He was naturalized a U.S. citizen in 1901. As a prospector in Alaska he witnessed the Fairbanks Gold Rush from 1902 to 1911, staying at Iditarod, then one of the country's most populous places and an important river port and transport hub (today a ghost town). In 1910 Skopinski was even granted a patent for a "means for automatically dumping excavating-scrapers" (US960590A). After the First World War, Skopinski returned to Germany and tried without success to have his memoirs published by the journalist Alfred E. Johann. - The present part of his manuscript focuses on Skopinski's arrival in New York, where he meets Horn, a Rhenish wrestler who performs as a strongman and "tooth athlete" (p. 9), and his friend Babette, "a good-looking, strapping, robustly built Bavarian girl with sparkling eyes, formerly a cook", with whom he trains as a wrestler to perform as the main act. Through the intermediation of another German emigré, a former estate manager who had left the country after "running into difficulties" (p. 18), he soon finds another position as bouncer for a cabaret in 14th Street - "New York's main thoroughfare, where all the better cabarets, ballets, cafés and restaurants are located, where the demi-monde and underworld meet [...] The ladies who sell their love for gold; the waiters who are in fact lapsed barons or dishonourably discharged officers" (p. 14). Skopinski sours on the job after he is mixed up in a knife-fight with a drunk Italian (p. 19) and assumes a new position as bartender in Staten Island (p. 20), then another as boat-keeper and domestic servant at a Hoboken hotel (pp. 21 ff.), before ending up back at his old New York lodgings, where is is advised to "go into ironworks and build skyscrapers, which were then rising everywhere" (p. 31): "And something would happen every day: a finger, hand, arm or leg squashed; twice a week someone would take the tumble - mostly Irishmen who had imbibed liquid courage and so fell from above" (p. 32). - Skopinski witnesses at first hand the founding of the Ironworkers Union, and also the savage wars waged between the construction companies' hired thugs and the union members (pp. 35 ff.); he barely escapes an attempt on his own life ("I suspected an Irishman", p. 38). After this experience Skopinski plans to escape to Honduras or Venezuela, but after stops in Philadelphia and Baltimore he decides to hobo his way across the country. Via Charleston, West Virginia, he reaches Richmond, Virginia (p. [52]), where he finds work at a brewery (pp. 67 ff.), escapes the lewd advances of a priest (pp. 81 f.), and has an affair with a married woman. When she threatens to leave her husband and children for him, Skopinski bolts: via Raleigh, North Carolina, and Savannah, Georgia, he flees to La Guaira in Venezuela, which ends the present chapter of the manuscript. - A few dampstains to the upper quarter of the first few leaves, otherwise fine. Includes a postcard hand-drawn on tree bark, showing Skopinski as a prospector, as well as a portrait photograph of him in his later years. A fascinating survival.
187443785, Onze décembre, 1874. Manuscrit in-8 de 140 pp., demi-basane rouge, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
173142379, , (1731 ca). Manuscrit in-4 à 13 lignes par page de (2)-751 pp. mal chiffrées, (14) pp. de table, titre encadré, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
179411811794 1794, Lavis original contrecollé sur papier fort.42,5 x 45,5 cm.
10738Manuscrit de 274 pages in folio (chiffrées de 1 à 310 sans manque), dans lesquelles ont été insérés, pour être publier dans l’ouvrage plusieurs coupures de presse, des programmes originaux, chansons, et une rare affiche de la tournée de 1897 à Valence avec au verso des biographies des participants. Nombreuses ratures, corrections, coupures. Cet important manuscrit retrace la tournée de la troupe du Chat Noir en 1897 et la mort de Rodolphe Salis survenu en mars 1897. Il a été publié chez Flammarion, en 1898, sous le titre : "Le roman comique du Chat Noir", dont on joint un exemplaire: volume in-12° broché, de (4), 326pp. Couverture illustrée en couleurs et portrait –charge de Montoya par Léandre en frontispice, tiré en noir. Exemplaire de Waldeck Rousseau, billet dactylographié d’envoi de l’ouvrage, sous la forme d’un quatrain de Gabriel Montoya à Waldeck- Rousseau.
4to (172 x 202 mm). German manuscript on paper by various hands. 298 written pp. on 180 ff. (including flyleaves). Contemporary half calf over marbled boards. An extensive German commonplace book, continuously expanded for nearly a century by a family of merchants, farmers, and mariners, one of whom sailed to Virginia on the HMS Lion to join the fleet of Admiral Cornwallis, probably in 1779 during the American Revolutionary War. - The first part (comprising some 40 ff.) offers an anthology of maxims, aphorisms, and anecdotes about the Vienna Court Theatre, about Garrick and Hogarth, King George III and Voltaire, etc., apparently mainly compiled in the 18th century, with a few later additions by other hands. The second part, begun by the same writer and considerably expanded by several later owners of the book, contains a vast miscellany of historical and historico-cultural themes. Items include a piece about verbal responses to sneezing, another about wigs and elaborate hairstyles throughout history, about the history of playing cards; and tables for housewives with which to calculate their annual expenses. Later entries focus more strongly on household remedies against illnesses (such as cholera and dropsy) and agricultural advice (how to get rid of weevils, how to increase the fertility of fruit trees). - Occasionally, the notes will provide a more immediate glimpse of the life of the writer: underneath a discussion of how to calculate the deadweight tonnage of a ship of 100 cannons with a crew of 1000 men, an early 19th century owner who signs his name "Bindseil" states that he himself "sailed on an English ship of the 2nd line, blue flag, of 64 cannons, named Lion, under Captain Fox, which was taking us to the English general Cornwallis in Virginia. On this ship were 1375 souls, 4 live oxen, 12 large pigs, the same number of rams, and 4 horses, which are not taken into account by the above calculation, as little as the minimum two anchors are, each of which weighs some 600 pounds and yet is quite indispensable [...]" (transl.). Not infrequently, an entry will cite the source from which it is drawn: newspapers and journals mentioned include the "Hamburgischer Correspondent", "Holzmindisches Wochenblatt", "Hannoverscher Anzeiger" and "Braunschweigische Zeitung", pointing to a Northern German origin. - Occasional light brownstaining; binding somewhat rubbed. A fine survival worthy of detailed study.
175859468Paris dimanche 2 avril 1758 | 13.40 x 19.20 cm | 2 feuillets