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Oblong 8vo. 1 p. With autogr. address and return address. To the Belgian writer Robert Mélot (ps. Mélot du Dy, 1891-1956), thanking for sending Mélot's book "Signes de vie" (Paris, Denoël et Steele, 1936) in which he added an autograph note to Nabokov. Nabokov lists his favourite poems of the book and announces a journey to Belgium in autumn: "Cher monsieur et ami, je vous remercie beaucoup pour vos 'Signes de Vie' (un titre plein d'esprit poétique!) et les gentils mots, que vous y avez mis. Vous avez bien raison de dire 'en goûter la rondeur plûtot que le travers' - car je crois que sans ce gout de la vie que vous avez (gout de 'pommes vertes') il serait impossible de faire de beaux vers. J'ai spécialement aimé 'la vielle son miroir', puis le magnifique 'je pense aux tiroirs des poètes' et le 'jeune homme preux'. Merci encore une fois pour ce charmant cadeau. J'ai bien l'intention de venir en Belgique cet automne - et ce sera un grand plaisir que de vous revoir [...]". - In "Nestorstr. 22", as Nabokov writes in the return address, he and his family were living from 1932 to 1937. - Early Nabokov letters such as the present example are exceedingly rare.
6 Imperial documents for members of the Nádasdy and Sermage families (issued by Franz Josef I, Franz I, Maria Theresia, Ferdinand I, and Ferdinand II), 4 portrait miniatures, several photographs and miniature coats-of-arms. Ferenc Nádasdy, a descendant of King Edward I Plantagenet and grandson of Ferenc Nádasdy, the "Black Prince" (1555-1604), who had led many successful campaigns against the Turks but is mainly remembered as husband of the "Blood Countess" Elizabeth Báthory (cf. T. Thorne, Countess Dracula. London 1998), served as Hungarian High Judge of the Crown Court. He was beheaded in Vienna on 30 April 1671 as one of the four principal leaders of the so-called Wesselényi conspiracy. The conspirators had conducted secret talks with France and Turkey for support against Emperor Leopold I; the conflict escalated when they arrested the Hungarian governor Count Rüdiger von Starhemberg. It was Nádasdy's failed attempt to throw off Habsburg rule that brought about Austria's absolutist and repressive regime in Hungary (cf. Encyclopaedia Britannica, s. v. "Wesselény Conspiracy"). Nádasdy's fortune and property were seized by the Crown, but the Emperor is said to have returned most of it to several of his children. Similarly, the change of name originally demanded of the sons was not enacted, as they served in high positions of church and state under their true name (cf. Wurzbach XX, 16). A fine ivory miniature portrait of Ferenc Nádasdy that was passed on within the family until the 19th century bears witness to the uninterrupted veneration of the executed national hero. The portrait is accompanied by an explanatory document by Nádasdy's great-granddaughter to her son, the poet and statesman Karl Johann Peter Graf Sermage von Szomszedvár (1792-1851). The 19-page document in booklet form prepared for Joseph Graf Nádasdy contains the text of several last wills and entailments concerning the family and bears Mariua Theresia's autogr. authentication and seal; it is countersigned by Nikolaus Palffy. The miniature portraits of Nádasdy's descendants by some of the most highly regarded portrait painters of their times, such as Wenzel Schránil (1821-84) and Georg Koberwein (1820-76), bear witness to the eminent position that the family had regained by the 19th century. - Detailed list upon request. Cf. Claudia Ham, Graf Franz III. Nádasdy. Held oder Rebell (Vienna 1991).
1943995731943 Ensemble de 10 lettres autographes signées "Edith", au total 19 pages au format in-4 ou in-8, écrites de Marseille, Paris, New York et Hollywood, entre 1943 et 1956.Rare et émouvante correspondance inédite à Robert Dalban (1903-1987), mémorable majordome des Tontons flingueurs que Piaf rencontre par l'entremise de son épouse, la comédienne Madeleine Robinson avec laquelle elle a sympathisé aux Bouffes-Parisiens. Plus qu'un ami, "son Bob" devient pour Piaf un confident, un frère : elle signe à plusieurs reprises ses lettres d'un "ta frangine Edith".Cette correspondance dévoile toute l’ardeur sentimentale de la chanteuse. En 1943, elle évoque les tensions avec son amant en titre le parolier Henri Contet, alors même qu’elle entretient une liaison avec Yvon Jeanclaude, jeune chanteur ténébreux à la voix de basse. En 1946, c’est Yves Montand qui fait battre son cœur, "tout ce que je peux te dire c'est que je l'aime à en crever !" L’interprète évoque son état de santé fragile, "c'est patraque tout le temps cette pauvre mère Piaf", et sa joie de faire la nique à "Trenet, Chevalier et Tino" qui, comme elle, se produisent en matinées à Marseille en zone libre.Le coeur d’Edith est à son paroxysme en 1949 : elle a rencontré Marcel Cerdan. Mais le boxeur disparaît dans un accident d’avion le 28 octobre alors qu'il rejoignait Piaf en tournée à New York. Dans les lettres écrites entre le 3 novembre 1949 et le 21 janvier 1950, on peut lire le choc, la profonde détresse et le deuil provoqué par ce drame : "Tu sais, ma douleur, c'est affreux, je ne réalise pas. C'était la première fois que j'aimais et puis voilà. On m'enlève tout, on me brise le cœur, on me l'arrache, on m'écrase. Je voudrais mourir mais j'ai peur de ne pas le retrouver si je me suicide. Je ne vis que dans cet espoir, être là où il est, le reste je m'en fous! (...) je n'ai plus envie de chanter, tout ce que je faisais c'était pour lui!".Les dernières lettres couvrent la période avec son mari le chanteur Jacques Pills. Si le cœur d’Edith s’est apaisée, notamment avec le soutien qu’elle a trouvé auprès des Rose-Croix, elle fait montre d’une lassitude morale et physique, "aussi je veux serrer les poings, pendant deux ou trois ans avant qu'il ne m'arrive un pépin !" (1956). Fiche détaillée sur demande.
1943995731943 Ensemble de 10 lettres autographes signées "Edith", au total 19 pages au format in-4 ou in-8, écrites de Marseille, Paris, New York et Hollywood, entre 1943 et 1956.Rare et émouvante correspondance inédite à Robert Dalban (1903-1987), mémorable majordome des Tontons flingueurs que Piaf rencontre par l'entremise de son épouse, la comédienne Madeleine Robinson avec laquelle elle a sympathisé aux Bouffes-Parisiens. Plus qu'un ami, "son Bob" devient pour Piaf un confident, un frère : elle signe à plusieurs reprises ses lettres d'un "ta frangine Edith".Cette correspondance dévoile toute l’ardeur sentimentale de la chanteuse. En 1943, elle évoque les tensions avec son amant en titre le parolier Henri Contet, alors même qu’elle entretient une liaison avec Yvon Jeanclaude, jeune chanteur ténébreux à la voix de basse. En 1946, c’est Yves Montand qui fait battre son cœur, "tout ce que je peux te dire c'est que je l'aime à en crever !" L’interprète évoque son état de santé fragile, "c'est patraque tout le temps cette pauvre mère Piaf", et sa joie de faire la nique à "Trenet, Chevalier et Tino" qui, comme elle, se produisent en matinées à Marseille en zone libre.Le coeur d’Edith est à son paroxysme en 1949 : elle a rencontré Marcel Cerdan. Mais le boxeur disparaît dans un accident d’avion le 28 octobre alors qu'il rejoignait Piaf en tournée à New York. Dans les lettres écrites entre le 3 novembre 1949 et le 21 janvier 1950, on peut lire le choc, la profonde détresse et le deuil provoqué par ce drame : "Tu sais, ma douleur, c'est affreux, je ne réalise pas. C'était la première fois que j'aimais et puis voilà. On m'enlève tout, on me brise le cœur, on me l'arrache, on m'écrase. Je voudrais mourir mais j'ai peur de ne pas le retrouver si je me suicide. Je ne vis que dans cet espoir, être là où il est, le reste je m'en fous! (...) je n'ai plus envie de chanter, tout ce que je faisais c'était pour lui!".Les dernières lettres couvrent la période avec son mari le chanteur Jacques Pills. Si le cœur d’Edith s’est apaisée, notamment avec le soutien qu’elle a trouvé auprès des Rose-Croix, elle fait montre d’une lassitude morale et physique, "aussi je veux serrer les poings, pendant deux ou trois ans avant qu'il ne m'arrive un pépin !" (1956). Fiche détaillée sur demande.
1922YQV-45S.l.n.d. [Paris], vers le 7 août 1922 [cf. le cachet postal] ; 6 pages in-8 (180 × 137 mm) ; avec enveloppe
10164Très important tapuscrit de la nouvelle « Bark, esclave maure » (paru dans la revue Marianne n° 30 du 17 mai 1933). Il est composé de 13 feuillets. Signé et dédicacé à son ami Jean Lucas. Nombreuses corrections autographes. Sous portefeuille Très bon 13 feuillets
23061[1950-1952] : 82 ff. in-4 (21 x 27 cm) à l’encre sur papier quadrillé, 15 ff. dactylographiés. Manuscrit autographe partiel comportant de nombreuses ratures, ajouts et corrections. Ces feuillets manuscrits, sont complétés par 15 feuillets dactylographiés, certains portants de très nombreux ajouts et corrections autographes. Cette biographie de Jean Genet publiée chez Gallimard en 1952 est née d’un projet de préface que Sartre destinait aux Œuvres complètes de l’écrivain, dont six fragments furent successivement publiés dans Les Temps modernes de juillet à novembre 1950. Écrit entre Baudelaire et L’Idiot de la Famille, Saint-Genet comédien et martyr est parmi les grandes biographies littéraires de Sartre la seule consacrée à l’un de ses contemporains. Le projet est décrit par l’auteur dans ses entretiens avec Simone de Beauvoir (La Cérémonie des adieux, p. 350) : « Parce que je m’étais lassé de faire de la philosophie. [...] J’ai fait L’Être et le Néant et je me suis fatigué ; là aussi il y avait une suite possible, je ne l’ai pas faite. J’ai écrit Saint Genet qui peut passer comme intermédiaire entre la philosophie et la littérature.»Plus loin, Sartre évoque l’accueil que Genet réserva au texte : « Quand j’ai eu fini, je lui ai donné le manuscrit, il l’a lu, et une nuit, il s’est levé, il est allé jusqu’à une cheminée et il a pensé le jeter au feu. Je crois même qu’il a jeté des feuilles et qu’il les a reprises. Ça le dégoûtait parce qu’il se sentait bien tel que je l’avais décrit [...]. Il se prenait pour le poète et il me prenait pour le philosophe. » Cette observation est corroborée par un feuillet dactylographié consacré à la révélation poétique de l’auteur de Notre-Dame des Fleurs (Il assistait à la naissance des vers, il en fait, à présent, sur le même modèle. “Un ange qui sanglote... etc...” est un mauvais vers, facile, fade, in-sincère. Mais à travers lui le poète s’atteint comme activité créatrice et découvre pour la première fois que la poésie n’est peut-être pas un destin.), en marge duquel Jean Genet a porté un commentaire autographe à la mine de plomb : « vrai à tel point que c’est en écrivant ce poème - en le fabricant - et non en écrivant N.D. des Fleurs, que j’eus la stupéfaction un peu humilié qu’on fait des vers, ou qu’on peut en faire. »Dans un entretien réalisé en 1964 pour Playboy, Jean Genet reconnut avoir « été pris d’une sorte de nausée, parce que je me suis vu mis à nu, et par un autre que moi-même. Certes je me dévoile entièrement dans tous mes livres, mais dans le même temps, j’ai recours au déguisement des mots, des attitudes, des choix particuliers. J’utilise une certaine magie et fais en sorte de me ménager un peu. Or Sartre m’a dépouillé sans faire de cérémonie, à la hussarde... Ma première réaction a été de vouloir brûler le livre ; Sartre m’avait donné le manuscrit à lire. Puis j’ai accepté sa publication parce que mon principal souci a toujours été d’assumer la responsabilité de mes actes. Il m’a fallu du temps pour me remettre de la lecture de son livre. Je me suis retrouvé dans une quasi-impossibilité d’écrire. [...] Le livre de Sartre a créé en moi un vide qui a joué comme une sorte de détérioration psychologique. »La part la plus importante du manuscrit de Saint-Genet se trouve à la BnF, au départements des manuscrits, sous la côte NAF 28405-40 : divisé en trois sous-ensembles, il contient des fragments du livre I et les six premières parties du livre II (NAF 28405-41) ; puis la dernière partie du livre II (Caïn) et le livre III (NAF 28405-42) ; suivi du livre IV et de fragments non foliotés, qui seront insérés dans la la version définitive du livre IV, ainsi que les notes (NAF 28405-42). L’ensemble que nous produisons comporte quant à lui les parties suivantes (pour la pagination, se rapporter à l’édition Gallimard de 1952, bien que ce manuscrit diffère parfois grandement de l’imprimé): deuxième partie du livre I : La Métamorphose (pages 20 à 40), plusieurs fragments du livre IV (pages 402 à 405, pages 534 à 447, pages 497-500). La dernière partie de Saint-Genet est complète, de la page 517 à la fin du volume, page 578. On y retrouve après le dernier chapitre du livre IV la célèbre conclusion Prière pour le bon usage de Genet (page 538 à 570).Prière pour le bon usage de Genet, inséré à la fin du volume et dont le manuscrit manquait lors de l’exposition Sartre à BnF de 2005, y est décrit dans le catalogue comme « un manifeste d’intention » dont le premier paragraphe est reproduit en notice : « Montrer les limites de l’interprétation psychanalytique et de l’explication marxiste et que seule la liberté peut rendre compte d’une personne dans sa totalité, faire voir cette liberté aux prises avec le destin, d’abord écrasée par ses fatalités puis se retournant sur elles pour les digérer peu à peu, prouver que le génie n’est pas un don mais l’issue qu’on invente dans les cas désespérés, retrouver le choix qu’un écrivain fait de lui-même, de sa vie et du sens de l’univers jusque dans les caractères formels de son style et de sa composition, jusque dans la structure de ses images, et dans la particularité de ses goûts, retracer en détail l’histoire d’une libération : voilà ce que j’ai voulu. » t qui] n'entend rien à la politique". Il donne une discussion animée entre un ami "fasciste" et un autre "communisant" échangeant, autour d'une table de bistrot, leurs opinions sur le film. Sartre en fait une analyse précise, opposant la lecture catholique et la lecture marxiste du film.TRÈS BEL ENSEMBLE DE MANUSCRITS DE SARTRE
4to. 3½ pp. Fine and long letter to his young mistress Wanda Kosakiewicz, written on the morning of the bombing of Paris by German troops in June 1940, a few days before Sartre was arrested by the Germans on the Eastern Front: "Non, bien sûr, je ne râle pas, je ne suis pas fâché du tout et si je l'avais été je ne songerais plus à l'être, je n'ai qu'une envie, mais elle est vaine, c'est de te serrer dans mes bras ; j'ai trop de sujets d'inquiétude pour toi : ta radio et puis ce bombardement de Paris que j'ai appris ce matin. New-York annonce à la radio un millier de victimes, 250 morts et six ou sept cents blessés. J'ai reçu heureusement aujourd'hui une lettre de toi qui me dis que tu pars. Seulement je n'ose m'en réjouir, ma douce petite fille, parce que je sais bien quelle vie sinistre tu vas trouver à Laigle [dans le Perche]. Tu sais, dès que ça sera possible, on te fera revenir - et en tout cas le 1er septembre. Je me ronge un peu parce que j'avais tant voulu te sortir de Laigle et voilà que tu y retournes contrainte et forcée et c'est moi qui t'y envoie. Ça me fait un tout petit peu comme un manque de parole de ma part mais d'un autre coté, je ne veux pas te savoir exposée. Et puis j'imagine que Paris va devenir de plus en plus sinistre, ce n'est pas ce Paris là que je t'avais promis. Celui où je voulais te voir vivre, il est avec les vieilles lunes dans nos souvenirs. En tout cas, mon amour, je voudrais que tu trouves en arrivant à Laigle ce petit salut de moi, avec toute ma tendresse. Je t'aime plus fort que jamais. Je comprends très bien ce que tu veux dire quand tu écris que les rapports entre personnes te semblent réduits à rien et je vois comment cela peut se faire. Mais moi, c'est tout le contraire, ça les exaspère au contraire et je me sent tout farouche pour les conserver. Mon amour, quoi qu'il puisse arriver de catastrophique, tu es ma vie et je ne me laisserai pas priver de ma vie. Fort de cette assurance que je me suis donnée à moi-même, tu m'es plus proche que tu ne l'as jamais été, je ne fais pas de différence entre toi et moi. Je sais bien que ce sont des mots pour toi qui vas t'ensevelir à présent à Laigle. Mais tout de même, j'espère que ça te fera comme un accueil quand tu trouveras cette lettre. Pour les livres, je ne me rappelle plus trop la liste que je t'avais faite, mais je vais t'en faire une autre. Ce sont des livres souvent un peu difficiles mais intéressants. Schopenhauer: Le Monde comme volonté et comme représentation | Nietzsche: La volonté de puissance / La généalogie de la morale | Heidegger: Qu'est ce que la métaphysique | Scheler: Nature et forme de la sympathie | Freud: Trois essais de psychanalyse / La Psychanalyse / Le rêve | Delbos: Figures et doctrines de philosophes | Bergson: L'Évolution créatrice | Platon: Le Banquet - Phèdre - Phédon - La République | Il me semble que tu peux te lancer là-dedans. Ça te paraîtra peut-être un peu rebutant et obscur au début mais quoi que tu comprennes, tu ne pourras que progresser et puis naturellement tu n'auras qu'à me demander des explications. Ce bombardement m'a angoissé hier. Non que je te croie parmi ces victimes, mais j'imagine que Paris a dû être sinistre et puis ça commence à devenir sérieux. 1000 victimes et 80 immeubles détruits. Je suis heureux de penser que tu t'en vas. Mes parents vont foutre le camp aussi et le Castor serait évacué si ça devenait trop dur. Pour les gens je n'ai pas trop de crainte, seulement je commence à penser à la ville : elle me fait terriblement fragile, à présent. Plus fragile qu'une personne. Et tu sais comme je tiens à elle. Pour moi je suis toujours ici, en sécurité parfaite, mais je me fais un peu l'impression d'un crabe sur le dos, au milieu de tout ce remue-ménage, à faire ici l'ermite. Tu m'as fendu le cœur en disant que tu vis sur un fond de petite angoisse. Hélas, comme je voudrais t'épargner tout cela. Et puis il y a cette radio. Je crains un peu ta lettre de demain qui va m'apprendre à la fois ce qu'il en fut du bombardement et de la radiographie. Ma douce petite Wanda, tu sais je trouve que tu es en train de devenir une personne, tout doucement et sûrement. Tu es mille fois mieux de ce point de vue, dans cette guerre, que je n'aurais osé l'espérer l'an dernier. Ce qu'il faut c'est que tu sois une personne sans perdre rien de ton authenticité et il me semble que c'est tout juste comme ça que ça se passe. Je t'aime et je t'estime de toutes mes forces. Le Castor m'écrit que Bost [Jacques-Laurent Bost] est blessé. J'en suis bien aise il est à l'abri, à présent. Mais ça me fait un peu scandaleux qu'un éclat d'obus se soit enfoncé dans sa petite peau. Presqu'autant que si c'était dans celle d'Olga. Qu'est-ce que ça t'a fait, à toi, quand tu l'as appris? A demain, mon amour. Écris moi bien sagement, même si tu te sens toute ensevelie là bas. Rappelle toi qu'à présent je suis toujours inquiet de toi, où que tu sois. Je n'ai plus peur que tu cesse de m'aimer. J'ai confiance en ta tendresse, mais j'ai peur pour ta petite peau, pour ton corps, tu es menacée par le dedans et le dehors. Tu ne m'as jamais été si précieuse. Je t'aime passionnément. Je crève de ne pouvoir te tenir dans mes bras et t'embrasser sur tout ton corps".
In Bleistift. 1 S. Folio (332:255 mm). Mit einer Beilage (s. u.). Inhaltsverzeichnis der Partitur des Klavierauszugs seines lyrischen Dramas "Manfred", erschienen im Oktober 1852 in Leipzig bei Breitkopf & Härtel. Schumann ersucht um einen weiteren Probeabzug des gesamten gedruckten Textes mit Einfügung der "Manfred"-Übersetzung von Karl Adolf Suckow, genannt Posgaru: "Ich bitte noch um eine Revision des dem Ganzen vorzudruckenden Textes mit gef[älliger] Beilage der Uebersetzung von Posgaru. / R. Sch.". - Die Ouverture von Schumanns Dramatischem Gedicht in drei Abteilungen nach Lord Byron für elf Sprechrollen, sieben Solostimmen, fünfstimmigen Chor und Orchester op. 115 erlebte ihre Uraufführung am 14. März 1852 im Leipziger Gewandhaus unter Schumanns Leitung. Die Uraufführung des gesamten Werks fand - in szenischer Form - schließlich am 13. Juni 1852 im Weimarer Hoftheater unter der Leitung von Franz Liszt statt; Regie führte Eduard Genast. Schumann selbst konnte daran nicht teilnehmen. - Stark fleckig und gebräunt; kleine Randläsuren und Einrisse. Beiliegend ein gedr. Programm zur Robert und Clara Schumann-Feier zum sechzigjährigen Künstlerjubiläum von Clara Schumann in Frankfurt am 26. Oktober 1888 (kleine Randläsuren und etwas angestaubt; das Deckblatt lose).
1 S. auf Doppelblatt. 8vo. An Franz Schäffer, den Chef der Leipziger Niederlassung des Musikverlags von Skrjabins Mäzen Mitrofan Beljajew: "Ich sende Ihnen die Revisionen (nur einigen) und werde bald auch die übrige senden. Da ich hier wänigstens ein Jahr bleiben hoffe, so bitte ich Sie die Abzüge, wie auch die 5 Exemplare der schon gedrückten Compositionen mir nach Vesenaz zu schicken [...]". - Bl. 1 mit einem kleinen Einriss am rechten Rand.
8vo. 4 pp. on bifolium. Important letter in French, to Sophie Duvaucel, about Manzoni's "Promessi Sposi" ("The Betrothed"). Stendhal is to receive the third volume of the novel from General La Fayette: "There is a problem, it does not exist, or at least M. Manzoni only published the first half of this third volume. He thinks his novel is boring and it is said that he will not finish it. […] Mr. Ugoni from Brescia is the man in Paris who could most probably purchase the first half of the third volume for you. Mr. Fauriel, the only scholar in Paris who is not pedadantic, the old friend of Mme de Condorcet, is a close friend of Mr. Mazoni and has 'Gli Sposi' translated for a Mr. Trognon. This Mr. Trognon is the brother of the tutor of Monseigneur the Count of Beaujoulais or the Prince of Joinville, or it is the tutor himself. The princes live at the royal palace. Mr. Fauriel visits Mlle Clarke, where Mme Alexander could speak to him […]" (transl.). Though Stendhal made references to Manzoni's novel in Rome, Naples and Florence, its success probably displeased him. In his "Mélanges de littérature", Stendhal characterizes Manzoni as "excessively devout" and writes that "The Betrothed" are "overly praised", although he recognizes the book shows the existence of "Bravi" during the Spanish Government. - Sophie Duvaucel (1789-1867), daughter-in-law of Georges Cuvier, was one of the most endearing figures of the group of the "Jardin des Plantes". She assisted the naturalist in his works.
Zusammen 9¾ SS. auf 18 Bll. 8vo. Jeweils mit eh. adr. Kuvert. An den Konzertagenten Arthur Bernstein in Hannover bezüglich Termin- und Programmgestaltung: "Unter 1500 M. kann ich nicht in Hannover dirigiren, in Kriegszeit, Nota bene! Wenn Sie dieses Honorar acceptiren u. Ihr, bitte umgehend zu bestimmendes Datum, eventuell 25. Oktober, 26. Oktober, 30., 31. Oktober, mir paßt, komme ich gerne, aber nur um diese Zeit. November u. Dezember unmöglich […] (4. VII. 1915). - "Bevor ich Ihnen Programmvorschläge mache, muß ich wissen, welche meiner Werke das Blüthner-Orchester in seiner jetzigen Verfassung leisten kann. Bitte, fragen Sie daselbst an! Slezak könnte eventuell Friedenserzählung u. Schlußgesang aus Guntram, oder Gesänge mit Orchester u. Lieder mit Klavier singen […]" (13. VIII. 1915). - Das Blüthner-Orchester war ein 1907 in Berlin gegründetes Sinfonieorchester, das ab 1925 als Berliner Symphonie-Orchester weitergeführt wurde. Richard Strauss bevorzugte für sich und sein Spiel mit der Dresdner Hofkapelle in Berlin und Dresden die "Concertdirektion Artur Bernstein Hannover, Holzgrabenstr. 6". - Jeweils auf Briefpapier mit gedr. Briefkopf bzw. Adresse (u. a. Landhaus Richard Strauss / Garmisch" und "Hotel Bellevue Dresden").
1 S. 8vo. Aus der Anfangszeit der revolutionären Unruhen im russischen Zarenreich (1905-07): Tolstoi sendet einem seiner vielen Besucher einen Nachtrag zu den während eines Besuchs erläuterten Themen betreffend die revolutionäre Bewegung in Georgien. - Tolstoi sei nach dem Besuch noch eingefallen, dass ein von ihm stammender Briefwechsel über das Geschehen in Georgien die "Sache" gefährden könne, und er bitte den Adressaten deshalb, Stillschweigen darüber zu bewahren: "L'idée m'est venu après votre départ q'une correspondance sur le mouvement qui se produit en Georgie, surtout provenant de moi, pourait nuire à la chose. Vous m'obligerez de n'en pas parler [...]". - Tolstoi notierte in seinem Tagebuch am 29. I. 1905 den Besuch des Georgiers und Revolutionärs M. K. Kipiani, der Tolstoi über die weitläufige regierungskritische Opposition in Georgien und über die Übernahme der Regierunggeschäfte durch das Volk informierte. Neben der Arbeit an etlichen Büchern, in die Tolstoi vertieft war, beschäftigte ihn zu jener Zeit besonders seine allgemeine regierungskritische Schrift "Edinoe na Potrebu", die im selben Jahr auch in englischer Sprache erschien ("The One Thing Needful"). - Leicht knittrig und braunfleckig.
8vo. 1 p. With autograph address. To the German lyricist Alfred Vagts (1892-1986), telling him that the two poems he had sent will be published separately in "Zeltweg" and "Dada": "[...] Perhaps you will send us some other ones [...]" (translated from the German original).
Offprint from: "Chronik des Wiener Goethe-Vereins", vols. LII and LIII. Pages 113-146. Original wrappers (spine defective, cover with multiple creases). Wittgenstein's proof copy of Hänsel's essay on Goethe's "Farbenlehre" with his often scathing autograph annotations (in German): "If you only would shut up and keep out of it!" (p. 122), "You are not Goethe" (p. 124), "Christian peoples are not Christianity" (p. 145). - Wittgenstein and Hänsel had met in the POW camp at Monte Cassino. Wittgenstein visited Vienna during Easter 1949, and Hänsel gave him the offprint to read. "The friendship between Wittgenstein and Hänsel had then lasted three decades, and during this time Wittgenstein uttered many a brusque word about Hänsel's ideas. To be sure, the aggressive, vicious tone is irritating" (cf. Christian Paul Berger, in: "L. Hänsel - L. Wittgenstein. Eine Freundschaft", Innsbruck [1994], p. 339). - "Hänsel was an uncommonly well-read man; above all, he appreciated Pascal, St. Augustine, Kierkegaard, and Goethe, about whom he wrote numerous essays. He studied modern issues of Christianity and the church, the philosophy of values, epistemology, and basic questions of education. Hänsel was considered a conservative: like Wittgenstein, he favoured 'tradition' in matters of literature, art, music, and 'the modern life' in general. For Wittgenstein, Hänsel embodied both the classical Austrian tradition and the faculty to perform an observant examination of current trends in culture and criticism. Harshly though Wittgenstein chastises Hänsel, his letters repeatedly end with his criticising the failures attributed to his friend even more sharply in himself" (cf. Ilse Somavilla, Der rechte Ton, in: ibid., p. 325). - Numerous pencil marginalia, underlinings, deletions and corrections by Wittgenstein.
4to (203 x 130 mm). 4 pp. In French. On November 19, Zola writes to his wife: "I see that your day on Saturday was well spent: a visit at the curiosities merchants, lunch with the Luzzattos, a visit in the Coliseum, dinner at the Embassy. And how you pressed yourself to get double the benefit! You speak of leaving Rome Tuesday evening, that is, today. You will thus not have received the letter in which I advised you to stay until the Consistory. You have to return in the end, if you have had enough. Only, I am a bit embarrassed about my letters, as you didn t send me the dispatch I asked you to send three days before you leave Rome. I'll take the chance and continue to write you at the Grand Hotel, from where my letters will no doubt be forwarded to you. Today I did up my first small packages and sent the first two chapters of Rome to the translators. Caponi will have these two chapters in his hands this evening, with the authorization to begin in La Tribuna of December 23. I haven't seen Caponi again; the seven hundred francs are embarrassing to him. I have negotiated everywhere for Rome except with Spain and America. Spain will come, but I doubt very much that America will this time. That will make a hole. All the same, I am counting on the translations bringing in thirty to forty thousand francs, which is a reasonable figure. After my lunch, Jules having told me the masons had finished their work in the old pit, I went down to see. That will make a superb cellar, much bigger than our old wine cellar. It will be cooler than the one we re using now; and you could store wine there. But I think it ought rather to be made into a coal cellar. One could easily store thirty or forty thousand kilogrammes there if there were a real reason for buying coal en gros, in great quantity. You will see. I took the liberty of opening a letter addressed in your name and stamped with a stamp of Lagesse; and I was right, for it contained simply a receipt for two hundred francs that he no doubt owed you. Giacomelli has lost his wife. I am sending him your card and mine, with a word of sympathy. The day was quite cold and foggy. This is decidedly villainous weather. As soon as you are back, we will really move into our winter quarters. I forgot to say regarding the new cellar that the work on everything having to do with the other rooms is going to begin shortly. The architect of the house had a long meeting with the architect of no. 23, for it seems that there are very complicated questions about the wall in between. Happily, we didn t take it inside. But I will be content when our rooms upstairs are also finished. And that s all for today. Our journal is about to end, for your return is near. For me, your letters were a great pleasure every morning and I am happy to think that mine followed you everywhere, reminding you that the house was waiting for you and that you have an old and good friend there who loves you and in spite of everything dreams of your happiness as if it were his own. Monsieur Din just made me rage. He had stayed under... and I looked for him everywhere. I told him you were about to return, and I think he understood...". The following day, on the 20th, Zola writes: "This morning I received your letter in which you fixed your return for Monday. If thus you keep this date and if you don t stay in Rome until the Consistory, this letter is the last you will be able to receive in Rome, as it will arrive Friday morning and you should be leaving on Friday evening, according to the data you gave me. Thus, I am embarrassed as to an address for the letter I ll write you this evening and which will depart tomorrow. I m going to await your letter of tomorrow, and I ll make my decision if you have stuck to yours. In this case, this letter would be the last which I would send you to Rome, and I would address the one this evening to Turin, general delivery. By the way, I think Monday is an excellent date for your return".
- [Bruxelles] Vendredi 12 mai 1865, 13,2x20,8cm, 1 page sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Charles Baudelaire, rédigée à l'encre, adressée à sa mère. Quelques soulignements, biffures et corrections de l'auteur. Cette lettre a été publiée pour la première fois dans Charles Baudelaire, Dernières lettres inédites à sa mère en 1926. Ancienne collection Armand Godoy n° 197. Précieuse lettre de l'époque bruxelloise, exil volontaire du poète à la fin de sa vie. «?Il est douteux que j'habite quelque part à Paris. Je crois que j'habiterai surtout une voiture dans laquelle je ferai, si je peux, toutes mes courses en un ou deux jours.?» Angoissé par Paris - cité des vices et des créanciers - il appréhende cette brève visite. L'exil bruxellois est en effet synonyme d'échec pour le poète qui ne cesse, depuis son arrivée en Belgique, de repousser son retour en France. Pourtant, impatient de quitter le plat pays qu'il exècre, il raille ses autochtones?: «?On est lent ici.?» Le poète, comme jadis l'élève de dix-sept ans qui affirmait à sa mère qu'il allait se ressaisir, promet : «?Me voici en mesure d'accomplir tous mes plans. Je ne sais comment t'exprimer ma reconnaissance ; et je crois que la meilleure manière sera d'exécuter mes promesses.?» Littéralement obsédé par cette mère sacrée «?qui hante [son] cur et [son] esprit?», le «?fils reconnaissant?» s'estime incapable d'atteindre sa destinée poétique sans une attention maternelle exclusive. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
3 SS. auf Doppelblatt. 8vo. An seinen nicht namentlich genannten Verleger Fritz Simrock ("Bester") über dessen Bitte, ein Streichquartett des 1884 verstorbenen Bedrich Smetana zu arrangieren. Nachdem Brahms abgelehnt hatte, versteht Simrock seine Entscheidung nicht und Brahms ist gezwungen, dem Verleger die Gründe für seine Ablehnung erneut zu erläutern: "Ich habe keine Hintergedanken wenn ich Dir schreibe. Schiebe mir also keine unter, sonst kann man - überhaupt nicht reden. Ich sagte wohl deutlich: was Smetana schreibt hat immer Hand u. Fuß - wenn auch nicht immer wohlgebildete. Aber ich weiß nicht chirurgisch einzugreifen, wie bei - manchem Andern möglich wär. Des 4tetts wegen scheint mir, Du solltest Dvorak deshalb angehen. Er ist mir nicht allein an Fixigkeit über, es hat noch sonst manchen Grund, daß er hier vielleicht dreister eingreift. Ich habe vergessen, wo d'Albert in Berlin wohnt, und bitte ihn eben, mir dort ein Zimmer zu bestellen. Aber auch in dieser Sache läßt Du mich Anderes sagen, als ich gesagt - also auch gemeint habe! Herzlich hoffe ich, es gehe dort alles so glimpflich weiter u. sage Allen m. besten Grüße u. Wünsche fürs neue Jahr […]". - Von zwei Knickfalten wegen Kuvertierung abgesehen tadellos erhalten. Gedruckt in: Deutsche Brahms-Gesellschaft (Hrsg.), Brahms' Briefe an Peter Joseph Simrock und Fritz Simrock, Bd. IV. (GA Bd. XII), Berlin, 1919, S. 187, Nr. 902.
186562589Biponti Deux-Ponts 1865. Fine. Biponti Deux-Ponts Vendredi 12 mai 1865 13.20 x 20.80 cm 1 page sur un feuillet remplié Autograph letter signed by Charles Baudelaire written in ink and addressed to his mother. A few underlinings deletions and authorial corrections. This letter was first published in Charles Baudelaire Dernières lettres inédites à sa mère in 1926. Former collection of Armand Godoy no. 197. A precious letter from Baudelaire's Brussels period during the poet's voluntary exile at the end of his life. « Il est douteux que j'habite quelque part à Paris. Je crois que j'habiterai surtout une voiture dans laquelle je ferai si je peux toutes mes courses en un ou deux jours. » Haunted by Paris the city of vice and creditors he dreads this brief return. His exile in Brussels is in his eyes a sign of failure and ever since arriving in Belgium he has delayed his return to France. Yet weary of the flat country he despises he mocks its inhabitants: « On est lent ici. » The poet like the seventeen-year-old student who once promised his mother he would get back on track now vows: « Me voici en mesure d'accomplir tous mes plans. Je ne sais comment t'exprimer ma reconnaissance ; et je crois que la meilleure manière sera d'exécuter mes promesses. » Literally obsessed with this sacred mother « who haunts his heart and his mind » the « grateful son » sees himself as incapable of fulfilling his poetic destiny without her undivided attention. unknown
1793733941793. Fine. 1er avril 1793 15.60 x 20 cm une page sur un feuillet Unpublished autograph letter signed and dated written in black ink and addressed to a notary. On the verso probably in the hand of a secretary the inscription ""Sade du 1er avril 1793""; below this inscription a short sentence in the Marquis's hand: ""so that I may write to Gaufridy to send him money"". Some transverse folds from the original folding for posting. Lengthy letter addressed to a notary while the Marquis freed on April 2 1790 by the abolition of royal warrants is at liberty and attempting to put his affairs in order. After the Revolution his sons emigrated and he did not follow them. His name nevertheless appears on the list of persons who left France due to the revolutionary troubles: ""I hope that with all this I will manage to have my name erased from that fatal list of émigrés."" Anxious not to be considered a ci-devant Marquis in this period preceding the Terror he insists on the persecution of which he claims to be a victim despite his good will: ""It is an unparalleled atrocity that such a trick should have been played on me who have not left Paris since the revolution and who since that time have not ceased to give the most unequivocal proofs of my patriotism"". In this letter Sade also denounces the complexity of the workings of the French administration after the Revolution: ""I have just sent M. Lions the appropriate certificate of residence and I have attached a petition to the district which he tells me is . essential."" Impecunious he begs his lawyer ""to excite the zeal of those who owe him and to urge them to pay as much money as they collect immediately to M. Gauffridi sic"" and does not hesitate to show himself obliging in order to achieve his ends: ""spare no effort then I beseech you . always preserve for me your care and your friendship . I embrace and greet you with all my heart."" Sade's efforts would prove futile; in December 1793 he was imprisoned at the Madelonnettes before being admitted through the good offices of his friend Mme Quenet to the Coignard de Picpus establishment a nursing home sheltering wealthy suspects. Interesting unpublished letter showing the unfortunate Marquis at bay during one of his rare moments of freedom. unknown
184475148Paris 1844. Fine. Paris 11 février 1844 10.40 x 13.60 cm quatre pages sur deux feuillets Three autograph letters signed by Gérard de Nerval 2 pages signed «Gérard» Théophile Gautier 1 page and a third unsigned letter 1 page penned by a certain «Robert» cf. Nerval's letter Louis Desessart Théophile Gautier's appointed publisher co-published Nervals play Léo Burckart with Barba in 1839. Following financial difficulties he was forced to take refuge «in that sad and charming city of Brussels». The three friends wrote this letter from Paris where they had reunited following Nervals long journey to the East: «I spent six months in Egypt; then three months in Syria four months in Constantinople and the rest en route. Its quite beautiful. I only enjoy myself while traveling and try to live twice as much as I can.» This journey deeply impressed Théophile Gautier who would only travel to Turkey and Egypt years later: «I am in Paris and wish I were in Cairo from where Gérard is returning.» The exoticism of distant lands starkly contrasts with the melancholy and severity of Europe: «How sad Paris is when one returns from sunlit countries.» Nerval And in Paris far from dreams of escape life means toil and melancholy: «We are like sick people who are never comfortable anywhere. I think the good times are gone and the golden hours of the past when we spoke such wise follies will never return. Whats the point of living if we must work and cannot see our friends or write to them or do anything we would like» Gautier The two writers express great compassion for their friends Belgian exile with Brussels appearing as the capital of spleen: «What! Youre still in that sad and charming city of Brussels! . Brussels is even darker poor fellow!» Nerval This joint letter was in fact initiated by «Robert»: «Isnt it true my dear friend that Im quite skilled at making you forget my faults . as a way of making it up to you Im sending you the autographs of two of your . comrades your fondest memories two men of fame who despite all their affection and friendship for you would never have written a word had I not trimmed their quills and handed them paper like sulky children and told them: write at once at once to the exile you love most.» unknown
183386496s. l. Neuchâtel 1833. Fine. Eve's first kiss: 'The gods grant no favours untainted.' s. l. Neuchâtel 29 septembre 1833 13.40 x 21.10 cm une page sur un double feuillet Autograph letter signed by Honoré de Balzac addressed to his friend the writer Charles de Bernard. One page written in black ink on a bifolium. On the verso of the second leaf appears the address of the recipient Charles de Bernard du Grail written in Balzacs hand along with postal stamps and the seal bearing the arms of the Balzac dEntraigues family which the author had appropriated. A few minor holes not affecting the text; fold marks as usual from mailing. Published in his correspondence Paris Calmann Lévy 1876 CXIV pp. 252253. Balzac wrote this letter four days after his very first meeting and first kiss with Madame Hanska in Neuchâtel following many months of epistolary correspondence. « Jai été très heureux ici. Je suis très content de ce que jai vu le pays est délicieux ; mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures. » ""I have been very happy here. I am most pleased with what I have seen; the country is delightful. But you know that Jupiter has two jars and the gods grant no favours that are untainted."" Two years after receiving the first letter from the Stranger Éveline Rzewuska a lovestruck Balzac left Paris to join her in Switzerland. His brief stop in Besançon ostensibly a convenient detour served as a polite pretext for his departure from the capitalwhere he took the opportunity to visit his correspondent Charles de Bernard. « Il me semble que je vous ai bien peu remercié de la bonne journée que vous mavez donnée ; mais jespère vous prouver que je ne suis point un ingrat. À mercredi donc ; vous devez penser que jaurai bien du plaisir à vous revoir vous qui avez fait que mon voyage à Besançon na pas été inutile et que jy ai trouvé du plaisir ». I fear I thanked you all too little for the delightful day you gave me; but I hope to prove that I am not ungrateful. Until Wednesday then you must know how much I look forward to seeing you again you who ensured that my journey to Besançon was not in vain and even brought me joy. After a day in Besançon and a chaotic journey by mail coach Balzac finally met his beloved though regrettably in the company of her husband Count Hanski. Seizing upon the Counts absence the writer stole a long-awaited kiss with Madame Hanska on an ancient stone bench upon the hill of Crêt. In the rapture of their first encounter he could not help but invoke La Fontaines ominous fable in his letter: « mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures ». but you know that Jupiter has two jars and the gods offer no favours untainted. His love affair with Madame Hanska would prove far from serene as Gonzague Saint Bris aptly summed it up: eighteen years of love sixteen of waiting two of happiness and six months of marriage. Neuchâtel would remain a powerful emblem of their union recurring in some sixty of their letters. Neuchâtel is like the white lily he wrote to her pure with a penetrating fragrance youth freshness brilliance hope happiness glimpsed. De Bernard who had previously arranged his journey to Switzerland was once again tasked with organising Balzacs return: « Jaurai le plaisir de vous revoir mercredi 2 octobre. Voulez-vous avoir lobligeance de me retenir une place à la malle pour Paris ». I shall have the pleasure of seeing you again on Wednesday 2 October. Would you be so kind as to reserve me a place in the mail coach to Paris The journey separating him once again from his beloved proved wretched: The mail coach was fully booked for six days so my friend from Besançon Charles de Bernard was unable to secure me a place. I was thus obliged to travel on the roof of a diligence in the company of five Swiss from the canton of Vaud unknown
- Paris 11 février 1844, 10,4x13,6cm, quatre pages sur deux feuillets. - Trois lettres autographes signées par Gérard de Nerval (2 pages signées «?Gérard?»), Théophile Gautier (1 page) et un troisième scripteur qui n'a pas signé (1 page), adressées à Louis Desessart. La troisième lettre a été rédigée par un certain «?Robert?» (cf. la lettre de Nerval) Louis Desessart, éditeur attitré de Théophile Gautier, publia avec Barba la pièce Léo Burckart de Nerval en 1839. À la suite d'ennuis financiers, il fut contraint de se réfugier «?dans cette triste et charmante ville de Bruxelles?». Les trois amis rédigent ce courrier à Paris, où ils se sont retrouvés au retour du long voyage en Orient qu'entreprit Nerval?: «?J'ai vu l'Égypte 6 mois?; puis j'ai séjourné en Syrie 3 mois - à Constantinople 4 mois le reste en route. C'est assez beau. Je ne m'amuse plus qu'en voyage et je vis double autant que je puis.?» Ce voyage force l'admiration de Théophile Gautier qui ne se rendra que des années plus tard en Turquie et en Egypte?: «?Je suis à Paris et voudrais être au Caire d'où Gérard arrive.?» L'exotisme des voyages lointains contraste ici violemment avec la tristesse et l'austérité de l'Europe?: «?Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil.?» (Nerval) D'autant plus que, loin des rêves d'évasion, Paris rime avec travail et mélancolie?: «?Nous sommes comme les gens malades qui ne se trouvent bien nulle part. Je crois que le bon temps est passé et que les bonnes heures d'autrefois où nous disions tant de sages folies ne reviendront plus. À quoi sert de vivre puisqu'il faut travailler et qu'on ne peut ni voir ses amis ni leur écrire ni rien faire de ce qu'on voudrait ??» (Gautier) Les deux écrivains sont très compatissants quant à l'exil belge de leur ami, Bruxelles apparaissant ici comme la capitale du spleen?: «?Quoi?! Vous êtes encore dans cette triste et charmante ville de Bruxelles?! [...] Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon?!?» (Nerval) Cette triple lettre a en réalité été rédigée à l'initiative de «?Robert?»?: «?N'est-ce pas, mon cher ami, que je suis habile à faire oublier mes torts ? [...] je trouve le moyen en compensation, de t'envoyer ces autographes de deux de tes [...] camarades, de tes plus doux souvenirs, de deux célébrités qui malgré toutes leurs sympathies, toute leur affection pour toi, ne t'eussent jamais écrit un mot, si je ne leur avais pas taillé leurs plumes, affrété leur papier, comme à de petits enfants boudeurs, et si je ne leur eusse dit?: écrivez tout de suite, tout de suite à l'exilé que vous aimez le mieux.?» [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- 1er avril 1793, 15,6x20cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe inédite datée et signée, rédigée à l'encre noire et adressée à un notaire. Au verso, probablement de la main d'un secrétaire, la mention « Sade du 1er avril 1793 » ; sous cette mention, une courte phrase de la main du Marquis : « pour que j'écrire à Gaufridy de lui envoyer de l'argent ». Quelques pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Longue lettre adressée à un notaire alors que le Marquis, rendu à la liberté le 2 avril 1790 par l'abolition des lettres de cachet, est libre et tente de mettre de l'ordre dans ses affaires. Après la Révolution ses fils ont émigré et il ne les a pas suivis. Son nom figure pourtant sur la liste des personnes ayant quitté la France en raison des troubles révolutionnaires : « J'espère qu'avec tout cela je parviendrai à faire effacer mon nom de dessus cette fatale liste d'émigrés. » Soucieux de ne pas être considéré comme un ci-devant Marquis en cette période précédant la Terreur, il insiste sur la persécution dont il serait victime malgré sa bonne volonté : « C'est une atrocité sans exemple que de m'avoir joué un pareil tour à moi qui n'ai pas quitté Paris depuis la révolution, et qui depuis cette époque n'ai pas cessé de donner les preuves les moins équivoques de mon patriotisme ». Sade dénonce également dans cette missive la complexité des rouages de l'administration française après la Révolution : « Je viens d'envoyer à M. Lions le certificat de résidence qui convient et j'y ai joint une pétition au district qu'il me dit être (...) essentielle. » Impécunieux, il prie son avocat « d'exciter le zèle de ceux qui [lui] doivent et de les engager à compter le plus d'argent qu'il percevront tout de suite à M. Gauffridi (sic) » et n'hésite pas à se montrer complaisant pour arriver à ses fins : « ne me ménagez pas alors je vous en conjure (...) conservez moi toujours votre soin et votre amitié (...) Je vous embrasse et salue de tout mon cur. » Les efforts de Sade seront vains, en décembre 1793 il est incarcéré aux Madelonettes, avant d'être admis, grâce à sa bonne amie Mme Quenet, à la maison Coignard de Picpus, un établissement de santé abritant les riches suspects. Intéressante lettre inédite montrant l'infortuné Marquis aux abois, lors de l'un de ses rares moments de liberté. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nrf, Paris 1932, 12x19cm, broché. - New edition. Spine very discreetly restored, a few fold marks on the front cover. Exceptional copy signed and inscribed by Antoine de Saint-Exupéry: "For Jean Lucas. With all my true friendship cemented by sand (the play on words is bad but the heart is there). In memory of the beautiful orgies of Port Etienne." ("Pour Jean Lucas. Avec toute ma vraie amitié cimentée par le sable (l'astuce est mauvaise mais le coeur y est). En souvenir des belles orgies de Port Etienne." with a drawing of a naked girl. Saint-Exupéry inscribed this copy of his first book to Jean Lucas, a fellow pilot at l'Aéropostale, who prepared with him in 1935 his famous Paris-Saigon raid during where he famously crashed "in the center of the desert" of Libya. His accident as well as the stopovers in Port Etienne with Lucas will be told in his masterpiece Wind, Sand, and Stars. Lucas will celebrate at his side the great literary success of this last novel (winner Grand Prix of the French Academy) at Consuelo's flat in Paris, with writer Léon-Paul Fargue and the Werth couple. In this long and humorous inscription, the writer evokes moments spent in 1931 in Port-Etienne, now Nouadhibou in Mauritania, where "Lucas, head of the airport, turns, night and day, the gramophone which, so far from life, speaks to us a language half lost, and causes a melancholy without object which curiously resembles thirst" (Wind, Sand, and Stars). In this refuge where "the threats are dampened by so much sand" a fraternity itself "cemented by the sand" was born between these pioneers of aviation. Braving all imaginable dangers, Saint-Exupéry flew mail from France to Casablanca in a Laté 26. He recalls here his stopovers, the "beautiful orgies of Port-Etienne" in the burning solitude of these remote lands: "Located on the edge of unsettled territories, Port-Etienne is not a city. There is a fort, a hangar and a wooden hut for the crews of our country" he writes in Wind, Sand, and Stars. In the company of Lucas and the captain-governor, he kills boredom with chess games, conjuring tricks, naval battles, games of hangman, long stories of flights and girls, as the explicit ink drawing at the bottom of the page seems to attest... many crazy evenings of which this letter and this drawing preserve the memory. One night in July 1939, Lucas cured him of his "blank page syndrome" by locking him in his room so that he could finish his preface to the book by aviator Anne Morrow Lindbergh. At the end of the war, the inconsolable Léon Werth, to whom Saint-Exupéry dedicated The Little Prince, wrote to Jean Lucas: "The armistice without Tonio is not quite the armistice". An exceptional gesture of friendship from the "Lord of the Sands" to his faithful brother in arms. Lucas was one of the rare intimates the writer confided in (Saint Exupéry, Une vie à contre courant, p. 264). [FRENCH VERSION FOLLOWS] Nouvelle édition. Dos très discrètement restauré, quelques marques de pliure sur les plats de couverture. Précieux envoi autographe signé d'Antoine de Saint-Exupéry : "Pour Jean Lucas. Avec toute ma vraie amitié cimentée par le sable (l'astuce est mauvaise mais le coeur y est). En souvenir des belles orgies de Port Etienne." enrichi d'un dessin représentant une jeune fille nue. Saint-Exupéry adresse ce très bel envoi sur son premier livre à Jean Lucas, compagnon de vol à l'Aéropostale, qui préparera avec lui en 1935 son célèbre raid Paris-Saïgon lors duquel l'écrivain-aviateur s'écrasera « au centre du désert » de Lybie. Son célèbre accident ainsi que les escales à Port Etienne avec Lucas seront contés dans Terre des Hommes. Lucas célébrera à ses côtés chez Consuelo rue Barbet de Jouy, avec Léon-Paul Fargue et le couple Werth, le grand succès littéraire de ce dernier roman et son obtention du Grand Prix de l'Académie Française. Dans cette longue dédicace, l'écrivain fait allusion aux moments passés en 1931 à Port-Etienne, actuelle Nouadhibou en Mauritanie