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- S.l [Paris] [circa 1940-1943], 21x27,3 cm, 1 page. - Lettre autographe de Georges Bataille à Denise Rollin, 14 lignes à l'encre noire et à la mine de plomb. Cette lettre, issue de la correspondance amoureuse que Bataille adresse à Denise Rollin durant la guerre et l'Occupation, contient en germe les sentiments qui explosent dans toute l'oeuvre de Bataille. Flux et reflux incessant d'amour et de souffrance, d'extase et de déception, de calme et d'énergie, mêlant tutoiement et vouvoiement, compliments et reproches, cette lettre ressemble à son auteur et à l'époque : « Comment pouvez-vous être assez aveugle pour ne pas voir le mal que vous me faîtes en vous laissant aller au premier caprice venu ? Que je le veuille ou non, une vie ne peut pas dépendre de caprices vides de sens. » La relation est houleuse, les deux protagonistes sont passionnés. Dans son ouvrage Le Coupable, il résume les affres de la passion amoureuse : « L'amour a cette exigence : ou son objet t'échappe ou tu lui échappes. S'il ne te fuyait pas, tu fuirais l'amour. Des amants se trouvent à la condition de se déchirer. L'un et l'autre ont soif de souffrir. Le désir doit en eux désirer l'impossible. Sinon, le désir s'assouvirait, le désir mourrait. » Ainsi Bataille, amoureux, souffre : « Je n'ai même plus le courage de vous dire ce que je souffre : en tout cas imposer une pareille souffrance à un homme exactement pour rien, cela devient comme une maladie, comme un délire. » Denise Rollin se montrait-elle cruelle ou Bataille était-il inutilement angoissé ? Toujours est-il qu'il se montre las de ces agitations : « Je ne sais pas comment j'ai trouvé moyen d'espérer malgré tout, jusqu'ici. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 9 septembre 1859, 13,4x20,2cm, 3 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée d'Hector Berlioz adressée à Louis Penet. Trois pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet remplié. Cette lettre a été retranscrite dans la correspondance générale de Berlioz (Flammarion, 1995). Nous n'avons pu trouver que de très rares informations sur le destinataire de cette lettre, pourtant très proche de Berlioz. La Bibliothèque Nationale de France possède en effet une longue lettre du compositeur à ce même ami datée du 16 décembre 1832 et du même ton très intime que la nôtre. Louis Penet (1808-1879) fut un ancien négociant orléaniste, président de l'Association alimentaire de Grenoble. " Vous me paraissez triste, je ne suis pas gai. Je suis malade, et cruellement, d'une névralgie qui me tue. Nous causerons de nos misères [...] Je vis dans un tourbillon de souffrances, de joies, d'émotions diverses qu'il me serait bien difficile de vous faire connaître. Le dernier voyage de Bade avec ses ardentes commotions musicales m'a achevé." L'année 1869 est placée sous le signe de la maladie pour Berlioz : "Les souffrances physiques ne cessant d'augmenter, nous le voyons recourir, sans aucun succès d'ailleurs, aux services d'un guérisseur nègre." (Henry Barraud, Hector Berlioz, 1979) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- 1946, 21,7x11,5cm, 7 feuillets foliotés. - Manuscrit autographe de l'auteur de 14 pages in-8 qui paraitra dans le numéro 12 (décembre 1945-janvier 1946) de L'Arche. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Chronique parue à l'occasion de la parution de l'ouvrage du Père du Lubac, Le Drame de l'humanisme athée. Après la guerre, la place de Friedrich Nietzsche, aux côtés du Marquis de Sade et de Soren Kierkegaard, dans la pensée de Maurice Blanchot est révélatrice de l'influence majeure qu'exerce sur elle Georges Bataille et ses philosophes de prédilection. Désormais, Blanchot consacre de nombreux textes à ceux-ci et « Du côté de Nietzsche » en constitue un témoignage essentiel. Le titre même de son recueil La Part du feu à paraître en 1949 (avec, entre autres, cet article légèrement retouché au sommaire) forme une référence bataillienne. Pour Blanchot, la puissance de Nietzsche, par l'usage qu'il fait de la langue et par son style, ne réside pas tant dans ses thèses les plus manifestes et les plus commentées que dans le creuset d'un discours plus mouvant, parfois contradictoire : « L'influence de Nietzsche ne se réduit pas aux formes extérieures qu'elle a prises ; c'est probablement, au contraire, ce qui de Nietzsche a échappé à toute transmission manifeste, cette part de lui, étrangère aux influences directes, qui a exercé l'influence la plus profonde. » Cette idée demeurera centrale dans la lecture que fait Blanchot du philosophe allemand. L'inconstance de Nietzsche, son ambigüité, sont symbolisées par le thème de la mort de Dieu, centrale dans son uvre : « En aucune façon, le thème de la Mort de Dieu ne peut être l'expression d'un savoir définitif ou l'esquisse d'une proposition stable », remarque Blanchot. Et d'affirmer dans une phrase restée célèbre : « Se contredire est le mouvement essentiel d'une telle pensée. » Dans L'Entretien infini (1969), Blanchot abordera de nouveau la question nietzschéenne de la mort de Dieu où elle rejoint celle de l'unité de l'homme. Très beau texte de Maurice Blanchot sur Friedrich Nietzsche, témoignant de l'influence de Georges Bataille sur sa pensée. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 8 janvier 1953, 21x27cm, 1 pages et quelques lignes sur un feuillet. - Unpublished, handwritten, signed letter addressed to critic Charles Estienne Paris 8 January 1953 | 21 x 27 cm | 1 page and a few lines on one leaf Unpublished, handwritten, signed letter from André Breton addressed to critic Charles Estienne; one page and a few lines in black ink on a paper from the à l'étoile scellée gallery. Two transverse folds from having been sent, a small corner missing in the upper right margin. Very beautiful letter giving an account of the death of one of André Breton's dearest friends and of his quarrel with Albert Camus. Breton tells his friend about the death of the Surrealist Czech artist Jind?ich Heisler: "Your letter spoke of those days where it seemed "that there was only just enough fire to live": on Monday there was far from enough fire, when it reached me: one of my two or three best friends, Heisler, taken suddenly unwell on his way to mine on Saturday, had to be hospitalised urgently and I had just received the pneumatic from Bichat telling me of his death. The event, no less inconceivable than accomplished, left me distraught for a long time: there was no-one more exquisite than he, putting more warmth into everything he did, the most constant of which was to lighten and embellish those whom he loved." The two poets were indeed very close: Heisler participated, alongside Breton, in the launch of Néon in 1948 and supported him during a period of depression, accompanying him with other friends to the Île de Sein. "The beginning of 1953 was overshadowed by the death of Jind?ich Heisler (4 January). Loyal among the faithful, he "lived entirely for Surrealism" according to Breton, who pays tribute to his activity as a leader: "This is how he was between 1948 and 1950, the soul of Néon, and until his last moments the greatest bearer of projects that, as if by magic, his talent gave him the means to achieve."" (Henri Béhar, André Breton) In this letter, laden with pain, Breton suddenly makes reference to L'Homme révolté by Albert Camus, published two years earlier: "Come on, it is not yet the time in the rebellion that I will succeed in introducing the "measure" that M. Camus kindly preaches to us." The two writers met in New York at the end of March 1946 when Camus was invited to the United States for a conference tour as a representative of Combat. "The two agree on the best way to preserve the testimony of certain men free from ideological distortions. They dream of a kind of pact by which people of their calibre would commit to not join any political party, to fight against the death penalty, to never claim any credit whatsoever." (ibid.) With other intellectuals, they founded the Rassemblement démocratique révolutionnaire (RDR) in 1948; but the idyll ended a couple of years later, in the autumn of 1951, when Camus published "Lautréamont et la banalité", an extract from his Homme révolté, which was published later. Breton was extremely hurt and responded to him in an article entitled "Sucre jaune" (in Arts): "This article [...] testifies to the part [of Camus], for the first time, for an indefensible moral and intellectual position. (...) He only wants to see a "guilty" adolescent in Lautréamont, whom he - in his capacity as an adult - must discipline. He goes as far as to find him in the second part of his work: Poésies, a deserved punishment. According to Camus, Poésies would be but a mass of "laborious banalities" (...) It could still be worse if the destitution of these views did not intend to promote the most suspect thesis in the world, which is that "absolute revolt" can generate only the "taste for intellectual enslavement". This is a completely gratuitous, ultra-defeatist statement, which must incur even more contempt than its false demonstration." Thus, two years later, Breton still holds out against Camus' crime of lese-majesty towards that which Breton constructed as the father of surrealism, but e
- Nohant 3 juin 1858, 13,4x20,9cm, 4 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à son amie Stéphanie Bourjot, fille d'Étienne Geoffroy-Saint-Hilaire. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un feuillet remplié au chiffre de George Sand. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été partiellement publiée dans Correspondance, t. XIV, n° 7846. Très belle lettre, en partie inédite, dans laquelle George Sand évoque l'ouvrage de Marie Pape-Carpantier et l'éducation de sa jeune servante Marie Caillaud?: «?C'est un excellent livre, dans lequel j'apprends à lire à ma jeune servante, une fille extraordinairement intelligente et dont ce livre ouvre l'esprit à toutes sortes de bonnes notions. Ç'a été pour moi une éducation à part que celle de cet enfant de 18 ans qui n'en avait que 2, il y a six mois, et qui a maintenant son âge, avec toute la candeur de l'enfance conservée. Donc tous les soirs, nous lisons les historiettes de Marie Carpentier, et je m'y intéresse autant que mon élève.?» Marie Caillaud n'a que onze ans lorsque George Sand la fait entrer à son service afin de s'occuper de la vaisselle et du poulailler, ce qui lui vaudra le sobriquet de «?Marie des poules?». Mais l'écrivaine repère bien vite l'intelligence de la jeune paysanne?: elle en fait rapidement sa gouvernante et à partir de 1856, la jeune fille participe aux séances du petit théâtre de Nohant. C'est au début des années 1858 que l'on trouve mention de son apprentissage notamment dans une lettre de George Sand à son ami Charles Duvernet?: «?Dans mes soirées d'hiver, j'ai entrepris l'éducation de la petite Marie, celle qui jouait la comédie avec nous. De laveuse de vaisselle qu'elle était, je l'ai élevée d'emblée à la dignité de femme de charge que sa bonne cervelle la rend très apte à remplir. Mais un grand obstacle, c'était de ne pas savoir lire. Ce grand obstacle n'existe plus. En trente leçons d'une demi-heure chacune, total quinze heures en un mois, elle a su lentement, mais parfaitement toutes les difficultés de la langue. Ce miracle est dû à l'admirable méthode Laffore, appliquée par moi avec une douceur absolue sur une intelligence parfaitement nette.?» (16 février 1858) Intime de l'écrivaine, Marie Caillaud deviendra finalement une comédienne influente de la scène de Nohant et côtoiera les illustres invités de George Sand?: Delacroix, Gautier, Dumas, le prince Jérôme Bonaparte... Mais Marie ne fut pas la première élève de George Sand, qui demeura toute sa vie durant intéressée par la question de la pédagogie et apprit à lire non seulement à ses enfants, mais aussi à ses petits-enfants et à plusieurs personnes de son entourages (domestiques, paysans). Cette lettre montre toute l'implication qu'elle eut dans son rôle de maîtresse, réfléchissant sans cesse à des manières pertinentes et efficaces d'enseigner?: «?Mais ce qui manque, du moins à ma connaissance, c'est une méthode de lecture. J'en ai fait une (pour mon usage, je ne l'ai pas écrite.) tirée d'abord de celle de Laffore, et modifiée à mon idée. Mais ce que je n'ai pas trouvé dans les manuels à l'usage de l'enfance et des écoles primaires, c'est un livre d'exercices bien faits pour apprendre à lire logiquement tout en se rendant compte de l'orthographe des mots. Ce livre existe-t-il ??» Loin d'être un simple passe-temps, l'éducation revêtit pour George Sand une importance capitale et, comme le souligne Georges Lubin, elle ne se borna donc pas à alphabétiser les plus jeunes. Il faut dire que la mère de Sand lui apprit elle-même à écrire dès l'âge de cinq ans?: «?Elle se rendit compte très tôt que la seule voie pour atteindre à l'égalité était l'émancipation intellectuelle. L'ignorance où les femmes étaient tenues était la cause de leur esclavage. L'ignorance où le peuple était tenu était le fondement de l'inégalité qui régnait entre les classes. L'éducation était le sésame qui ouvrirait les portes fermées.?» («?George Sand et l'éducation?» in Nineteenth-C
- Nohant 19 semptembre 1872, 13,2x20,6cm, 20 pages 1/2 sur 21 feuillets. - Manuscrit autographe signé de George Sand rédigé à l'encre noire sur 21 feuillets de papier blanc. Ratures et corrections. Une page du manuscrit semble avoir été égarée. La version finale de cette chronique, dont le texte est conforme au manuscrit que nous proposons, a été publiée dans Impressions et souvenirs (Paris, M. Lévy, 1873). George Sand consacrera un autre article au roman de son fils dans Questions d'art et de littérature en 1878. L'édition originale du Coq aux cheveux d'or de Maurice Sand a été publiée par Lacroix et Verboeckhoven en 1867. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. [Paris] 30 mars 1905, 11,5x15,9cm, 6 pages 1/2 sur deux doubles feuillets. - Lettre autographe signée « Pauline » de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur deux doubles feuillets à liseré de violettes. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Très belle lettre d'amour évoquant l'unique roman de la Muse aux violettes, Une femme m'apparut. « Comment aurais-je pu ne point songer à toi Natalie, moi qui écrivais « Une femme m'apparut » - qui l'écrivais pour la seconde fois avec mes yeux nouveaux, et devenus plus clairs - avec mon cur plus calme et plus profond ? » Paru en 1904, ce roman - le seul de la carrière littéraire de Renée - conte les amours de la narratrice et de « Vally », Natalie Clifford Barney, de leur début à leur fin tragique et « l'apparition » de la salvatrice Hélène de Zuylen. Réconciliée avec l'Amazone, Renée entreprend de réécrire le livre qui paraîtra au début de l'année 1906 : « Amélioration littéraire et stylistique ? Non. Le souci de se justifier à nouveau, mais cette fois-ci face à Natalie Barney, ne fait point de doute. Les remords aussi : à présent, l'apparition qui donne son titre au livre, ce n'est plus Eva-Hélène de Zuylen, mais Lorely-Natalie Barney, et cela dès la page 2. Quand on sait que, durant l'été 1904, des retrouvailles impromptues, à Bayreuth, vinrent unir Natalie Barney et Vivien, on comprend mieux le sens de cette nouvelle version du roman, [Renée] ne fait que revenir sur son passé amoureux, pour nous en livrer une seconde version, revue et corrigée. Elle efface ainsi le choix final qu'elle avait suggéré dans la première version. Palinodie complète, et que vient confirmer le texte même des lettres que Vivien écrira à Natalie Barney en 1904 et surtout en 1905. » (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Cette confusion des sentiments transparaît à travers cette lettre emplie d'oxymores : « je goûte une tristesse charmante à t'évoquer [...] quand je songe à toi, j'évoque ma plus belle douleur » La tristesse - mêlée à un amour inconditionnel - est ici poussée à son paroxysme : « Ne te laisse pas attrister par ma lettre grise de ce soir. Il y a des heures ternes - ce sont peut-être les meilleures - Dans tous les cas, ce sont les plus vraies [...] Et ceux qui sont, comme tu le dis « ingrats et joyeux » sont fort à plaindre. » Vivien s'efface tout à fait au profit de son aimée, lui proposant même de vivre à sa place : « Va - si tu le peux - là où je voudrais être - à Mytilène. Je verrais l'île merveilleuse à travers tes prunelles - tu me ferais respirer tous ses parfums - A dire vrai, le courage m'a manqué pour y aller. Je n'avais plus la force ni le désir de partir ainsi. Ne peux-tu, toi, aller à Mytilène et me rapporter des roses de là-bas ? » Pourtant, c'est ensemble que les deux amantes entreprendront bientôt le voyage vers Lesbos ; ce sera le dernier de leur histoire. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'a
- s.l. [Londres] Le 16 octobre [1900], 11,3x17,5cm, 10 pages sur 2 doubles feuillets et 1 feuillet simple. - Très longue lettre autographe manuscrite de Renée Vivien signée « Ton fervent Paul » rédigée à l'encre noire sur deux doubles feuillets et un feuillet simple. Pliures transversales inhérente à l'envoi, enveloppe jointe. Emouvante lettre relatant les premiers contacts de Renée Vivien avec la souffrance et la mort. Rentrée auprès de sa famille à Londres, la Muse aux violettes veille son cousin agonisant : « Mon pauvre cousin va de plus en plus mal. Je crains horriblement que ce ne soit la fin. Il est la plupart du temps en proie à la fièvre et au délire. Ou bien il dort d'un mauvais sommeil de prostration et de faiblesse, à la suite des piqûres de morphine. [...] Cela me fait mal de voir le pauvre squelette qui me sourit si faiblement, ce visage est marqué déjà par la mort, il y a la trace de sa serre qui ne relâche pas. » La douleur est omniprésente dans cette lettre-fleuve : « J'ai vu une chose horrible aujourd'hui à l'hôpital en allant voir mon cousin. On a apporté, sur un brancard, une chose épouvantable, - un corps couvert d'un drap, et une tête d'homme aux joues brûlées, - et de cela sortait des gémissements et des hurlements et des râles. Il me semble que je ne pourrai jamais oublier l'affreuse chose inerte qui m'a frôlée de si près cette après-midi. Il paraît que c'était un ouvrier terriblement blessé par une explosion de gaz qui a eu lieu dans une fabrique, à une heure cette après-midi. Ah ! la sinistre chose qu'on portait là-bas ! On entend parler d'accidents, et de blessures et de mort, et on n'y fait pas attention, jusqu'à ce qu'on voie ce que c'est. L'horreur de tout cela m'obsède ce soir, et s'ajoute à mon abattement et à ma mélancolie. » A cette époque, Renée Vivien n'a encore rien publié et dévalorise même ses vers au profit de ceux de l'Amazone : « Ce matin, Chère, la joie que m'a causée ta lettre, et l'émotion profonde de ton beau sonnet - ce vers « Is there no touch beyond the touch of hands ?» et ces deux autres : « Is there no love that burns an unseen fire » « Beyond the finish of expressed desire ?» sont de toute splendeur poétique. [...] C'est toi qui portes au front la grande lumière, c'est dans ton cur que chante la musique sublime, parler de mes vers, à moi ? Ils sont pauvres à faire pleurer. » Rédigée dans une période précédant les tempêtes sentimentales, cette très belle lettre poétique est une célébration de l'amour entre Renée et Natalie : « Je t'aime, ô mon cher grand Poète admirable et superbe, d'avoir écrit ces vers lumineux et de les avoir pensés. Je t'aime d'avoir autant de la Divinité en toi. Je t'adore avec la religion d'un culte. Mon âme est pieusement prosternée, ce soir, - la beauté de ton âme triomphe. [...] J'ai encore un baiser à te donner, le dernier ce soir. Je le poserai sur ton front de poète, - ton front d'harmonie et de bonté. Je te dirai encore que tes vers sont divinement inspirés. Je me mettrai religieusement à tes pieds, - je t'écouterai et je t'adorerai. Enseigne-moi, chante-moi, Poète, Prêtresse, et Divinité tout à la fois. Ton fervent Paul » C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aig
- s.l. [Londres] Le 18 mars [1900], 9,9x15,2cm, 14 pages sur 3 doubles feuillets et 1 feuillet simple. - Très longue lettre autographe manuscrite de Renée Vivien signée « Pauline » rédigée à l'encre noire sur trois doubles feuillets de papier à en-tête du 24 Hyde Park Street et un feuillet simple. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Très belle lettre d'amour expédiée depuis Londres alors que Renée est auprès de sa famille : « Quand je pense qu'un télégramme va banalement et brutalement t'apprendre que je reste encore une semaine à Londres, j'ai envie de pleurer. Et pourtant, il ne faut pas que je pleure, cela m'affaiblirait trop, et j'ai besoin de toutes mes forces et de mon courage. » Cette très difficile séparation est, selon la jeune femme, un mal nécessaire, la promesse d'un avenir radieux : « Si je te fais ce chagrin, mon amie, c'est pour que nous soyons plus heureuses après. [...] Ne m'en veux pas de te faire attendre, je souffre plus que toi ; et si je t'impose, en me l'imposant moi-même, cette souffrance du désappointement, c'est afin de mériter mieux l'amour que tu m'accordes et le bonheur que tu me donnes, par la douleur et par le sacrifice. Je serai ainsi plus digne de toi, et tu m'aimeras mieux pour les larmes que j'ai offertes à notre amour. » Cela ne fait que quelques mois que Renée et Natalie se fréquentent et on peut lire ici l'importance que revêt cette relation pour la Muse aux violettes et son intarissable besoin d'être aimée : « Tu me pardonnes, dis ? Tu me souris toujours ? Je t'en prie, envoie-moi ton pardon, afin que je le sente comme une rosée sur mon front. Dis-moi de loin que tu m'aimes toujours, et je t'entendrai à travers tout l'espace qui nous sépare. [...] Je t'aime à en mourir, enfant chérie qui es le beau sourire blond de ma vie. Tout ce que je te dis et [sic] sincère. Crois-moi. Aime-moi. » Idéalisant cette relation, elle se livre à une superbe litanie : « Te faire souffrir, toi, qui m'as donné la joie rayonnante de mon existence ! Toi, qui m'as fait aimer la vie ! - Toi, qui m'as mis tant de beaux rêves dans l'âme, tant de bonheur et tant de chaleur au cur ! - Toi, qui es ma consolation, mon espérance, mon extase, la merveille et le miracle de ma vie ! - Toi, qui m'as donné l'amour, qui me l'as révélé, qui me l'as fait sentir et comprendre ! - Toi, que j'aime ! » Très belle lettre-fleuve empreinte de la dévorante passion de la Muse aux violettes pour son Amazone. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mie
- Médan 7 décembre 1882, 13,2x21,6cm, 3 pages sur 3 feuillets. - Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Marie Régnier, trois pages rédigées à l'encre noire sur trois feuillets. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli et infime déchirure sans manque en marge basse du premier feuillet. Belle est longue lettre autographe d'Emile Zola adressée à l'écrivaine à l'occasion de la sortie de son roman La Couleuvre. Auteur prolifique mais également critique reconnu, Emile Zola répond à une sollicitation d'avis de la part de sa consur : « J'achève La Couleuvre et je veux vous dire quelques mots bien francs, à la volée de la plume, encore sous l'impression chaude de la lecture. » A la manière d'un professeur, il distribue les notes et les commentaires : « La première partie me va tout à fait : il y a là une étude servie, de l'analyse exacte [...] Ensuite, l'étude me paraît se perdre un peu dans la thèse » Mais cette lettre est surtout l'occasion pour Zola de rappeler l'essence même du naturalisme : la description de la société appuyée sur un travail minutieux de recherche et de documentation : « j'estime que votre rôle est simplement d'apporter des documents. Or, vos documents sont réfutables... » Véritablement obsédé par ces fameux « documents » grâce auxquels il constituait des dossiers colossaux destinés à la rédaction de ses romans, Zola confirme ici l'héritage du réalisme, invoquant la mémoire de Flaubert disparu deux années plus tôt : « Je songeais à notre impeccable Flaubert en vous lisant, et je me promettais d'être sévère comme il l'aurait été, pour vous montrer que je vous traite en homme. » Marie Régnier fut une familière de Gustave Flaubert avec lequel elle échangea une vaste correspondance ; l'écrivain rouennais donnait à sa pupille de nombreux conseils littéraires. Emile Zola prend dans cette lettre le relai de son défunt maître craignant, malgré la longue énumération de critiques qu'il émet, son ton peut-être trop dur : « Et voilà mon cur soulagé, je n'ai plus qu'à être aimable. » Soucieux de ne pas paraître trop catégorique il ajoute : « ...mais encore peut-être est-ce moi qui me trompe, en exigeant chez tout le monde la formule que j'aime chez moi et chez mes amis. » Très belle lettre du chef de file du naturalisme, empreinte de rigueur mais aussi pleine d'estime, témoignage des timides prémices de la reconnaissance des femmes en littérature par leur pairs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
177042912Le Pouget, , 1770. In-folio manuscrit (29 x 42 cm) de (38) ff., vélin (reliure de l’époque).
221827S.l., s.d. (vers 1860) in-4, titre (détaché), 202 pp., couvertes d'une écriture fine, régulière, extrêmement soignée (environ 25 lignes par page), présentant aussi des notes infra-paginales de la même main, des biffures et ajouts au crayon de bois semblent postérieurs à la rédaction, de même que quelques ajouts marginaux à l'encre d'une autre main, demi-chagrin Bradel bouteille, dos muet orné de filets à froid, encadrements de filets à froid sur les plats de toile chagrinée, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur, tranches jaunes (reliure de l'époque). Plat supérieur un peu taché.
222952S.l., s.d. (vers 1802) fort vol. in-folio, [2] ff. n. ch., 543 pp., couvertes d'une écriture très régulière et soignée, parfaitement lisible (environ 40-45 lignes par page), [3] ff. n. ch. de table, nombreux tableaux dans le texte, texte réglé au crayon de bois, quelques collettes contrecollées, avec une planche hors texte aquarellée (p. 206), et un tableau à double page également hors texte (p. 322), demi-basane fauve granitée à coins, dos à nerfs orné de guirlandes dorées, pièce de titre cerise, [Inspecçao nas provincias da Beira e Traz os Montes], tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Quelques épidermures et manques de cuir à la reliure.
239499S.l., 1914 - 1917 7 carnets in-16, in-12 ou in-8, [759] ff. n. ch. [Cahiers II-VII] ; 287 pp., avec 2 ff. différents chiffrés 167-68 [Cahier VIII], percaline ou toile noire, le tout dans une grande boîte (33 x 23 cm) de demi-toile verte (reliures de l'époque).
173544761, , 1735. 2 volumes in-8 carré manuscrits (190 x 135 mm) de (171) ff. et (93) ff., nombreuses manchettes, veau fauve glacé, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
190076380Craïova (Roumanie) 9 octobre 1900 | 14.70 x 22 cm | deux feuillets rédigées au recto
187316252Paris, Alphonse Lemerre et Nice, J. Gay et Fils (Imprimerie Niçoise), 1873 ; in-16 (169 X 110 mm) ; maroquin janséniste de couleur chair, dos à nerfs soulignés à froid et titre doré, en intérieur large doublure de maroquin chair décoré de goélands clairs et foncés alternés, aux ailes déployées, sur fond étoilé doré, encadrant une pièce de soie brochée rose à décor de grands iris, garde de soie identique, double garde de papier à la cuve mordoré de différents tons de rose qui évoque les fibres d’un bois de santal, tête dorée, couverture et dos conservés, non rogné (Creuzevault) ; (4) ff. : les 2 premiers blancs, faux-titre et titre, 174 pp., (1) f. achevé d’imprimer ; prix 5 francs imprimé au dos, couverture crème réglée, avec une vignette gravée sur bois reprise au titre et un fleuron au second plat.
46402309, in-4 (17 X 22 cm), reliés dans un cartonnage gris muet du XIXe siècle. Somptueux armorial original, portant 121 blasons finement DESSINÉS À LA PLUME ET COLORIÉS À L’AQUARELLE, illustrant la noblesse germanique, austro-hongroise, russe, suisse, italienne et française. Tous les blasons sont légendés avec une calligraphie particulièrement soignée.La grande quantité de blasons avec des figures d’animaux réels ou fantastiques font de cette suite un intéressant bestiaire d’aigles, griffons, lions, chevaux, cerfs, animaux monstrueux, cygnes, gorgones, oiseaux divers, singes, sangliers, licornes, ours, poissons, sirènes, phénix, bouc, agneaux, chiens. L’auteur de ce chef-d’oeuvre n’a pas signé. Cet armorial est sans doute inédit.
332Salamanque (Espagne) : 1740 ; 1ère décennie du XIXe siècle. UN EXCEPTIONNEL DOCUMENT QUANT À L'HISTOIRE SOCIALE ESPAGNOLE REVÊTU D'UNE IMPORTANTE RELIURE À FERMOIRS EN FER FORGÉ AJOURÉS
187676872Nohant 6 mars 1876 | 13.20 x 20.70 cm | deux pages sur un feuillet remplié
186076834s. l. s. d. [ca 1860] | 19.60 x 31.70 cm | deux pages sur un feuillet
Gr.-qu.-Fol. 96 (15 leere) nn. Bll., Schwere, durch 2 Metallnieten verbundene marmorpapierbezogene Holzdeckel der Zeit (Rücken und Ecken mit Lederbezug). Äußerst umfangreicher (878 Einträge) u. durch seine detaillierten Beschreibungen interessanter Landkarten-Katalog aus dem Hause Bourbon-Parma. Die meisten Karten datieren aus der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts bzw. dem beginnenden 19., wenige aus der zweiten Hälfte des 17. Jahrhunderts. - Das auf starkem bläulichem Papier verfaßte Manuskript beginnt mit einem Bl. Inhaltsverzeichnis ("Repertorio") und gliedert sich in weiterer Folge in die 39 Kapitel "Carte generali" (16 Einträge), "Asia" (13), "Africa" (14), "America" (19), "Europa" (19), "Inghilterra, Scozia, Irlanda" (16), "Svezia, Danimarca, Norvegia" (10), "Francia" (36), "Belgio" (16), "Olanda" (8), "Germania in generale" (u. 3 Kapitel nach Regionen; zus. 145), "Polonia - Prussia reale" (25), "Stati Austriaci in generale" (39), "Boemia, Moravia, Silesia" (21), "Ungheria, Turchia Europea, Dalmatia, Istria" (62), "Russia" (16), "Spagna, e Portogallo" (10), "Svizzeri" (18), "Italia in generale" (u. 4 Kapitel nach Regionen; zus. 93), "Carte marittime" (14), "Carte di Navigazioni" (31), "Carte topografiche della Francia" (40), "Carte topografiche della Germania" (56), "Carte topografiche d' Italia" (26), "Carte topografiche in generale" (12) u. "Carte militari" (5 Kapitel; zus. 103). - Die einzelnen Einträge sind unterteilt in Titel, Erscheinungsjahr, Anzahl der Blätter bzw. Segmente, Maßstab u. Kommentar. - Ein vollständiger Eintrag sieht etwa wie folgt aus: "6. / Karte von Tyrol nach Peter Anich etc. und neuern Hülfsquellen verfasst von J. E. S. Sr. K. H. dem Erzherzog Johann gewidmet von Mollo in Wien. / 1801 / 4 / 320.000 / Ein Auszug aus der vorigen Karte, der aber sehr fein gestochen ist"; "7. / Mappa von dem Land ob der Enns auf Befehl S. M. Josephs IIten in dem Jahre 1781 reducirt, und in Kupfer gestochen von G. Schütz und geschrieben von Müller. / 1787 / 12 / 92.000 / Ein sehr genaues aber seltenes topographisches Werk"; "8. / Die Provinz Inner-Oesterreich in Kreise eingetheilt von Müller, nebst einer General-Karte. / 1794 / 13 / 360.000 / Die Blätter stossen nicht zusammen, dennoch das beste Werck über dieses Land" oder "10. / Topographische Karte der Gegenden Wiens, von Presburg bis St. Pölten bey Mollo. / 1803 / 1 / 172.000 / Sehr schlecht und unrichtig". - Einband berieben u. bestoßen. Schließbänder fehlen. Kopfschnitt an Deckeln u. Buchblock m. Feuchtigkeitsspuren (tlw. min. Randläsuren). Hinterer Deckelbezug etw. lädiert. Vorsatzbl. mit dem gekrönten Stempel "Bourbon-Parma". Nur ganz vereinzelt min. stockfleckig.
194764327Copenhage 10 avril [1947] | 22.50 x 28.40 cm | 6 pages sur 3 feuillets
1936AMO-4531Phryné ou Désir et Remords. Roman contemporain. 131 feuillets in-folio (37 x 24 cm) rédigés au recto seulement, le tout contenu dans un double-feuillet de même papier titré et signé par l'auteur : Léon Daudet de l'Académie Goncourt // Phryné (souligné trois fois) ("grand titre" entouré) // ou // Désir et Remords (souligné deux fois) ("petit titre" entouré) // Roman contemporain. [1936] Les feuillets sont regroupés par chapitres retenues ensemble par un trombone (sauf le second et le cinquième chapitre qui ont perdu leur trombone). Le feuillet replié qui sert de couverture a quelques salissures et déchirures au dos. Tous les autres feuillets sont en très bon état. Collationné complet. Ecrit sur papier à petits carreaux. Ratures et corrections de la main de l'auteur. Texte très proche de la version définitive publiée en 1937.
174846400880, 1748-1749 ; in-4°, basane fauve de l'époque (lacets) - Beau manuscrit calligraphe espagnol du XVIII° siècle. 10 grandes feuillets de vélin. Le premier orné d'une grande composition (titre - frontispice), dessinée à la plume à l'encre rouge avec rehauts d'or : large architecture rococo avec portique, colonnes, médaillons, angelots, statues, emblèmes et portraits. Le second feuillet est une composition dédicace à la Vierge, également dessinée en rouge et or ; large encadrement de rocailles et d'emblèmes ; au centre la Vierge en assomption entourée d'anges ; en dessous, le personnage pour lequel a été exécuté ce manuscrit représenté à cheval ; suivent 15 pages de manuscrit d'une belle calligraphie, avec double encadrement de filets d'argent ; 2 lettres ornées, grotesques calligraphiés sur l'avant dernière page, la dernière page donne l'arbre généalogique des Martinez Rodriguez de Carvajal. L'illustration de ce manuscrit est d'une belle facture populaire rococo. La planche de la Vierge est préservée par un feuillet de soie rose."