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1500Biblion2<p>CHARTERS on vellum two on paper 15th century various formats. Mostly in French a few pieces in Latin in Provençal or Occitan. 84 pieces in total.</p><p>Not all described but they all fall in the same category<br /></p><p>Documents concerning Normandy Poitou Maine Franche-ComtéLanguedoc Quercy Saintonge Brittany etc. </p>These come with a French export license. <br /><br /><br /> Pièces concernant la Normandie le Poitou le Maine la Franche-Comté le Languedoc le Quercy la Saintonge la Bretagne etc. Bail d'un arpent sur le fief de Saint-Germain 1400. Vente de 27 chênes des forêts du duc d'Orléans 1401. Aveu de biens relevant de la seigneurie de Roncheville à Guy seigneur de La Roche-Guyon et de Roncheville conseiller et chambellan du Roi 1402. Vente d'une pièce de terre par Jean Dumes de la paroisse de Saint-Sénier-de-Beuvron dans la vallée d'Auge 1403. Quittance de Jaque Blouet dit Tristan écuyer d'une somme prise sur la boulaie de Demeuille appartenant au duc d'Orléans 1404. Arrangement entre le duc d'Alençon et le moustier de Fontaine-Daniel 1404. Vidimus de lettres royaux de Charles VI 1404. Contrat de mariage entre damoiselle Amédée Vieule de la famille de Palaru et Jean de Valencines garde de la monnaie de Dauphiné avec en dot la maison forte de Chamagnieu 1410. Quittance des généraux conseillers des aides en Languedoil et Languedoc à Jean Bernier receveur des aides à Caen d'une somme comptée au trésorier des guerres 1411. Testament de Bernard de La Garde 1412. Gages du gruyer du duc d'Orléans à Saint-Porcien 1413. Quittance de dot donnée par Guillaume de La Fourest seigneur de Pain et Ayre 1415. Attestation des paroissiens du Herlerault pour le fiel de Pristat 1435. Paiement de couvreurs par Gallot Bias seigneur de Panasac sénéchal de Toulouse et Albi 1440. Contrat de lods passé par Jean de Rocquefeuil pour la vente des droits seigneuriaux de Coumeiras 1451. Vidimus de lettres de Charles VII concernant le fief de Bois-le-Comte dans la vicomté d'Arques 1453. Paiement pour la Reine du revenu du grenier à sel de Marcillargues 1460. Hommage à Jean d'Oinville seigneur de Saint-Scismont 1461. Cédule du rapport du moulin de Constanmolin 1468. Serment de fidélité fait par les consuls de Fossat en faveur de Bernard de Serres 1473. Lettres de relief de Jean de Soissons pour le seigneur de Poix 1474. Quittance donnée par Jehan Lassanoure procureur du chapitre de la cathédrale d'Évreux de revenus du grenier à sel de Pont-Audemer pour la réédification de la cathédrale 1477. Transaction de partage entre les frères Demier et Marie de Saint-Amand Angoulême 1481. Mandats de paiement en faveur du marcenier du puits de la saunerie de Salins 1487 sur la vicomté d'Orbec 1487. P.S. par Loys de Saint-Gelais La Rochelle 1490 Guillaume de La Motte lieutenant de Harfleur 1494. Vidimus en 1633 du traité mariage de François de Haynin et Isabelle de Rosinbois 1499. Etc<br />
194712735[Lausanne], [Association des écrivains vaudois - AEV], [1947]. In-4 de [106] pages, plein parchemin muet, orné au premier plat d'une composition originale du peintre Jean-Jacques Mennet. Sous emboîtage avec dos toilé muet. La maison Mayer & Soutter à Lausanne a soigné la reliure de ces pages autographes.
12951912. « CÉLÈBRE TRADUCTEUR D'ARABE, DE PERSAN, DE CHINOIS, DE JAPONAIS, LANGUES QU'IL IGNORAIT COMPLÈTEMENT. MAIS IL SAVAIT UN PEU LE FRANÇAIS » JEAN GIRAUDOUX
17691728061769. JAPANESE MILITARY MANUSCRIPTS. Ushikubo Kageharu Castle Map. By Ushikubo Kageharu reworked by Yoshida Gizaemon. 2 ff and folded map. 27 x 20 cm folded with a foldout 27 x 600 cm wrappers housed in a new chitsu case. ca. 1769-1777. AND Kohyakujou-zu. Unpaginated illustrated throughout in black and white. 28 x 40 cm stab bound in wrappers. AND Chinjyou-zukishu. Unpaginated illustrated throughout in colour. 27 x 19.5 cm stab bound in wrappers. N.p.; n.d. An extraordinary group of detailed eighteenth century maps and plans depicting castles and related Paraphernalia". Ushikubo Kageharu Castle Map shows the layout of a castle and an attack route. Kohyakujou-zu 100 diagrams of an unknown castle. Oblong binding has been folded in half. Chinjyou-zukishu contains information on battle maps and castle secrets from the Warring States Period as well as flags banners and horse banners used in battle. Contains two intact volvelles. unknown
- Paris 25 Juin 1854, 11,5x18,5cm, une page recto-verso. - Handwritten letter dated and signed by Charles Baudelaire to Philoxène Boyer concerning the intriguing Léontine B. Paris 25 Juin 1854 | 11.5 x 18.5 cm | one page recto-verso Handwritten two-page letter, dated 25 June 1854, and signed by Charles Baudelaire to Philoxène Boyer, whom he calls «my dear Lyrique,» in which he apologises for having missed a meeting with him, he confesses his impecuniosity to him and reports to him on the efforts made by Léontine B., an intriguing person who will end up compromising Philoxène Boyer because of his debts, to attend a party to which she is not invited and which holds a certain jealousy: «You surely assume my dear Lyrique, that yesterday something serious happened for me to have missed this meeting. Here is what I would have told you: 1 - my money has not come; but it will come. / 2 - Léontine is obstinate. I am convinced that I have fulfilled my confidence mission very well. I came back three times. When I finally could explain to her carefully that this party was for family, secret, that Boyer himself was supposed to ignore it, - she replied: Well it's no longer a secret since I know.» Finally, while recognising Léontine as «a very original turn of mind» and although the attitude of this troublesome scheme: «causes you worry and I understand...,» Charles Baudelaire pleads for indulgence and leniency: «since she persists so proudly, I would urge you to let the event run. It is after all only the homage of a dizzy mind.» [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe, datée du 25 Juin 1854, et signée de deux pages de Charles Baudelaire à Philoxène Boyer, qu'il surnomme "mon cher Lyrique", dans laquelle il s'excuse d'avoir manqué un rendez-vous avec lui, lui avoue son impécuniosité et lui rend compte des efforts déployés par Léontine B., une intrigante qui finira par compromettre Philoxène Boyer en raison de ses dettes, pour assister à une fête à laquelle elle n'est pas conviée et qui en retire une certaine jalousie : "Vous présumez bien, mon cher Lyrique, qu'il a fallu hier quelque chose de grave pour que j'aie manqué ce rendez-vous. Voici ce que je vous aurais dit : 1 - mon argent n'est pas venu ; mais il viendra. / 2 - Léontine s'entête. Je suis persuadé que je me suis très bien acquitté de ma commission de confiance. Je suis revenu à la charge trois fois. Quand enfin j'ai pu lui expliquer soigneusement que cette fête était familiale, secrète, que Boyer lui-même était censé l'ignorer, - elle m'a répondu : Eh bien, ce n'est plus un secret puisque je le sais." Enfin, tout en reconnaissant à Léontine "un tour d'esprit très original" et bien que l'attitude de cette encombrante intrigante : "... vous cause de l'inquiétude et je le comprends...", Charles Baudelaire plaide pour l'indulgence et la clémence : "puisqu'elle s'entête si fièrement je vous engagerais à laisser courir l'évènement. Ce n'est après tout que l'hommage d'un esprit étourdi."
- 30 mai 1865, 13,7x21,1cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Charles Baudelaire adressée à Narcisse Ancelle, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier bleu. Pliures inhérentes à l'envoi, trois infimes petits trous sans atteinte au texte. Cette lettre a été retranscrite dans les Oeuvres complètes volume 11 publiées en 1949 par L. Conard. Emouvante missive bruxelloise adressée au célèbre notaire familial devenu en 1844 le conseil judicaire de Charles chargé de gérer sa rente et ses dettes exponentielles. Une relation complexe s'établit entre le poète et son tuteur, mêlant nécessité et défiance, mais témoignant néanmoins d'un véritable respect mutuel entre les deux hommes. Cette correspondance, dépourvue de l'affectivité des lettres à sa mère ou des circonvolutions dans ses échanges avec les créanciers, constitue une des plus précieuses sources biographiques du poète. En effet, la dépendance financière de Baudelaire le contraint à une très grande transparence avec son tuteur et chacune de ses lettres à Ancelle résume admirablement ses pérégrinations. Ainsi, cette lettre évoque-t-elle le terrible enlisement du poète en Belgique et son retour sans cesse reporté à Paris: . Lorsqu'il écrit, Baudelaire est encore à Bruxelles à l'Hôtel du Grand Miroir, « 28 rue de la Montagne » (mais il ne faut pas écrire le nom de l'hôtel, sinon les lettres ne lui parviennent pas directement), où il se meurt d'ennui, de maladie et de rancur contre un pays dans lequel, innocemment, il croyait trouver la gloire. Cette annonce de départ imminent pour Paris, "Deux ou trois jours après votre réponse je partirai", fait écho à toutes les promesses similaires que le poète adresse depuis près d'un an à ces correspondants. Celle-ci sera avortée, comme toutes les autres car, comme il l'avoue à Ancelle un quelques mois plus tôt, Paris lui « fait une peur de chien ». Ce n'est qu'en août 1865 qu'il accomplira un ultime et court séjour en France avant son apoplexie fatale. Son retour, "Je suis très attendu à Paris et à Honfleur" était pourtant motivé par une raison impérieuse : négocier avec un éditeur, grâce à l'intervention de Manet, la publication de son recueil de réflexions sur ses contemporains qu'il a déjà intitulé « mon cur mis à nu » et dont le manuscrit est en partie chez sa mère à Honfleur. Nouvel échec, l'uvre ne paraîtra qu'en 1897, 30 ans après la mort de Baudelaire. Mais c'est sans doute la référence aux « deux grands tableaux [qu'il veut] expédier à Honfleur », qui donne tout son sel à cette lettre. Baudelaire évoque en effet sa volonté de rapatrier des peintures de sa collection déposés chez divers prêteurs ou restaurateurs, et dont il avait déjà envoyé une liste à Ancelle quelques mois plus tôt. Parmi ceux-ci, quels sont ceux qu'il voulait ramener à sa mère ? Le portrait de son père, le Boilly, le Manet, un Constantin Guys ? Il n'est fait aucune mention dans les autres lettres de ce transport artistique et du « reste » auquel seront joints les tableaux. Cette volonté d'"expédier à Honfleur" ses biens précieux, témoigne pourtant du désir du poète affaibli de s'installer définitivement dans la « maison-bijou » de sa mère à Honfleur, ilot de sérénité dans lequel Baudelaire rêve d'une paisible retraite où tout ne serait à nouveau « qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté ». Il y retournera en effet, paralysé et muet, mais pour une dernière année d'agonie après sa crise syphilitique. L'hôtel du Grand Miroir, quant à lui, restera sa dernière véritable demeure comme cela sera noté le mardi 3 avril 1866, sur le registre des entrants à la Clinique Saint-Jean : « Nom et prénoms : Baudelaire Charles. « Domicile : France et rue de la Montagne, 28. « Profession : homme de lettres. « Maladie : apoplexie. » Belle lettre à celui qui fut à la fois le persécuteur et le protecteur de Baudelaire. Il accompagna le poète jusqu'à sa mort, avant de devenir l'éxécuteur testamentaire de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- 10 Floréal 13 [30 avril 1805], 18,5x23,1cm, une feuille. - Lettre autographe de Stendhal adressée à sa sur Pauline. 28 lignes rédigées d'une fine écriture à l'encre noire. Prénom « Pauline » de la main de l'expéditeur au bas de la lettre. Numéro d'inventaire « 36 » à l'encre d'une autre main. Deux petites traces de timbre et cachet, une petite déchirure restaurée en marge basse de la page. Quelques infimes pliures inhérentes à la mise sous pli de la lettre. Rare et belle lettre de Stendhal adressée à sa sur Pauline, dans laquelle transparaît toute la sensibilité du jeune homme et son amour pour l'art dramatique plus d'une vingtaine d'année avant ses grands succès romanesques. Cette lettre provient de la correspondance qu'entretint Henri Bayle, ici âgé de vingt-deux ans, avec sa sur Pauline de trois ans sa cadette. Cette véritable liaison épistolaire, qui prit bien vite la forme d'un « journal » - les réponses de Pauline étaient rares - est un jalon essentiel dans la constitution du parcours intellectuel du futur Stendhal. Notre lettre, d'un grand lyrisme, témoigne de la force du lien unissant le jeune écrivain et sa sur : « Serrons-nous l'un contre l'autre ma bonne amie. Nous ne trouverons jamais personne qui aime Pauline comme Henri, ni Henri ne trouvera jamais une plus belle âme que Pauline. » L'emploi de la troisième personne et d'un vocabulaire amoureux érige la jeune femme au rang d'alter ego, d'âme-sur et même de maîtresse idéale. Le jeune Henri est alors justement sous le joug d'une dévorante passion pour la comédienne Mélanie Guilbert qu'il a rencontrée à l'occasion de ses cours de déclamation chez Dugazon : « Je m'en vais peut-être vous ennuyer par ma sombre tristesse. Je sais bien que le sérieux des passions ardentes, n'est pas aimable. » Contrastant avec cette relation passionnée, Pauline symbolise la raison et l'équilibre, une figure qu'Henri, tel un pygmalion peut façonner à loisir. En bon précepteur il conseille : « Apprends par cur des rôles. À propos de déclamation, je t'apprendrai mille choses. Je te porte un Gil Blas, et un Tracy. » On comprend ici l'adoration que Stendhal voua au théâtre dès ses plus jeunes années, tant en qualité de lecteur que de dramaturge (le fonds de ses archives à la Bibliothèque de Grenoble contient près de 700 feuillets d'ébauches) : « Je suis au désespoir de ne pas pouvoir vous porter des Bonnets. Mais attendez, peut-être un jour viendra que...comme dit Ulino. » Cette passion du théâtre, Henri compte bien la transmettre à sa sur : « Nous travaillerons comme des diables, pendant le temps que je resterai à Grenoble. » En contrepied total avec l'éducation des femmes à son époque, il mit un point d'honneur à ce que Pauline soit une personne instruite ; on retrouve d'ailleurs dans plusieurs lettres des injonctions du frère ordonnant à sa sur d'abandonner les travaux d'aiguille au profit des lectures qu'il lui recommande. Véritablement obsédé par le théâtre et persuadé qu'il deviendra un auteur de comédies à succès, il travaille sans relâche : « On m'annonce une chambre où je ne serai pas libre, et où je ne pourrai pas seulement déclamer. Tâche de déranger cet arrangement. » Bien des années avant la rédaction des grands romans qui feront sa renommée, Stendhal comprend déjà que la solitude - thème cher aux écrivains romantiques - est pour lui source de création et affirme : « Un solitaire est jaloux de sa liberté. C'est son plus grand bien comme c'est celui de tous les hommes. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
171644766, , 1716-1717. Petit in-4 manuscrit (16 x 20 cm) de (342) pp., vélin rigide, titre manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l'époque).
170044590S.l.n.d. (Le Bec-Hellouin, , 1700 circa). Manuscrit in-4 sur peau de vélin (220 x 290 mm) de (34) ff. enluminés, maroquin bleu à long grain, dos lisse orné, plats ornés d'un encadrement de style rocaille et de filets dorés, super libris doré sur le plat supérieur (reliure romantique du XIXe siècle).
1281826-1829. UNE MINE D'INFORMATIONS INÉDITES SUR L'ARMÉE DE CHARLES X ET NOTAMMENT SUR LA COMPOSITION DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE DE MORÉE
1938839081938 | 21 x 27 cm | 1 page sur un feuillet
1945YQV-51In-8 (212 × 140 mm) de 1 f. blanc, 86-[1] pp. et 3 ff. blancs ; broché, couverture rempliée imprimée en rouge et noir.
185488937s. d. [mai 1854] | 13.9 x 21.7 cm | une page sur un feuillet
186562589Biponti Vendredi 12 mai 1865 | 13.20 x 20.80 cm | 1 page sur un feuillet remplié
1 manuscrit in-folio br., 1er mars 1810 à septembre 1846, 40 ff. paraphés. . Rappel du titre complet : [ Exceptionnel document manuscrit pour l'histoire de l'édition française 1810-1846 : "Registre aux déclarations" des célèbres Imprimeurs-Libraires Dentu ] "Le présent livre contenant quarante feuillets, et destiné à recevoir l'Inscription par ordre de date du Titre de chaque Ouvrage que voudra imprimer le Sr. Dentu, Imprimeur rue du Pont de Lody n°3, & le nom de l'auteur s'il lui est connu, conformément à l'article 11 du Décret impérial du 5 février 1810, contenant règlement sur l'Imprimerie et la librairie, a été coté & paraphé ... par Nous Louis Nicolas Pierre Joseph Dubois, Commandant de la Légion d'Honneur, Comte de l'Empire, Conseiller d'Etat, Chargé dy 4eme arrondissement de la Police Générale, Préfet de Police du département de la Seine et des Communes de St Cloud, Sevran et Meudon du département de Seine & Oise" Exceptionnel "Registre aux déclarations" d'imprimeur du célèbre Libraire-Imprimeur Dentu, dont la dynastie s'imposa dans l'édition durant 3 générations. Morceau d'histoire de l'édition, et de la grande histoire tout court, il est difficile d'exposer la richesse de contenu du présent registre. "Imprimeur-libraire", Jean-Gabriel Dentu avait commencé en 1782 comme ouvrier-imprimeur. Il établit d'abord sa librairie dans une des boutiques de la galerie de bois du Palais-Royal, avant de s'installer, après divers déménagements, rue du Pont-de-Lodi en 1807. Le présent manuscrit détaille l'intégralité des ouvrages imprimés par les Dentu, pour leur compte ou pour celui de tiers, entre le 1er mars 1810 et septembre 1846. On y trouve à la suite d'un numéro d'ordre, le titre des ouvrages, le nom de leurs auteurs, la date d'impression, l'indication très précieuse du tirage et parfois, le bénéficiaire de l'impression (l'essentiel des impressions étant réalisée directement pour le compte de la Librairie Dentu, et cette dernière indication manque souvent). Avec le premier retour des Bourbons, on note le soudain changement de ton. Le premier ouvrage imprimé après le 20 janvier 1814 l'est le 8 avril, 2 jours après l'abdication de Napoléon : il s'agit d'un in-8 tiré à 500 exemplaires, intitulé : "Robespierre et Bonaparte, ou les deux tyrannies". Légitimiste convaincu, Dentu imprime une "Défense de la Constitution" par Malville, de nombreux ouvrages à la gloire de Louis XVI ("Son Testament et sa Mort" ou encore "Nouvel Elysée ou Monument à la Mémoire de Louis XVI et de sa famille" par Amaury Duval, ouvrage ayant valu à l'auteur de figurer dans le Dictionnaire des Girouettes) et nombre de pamphlets anti-napoléonien. En 1815, pendant les Cent-Jours, tout va très vite : imprimeur et éditeur de "Des lois existantes, et du décret du 9 mai 1815", par Louis-Florian-Paul de Kergorlay (premier tirage le 24 mai à 1000 exemplaires, puis le 27 mai à 2000 exemplaires), Jean-Gabriel Dentu est emprisonné sans jugement. Mais dès le 28 juin, à la chute de l'Aigle, les impressions reprennent (Conspiration de Buonaparte contre Louis XVIII par La Martelière, tiré à 500 exemplaires). Jusqu'en 1819, la plupart des tirages oscillent entre 500 et 2000 exemplaires. Rares sont les tirages qui sortent du lot. Succédant à un premier tirage de 1250 exemplaires imprimés quelques jours auparavant, la deuxième édition de la "Proposition faite à la Chambre des Pairs" par le Vicomte de Chateaubriand tirée à 10000 exemplaires le 19 décembre 1816 puis la troisième imprimée à 6000 exemplaires le 3 janvier 1817 font figures d'exception. A partir de Janvier 1819, il imprime les premières livraisons du journal royaliste "Le Drapeau Blanc" (tirage croissant, passant de 2000 à 3000 puis 4000 exemplaires). Afin de contourner la censure, le journal n'est alors qu'une simple brochure. A partir de juin, les impressions du "journal" cessent chez Dentu (en coïncidence avec la transformation en vrai journal quotidien). A partir de 1820, tirages confidentiels ("Naissance de S.A.R. Mgr. le duc de Bordeaux" par O'Mahony tiré à 100 exemplaires) alternent avec des tirages à 10000 exemplaires (ainsi en est-il des trois tirages du "Petit Catéchisme Politique" de Méjan). Les années suivantes, on relève le 18 décembre 1822 le tirage à 10000 exemplaires du prospectus intitulé "Observations sur la saisie du Journal intitulé "Le Régulateur", puis en mai 1830, celui à 30000 exemplaires du prospectus publicitaire du journal "L'Oriflamme", remplaçant du défunt "Régulateur". A compter de décembre 1823, le registre précise le format et le nombre de feuilles nécessaires pour l'impression. Les 60 feuilles in-8 nécessaires à "L'histoire de la Révolution d'Espagne de 1820 à 1823" (septembre 1824, tirage à 1500 exemplaires) font plutôt figures d'exception, car l'impression de brochures, pamphlets et prospectus domine nettement. Malgré ses amitiés légitimistes, Jean-Gabriel Dentu n'échappe pas aux poursuites et aux agaceries de la justice, mais il sait sortir les griffes si nécessaires : en mars 1826, il imprime son Mémoire en défense contre le Procureur du Roi Jacquinot de Pampelune à 10000 exemplaires (15 feuilles in-8). A compter d'avril 1828, la présentation se resserre fortement. Ce changement d'époque, bientôt changement de régime, coïncide avec le passage de témoin de Jean-Gabriel à son fils Gabriel-André Dentu, plus ardent légitimiste encore que son père. Les "Cancans" imprimés à partir de 1831 ("Cancans français", "cancans patriotiques", "cancans officiels", prémonitoira "cancans en prison"...) lui vaudront 6 mois de prison en 1833 (pour les "Cancans fleurissants", "décisifs" et "inflexibles", tirage de 23000 exemplaires le 30 mai 1832 pour ce dernier). Depuis 1835, on relève en fin de chaque année le visa des autorités de police. A partir de 1838, les numéros d'ordre, suivis jusque-là, vont désormais reprendre à zéro chaque année. De mars 1810 à décembre 1837, on peut compter 1559 impressions différentes. Mais les difficultés qui s'accumulaient pour les Dentu en cette décennie sont visibles dans le manuscrit, car les publications s'essouflent. En juin 1845, la mention suivante est portée de la main du commissaire de police Demoulin : "Nous commissaire de police inspecteur de l'imprimerie et de la librairie A. Demoulin, conformément à l'instruction de Monsieur le Ministre de l'intérieur du 20 juin 1845, transcrivons au présent registre aux déclarations l'article de la loi du 21 octobre 1844 relative à la presse soit l'article 14 de ladite loi : Nul imprimeur ne pourra faire imprimer un écrit avant d'avoir déclaré qu'il se propose de l'imprimer... avant d'avoir fait le dépôt en nombre prescrit d'exemplaires, savoir : à Paris, au Secrétariat de la Direction Générale". Le registre se termine au 36ème feuillet, le 9 septembre 1846 ("Sur l'organisation d'une caisse nationale pour les salariés". On sait par ailleurs que l'imprimerie sera liquidée aux enchères en décembre 1847, le matériel étant repris par Plon, Chaix et Lorilleux. L'imprimeur Dentu est mort, mais l'éditeur lui survivra, en la personne du petit-fils, Edouard Dentu. Français
1793733941er avril 1793 | 15.60 x 20 cm | une page sur un feuillet
184475148Paris 11 février 1844 | 10.40 x 13.60 cm | quatre pages sur deux feuillets
183386496s. l. [Neuchâtel] [29 septembre 1833] | 13.40 x 21.10 cm | une page sur un double feuillet
162c. 1965. UN EXCEPTIONNEL ENSEMBLE QUI PERMET D'APPRÉHENDER LA GLOBALITÉ DU TRAVAIL DE L'ARTISTE DU DESSIN PRÉPARATOIRE À L'ÉTAT DÉFINITIF
178611680, , 1786. Manuscrit in-folio réglé (22 x 32,5 cm) de (2)-162 pp., quelques feuillets laissés vierges, vélin sur ais de bois (reliure de l’époque). Titre manuscrit sur le plat supérieur à l'encre du temps : Journal du Comte de Sanois sortant de la Maison de force de Charenton où il a été détenu au secret depuis le 4. may 1785 jusqu'au 25 janvier 1786. Premier cahier. Mémoire dicté à Besançon (suivi sur le dos, en long :) Journal manuscrit du comte de Sanois May 1786 7bre 1787.
61319o.J. Hamburg, 7. V. 1773, 8°. Zus. 2 Seiten, davon 2/3 S. eigenh..
- mercredi 5 novembre [1823], 19,7x29,9cm, une feuille rempliée. - Handwritten letter to "Julie" (Louise de Pron): "I would like to circulate with your blood in my veins and go into your heart, to see if I occupy it entirely" Wednesday 5 November [1823] | 19,7 x 29,9 cm | one double leaf Handwritten dated letter from the painter Eugène Delacroix to the love of his youth, the mysterious "Julie", now identified as being Madame de Pron, by her maiden name Louise du Bois des Cours de La Maisonfort, wife of Louis-Jules Baron Rossignol de Pron and daughter of the Marquis de La Maisonfort, Minister of France in Tuscany, patron of Lamartine and friend of Chateaubriand. 27 lines on a folded leaf. Two marginal tears on the fold of the leaf. Discreet tears to the upper part. Note in pencil from a previous bibliographer on the upper right (« No 11 »). This letter remains one of the last to his lover in private ownership, all of Delacroix's correspondence to Madame de Pron being kept at the J. Paul Getty Research Institute (Los Angeles). It was only transcribed in the Burlington Magazine in September 2009, alongside the long article by Michèle Hanoosh, Bertrand and Lorraine Servois, whose research finally revealed the identity of the famous recipient. "Love me like I love you, as love wants us to love." Writing in the heat of passion, the young Eugène gave free rein to his amorous form in this true epistolary work of art, where desires and memories, romanticism and prosaicness combine, and from which the great pictorial themes of the genius Delacroix emerge. In April 1822, when he presented his first large painting Dante et Virgile aux Enfers, at the Salon, Delacroix discovered Paradise thanks to his meeting with Madame de Pron, mistress of his close friend Charles Soulier who asked him to paint the portrait of her son, Adrien. No one knows if this portrait that has never been found was ever completed, but it served as a pretext for the secret meetings of the two lovers in the studio on rue de Grès. Louise's beauty had been immortalized a few years earlier by the delicate stroke of Élisabeth Vigée-Lebrun, who painted a portrait of her with an oriental hairstyle in a naturally elegant pose. Their adventure lasted a little over a year, but it was one of the most intense passions of the artist's life. He was not, however, the only lover of this astonishing woman, whose alcoholic and violent husband had just been interned at the Royal House of Charenton after being declared insane. Alone, Madame de Pron found comfort in the arms of a group of lovers, including Soulier, a friend of Delacroix, and General de Coëtlosquet, whom she would marry after her divorce was finalized in 1829. These scandalous affairs could, under no pretext, been made public; and Delacroix, in his letters and notebooks, therefore nicknamed his lover "Julie" (in reference to La Nouvelle Héloïse), "J." or "Cara". His discretion was such that even his biographers could not until recently discover the mysterious identity of Delacroix's most burning passion. The future painter of harems from Algiers was himself, therefore, one of Madame de Pron's men. Although he respects his rivals, one of whom is a close friend and the other a future sponsor for whom he will later paint his surprising Nature morte au homard, (Louvre Museum), Delacroix suffers from the polyandry of his mistress, while he himself abandoned Émilie Robert, his lover and model for Scènes du Massacre de Scio. Delacroix's letters bear the mark of "Julie"'s painful inconsistency, and of the precariousness of this mad love for an aristocrat of high lineage, married, mother, twelve years his senior and already promised to her noble and rich cousin. But that is of little importance because "Love [...] is a tyrant: it wants everything, and when it has everything, it wants the impossible." The beauty of the lovers' love letters shares the same perfection of the painter's works; Delacroix multiplies his sketch
- Mercure de France, Paris 1904, 12x19cm, relié sous étui. - First edition of the French translation by Marcel Proust, a first impression copy numbered in the press. Contemporary Bradel binding in half cloth, covers preserved, chemise-slipcase in morocco signed by P. Goy & C. Vilaine. Handsome autograph inscription from the author to his young frien, the writer Max Daireaux. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale de la traduction française établie par Marcel Proust, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse. Reliure à la bradel en demi percaline indigo, dos lisse orné d'un motif floral doré, double filet en queue, pièce de titre de chagrin rouge, plats de papier marbré, couvertures conservées, reliure de l'époque; chemise-étui en plein maroquin noir, dos lisse, date dorée en queue, intérieur de daim bleu marine, chemise-étui signée de P. Goy & C. Vilaine. Précieux envoi autographe de l'auteur à son jeune ami écrivain Max Daireaux. S'il a bien connu la famille Daireaux à Neuilly ce n'est qu'en 1908 à leur retour de Buenos Aires que Proust se lie d'amitié avec le jeune Max, de treize ans son cadet. Ils entretiendront, pendant plusieurs années, une importante correspondance essentiellement littéraire. On note ainsi que la première lettre de Proust à ce nouvel ami, écrite en septembre 1908 sous forme de poème dédicatoire, est jointe à un exemplaire des Plaisirs et les jours. Plus tard, Proust appuiera la publication des écrits de son protégé dans le Figaro et, en 1913, sollicitera ses lumières scientifiques lors de la correction de son manuscrit de la Recherche. Il lui soulignera à cette occasion qu'il a utilisé dans "Les Jeunes filles" une anecdote survenue chez les Daireaux: " Il n'y a (dans le second volume) qu'un seul mot bête et il a été dit par moi chez vous..." (lettre du 19 juin 1913).
88291aaf1798-1815, Handschriften: zusammen rund 650 Bl. in-folio, handgeschrieben in deutscher Notarschrift für die Abschriften, in deutscher Kurrentschrift für die Notizen, in 6 Umschlägen aufbewahrt; Drucksachen: rund 325 Einblattdrucke u. Brochüren (26x21 bis 48x30 cm), davon einige auch gefaltet, guter Zustand, in 2 Mappen u. 2 Kartonschachteln aufbewahrt. Einige Drucksachen gestempelt.