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10323Batavia, Mars 1866. 1 volume in-8, reliure demi-toile, plats cartonnés, 2 cahiers constitué de x pages et de x pages, écriture claire et lisible, très bon état.
172542751S.l.n.d., , (1725 circa). Manuscrit in-4 (18 x 24,5 cm) de (2)-290-(8) ff. à 17 lignes par page, portrait gravé de Claude Le Pelletier.NOAILLES (Louis-Antoine de). Mandement de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, a l'occasion du miracle operé dans la paroisse de Sainte Marguerite, le 31. may, jour du Saint Sacrement. Paris, Jean-Baptiste Delespine, 1725. In-4 de 22 pp.Les deux pièces reliées en 1 vol. In-4, maroquin noir, dos orné à nerfs, roulette et large dentelle d’encadrement à petits fers sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
- S.n, s.l. 1947, 39 feuillets. - Précieux et important manuscrit autographe signé de Sacha Guitry de Correspondance de Paul Roulier-Davenel recueillie par Sacha Guitry (1908-1910). Paul Roulier-Davenel est un auteur fictif, né dans l'esprit du jeune Guitry. En effet, celui-ci donna au journal Comoedia, entre octobre et novembre 1908, une série de « lettres » du pseudo-dramaturge introduites par plusieurs préfaces au ton cocasse. L'humour de cette correspondance n'a jamais trompé les journalistes ni les lecteurs sur l'origine de cette fantaisie, comme le révèlent les articles dans la presse de l'époque. Mais ce fut l'une des premières occasions pour Guitry de traiter de manière littéraire de ses deux sujets de prédilection : le monde du théâtre et les femmes. Sont réunis ici une partie du premier manuscrit paru en feuilleton dans Comoedia ainsi que les placards sur lesquels travailla Guitry pour préparer l'édition en volume, publiée en 1910 chez Dorbon l'Aîné. Ces documents révèlent combien il remania les lettres, ainsi que leur agencement, supprimant certains passages, changeant les noms, divisant une même épître en plusieurs. L'ensemble comprend 25 feuillets autographes rédigés à l'encre violette ou au crayon, bien lisibles, et 14 feuillets de placards tirés de Comoedia et largement annotés et complétés de la main de Guitry. Le manuscrit s'ouvre sur une prétendue bibliographie de « l'auteur », composée d'ouvrages pour le moins farfelus - À houille rabattue (moeurs minières), Le Turkestan belge, Manuel de zootechnie ou encore Prophylaxie des maladies vénéneuses (en préparation) -, qui fait écho aux titres non moins fantasques des premières pièces de Guitry (Chez les Zoaques, 1907 ; Le Kwtz, drame passionnel, 1907 ; C'te pucelle d'Adèle, 1909). Cette liste sera largement modifiée pour le livre. Suivent alors huit lettres censément adressées à Guitry par Roulier-Davenel. Dans l'ouvrage, elles seront publiées dans un ordre tout à fait différent que dans Comoedia, parfois même de manière fragmentaire. Ainsi, la première du manuscrit ouvrira le chapitre « Lettres d'Évreux » de l'ouvrage (p. 35) et révèle un Roulier-Davenel tourmenté : « Mon cher ami, Depuis votre départ, j'ai beaucoup pleuré. Votre présence m'avait fait énormément de bien, vos conseils étaient sages et m'avaient remonté, mais votre départ, fatal hélas !, m'a rejeté plus profondément dans la peine. » Mais la deuxième, datée du 27 octobre, est en partie inédite - on n'en retrouvera imprimées que les premières lignes (p. 46) : « Mon cher ami, Je ne sais pourquoi j'ai tardé à vous répondre, car votre lettre m'apporta du réconfort. Ah ! oui, vous avez raison, mille fois raison ! » De même, la troisième lettre n'apparaîtra que de manière parcellaire (p. 39) et la cinquième se trouvera dans la partie « Pneumatiques », considérablement réduite : « J'ai couché hier avec une petite femme très gentille et qui, dans ses rapports avec les messieurs, a l'habitude de remédier à sa maigreur par l'adjonction d'une de ses petites amies. » (p. 73). Dans sa version manuscrite, elle se poursuit par 95 lignes consacrées au directeur de théâtre Antoine : « La valeur d'Antoine est une des choses les moins contestables qui soient. C'est un travailleur admirable et il a fait faire à l'art théâtral un pas de géant. Nous devons à son obstination le silence respectueux du public aux représentations du Canard sauvage et des Revenants. » Dans le livre, Guitry choisira de faire paraître ce portrait, en les remaniant, sous le titre « Lettre où il est question d'Antoine ». Les 14 feuillets de placards avec corrections et variantes autographes comprennent une partie des parutions de Comoedia contrecollées sur deux colonnes. Ainsi, la deuxième préface est presque totalement réécrite, seules les dernières lignes seront conservées pour l'édition en volume. De la troisième préface d'origine, Guitry n'a rien conservé ; il reprend l'ensemble du texte et prévoit sur le feuillet l'e
- S.l. [Paris] s.d. [5 mai 1884], 10x12,9cm, 4 pages sur un feuillet double. - Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 70 lignes à l'encre noire, agrémentée d'un dessin original à l'encre, sur un feuillet double à en-tête « 83, rue Dulong ». Enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant a, des années durant, été l'un des soupirants les plus assidus de la comtesse Potocka. Il s'apprête à aller la voir sur invitation de son mari : « Vous savez, n'est-ce pas, que je dîne chez vous demain, invité par votre mari. » Son époux le comte Potocki vivait en totale liberté avec la comtesse, occupé qu'il était à entretenir la célèbre courtisane Émilienne d'Alençon, il ne s'offusqua pas des « Macchabées » de son épouse, son groupe de soupirants. Les « Macchabées » avaient érigé l'amour en religion et ils en étaient les pénitents. Ainsi Maupassant écrit-il à la comtesse : « Il n'y a pas deux pénitentes comme vous, d'abord. Et puis j'ai qu'une pénitente qui me fait plutôt l'effet d'une Directrice car je me sens disposé bien plus à lui obéir qu'à la conseiller. » Plus loin, alors qu'il décrit une soirée à laquelle il a assisté, il admet s'être abîmé dans la ferveur que la comtesse provoque chez lui : « Comme j'avais mon chapelet dans ma poche je me suis mis à en réciter une dixaine en répétant entre chaque « ave » - « Notre Dame de Vassivière, patronne du lac Pavin, priez pour moi. » J'étais dans un parfait état de recueillement en sortant de cette maison où j'ai été reçu comme l'enfant prodigue. » Maupassant avait vu la comtesse en Auvergne, lors d'un voyage qui le mena au lac Pavin et au lac de Vassivière. Cette religion devait être bien plus du goût de Maupassant que le petit séminaire d'Yvetot où il fut envoyé étudier de 1863 à 1868. L'amour érigé au rang de religion élève Maupassant à la dignité de saint stylite : « [...] je suis remonté sur ma colonne pour me trouver à votre hauteur. » À la suite, il a esquissé un dessin à l'encre où il s'est représenté lui-même ainsi que la comtesse, tous deux auréolés. Cette dernière est sur une autre colonne et lui tend la main pour le rattraper alors que la colonne sur laquelle il se trouve s'est brisée et tombe. Comme Maupassant, Paul Bourget fut un « Macchabée » : « J'ai parlé de vous hier soir avec Bourget qui vous trouve charmante et qui m'a presque chargé de vous le dire. Je m'acquitte de cette commission parce que je connais les réserves de mon ami, dans ses... déclarations. » Les deux hommes se sont rencontrés en 1877 dans les bureaux de la revue La République des lettres et partagent la même fascination pour la comtesse : « je lui ai parlé de vous selon ma pensée. Et il m'a avoué qu'il craindrait de vous connaître par peur de lui-même et de ses amies. » Paul Bourget est également un habitué des brillants salons de cette époque, il l'introduit chez la princesse Mathilde : « Cette conversation avait lieu chez la princesse Mathilde que je me suis décidé à aller voir entraîné par le dit Bourget. » La princesse Mathilde Bonaparte n'est autre que la cousine de Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III auquel elle fut longtemps fiancée avant d'épouser un comte russe. Vivant à Paris, elle tient un des salons littéraires les plus courus de la capitale. Après ces considérations religieuses puis mondaines, Maupassant en vient à la littérature : « Aujourd'hui j'ai lu des vers depuis le matin, pour mon article du Gaulois que je n'ai pas encore fait. Je suis troublé décidément. » Il a publié dans la presse nombre de chroniques, nouvelles ou poèmes au cours de sa carrière, notamment entre 1880 et 1889 pour la revue Le Gaulois. Il n'y a pas que la comtesse qui trouble son activité littéraire : « J'avais chez moi un horrible écrivain russe nommé Boborykine, qui m'a empêché de trouver une phrase. » Piotr Boborykine, auteur natur
- Paris 18 novembre [1841], 13,9x20,8cm, une page sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Gérard de Nerval adressée à Auguste Cavé, rédigée d'une écriture soignée à l'encre noire sur la première page d'un double feuillet. Infimes traces de pliures inhérentes à la mise sous pli et quelques claires piqûres. Cette lettre a a été retranscrite dans les Oeuvres complètes de Nerval à la Pléiade. Après deux violentes crises de nerfs, Gérard de Nerval fut contraint de séjourner à la clinique du Docteur Blanche entre mars et novembre 1841. Désargenté, il adresse cette lettre à son ami Auguste Cavé, alors directeur de la section des Beaux-Arts au ministère de l'Intérieur, pour solliciter son appui auprès de « M. le Ministre » : « Quoi qu'entièrement rendu à la santé, je sens que je ne puis encore travailler qu'avec ménagement, et s'il était possible que l'on m'aidât d'une légère somme mensuelle [...] je serais plus sûr de pouvoir reprendre peu à peu ma position littéraire, sans risquer de nouveaux accidens ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
174944618Bazoches, , 1749. 2 vol. in-4 manuscrits de 21-432 pp., 504 pp. basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et brun, double filet à froid d'encadrement sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque).
Folio (200 x 318 mm). German manuscript, ink on paper. 81 ff., written on rectos and versos. Modern mottled quarter calf over marbled boards, spine stamped in blind and titled in gilt. A German alchemical manuscript comprising five treatises in five different hands. The first part is an anonymous essay on the medical aspects of human excrement ("Auß den Microcosmischen excrementis oder Stercore humano können Medicamenta gemacht werden [...]"); the second, also anonymous, is a brief treatise on the Philosopher's Stone ("Meine meinung den Lapidem Philosophorum zu erlangen ist diese [...]"). Part three is a commentary on the 1660 Amsterdam edition of Joachim Poleman's "Novum Lumen Medicum". Poleman was an adherent to the ideas of Johann Baptista van Helmont (1579-1644) and Ramon Lull. The "Novum Lumen Medicum" is Poleman's elucidation of Helmont's teachings on the secret of philosophers' sulphur, which involved bloodstone, spirit of wine, and "alzali" (alkali?) to produce a sulphuric tincture. First published in 165m the book enjoyed considerable success in many later editions and translations. - The fourth section is a commentary on Johann Gottfried Jugel's "Prima Materia Metallorum", first published 1754. It is one of several works on metals and chemistry by Jugel, and discusses the properties of various substances. The final section presents material from a work attributed to Herward von Forchenbrunn and to Jospeh Kirchweger (d. 1746) titled "Aurea Catena Homeri", which concerns sulphurs and metals and their various medicinal applications. The attempt to distinguish and separate true applicable science and medicine from the traditional occult arts is strongly indicated in the contents of this manuscript. - Browned throughout due to paper stock; some foxing, but well legible throughout. A late 19th century label mounted on the first leaf lists some of the contents. Attractively bound. - Provenance: Emanuel Mai, Catalog des Bücher-Lagers (Berlin 1854), no. 264; later sold by James and Mary Laurie, Booksellers, of St Paul, Minnesota. Last in the library of the noted Russian-American photographer and biologist Roman Vishniac (1897-1990). Cf. Thorndike VII, 231.
8vo. German manuscript on paper. (374) pp., 9 blank leaves. With calligraphic title and chapter headings heightened in gold. Contemporary giltstamped full vellum. All edges gilt. Highly representative calligraphic manuscript of this popular guidebook to Italy, predating its publication by seven years, obviously commissioned by the Bavarian noble family Riederer von Paar. Kranitz von Wertheim's guide "Delitiae Italiae" was first published in 1599 in Frankfurt am Main and Leipzig, and quickly advanced to become one of the most widely read works of travel literature of its time. - Provenance: handwritten ownership of Georg Wilhelm Riederer, dated 1615, on the inner boards. The title-page bears the same name in a more fluent, probably later handwriting with the addition "à par". The date 1592 below the title was altered to "1492" by the same hand, but the motive for this change remains unclear. In the 18th century the book was in the possession of the Austrian Piarist and historian Leopold Gruber (1733-1807); his bookplate to verso of title-page. - A very similar manuscript, presumably prepared by the same scribe, is kept at the Herzog August library in Wolfenbüttel (Cod. Guelf. 55. Aug. 4º). It is dated "1590" on the title-page. Despite their similarities (both manuscripts also bear the IHS monogram on their covers), the present example is overall more lavishly endowed: it features more gilt-stamped elements on the covers as well as gilt-heightened headings which the Wolfenbüttel manuscript lacks entirely. The number of pages as well as the text and order of chapters are not identical in both manuscripts, and they both differ from the printed version. - Lower right corner with some loss throughout, not touching text. Upper margin slightly browned; occasional light spotting; gilding of top edge oxydized. A rare survival.
192921587Lyon, (Aux dépens du Cercle Gryphe, Marius Audin imprimeur), 1929. In-quarto, demi-basane à coins fauve, dos décoré de 20 nerfs épais, titre doré à la japonaise, couverture illustrée du logo du Cercle Gryphe gravé sur bois par Philippe Burnot et tiré en rouge (Missol relieur-Lyon) ; [38] ff., le premier blanc; illustré de 73 compositions géométriques de Claudius Linossier gravées sur bois par Philippe Burnot et tirées en rouge, noir, gris, beige et argent (palladium).
4to (273 x 90 mm). (810) pp. Manuscript in black ink, in a neat and legible Kurrent hand. With 178 precisely executed pencil and ink diagrams and sketches in the margins, together with one full-page and two tipped-in folding drawings. Contemporary drab blue linen with gilt red cloth spine label. All edges red. A meticulously maintained record of one of Schubarth's lecture series, kept by a student, "W. Mück," and a fascinating look at 19th century physics. Unpublished. - Schubarth (1797-1868) was a medical doctor, surgeon, and technological chemist. He gave lectures on chemistry and physics at the Königliches Gewerbeinstitut in Berlin from 1821 to 1848 and at the Bauakademie Berlin from 1831 to 1862. Both universities merged in 1879 and thus were forerunners of Berlin's highly regarded Technische Universität. Schubarth wrote numerous books, including "Tabellen für den Unterricht in der Physik" (1831), "Elemente der technischen Chemie" (1833), and "Lehrbuch der theoretischen Chemie" (1822). He was one of only four academics who lectured at the Gewerbeinstitut during the inaugural year of 1821. It is not known whether these lectures were given at the Gewerbeinstitut or at the Bauakademie. They have never been published. - Schubarth was known to Alexander von Humboldt, who recommended him to Michael Faraday in a letter of 9 August 1846, describing him as "a savant whose work has been most useful for the progress of the industry of this country" (Faraday, p. 537) His image can be seen on the statue of the Prussian statesman Peter Beuth, the prime mover in 19th century Prussia's industrial renewal, where Schubarth is shown addressing a group of fellow scientists. - In his book "Aesthetics, Industry and Science: Hermann von Helmholtz and the Berlin Physical Society", M. Norton Wise notes: "From the perspective of technological modernism at the Bauschule, it is noteworthy that students learned their chemistry and physics entirely from a practical and industrial perspective. Ernst Ludwig Schubarth taught the basic courses, although he had no student laboratory and surely taught experimentation by demonstration alone. After habilitating at the Medical Faculty in Berlin, Schubarth became associate professor for materia medica and chemistry at the University and one of Beuth's most stalwart contributors at the Gewerbeinstitut and Gewerbeverein, serving for years as editor of its journal" (pp. 53f.). - Binding rather rubbed, front joint cracked but sound, back hinge cracking, spine cocked. Text somewhat toned, with some light soiling, but generally in very good condition. Cf. The Correspondence of Michael Faraday, Vol. 3 (2013). M. N. Wise, Aesthetics, Industry and Science: Hermann von Helmholtz and the Berlin Physical Society (University of Chicago Press, 2018).
4to (ca. 175 x 248 mm). Latin manuscript on vellum. 8½ pp. on 6 leaves (the first four numbered, the last blank). 33 lines, per extensum. Contemporary vellum binding with two later handwritten spine labels. Stored in custom-made half morocco case. The doge Foscari appoints the Venetian nobiluòmo Girolamo Lambardo for two years as provveditore (administrator) of Castrum Alesii (Alessio) in Albania. The modern-day town of Lezha or Lezhë, then an important base for the salt trade with Serbia, had been a Venetian possession since 1393 (in 1468, Skanderbeg would die and be laid to rest here). Lambardo's appointment includes a detailed list of his duties, some of which are based on instructions going back to the years 1404-27. - A wide-margined, clean manuscript. The lower corner of the lined but otherwise blank final leaf is clipped. - Provenance: front pastedown bears engraved armorial bookplate (Gelli 390, 2 or 3, fig. 646) of Amedeo Svajer (1727-91), Venetian merchant and bibliophile of German descent. After his death, parts of his library were acquired by the last doge, Lodovico Giovanni Manin (1726-1802), whose typographic bookplate is likewise present. While most of Manin's collection appears to have been transferred to the Bibliotheca civica "Vincenzo Joppi" in Udine in 1949, the present document was kept in an Austrian private collection as early as the turn of the century.
1810442791 manuscrit in-folio br., 1er mars 1810 à septembre 1846, 40 ff. paraphés. . Rappel du titre complet : [ Exceptionnel document manuscrit pour l'histoire de l'édition française 1810-1846 : "Registre aux déclarations" des célèbres Imprimeurs-Libraires Dentu ] "Le présent livre contenant quarante feuillets, et destiné à recevoir l'Inscription par ordre de date du Titre de chaque Ouvrage que voudra imprimer le Sr. Dentu, Imprimeur rue du Pont de Lody n°3, & le nom de l'auteur s'il lui est connu, conformément à l'article 11 du Décret impérial du 5 février 1810, contenant règlement sur l'Imprimerie et la librairie, a été coté & paraphé ... par Nous Louis Nicolas Pierre Joseph Dubois, Commandant de la Légion d'Honneur, Comte de l'Empire, Conseiller d'Etat, Chargé dy 4eme arrondissement de la Police Générale, Préfet de Police du département de la Seine et des Communes de St Cloud, Sevran et Meudon du département de Seine & Oise"
1962516221962 Tapuscrit de 12 pages in-4 avec corrections autographes, 1962 ; 9 lettres, dont 2 autographes et 7 dactylographiées signées, 25 août 1950 - 5 avril 1963, au total 10 pages in-4, 4 enveloppes conservées.Cette importante et rare correspondance de Gombrowicz adressée à une compatriote, exilée tout comme lui en Argentine, témoigne des efforts de l'écrivain pour promouvoir le rayonnement international de son oeuvre. Le précieux fragment tapuscrit que Gombrowicz a offert à sa correspondante recoupe l'ensemble du chapitre XII du Journal. C'est le récit du séjour que Gombrowicz fit en 1962 dans la maison d'Alicia et de son mari, à Hurlingham près de Buenos Aires. Après avoir maudit la promiscuité des transports en commun, l'écrivain se retrouve dans un havre de paix végétal et les peintures de son amie lui inspirent une belle réflexion sur l'art. Le tapuscrit présente une vingtaine de ratures et corrections autographes qui sont autant de variantes par rapport à l'édition imprimée.En 1950, Gombrowicz rencontre Yadwiga Alicia de Giangrande (1916-1999) à Buenos Aires où cette artiste-peintre polonaise a épousé un officier de marine argentin. Le 25 août 1950, comme elle s'apprête à faire un voyage à Paris, il lui envoie ses livres afin qu'elle puisse en parler autour d'elle en France : "Je vous donne tout ce que je possède, "Ferdydurke", le drame "Yvonne" et "Transatlantique". Un fardeau indigeste ! qui a été mal reçu par le groupe Ocampo, mais qu'importe puisque vous allez à Paris, où vous pourrez mesurer la vraie réputation de mon oeuvre ! Après tout, c'est là que se joue mon destin !"Gombrowicz ne croit pas si bien dire : c'est à partir de la publication française de Ferdydurke en 1958 qu'il va rompre son isolement. Dès le 1er mars, Gombrowicz se réjouit d'avoir reçu son contrat d'édition accompagné d'une lettre très positive de Julliard dont il rapporte les propos en français dans le texte : "plusieurs membres de mon comité de lecture m'ont chargé de vous féliciter de cette réussite exceptionnelle". Son traducteur Constantin Jelinski lui assure que Julliard est décidé à publier les Journaux quand leur traduction sera terminée. "J'ai Paris dans les mains" se réjouit-il, d'autant qu'on lui a rapporté que sa personnalité suscitait beaucoup de curiosité de la part des écrivains français. Le 28 décembre de la même année, il donne un compte rendu détaillé des articles qui sont parus sur lui en France. Il en attend d'autres au mois de janvier et cite une publicité de Julliard qui le présente comme "le plus grand écrivain polonais" (en français dans le texte). "C'est un argument formidable pour convaincre les éditeurs argentins de publier les Journaux". D'ailleurs Julian Gorkin, le rédacteur en chef de la revue Cuadernos, lui commande un article écrit par un auteur argentin à propos de Ferdydurke et de son succès en France, qu'il envisage d'accompagner d'extraits des Journaux. Gombrowicz demande donc à sa correspondante si elle connaît "un Argentin qui pourrait écrire quelque chose. Cela devrait être très éloquent puisque je ne me satisfais plus de n'importe quoi. Je me suis tellement éloigné des écrivains d'ici que je ne vois personne qui pourrait le faire. Mais vous connaissez beaucoup de gens et peut-être avez-vous des idées".Cette lettre est accompagnée d'une importante note sur la traduction des Journaux, écrite sans doute par Gombrowicz lui-même à la troisième personne (1 page in-4 dactylographiée avec apostille autographe) : l'auteur revient sur le succès en France de Ferdydurke qui devrait décider les éditeurs argentins non seulement à réimprimer la très bonne traduction espagnole de ce roman parue dix ans plus tôt, mais aussi à s'intéresser aux Journaux. "C'est un peu plus compliqué puisqu'ils n'ont pas été traduits en espagnol. Les éditeurs ne veulent pas prendre de risques avec un livre qu'ils ne connaissent pas. Mais si la traduction était faite, le livre serait sûrement publié tout de suite. D'abord parce qu'il est considéré comme la deuxième grande oeuvre de Gombrowicz, et aussi parce qu'il parle beaucoup d'Argentine. Milosz tient les "Journaux" pour le livre le plus important de la littérature polonaise depuis la guerre. En Pologne il est interdit à cause de sa critique du communisme, mais la presse était enthousiaste et c'est probablement l'oeuvre de Gombrowicz qui fait la plus forte impression sur le lecteur. Si l'on pouvait dès maintenant recevoir de l'argent pour traduire en espagnol les "Journaux", cela permettrait d'accélérer considérablement leur publication. 200 $ suffiraient sans doute, qui seraient déduits des droits d'auteur". Gombrowicz ajoute à la main : "Nous avons des propositions des plus grands éditeurs des USA, d'Italie et d'Allemagne, mais les revenus ne seront pas là avant quelques années".Sensible à ses difficultés, Alicia de Giangrande propose aussitôt à Gombrowicz de traduire elle-même les Journaux. Le 6 janvier 1959, l'écrivain se dit très touché par son offre, tout en réfrénant son enthousiasme : "Traduire un tel volume ne peut se faire rapidement ; c'est un travail d'une année entière et il faut d'abord voir si votre espagnol est suffisant pour accomplir cette tâche (...). Il y a deux méthodes pour faire cette traduction : 1/ payer plus cher (si l'on trouve de l'argent) un très bon traducteur afin d'obtenir une version française 2/ ou alors la réaliser avec une personne noble comme vous : cela voudrait dire que je devrais la surveiller et qu'un écrivain argentin devrait la corriger finalement". Il évoque d'autres traducteurs potentiels comme Asturias ou Landsberg.Mais Alicia s'accroche et Gombrowicz accuse réception le 30 janvier 1959 d'un essai de traduction de 29 pages qu'elle a réalisé à partir des Journaux : "J'ai oublié de vous dire qu'il serait mieux de choisir quelques extraits pour la presse - et surtout pas les pages sur la Pologne qui seront sûrement éliminées !". Il lui répète qu'il a peur de devoir surveiller de trop près la traduction : "c'est trop fatigant pour moi et cela me prend trop de temps".Malgré cette fin de non-recevoir, la correspondance se poursuit sous forme de lettres plus brèves, dont deux entièrement autographes, jusqu'au 5 avril 1963, date à laquelle Gombrowicz lui annonce son départ pour l'Europe : il logera chez Jelenski à Paris, avant d'être reçu à Berlin par la Fondation Ford.
1962516221962 Tapuscrit de 12 pages in-4 avec corrections autographes, 1962 ; 9 lettres, dont 2 autographes et 7 dactylographiées signées, 25 août 1950 - 5 avril 1963, au total 10 pages in-4, 4 enveloppes conservées.Cette importante et rare correspondance de Gombrowicz adressée à une compatriote, exilée tout comme lui en Argentine, témoigne des efforts de l'écrivain pour promouvoir le rayonnement international de son oeuvre. Le précieux fragment tapuscrit que Gombrowicz a offert à sa correspondante recoupe l'ensemble du chapitre XII du Journal. C'est le récit du séjour que Gombrowicz fit en 1962 dans la maison d'Alicia et de son mari, à Hurlingham près de Buenos Aires. Après avoir maudit la promiscuité des transports en commun, l'écrivain se retrouve dans un havre de paix végétal et les peintures de son amie lui inspirent une belle réflexion sur l'art. Le tapuscrit présente une vingtaine de ratures et corrections autographes qui sont autant de variantes par rapport à l'édition imprimée.En 1950, Gombrowicz rencontre Yadwiga Alicia de Giangrande (1916-1999) à Buenos Aires où cette artiste-peintre polonaise a épousé un officier de marine argentin. Le 25 août 1950, comme elle s'apprête à faire un voyage à Paris, il lui envoie ses livres afin qu'elle puisse en parler autour d'elle en France : "Je vous donne tout ce que je possède, "Ferdydurke", le drame "Yvonne" et "Transatlantique". Un fardeau indigeste ! qui a été mal reçu par le groupe Ocampo, mais qu'importe puisque vous allez à Paris, où vous pourrez mesurer la vraie réputation de mon oeuvre ! Après tout, c'est là que se joue mon destin !"Gombrowicz ne croit pas si bien dire : c'est à partir de la publication française de Ferdydurke en 1958 qu'il va rompre son isolement. Dès le 1er mars, Gombrowicz se réjouit d'avoir reçu son contrat d'édition accompagné d'une lettre très positive de Julliard dont il rapporte les propos en français dans le texte : "plusieurs membres de mon comité de lecture m'ont chargé de vous féliciter de cette réussite exceptionnelle". Son traducteur Constantin Jelinski lui assure que Julliard est décidé à publier les Journaux quand leur traduction sera terminée. "J'ai Paris dans les mains" se réjouit-il, d'autant qu'on lui a rapporté que sa personnalité suscitait beaucoup de curiosité de la part des écrivains français. Le 28 décembre de la même année, il donne un compte rendu détaillé des articles qui sont parus sur lui en France. Il en attend d'autres au mois de janvier et cite une publicité de Julliard qui le présente comme "le plus grand écrivain polonais" (en français dans le texte). "C'est un argument formidable pour convaincre les éditeurs argentins de publier les Journaux". D'ailleurs Julian Gorkin, le rédacteur en chef de la revue Cuadernos, lui commande un article écrit par un auteur argentin à propos de Ferdydurke et de son succès en France, qu'il envisage d'accompagner d'extraits des Journaux. Gombrowicz demande donc à sa correspondante si elle connaît "un Argentin qui pourrait écrire quelque chose. Cela devrait être très éloquent puisque je ne me satisfais plus de n'importe quoi. Je me suis tellement éloigné des écrivains d'ici que je ne vois personne qui pourrait le faire. Mais vous connaissez beaucoup de gens et peut-être avez-vous des idées".Cette lettre est accompagnée d'une importante note sur la traduction des Journaux, écrite sans doute par Gombrowicz lui-même à la troisième personne (1 page in-4 dactylographiée avec apostille autographe) : l'auteur revient sur le succès en France de Ferdydurke qui devrait décider les éditeurs argentins non seulement à réimprimer la très bonne traduction espagnole de ce roman parue dix ans plus tôt, mais aussi à s'intéresser aux Journaux. "C'est un peu plus compliqué puisqu'ils n'ont pas été traduits en espagnol. Les éditeurs ne veulent pas prendre de risques avec un livre qu'ils ne connaissent pas. Mais si la traduction était faite, le livre serait sûrement publié tout de suite. D'abord parce qu'il est considéré comme la deuxième grande oeuvre de Gombrowicz, et aussi parce qu'il parle beaucoup d'Argentine. Milosz tient les "Journaux" pour le livre le plus important de la littérature polonaise depuis la guerre. En Pologne il est interdit à cause de sa critique du communisme, mais la presse était enthousiaste et c'est probablement l'oeuvre de Gombrowicz qui fait la plus forte impression sur le lecteur. Si l'on pouvait dès maintenant recevoir de l'argent pour traduire en espagnol les "Journaux", cela permettrait d'accélérer considérablement leur publication. 200 $ suffiraient sans doute, qui seraient déduits des droits d'auteur". Gombrowicz ajoute à la main : "Nous avons des propositions des plus grands éditeurs des USA, d'Italie et d'Allemagne, mais les revenus ne seront pas là avant quelques années".Sensible à ses difficultés, Alicia de Giangrande propose aussitôt à Gombrowicz de traduire elle-même les Journaux. Le 6 janvier 1959, l'écrivain se dit très touché par son offre, tout en réfrénant son enthousiasme : "Traduire un tel volume ne peut se faire rapidement ; c'est un travail d'une année entière et il faut d'abord voir si votre espagnol est suffisant pour accomplir cette tâche (...). Il y a deux méthodes pour faire cette traduction : 1/ payer plus cher (si l'on trouve de l'argent) un très bon traducteur afin d'obtenir une version française 2/ ou alors la réaliser avec une personne noble comme vous : cela voudrait dire que je devrais la surveiller et qu'un écrivain argentin devrait la corriger finalement". Il évoque d'autres traducteurs potentiels comme Asturias ou Landsberg.Mais Alicia s'accroche et Gombrowicz accuse réception le 30 janvier 1959 d'un essai de traduction de 29 pages qu'elle a réalisé à partir des Journaux : "J'ai oublié de vous dire qu'il serait mieux de choisir quelques extraits pour la presse - et surtout pas les pages sur la Pologne qui seront sûrement éliminées !". Il lui répète qu'il a peur de devoir surveiller de trop près la traduction : "c'est trop fatigant pour moi et cela me prend trop de temps".Malgré cette fin de non-recevoir, la correspondance se poursuit sous forme de lettres plus brèves, dont deux entièrement autographes, jusqu'au 5 avril 1963, date à laquelle Gombrowicz lui annonce son départ pour l'Europe : il logera chez Jelenski à Paris, avant d'être reçu à Berlin par la Fondation Ford.
LCS-18223Rare bible éthiopienne manuscrite sur peau de vélin. Éthiopie, XIXe siècle. Petit in-4 de (134) ff. sur peau de vélin, 13 figures polychromes à pleine page. Texte écrit à l’encre noire rubriqué sur deux colonnes, avec des titres et des noms de saints écrits en rouge. Exemplaire réglé à la pointe sèche, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse bien présent. Reliure de l’époque. 205 x 148 mm.
LCS-18086Précieux manuscrit enluminé éthiopien conservé dans sa reliure d’origine en cuir estampé à froid sur ais de bois. Éthiopie, XIXe siècle. Petit in-4 de (134) ff. sur peau de vélin, 13 figures polychromes à pleine page. Texte écrit à l’encre noire rubriqué sur deux colonnes, avec des titres et des noms de saints écrits en rouge. Exemplaire réglé à la pointe sèche, piqûres de réglure dans les marges extérieures. Relié en veau estampé à froid de l’époque sur ais de bois, dos lisse bien présent. Reliure de l’époque. 205 x 148 mm.
56337o.J. "S[ine] L[oco] & A[nno]" [Frankfurt],, 9. IV. (Poststempel) 1844 (erschlossen), 4°. 1 Seite. Doppelblatt mit Adresse und Poststempel.
177342268, , (1773). Manuscrit petit in-4 de (2)-299 pp., 18 lignes par page à l'encre brune, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
173023643Sans lieu, sans nom, sans date (vers 1730). In plano maroquin rouge, grandes et petites armes sur les plats encadrés d'une large dentelle dorée et fleurons d'angle, dos à nerfs orné et fleurdelysé (50 x 68 cm). 40 feuillets manuscrits. (Reliure de l'époque avec dos refait, traces sur les plats).
193770612Londres 26 décembre 1937 | 17.90 x 22.90 cm | une feuille
- Dieppe 1er septembre 1885, 22,4x17,7cm, 4 pages sur un double feuillet. - Unpublished autograph letter signed Dieppe | 1 September 1885 | 22.4 x 17.7 cm | one folded sheet under custom slipcase Unpublished signed autograph letter from Edgar Degas to an unknown correspondent. 4 pages in black ink on one folded sheet. Central fold inherent to the way the letter was folded.his letter is presented in a chemise and case with paper boards decorated with abstract motifs, the spine of the chemise in green morocco, pastedowns and endpapers of green suede, slipcase signed by Thomas Boichot. A handsome unpublished letter, testimony to Degas' other great passion after dance: song.he Parisian premiere of Ernest Rayer's Wagnerian opera Sigurd took place on 12 June 1885 at the Opera de Paris. Degas, overcome by the performance of the singer Rose Caron, saw the piece thirty-seven times: «I still love Sigurd and I like it more and more. I have never seen Reyer except once, in the street. And I made a point of telling him of the admiration it provoked in me far more immediately than in someone who, being neither maid nor washerwoman, was worthy of some consideration.» Degas paid homage to the beauty of Rose Caron in Sigurd by doing two drawings on fans, today in private hands in the US.Properly obsessed by this «admirable work that did [him] so much good, that [he] could not get over», the painter asked his famous neighbor to play him the score on the piano: «The young [Jacques-Emile] Blanche, our neighbor, plays it to me every day, in place of your wife.»he letter closes with a lyrical description of Mont-Saint-Michel, of which Degas had made several drawings: «Have you ever seen Mont-Saint-Michel? Could we go and spend a few days there together sometime? It's so pretty, so charming. In one month, I've been twice. The big tides at the end of September will take me back once more.» Degas' passion for opera is the subject of an exhibition for the 350th birthday of the Paris Opera, open from 24 September 2019 to 19 January 2020 at the Musée d'Orsay. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe inédite signée d'Edgar Degas à Albert Bartholomé, peintre et plus tard sculpteur et grand ami de Degas. Sa femme est Prospérie de Fleury, décédée en 1887, déjà malade en 1885.. 4 pages à l'encre noire sur un feuillet remplié. Une pliure centrale inhérente à la mise sous pli du courrier. Belle lettre inédite témoignant de l'autre grande passion de Degas après la danse?: le chant. La première parisienne de l'opéra wagnérien Sigurd d'Ernest Reyer eut lieu le 12 juin 1885 à l'Opéra de Paris. Degas, subjugué par la prestation de la chanteuse Rose Caron vit la pièce à trente-sept reprises?: «?J'aime toujours Sigurd et je l'aime aussi de plus en plus. Je n'ai vu Reyer qu'une fois et dans la rue. Et je n'ai pas oublié de lui parler de l'admiration qu'il avait provoquée beaucoup plus immédiatement sur moi que sur une personne qui, pour être ni bonne, ni blanchisseuse, méritait quelque considération.?» Degas rendit hommage à la beauté de Rose Caron dans Sigurd en réalisant deux dessins sur éventails, aujourd'hui en mains privées aux États-Unis. Véritablement obsédé par cette «?uvre admirable qui [lui] fait tant de bien, qu['il] ne [peut] plus [s']en passer?», le peintre réclame à son célèbre voisin de lui en interpréter la partition au piano?: «?Le jeune [Jacques-Emile] Blanche notre voisin me la joue tous les jours, à défaut de votre femme.?» La lettre s'achève sur une description lyrique du Mont Saint Michel, dont Degas fit plusieurs dessins?: «?Avez-vous jamais vu le Mont Saint Michel?? Pourrions-nous un jour y aller passer quelques jours ensemble?? Que c'est beau, que c'est attachant. En un mois j'y suis allé deux fois. Les grandes marées de la fin de septembre vont m'y ramener une troisième.?» La passion de Degas pour l'opéra est retracée dans une exposition, en l'honneur du 350è anniversaire de l'Opéra de Paris, se déroulant du 24 septembre 2019 au 19 janv
- Michel Levy Frères, Paris 1867, 11,5x18,5cm, relié. - La Mare au Diable [The Devil's Pool] Michel Levy Frères | Paris 1867 | 11,5 x 18,5 cm | bound in shagreen New edition. Contemporary binding in half green shagreen, spine in four compartments set with gilt stippling, gilt fillets and gilt fleurons in the corner pieces, multiple blind tooled frames on the boards, white iridescent paper endpapers, all edges gilt. Some leaves shorter in the bottom margin. Handwritten inscription signed by George Sand on the first endpaper: "à mon bon ami Edmond Plauchut. G. Sand". Today the only outsider to the family buried in the cemetery of the Nohant house, is Lucien-Joseph-Edmond Plau chut (1824-1909) who began an epistolary relationship with George Sand in the autumn of 1848 when he was a voluntary expatriate after the fall of the Republic. Leaving for Singapore, he was shipwrecked off the coast of the Cape Verde Islands and was able to save only one cassette containing Sand's letters that he had preciously bound. These missives were his salvation: they allowed him to be collected, fed and laundered by a rich Portuguese admirer of the Lady of Nohant, Francisco Cardozzo de Mello. After several journeys toward the Far East, and several exotic presents sent to his distant and yet so close friend, Plauchut finally met George Sand in 1861. In 1870, she paid a vibrant tribute to him in the preface of her novel Malgrétout. Despite everything, she recounts the shipwreck of which he was a victim and expresses with emotion her friendship for this courageous friend. Plauchut, much loved by the Sand family - and particularly George's granddaughters who nicknamed him Uncle Plauchemar - was an integral part until his death in January 1909. The handwritten signed inscriptions on La Mare au Diable are very rare, this one is from a superb provenance. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Nouvelle édition. Reliure de l'époque en demi chagrin vert, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés filets dorés et fleurons dorés en écoinçons, multiples encadrements à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier blanc moiré, toutes tranches dorées. Certains feuillets plus courts en marge basse. Envoi autographe signé de George Sand sur la première garde?: «?à mon bon ami Edmond Plauchut. G. Sand.?» Aujourd'hui le seul étranger à la famille inhumé dans le cimetière de la maison de Nohant, Lucien-Joseph-Edmond Plauchut (1824-1909) entama une relation épistolaire avec George Sand à l'automne 1848 alors qu'il était expatrié volontaire après la chute de la République. Parti vers Singapour, il fit naufrage au large des îles du Cap-Vert et ne put sauver qu'une cassette contenant les lettres de Sand qu'il avait précieusement faites relier. Ces missives furent son salut?: elles lui permirent d'être recueilli, nourri et blanchi par un riche Portugais admirateur de la dame de Nohant, Francisco Cardozzo de Mello. Après plusieurs voyages vers l'Extrême-Orient, et de nombreux cadeaux exotiques expédiés à sa lointaine et pourtant si proche amie, Plauchut rencontra finalement George Sand en 1861. En 1870, elle lui rendit un vibrant hommage dans la préface de son roman Malgrétout, narrant le naufrage dont il fut victime et exprimant avec émotion son amitié pour ce courageux ami. Plauchut, très aimé de la famille Sand - et particulièrement des petites-filles de George qui le surnommaient «?L'Oncle Plauchemar?» - en fit partie intégrante jusqu'à sa mort en janvier 1909. Les envois autographes signés sur La Mare au Diable sont très rares, celui-ci est d'une superbe provenance.
- s.l. [Londres] 24 mars 1900, 10x15,7cm, 6 pages sur 2 doubles feuillets. - Handwritten signed letter addressed to Natalie Clifford Barney and enriched with a poem entitled « Le Miroir » [London] 24 March 1900 | 10 x 15,7 cm | 6 pages on 2 double leaves Handwritten manuscript letter by Renée Vivien signed "Pauline" and written in black ink on a double leaf, headed 24 Hyde Park Street. This letter contains a handwritten alexandrine poem entitled "Le Miroir"; never published on the initiative of the poet, but it has been transcribed in "Renée Vivien et ses masques" (in à l'encart, April 1980): Je t'admire et ne suis que ton miroir fidèle Car je m'abîme en toi pour t'aimer un peu mieux; Je rêve ta beauté, je me confonds en elle, Et j'ai fait de mes yeux le miroir de tes yeux Je t'adore, et mon cur est le profond miroir Où ton humeur d'avril se reflète sans cesse, Tout entier, il s'éclaire à tes moments d'espoir Et se meurt lentement à ta moindre tristesse Ô toujours la plus douce ô blonde entre les blondes, Je t'adore, et mon corps est l'amoureux miroir Où tu verras tes seins et tes hanches profondes, Ces seins pâles qui sont si lumineux le soir! Penche-toi, tu verras ton miroir tour à tour Pâlir ou te sourire avec tes mêmes lèvres Où trembleront encore les mêmes mots d'amour, Tu le verras frémir des mêmes longues fièvres Contemple ton miroir de chair tendre et nacrée Car il s'est fait très pur afin de recevoir Le reflet immortel de la beauté sacrée Penche-toi longuement sur l'amoureux miroir! The rest of this long missive has, however, remained unpublished. A very beautiful letter sent from London by the Muse aux Violettes who misses her "little one": "Despite its slowness time passes, you see, and brings the hour that I await feverishly, the time to meet again, Natalie! Two more sad evenings, and the third you will be there to rock me in your arms! [...] Today, I was still disproportionately bored... I so need to see you again that I count the hours as they pass... I only think of you, obsessed, haunted, taken, possessed by you and by our memories. I am a poor, unhappy thing far from you." Weary of society life ("We had the queen's dressing room - how chic, my darling! Lady Augustus Fitz Clarence invited us. She descends from a bastard of the King and is therefore an illegitimate relative of the sovereign!"), Renée lingers on the contemplation of a present from her "darling": "Your ring, I love it so much, it is a bond of our love that never leaves me... I so regretted your dagger, that at the last moment I forgot to carry. Your ring, you see, is your memory on my finger, I look at it and part of our tenderness is embodied in it." It is at the end of 1899 and through Violette Shillito that Renée Vivien - then Pauline Tarn - met Natalie Clifford Barney "this American woman softer than a scarf, whose sparkling face shines with golden hair, sea blue eyes, never-ending teeth" (Colette, Claudine à Paris). Natalie, who had just experienced a summer romance with the scandalous Liane de Pougy who introduced her to sapphism, paid little attention to this new acquaintance. Renée, on the other hand, was totally captivated by the young American woman and describes this love at first sight in her autobiographical novel, Une femme m'apparut: "I lived again the hour, already well past, when I saw her for the first time, felt the shiver that ran through me when my eyes met the mortal steel of her look, those eyes blue and piercing as a blade. I had a dim premonition that this woman would determine the pattern of my fate, and that her face was the predestined face of my Future. Near her I felt the luminous dizziness which comes at the edge of an abyss, or the attraction of a very deep water. She radiated the charm of danger, which drew me to her inexorably." "Winter 1899-1900. Beginnings of the idyll. One evening, Vivien is invited by her new friend to Mme Barney's studio [Natalie's mother], 153 avenue Victor-Hugo, on the corner o
21665In-4°, plein maroquin rouge, armes dorées au centre des plats, dos à nerfs très décoré et doré, titre doré, double filet doré d’encadrement des plats, écoinçons aux petits fers, roulette décorative sur les coupes, tranches dorées sur marbrure (reliure de l’époque) ; Avertissement en forme de sommaire. 24 pp.Lettres patentes de François Premier, roy de France : portant établissement et création d’un Conseil de Dombes, en Souverain et dernier ressort. Lyon, novembre 1523. 4 pp.Lettres patentes... François Ier, Henry II, François II, Louis de Bourbon, duc de Montpensier, Henry III, François de Montpensier, Henry de Montpensier, Henry IV, Louis XIII, Louis XIV, Anne-Marie-Louise duchesse de Montpensier, le duc d’Orléans régent, Duc du Maine ; 282 pp. au total, y compris quelques feuillets blancs épars, Suivi de 88 pp. manuscrites avec entre autres, la copie du Procès-verbal de l’arrière-Ban de Dombes 1564, signée par Benoit Philibert Girié, écuyer, avocat en Parlement et aux Cours de Lyon, fils de Jean-Claude Girié, écuyer et avocat en Parlement.
184172914Paris 18 novembre [1841] | 13.90 x 20.80 cm | une page sur un feuillet remplié