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175741029, , 1757-1762. Manuscrit in-12 (11 x 17 cm) à l'encre brune de (2)-306-(3) pp. à 18 lignes par page, table, basane brune racinée, dos à nerfs, étiquette manuscrite sur le dos, tranches rouges (reliure de l'époque).
191476382Paris janvier 1914 | 21 x 28.50 cm | une page sur un feuillet
171213791, , 1712. Manuscrit petit in-4 (15 x 20 cm) à 18 lignes par page d'une écriture lisible à l'encre brune de (6)-119 pp. chiffrées 117 (page 35bis), veau brun, dos orné à nerfs, tranches marbrées (reliure de l'époque).
195644464, , 1956. 2 pages in-4, enveloppe timbrée jointe.
18513126Première moitié du XIVe siècle 1851 Lettre ornée sur vélin (18,5x16,5 cm) extraite d’une page d’antiphonaire ou graduel, musique notée sur une portée à 4 lignes. Grande initiale F (17,3x10,5 cm) décorée aux gouaches et à l’encre à motifs abstraits bleus et vermillons pour la hampe et à l’encre vermillon verte et bleue pour les motifs ornementaux couvrant l’espace intérieur et les prolongation marginales.
178543688, , 1785. Manuscrit petit in-4 [175 x 225 mm] de 140-(149) pp. nombreux tableaux repliés, basane marbrée, dos lisse, pièce de titre, tranches rouges (reliure de l'époque).
190943739, , 1909-1931. 831 lettres et cartes militaires manuscrites.
188042826Sans lieu, , 1880. In-folio manuscrit en belle page de (3)-178 ff., frontispice et 39 vignettes aquarellées dans le texte, culs de lampe en noir, demi-maroquin noir à coins, dos à nerfs, titre doré sur le dos, tranches rouges (reliure de l’époque).
1896962301896 Carte de visite autographe signée "M" à son nom imprimé, s.d. [1896], avec enveloppe. Charmant quatrain en hommage à Paule Gobillard (1867-1946), peintre et nièce de Berthe Morisot. « Tors et gris comme apparaîtraitMiré parmi la source un sauleJe tremble un peu de mon portraitAvec Mademoiselle Paule ».Le poète fait allusion à une photographie prise par Degas de Paule Gobillard et lui posant devant le tableau "Jeune fille dans un jardin" d'Edouard Manet. Ce quatrain fait partie des "Vers de circonstance" recueillis par la fille de Mallarmé. « Je donnerais les vêpres magnifiques du Rêve, et leur or vierge, pour un quatrain, destiné à une tombe ou à un bonbon, qui fût réussi », écrivait Mallarmé, soulignant ainsi que l'écriture serait d'abord en quête de perfection formelle, en dépit des circonstances de sa création comme de ses destinataires. Superbe document, parfaitement conservé.
1896962301896 Carte de visite autographe signée "M" à son nom imprimé, s.d. [1896], avec enveloppe. Charmant quatrain en hommage à Paule Gobillard (1867-1946), peintre et nièce de Berthe Morisot. « Tors et gris comme apparaîtraitMiré parmi la source un sauleJe tremble un peu de mon portraitAvec Mademoiselle Paule ».Le poète fait allusion à une photographie prise par Degas de Paule Gobillard et lui posant devant le tableau "Jeune fille dans un jardin" d'Edouard Manet. Ce quatrain fait partie des "Vers de circonstance" recueillis par la fille de Mallarmé. « Je donnerais les vêpres magnifiques du Rêve, et leur or vierge, pour un quatrain, destiné à une tombe ou à un bonbon, qui fût réussi », écrivait Mallarmé, soulignant ainsi que l'écriture serait d'abord en quête de perfection formelle, en dépit des circonstances de sa création comme de ses destinataires. Superbe document, parfaitement conservé.
168744588S.l.n.d., , (1687 circa). In-4 manuscrit (19 x 25 cm) de (3)-456 ff. à dix-sept lignes par page (environ), quelques passages à l'encre du temps ajoutés en marges ou interlignés, maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné du fer au lion d'argent répété quatre fois, double encadrement doré à la Du Seuil sur les plats avec fleurons dorés dans les angles, armes dorées au centre coupes et bordures intérieures décorées, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque).
187141289Paris, , 1871. In-8 manuscrit en belle page (15 x 21 cm) de (2)-131 ff. montés sur onglet à 30 lignes par page, demi-chagrin vert, dos à nerfs, titre doré (reliure de l’époque).
174942120, , 1749-1750. 2 vol. in-12 à 15 lignes par page, texte encadré, de (8)-554 pp. ; (4)-509 pp., veau brun glacé, filets dorés sur les plats, dos orné à nerfs, pièce de titre "Oeuvres de H.M.R.D." en maroquin fauve, gardes de papier dominoté, tranches dorées (reliure de l'époque).
189275925s. d. [15 avril 1892] | 12.60 x 16.40 cm | 2 pages sur un double feuillet, une carte et un calque
184064099s. d. [circa 1843] | 13.20 x 21.90 cm | 4 feuillets
34710Datation: d'après la paléographie XIXéme ou début XXéme siècle - Langue: Ge'ez - Codicologie: Parchemin; in-folio 43 x37 x8 cm - 3 col.; 31 lg.; 122 folios qui sont numérotés avec un tampon en chiffre arabe à l'encre noire, au centre de la marge infèrieure de chaque recto - Reliure : Ais de bois - Le second plat à été brisé dans sa longueur et recollé - Bon état de conservation - Les feuillets ont été abimés anciennement par un liquide dans le coin inférieur et externe -
222702S.l., s.d. (1807-1812) petit in-8, [2] ff. n. ch. (initium : Journal commencé le 2 mars 1807. 1807, 1808, 1809, 1810, 1811 ; un f. vierge), 80 pp., couvertes d'une écriture fine, très lisible (environ 25 lignes par page), quelques biffures et corrections, certains paragraphes entièrement rayés, [7] ff. n. ch. d'un autre jet, contenant des ajouts pour 1812, ainsi qu'une table, demi-vélin rigide à coins, dos muet (reliure de l'époque). Restaurations aux coiffes, coupes abîmées.
185976839Nohant 16 août [18]59 | 13.50 x 20.90 cm | 4 pages sur un double feuillet
182235105Un carnet format in-12 relié demi-veau à petits coins rouge, avec petits onglets de vélin (porte plume) , étiquette du librairie Gardiner & Sons, n°20 Princes Street, Cavendish Sqe, 90 ff. (à 20 lignes par pages, tracées au crayon par l'auteur) dont 95 pp. mas (encre) avec 7 ff. découpés (dont 4 entre pp. 92 et 101), 4 ff blancs, 2 pp. ms. (encre), 9 ff. blanc (ou avec petit croquis - coupe d'un château), 14 ff. ms. (encre et crayon), 2 ff. blanc, 1 p. ms.
- 1945, 22x11,5cm, 8 feuillets foliotés. - Manuscrit autographe de l'auteur de 16 pages in-8 publié dans le numéro 8 (août 1945) de L'Arche sous le titre: Quelques réflexions sur le surréalisme. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Quelques réflexions sur le surréalisme constitue le premier texte important que Maurice Blanchot consacre au mouvement d'André Breton. Il réhabilite le surréalisme qui a mis au centre de son activité la question du langage et de l'expérience - aspects qui ne pouvaient laisser indifférent Blanchot -, sans oublier de faire toutefois les constats suivants : il porte en lui une part d'échec et sa « situation [...] reste ambiguë ». Affirmant désormais de plus en plus ses positions esthétiques, Blanchot reconnait pleinement la valeur poétique et expérimentale de l'écriture automatique, pour sa radicalité même : « L'écriture automatique est [...] une machine de guerre contre la réflexion et le langage. Elle est destinée à humilier l'orgueil humain, particulièrement sous la forme que lui a donné la culture traditionnelle. Mais, en réalité, elle est elle-même une aspiration orgueilleuse à un mode de connaissance et elle a ouvert aux mots un nouveau crédit illimité. » Blanchot poursuit sa réflexion et insiste sur les questionnements des écrivains et poètes surréalistes au sujet du discours : « Le surréalisme a été hanté par cette idée : c'est qu'il y avait, qu'il devait y avoir un moment [...] où le langage n'était pas le discours, mais la réalité même, sans toutefois cesser d'être la réalité propre du langage [...]. Les surréalistes ont tiré de cette "découverte" de brillantes conséquences littéraires, mais pour le langage les effets sont plus ambigus et plus variés. En ce domaine, ils semblent encore avant tout des destructeurs. Ils sont déchaînés contre le discours ; ils lui retirent le droit à signifier quelque chose ; comme moyen de [ ?] sociale, de désignation précise, ils le brisent férocement. Le langage paraît un peu seul anéanti ou sacrifié, mais humilié. En réalité, il s'agit de tout autre chose et même du contraire : le langage disparaît comme instrument, mais c'est qu'il est devenu sujet. De par l'écriture automatique, il a bénéficié de la plus haute promotion [...]. » Le texte sera repris dans La Part du feu (1949), non sans que Blanchot ait pris soin d'atténuer les réserves dont il faisait part dans l'article initial. Première étude monographique d'importance consacrée par Maurice Blanchot à la question du langage surréaliste. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Craïova (Roumanie) 9 octobre 1900, 14,7x22cm et 27x19,5cm, deux feuillets rédigées au recto. - Two handwritten signed letters addressed to the Dolj County Prefect Craïova (Romania) 9 October 1900 | 14.7 x 22 cm & 27 x 19.5 cm | two leaves written on the recto Two handwritten letters signed by Constantin Brâncu?i addressed to the Dolj County Prefect and written in brown and black ink, one on a piece of lined paper (14.7 x 22cm) and the other on larger size white paper (27 x 19,5 cm). The first letter is written in ink on a leaf and bears the registration number "12981" followed by the acronym "pPG" and is signed with the artist's full name: "Constantin Brâncu". At the bottom left of the page there is a handwritten note by Brâncu?i: "I received the prescription", followed by his signature "C. Brâncu" and not "Brâncusi" or "Brâncusi", as he signed after his arrival in Paris. The second letter is written in ink on half a sheet of notebook paper and contains the same message, the same signature and a similar inventory number. A 10 bani (centimes) stamp is glued to the top left. The left side below the stamp is cut out, as Brâncu?i used to do: he removed the stamps or erased information that he did not want to keep. These two important letters document a significant chapter of the artist's biography concerning his studies financed in part by the Craiova Department.On 28 September 1898, Brâncu?i successfully completed his five-year schooling at the Craiova Trade School - the capital of his native region - and enrolled at the Bucharest School of Fine Arts. He obtained scholarships from the Madonna Dudu church in Craiova, which helped him to continue his studies. He was quickly noticed by his teachers in Bucharest who awarded him prizes for making busts, such as Laocoon and the antique sculpture Study based on Mars Borghese. In October 1900, Brâncu?i sent a request for a scholarship to the Prefect of the Dolj County (the capital of which is Craiova) who helped him to follow "his studies during the October term" and specified that this scholarship was granted to him by the County Council 1900-1901 budget. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Deux lettres autographes signées de Constantin Brâncu?i adressées au Préfet du département de Dolj et rédigées à l'encre brune et noire, l'une sur un morceau de papier ligné (14,7x22cm) et l'autre sur papier blanc d'un format supérieur (27x19,5cm). La première lettre est rédigée à l'encre sur un feuillet et porte le numéro d'enregistrement «?12981?» suivi du sigle «?pPG?» et signée du nom entier de l'artiste?: «?Constantin Brâncu?». En bas à gauche de la page se trouve une annotation manuscrite de Brâncu?i?: «?j'ai reçu l'ordonnance?», suivie de sa signature «?C. Brâncu?» et non pas «?Brâncusi?» ou «?Brâncu?i?», comme il signera après son arrivée à Paris. La seconde missive est écrite à l'encre sur une demi-feuille de carnet et contient le même message, la même signature et un numéro d'inventaire similaire. Un timbre de 10 bani (centimes) est collé en haut à gauche. Le côté gauche en dessous du timbre est découpé, ainsi que Brâncu?i procédait?: il retirait les timbres ou effaçait une information qu'il ne souhaitait pas conserver. Ces deux importantes lettres viennent documenter un chapitre important de la biographie de l'artiste concernant ses études financées en partie par le département de Craïova. Le 28 septembre 1898, Brâncu?i achève avec succès sa scolarité de cinq ans à l'École des métiers de Craïova - chef-lieu de sa région natale - et s'inscrit à l'Ecole des beaux-arts de Bucarest. Il obtient des bourses de l'église Madona Dudu de Craïova qui l'aident à continuer ses études. Il est vite remarqué par ses professeurs à Bucarest qui lui accordent des prix pour la réalisation de bustes, tels Laocoon et la sculpture à l'antique Étude d'après Mars Borghese. En octobre 1900, Brâncu?i adresse une demande de bourse au Préfet du département de Dolj (dont la capitale est Craïova) qui l'aide à sui
198462687ABLuzern, Faksimile-Verl., 1984. Editionsnummer 22. Das Faksimile der prachtvollen Handschrift im Format von 29,0 x 21,0 cm umfasst über 416 Seiten. Es enthält 131 reich mit Gold und Silber ausgelegte Prachtminiaturen sowie über 3000 Goldinitialen. Ganzleder,rot, reich goldverziert, Deckelwappen, Ganzgoldschnitt, Kommentarband karton., ., ohne Schuber. sehr guter Zustand. 22
- Copenhage 10 avril [1947], 22,5x28,4cm, 6 pages sur 3 feuillets. - Très longue lettre autographe signée "Dest" au docteur Tuset et à Henri Mahé, datée du 10 avril [1947] à Copenhague, 130 lignes à l'encre bleue sur six pages pleines, corrections et soulignements de la main de l'auteur. La date indiquée par l'auteur du 10 mars est erronée, Naud n'acceptant de défendre Céline qu'en avril 1947. Pliures inhérentes à la mise sous pli ayant provoqué d'infimes déchirures sans manque de texte. Affaibli par son exil, Céline se réfugie dans sa correspondance où les multiples évocations du passé constituent des repères qui le rattachent à la vie. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus à Korsør, au Danemark. Epuisé par son isolement, Céline tente de maintenir un contact permanent avec son cercle d'amis français et parmi eux, le docteur Augustin Tuset, figure autour de laquelle gravite le monde des arts de Quimper, « cette petite Athènes au bord de l'Odet ». La période d'exil permet à Céline de renouer avec le monde de l'avant-guerre ressurgissant à travers les abondantes listes de noms parfois non identifiés : « et Mme. Le Gallou ? Et votre assistante ? Et Desse ? [...] Et les frères confitures, et leur grand-père divin ! et Le Floche ? Et Rosbras ? [...] Et Troulalaire ? Et notre si gentille crêpière. Je n'en aurais pas fini ». Les différentes époques de la vie de Céline s'entrecroisent dans la correspondance du Danemark, donnant à la mémoire un rôle à la fois néfaste et salvateur pour l'auteur : « Je suis inépuisable aux souvenirs. L'atroce est que je n'oublie jamais rien. Il faudrait bien que j'oublie certaines choses [...] Ah Marie Bell, mes amours ! [...] elle était vraiment extraordinaire dans Armide ! Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie ! ». L'écriture de la lettre épouse le fil de la pensée de l'auteur, n'effectuant aucune transition entre les sujets : « Maria le Bannier nous écrit souvent. Je l'aime bien. C'est un tempérament et tout un trésor de Bretagne. Et Saudemont ? Vers quelles ivresses ? Serre bien la main de Pipe. Affection à Stève. [...] comment va la mère de Madeleine ? Nous parlons souvent de la « Puce ». Leur pauvre petite chatte... » Aucune affaire n'est épargnée par la soif de Céline de retrouver les repères familiers dans sa solitude où finit par poindre la fatigue qui l'accable : « Jusqu'où vont nos souvenirs... » A l'instar de plusieurs autres missives de la correspondance danoise, cette lettre est destinée à deux interlocuteurs : le docteur Tuset, mais aussi le peintre Henri Mahé, qui présenta d'ailleurs le premier à Céline. Le ton change significativement lorsque l'écrivain, s'adressant à son ami de longue date, quitte cette bienveillance nostalgie pour laisser éclater sa colère : « [...] prévenez Henri que Karen est à rayer une fois pour toutes ! ». Ici s'ouvre le long et virulent récit de l'un des tournants principaux de l'épopée du Danemark. Céline avait, avant son exil, confié de l'or à la danseuse Karen Jensen (dédicataire de L'Eglise). Assistée d'Ella Johansen, cette dernière mit des appartements à la disposition des Destouches qui s'y réfugièrent à leurs sorties respectives de prison. Dépositaires de l'or de Céline dont la réserve diminue de manière suspecte, les deux femmes sont ici violement prises à partie : « Elle [Karen] et son amie se sont comportées comme des sorcières de Macbeth et en plus pillardes, canailles. Des monstres. Elles ont littéralement torturé la pauvre Lucette. Deux mégères en délire [...] Son amie Johansen, ivrogne aussi hystérique, méchante, envieuse, un monstre. ». Céline va même jusqu'à les comparer à « Landru [...] plus timides, plus sournoises, mais textuelles ». La colère doublée de frustration de Céline n'épargne personne, pas même sa propre fille : « La mienne d'enfant, Colette, végète à Paris, la pauvre conne » L'exil mais surtout la période de prison que Céline a endurée lui fournissent un
- s.l. s.d. (ca 1860), 19,6x31,7cm, deux pages sur un feuillet. - Manuscrit autographe de Gustave Flaubert intitulé "De l'état de l'église en Gaule au Ve et VIe siècle", rédigé à l'encre noire des deux côtés d'une feuillet. Pliure transversale. Abondant manuscrit de notes probablement rédigées en vue de la rédaction de La Légende de Saint Julien l'Hospitalier. Précieux manuscrit, témoignage de la méthode de travail de l'écrivain. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Valvins 23 juin 1898, 8,9x11,5cm, une carte recto verso - enveloppe jointe. - Carte-lettre autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant rédigée à l'encre noire des deux côtés. Enveloppe jointe. On joint à cette lettre un quatrain de la main de Stéphane Mallarmé : "Tout en les éternisant / Bracquemond ici fait vivre / Les traits d'Alidor Delzant / A nous ouvert comme un livre." ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. Charmante carte dans laquelle le "poëte ordinaire" évoque la réalisation de son portrait par son ami le peintre Whistler : "j'ai honte d'avoir fui dans ma verdure au moment même où Whistler parlait de mon portrait à faire". "Le 1er juin, comme il l'avait promis à Whistler qui, dans sa dernière lettre d'une affection allant jusqu'à la tendresse, l'appelait "mon Mallarmé", il se rend à l'atelier du peintre, rue Notre-Dame-des-Champs. "Vous verrez quelqu'un des forêts, entre le sanglier et le rossignol", avait-il prévenu plaisamment pour annoncer sa visite. Peintre et poète finissent cette journée en dînant rue du Bac où manque désormais la trop éphémère Trixie. Dans la pénombre de l'après-dîner, Whistler, près d'une lampe, semble ressusciter par son aspect Poe l'extraordinaire. Sans doute redit-il alors à Mallarmé le projet qu'il a de le peindre. Le lendemain, sans attendre l'exposition Monet qui doit avoir lieu chez Georges Petit, les Mallarmé rejoignent Valvins." (Jean-Luc Steinmetz, Stéphane Mallarmé) Il s'agit probablement là de la réalisation d'un autre portrait de Mallarmé, dont nous n'avons trouvé aucune trace, Whistler en ayant déjà réalisé un premier qui servit de frontispice à Vers et Prose en 1893. Il évoque également la réalisation du portrait à l'eau-forte de Delzant par Bracquemond : "Je comprends, du reste, l'eau-forte valant cet exil de Paraÿs [...] Redites mon affectueuse admiration toujours à Monsieur Bracquemond." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]