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- Antibes 5 février 1948, 21x27cm, une page sur un feuillet, enveloppe jointe. - Autograph signed letter addressed to Marcel Jean and its envelope with a handwritten poem Antibes 5 February 1948 | 21 x 27 cm | one page on a leaf with envelope attached Autograph letter signed by André Breton, likely unpublished and addressed to Marcel Jean, one page written in blue ink on a leaf of blue paper, in fine, neat handwriting. The envelope accompanying the letter is enclosed, written by André Breton and presenting an amusing handwritten poem: "C'est à Paris, rue Hégésippe / Moreau 17, que Marcel Jean / Croise, tels soufre et vif-argent, / Le perroquet et la tulipe". On the back, Breton's address in Antibes "Shady Roch Avenue des Pins"; it is the villa of Marie Cuttoli and her husband Henri Laugier. This envelope is of crucial importance: it alone sums up the style of Marcel Jean's paintings; the artist has chosen to reproduce it in his book: "Frédérick Kiesler arranged for me [...] an exhibition of my "Arcimboldiesque" paintings, as I composed then, about which I had received a letter from André Breton to the Mallarmean address: [transcription of the envelope accompanying our letter]". (Marcel Jean, Au galop dans le vent, 1991) This letter was written shortly after the release of the Néon n°1, the first Surrealist journal to be published after the war: "I have just written to Maurice Henri (sic), who reached out to me about Néon, whose appearance it seems, troubled you too. I don't really want to repeat myself. Ask him, if you would like to, to give you my opinion." "In January 1948, the first issue of a Surrealist journal was finally published, Néon "Being nothing; Being everything; Open the being." Innovative (it makes use of all the possibilities offered by the offset), it is directed by newcomers to Surrealism: Sarane Alexandrian, Jindrich Heisler, Véra Hérold, Stanislas Rodanski, Claude Tarnaud. The presentation text, unpleasantly idealist, speaks of an "elective group situated beyond ideas". Fearing a kind of dissent, the elders, Maurice Henry, Marcel Jean, Henri Pastoureau, were troubled. From Antibes (where, for lack of funds, he prolonged his stay with Elisa at Marie Cuttoli's), Breton wrote to deescalate emotions" (Henri Béhar, André Breton) "The "ticket coup" was keenly felt (an early return is not impossible). We do not see anyone other than Matisse, who has an astonishing freshness of spirit." The "ticket coup" likely refers to a project that the Surrealists will set up in collaboration with the anarchists by publishing a series of tickets ranging from October 1951 to January 1953. "In Antibes, Breton shows Néon to Matisse, whom he saw often, and of whom he praised "the astonishing freshness of spirit". From what he wanted to tell us, the great painter's judgement was final. "How does Néon concern me? Matisse would have asked. What responsibility, even the most distant, can I have in this thing?""(Marcel Jean, op. cit.) [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe signée d'André Breton, inédite et adressée à Marcel Jean, une page rédigée à l'encre bleue sur un feuillet de papier bleu d'une écriture fine et soignée. Est jointe l'enveloppe accompagnant cette lettre, rédigée par André Breton et présentant un amusant quatrain autographe?: «?C'est à Paris, rue Hégésippe / Moreau 17, que Marcel Jean / Croise, tels soufre et vif-argent, / Le perroquet et la tulipe.?» Au dos, l'adresse de Breton à Antibes «?Shady Rock Avenue des Pins?»?; il s'agit de la villa de Marie Cuttoli et son mari Henri Laugier. Cette enveloppe est d'une importance capitale?: elle résume à elle seule le style des tableaux de Marcel Jean?; l'artiste a d'ailleurs choisi de la reproduire dans son ouvrage?: «?Frédérick Kiesler arrangea pour moi [...] une exposition de mes toiles «?arcimboldiesques?» comme j'en composais alors, au sujet desquelles j'avais reçu d'André Breton une lettre à l'adresse mallarméenne?: [transcription de l'enveloppe accompagnant no
- New York 23 octobre 1945, 17,1x25,4 cm, 2 pages sur un feuillet et une enveloppe. - Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Marcel Jean, deux pages rédigées à l'encre bleue sur un feuillet. Enveloppe "air mail" jointe. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre est évoquée et très brièvement citée dans l'autobiographie de Marcel Jean, Au galop dans le vent. Importante et longue lettre envoyée depuis New York alors que Breton, en exil depuis 1943 car considéré comme "anarchiste dangereux" par le gouvernement pétainiste, a été contraint - à l'instar de nombreux intellectuels - de quitter la France pour pouvoir continuer à travailler. Il fait part à son ami de "l'accablement" dans lequel le met la ville et l'on sent encore son empressement à rejoindre sa patrie. Peintre, dessinateur et décorateur, Marcel Jean rejoignit le groupe surréaliste en 1933 et devint l'un des premiers chroniqueurs du mouvement. On sent toute son émotion à la réception de cette lettre dont il parle longuement dans son autobiographie : "Octobre 1945, j'écris à André Breton à New York. En réponse, deux pages serrées de fine calligraphie. Ma lettre, dont le ton a dû le séduire, lui a fait "vraiment plaisir". Il me retrouve "sain, sauf et nullement dénué de cette façon de voir lucide, souriante, très humaine" qu'il m'a toujours connue ("Je viens de penser, dit-il, à ta rude poignée de main..."). Je lui ai signalé l'étude sur Lautréamont dont je rapporte les éléments, il m'engage à en donner des extraits, à un numéro surréaliste en préparation de la revue Vrille, "cela sans préjudice de dessin de toi que Vrille devrait reproduire", et, pour la même revue, de soumettre "un certain nombre d'ouvrages récents à un commentaire analytique et critique approfondi". Suivent des conseils et des encouragements en vue d'un travail de critique littéraire qu'il souhaiterait me voir entreprendre. Puis quelques nouvelles de l'Amérique et de nos amis : Max Ernst, Tanguy, Péret, qui s'ennuie à Mexico, Matta, qui "peint de grands panneaux dans un nouveau genre (figuratif sadique) très remarqués.". Et la signature fougueuse. Les lettres de Breton, leur contraste entre le texte, à l'écriture extrêmement régulière, et le paraphe, bousculé, et dans les deux graphismes quelque chose de surveillé m'ont toujours donné l'impression qu'en m'écrivant il me faisait la faveur d'un autographe. Son message esquissait pour moi un programme de chroniqueur en vue de son retour à Paris au printemps, mais j'avais en tête autre chose que de commenter les commentaires des critiques dont il me signalait l'intérêt - Maurice Blanchot ou Léon-Pierre Quint. Mes projets concernaient l'étude de Lautréamont et puis - ou en même temps : peindre, et dessiner." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. [Klaskovgaard] 11 [janvier 1951], 20,5x33,5cm, 2 pages sur un feuillet, enveloppe jointe. - Lettre autographe inédite signée de Louis-Ferdinand Céline, adressée à Paul Marteau, datée du 11 [janvier 1951], une indication bibliographie indique la date erronée de 1950, démentie par la mention du procès de Céline le 21 février 1951. 27 lignes à l'encre bleue, plusieurs ratures et corrections de la main de l'expéditeur, enveloppe jointe. Structurée autour des traits cyniques de l'auteur, cette lettre dévoile l'ampleur de l'affaiblissement qui saisit Céline, tourmenté par sa condamnation imminente. Grand admirateur de Céline, le riche industriel Paul Marteau devient un correspondant régulier de l'écrivain pendant ses années d'exil et se révèlera d'une aide inébranlable lors du procès et à son retour en France. Ereinté par l'isolement et la maladie, à l'image de son double Bardamu dans l'épisode africain du Voyage, « cloué au lit à grelotter, la grippe, le paludisme, et des vertiges. Des vertiges couché ! Le bateau vraiment craque bute échoue partout », Céline se réfugie dans l'humour sarcastique, ultime ressource contre ses tourments : « Cette famille de ma fille [...] a su donc par vous que j'existais - C'est déjà agréable. » Sous les traits ironiques transparaît l'anxiété de Céline à l'approche de son procès (« Et il paraît en plus qu'ils vont me condamner à je ne sais quoi le 21 fév... ») et la peur, récurrente du séjour au Danemark, d'être oublié de ses contemporains, la prolifique correspondance cherchant à enrayer ce mouvement : « Quand je dis que j'existe je me vante un peu - Ce n'est plus beaucoup exister où nous en sommes ! » Les maximes grinçantes qui referment la lettre, emblématiques du style célinien, incarnent l'indissociabilité de l'humeur noire et de la dérision dans l'écriture de Céline, exacerbée par les affres de l'exil : « Quand elle vous court après le fantôme elle devient comique la haine... et pour des fantômes de crimes... C'est à rigoler bien sûr. Je veux dire en spectateur » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
194420690[Paris, Barry, 1944] ; in-4° oblong, vélin ivoire rigide, plat à décor central (profil de tête) carré reproduisant celui de la couverture, double encadrement doré, auteur et titre en caractères italiques dorés, titre doré au dos, suédine ocre aux contreplats et gardes, couverture conservée (reliure de l’époque) ; [34] pp. n. ch. la dernière blanche et XLVIII planches hors-texte en couleurs, représentant 105 figures, planches entièrement montées sur onglets, chaque planche est accompagnée d’un feuillet imprimé recto-verso portant le numéro, le titre et l’explication de chaque majolique.
1867G61970Bruxelles, Victor Devaux (dès t.18: Closson) 1867-1877 Complet en 25 tomes (en 26 volumes), imprimé sur papier de luxe, reliures cart. (plats marbrés, dos en toile avec titre doré), texte frais, bel ensemble, Edition originale introuvable, publié par l'Académie Royale de Belgique dans la série: "Classe des lettres et des sciences morales et politiques. Collection des anciens auteurs belges. Oeuvres des grands écrivains du pays", [Contenu: Tome I-1: Introduction (viii,558pp.+ frontispice), Tome I-2: Introduction: Recherches sur l'ordre et la date des diverses rédactions des Chroniques (536pp.), Tome II: Chroniques 1322-1339 (558pp.), III: 1339-1342 (534pp.), IV: 1342-1346 (511pp.), V: 1346-1356 (558pp.), VI: 1356-1364 (520pp.), VII: 1364-1370 (556pp.), VIII: 1370-1377 (501pp.), IX: 1377-1382 (590pp.), X: 1382-1386 (588pp.), XI: 1383-1386 (465pp.), XII-XIII: 1386-1389 (402 + 383pp.), XIV: 1389-1392 (454pp.), XV: 1392-1396 (514pp.), XVI: 1397-1400 (527pp.), XVII: 1322-1378 (585pp.), XVIII: Pièces justificatives 1319-1399 (vi + 610pp.), XIX: Glossaire par Aug.Scheler (xii + 498pp.), XX-XXIII: Table analytique des noms historiques (vi,568 + 583 + 401 + 479pp.+ 82 planches hors-texte), XXIV-XXV: Table analytique des noms géographiques (xix,389 + 498pp.+ 32 cartes déplaintes)]
Complet en 25 tomes (en 26 volumes), imprimé sur papier de luxe, reliures cart. (plats marbrés, dos en toile avec titre doré), texte frais, bel ensemble, Edition originale introuvable, publié par l'Académie Royale de Belgique dans la série: "Classe des lettres et des sciences morales et politiques. Collection des anciens auteurs belges. Oeuvres des grands écrivains du pays", [Contenu: Tome I-1: Introduction (viii,558pp.+ frontispice), Tome I-2: Introduction: Recherches sur l'ordre et la date des diverses rédactions des Chroniques (536pp.), Tome II: Chroniques 1322-1339 (558pp.), III: 1339-1342 (534pp.), IV: 1342-1346 (511pp.), V: 1346-1356 (558pp.), VI: 1356-1364 (520pp.), VII: 1364-1370 (556pp.), VIII: 1370-1377 (501pp.), IX: 1377-1382 (590pp.), X: 1382-1386 (588pp.), XI: 1383-1386 (465pp.), XII-XIII: 1386-1389 (402 + 383pp.), XIV: 1389-1392 (454pp.), XV: 1392-1396 (514pp.), XVI: 1397-1400 (527pp.), XVII: 1322-1378 (585pp.), XVIII: Pièces justificatives 1319-1399 (vi + 610pp.), XIX: Glossaire par Aug.Scheler (xii + 498pp.), XX-XXIII: Table analytique des noms historiques (vi,568 + 583 + 401 + 479pp.+ 82 planches hors-texte), XXIV-XXV: Table analytique des noms géographiques (xix,389 + 498pp.+ 32 cartes déplaintes)]
- Versailles s.d. [20-30 avril 1871], 10,5x11,5cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Théophile Gautier, 34 lignes à l'encre noire, adresse en pied au verso de la lettre : "Versailles avenue de St-Cloud n°3". Pliures inhérentes à la mise sous pli. La lettre semble être inédite, non mentionnée dans la Correspondance Générale de Théophile Gautier, éditée par Claudine Lacoste-Veysseyre, sous la direction de Pierre Laubriet (Droz, Genève-Paris, 12 vol., 1985-2000). Rare aperçu de la vie intime de Gautier, la lettre saisit les affres qui frappent l'auteur et sa famille pendant la Commune de Paris. Séparé de sa famille par l'invasion prussienne de 1870 et les insurrections parisiennes de 1871, Théophile Gautier confie l'ampleur de ses tourments, tant financiers que dus à la Commune de Paris, à sa « chère mignonne », sa fille cadette, Estelle Gautier : « Je parviendrai peut-être encore à me relever de cet écroulement [...] je suis heureux que ces atroces épreuves t'aient été épargnées. J'ai manqué pour ma part y laisser ma peau et je ne suis pas encore bien brillant ». Les habituels soutiens de Gautier transparaissent d'ailleurs ici à travers les noms de l'académicien Camille Doucet et de la danseuse Carlotta Grisi. La virulence des combats entre communards et forces répressives se devine dans l'évocation de la sur de Gautier, Emilie, dite « Lili » : « Lili est toujours dans sa cave. En sortir est trop périlleux mais elle sera délivrée d'ici quelques jours. Hélas ! bien longs ». Caractéristique du registre personnel, rare dans la correspondance de Gautier, la lettre est empreinte de l'amour paternel que l'auteur porte à sa famille : « Quelle fête quand nous serons tous réunis car mon cur souffre bien [fort] de cette dispersion ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Aux dépens d'un groupe de bibliophiles, Neuilly-sur-Seine 1973, 38x30,5cm, en feuilles sous double chemise et étui. - Edition strictement hors commerce illustrée de 64 eaux-fortes originales d'Yves Brayer et imprimée à 100 exemplaires, tous numérotés sur vélin d'Arches, le nôtre un des 20 comportant la suite sur Japon Torinoko, et parmi ceux-ci, un des quelques exemplaires enrichi de 5 matrices des cuivres barrées. Notre exemplaire est exceptionnellement agrémenté de deux aquarelles originales d'Yves Brayer qu'il a signées : l'une sur feuillet de 27x19,5cm encollé sur carton et présenté sous marquise, représentant une scène équestre; la seconde, un paysage camarguais, sur la page de faux titre et dédicacée au crayon par l'artiste à Bernard Gauche. L'exemplaire est également enrichi d'une carte de voeux pour l'année 1973, numérotée et signée dans la planche par Yves Brayer. Agréable exemplaire. L'ouvrage se présente en feuilles, sous double emboitage et chemises en pleine toile orange de format à l'italienne. Le premier emboitage comporte l'aquarelle originale encadrée sous marie-louise, la couverture illustrée et le texte illustré des 64 gravures in-texte. Signature manuscrite d'Yves Brayer au colophon. Sous la seconde emboitage notre exemplaire comporte : - Une suite sur japon Torinoko des 64 eaux-fortes sous couverture à rabat signée et numérotée à la main par Yves Brayer. La première et la dernière gravure sont également signées au crayon par l'artiste. - 5 matrices originales des cuivres barrés présentées sous accordéon dans une chemise. Unique ensemble, sans doute l'un des exemplaires les plus enrichis et personnalisés. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
191382418Paris 1913 | 13.30 x 21 cm | une carte
185373292Paris 23 septembre 1853 | 9.70 x 14.50 cm | une page sur un feuillet, enveloppe jointe
195075963s. l. [Klarskovgaard] 12 octobre 1950 | 21 x 34 cm | 2 pages sur un feuillet
- Paris 31 mars 1895, 11,4x8,8cm, une carte recto-verso et une enveloppe. - Handwritten signed letter addressed to Alidor Delzant: "Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer." "I wish you a less whimsical time, although it must make the sea charming" Paris 31 mars 1895, 11.4 x 8.8 cm, one recto-verso letter and an envelope Handwritten signed letter from Stéphane Mallarmé addressed to Alidor Delzant, written on two sides in black ink. Envelope attached. Alidor Delzant was a lawyer, collector and bibliophile. Friends with the Goncourts, he dedicated a book to them and was Edmond's secretary and testamentary beneficiary. "Je ne sais plus personne à Londres, envers qui je fus si infidèle ; mais pour Oxford, voici ma carte avec un mot à l'adresse de mon hôte et ami, M. York Powell. M. Louis Dyer, à qui vous porterez mes compliments les meilleurs, le connaît ; et, sans doute Cazalis, porteur, l'an dernier, d'un mot, de moi, à son adresse. Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer." "I no longer know anyone in London, to whom I was so unfaithful; but for Oxford, here is my card with a note for my host and friend, Mr York Powell. Mr Louis Dyer, to whom you will give my best wishes, knows him; and, undoubtedly Cazalis, last year's bearer of a note from me to his address. I wish you a less whimsical time, although it must make the sea charming." Mallarmé knew Oxford well, having delivered a lecture there the previous year under the auspices of Frederick York Powell, a history professor. Louis Dyer, friend of Delzant, is a former Oxford student and then a professor of Greek at Harvard. Through Delzat, he had offered hospitality to Mallarmé. [English description on demand] [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe. ?Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond. "Je ne sais plus personne à Londres, envers qui je fus si infidèle ; mais pour Oxford, voici ma carte avec un mot à l'adresse de mon hôte et ami, M. York Powell. M. Louis Dyer, à qui vous porterez mes compliments les meilleurs, le connaît ; et, sans doute Cazalis, porteur, l'an dernier, d'un mot, de moi, à son adresse. Je vous souhaite un temps moins fantasque, encore qu'il doive rendre charmante la mer." Mallarmé connaît bien Oxford puisqu'il y a donné l'année précédente une conférence sous les auspices de Frederick York Powell, professeur d'histoire. Louis Dyer, ami de Delzant, est un ancien d'Oxford et est alors professeur de grec à Havard. Par l'intermédiaire de Delzant, il avait proposé l'hospitalité à Mallarmé.
180191111Paris 23 pluviôse an IX [12 février 1801] | 11 x 16.5 cm | Une feuille
- Paris s.d. (fin 1852 - début 1853), 10,3x13,2cm, quelques lignes sur un double feuillet. - Billet autographe signé "Gérard de Nerval" adressé à l'historien Charles Romey : "Mon cher Romey, Je reçois votre lettre aujourd'hui seulement parce qu'on me l'a envoyée par la poste de chez Didier. Je la lui renvoie. Il sera sans doute trop tard. Voici l'autre petit volume. Votre affectionné Gérard de Nerval. Attendez plutôt huit jours pour parler des deux." Pliures inhérentes à la mise sous pli. Ce billet a été transcrit dans la correspondance publiée à la Pléiade (tome 3, p. 799). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
190079000s. l. [Paris] s. d. [1er semestre 1900] | 12.30 x 16.70 cm | 2 pages sur un double feuillet
190078899s. l. [Paris] s. d. [ca. 1900] | 12.30 x 16.50 cm | 1 page1/2 sur un double feuillet
183241628Sans lieu, , 1832. Manuscrit in-4 (15 x 21,5 cm) de (110) ff., vélin ivoire rigide, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge, entièrement non rogné (reliure postérieure du XIXe siècle).
- Chicago 23 octobre 1902, 14x8,8cm, une carte postale. - Autograph signed postcard sent from Chicago and addressed to Émile Mignard Chicago 23 October 1902 14 x 8,8 cm | one postcard Handwritten signed postcard from Victor Segalen, sent from Chicago and addressed to Emile Mignard. A few lines written in pencil in the corner of the black and white photographic reproduction of a view of South Water Street in Chicago, handwritten address on the verso. Some minor stains and folding. Emile Mignard (1878-1966), also a doctor and Brest-born, was one of Segalen's closest friends of youth whom he met at the Jesuit Notre-Dame-de-Bon-Secours School in Brest. The writer interacted with this comrade in an abundant and closely followed correspondence in which he described, with humour and intimacy, his daily life in all corners of the world. It was at Mignard's wedding, on 15 February 1905, that Segalen met his wife, Yvonne Hébert. This postcard had been addressed by Segalen to his friend from Chicago as he travelled to Tahiti via San Francisco. It is the first time that the Breton has been to the United States and his impressions are rather pessimistic: "Chicago. The deplorable pinnacle of acute budding Americanism. Imagine a mass of sandstone that has crystallised following the Cubic system. A childlike museum: close to the Apollo Belvedere a reproduction of the Hôtel des Postes. I leave tonight for a straight through journey to San Francisco where I will be on Tuesday at 4am." [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée de Victor Segalen, envoyée depuis Chicago et adressée à Emile Mignard. Quelques lignes rédigées au crayon de papier au coin de la reproduction photographique en noir et blanc d'une vue de la South Water Street à Chicago, adresse manuscrite du correspondant au verso. Quelques taches et pliures sans gravité. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Cette carte postale a été adressée par Segalen à son ami depuis Chicago alors qu'il se rend à Tahiti via San Francisco. C'est la première fois que le Breton se rend aux Etats-Unis et ses impressions sont plutôt pessimistes : "Chicago. Le summum déplorable de l'américanité bourgeonnante aigüe. Suppose une masse de grès ayant cristallisé suivant le système Cubique. Musée puéril : près de l'Apollon du belvédère une reproduction de l'Hôtel des Postes. Je pars cette nuit d'une traite pour San Francisco où je serai mardi à 4h."
192275905Munich 22 février 1922 | 8.70 x 13.70 cm | une carte postale
YRG-327in-folio, reliure d'art signée S B ( Suzanne Buissonnet), tête dorée, tirées à la presse à bras par R. Guillard, un des 50 exemplaires sur pur fil des Papeteries Johannot N° II. Dédicace de Paul Valéry, lettre manuscrite de Serge Lifar à madame Lucienne Pageot-Rousseaux, signée et datée le 28 juillet 1954. Quelques frottements sur la reliure, page légèrement jaunie dans les marges. Très bel exemplaire.
- s.l. [Paris] 19 mai 1890, 13,4x20,3cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Paul Verlaine adressée à François Coppée ; une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Belle lettre du Prince des poètes, sollicitant l'aide de son ami : "Excusez-moi, mais la misère revenue en attendant des choses sûres et très prochaines en dehors d'une souscription mal conduite, me force à penser à vous pour un prêt de quelques jours. Pourriez-vous remettre au porteur, mon ami le poète Paterne Berrichon quelque chose comme 50 francs (je dois payer mon garnot demain !) Quelque fois que Berrichon ne vous trouverait pas, envoyez moi par la poste (mandat plutôt) cette somme qui vous sera rendue, soyez en sûr, sous très peu de jours." Avec ses acolytes du cercle zutique, Verlaine avait malmené François Coppée avant de faire de lui dédier l'un de ses très beau poèmes de Jadis et Naguère (1884) et de peindre de lui un élogieux portrait dans Les Hommes d'aujourd'hui en 1885. L'histoire ne dit pas si Coppée prêta la somme demandée à Verlaine, mais il ne vota en tout cas pas pour lui lorsque le poète présenta sa candidature à l'Académie française en 1893. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Les éditions de minuit, Paris 1956, 12x19cm, broché. - Second edition, first for some parts as reviewed and expanded, on ordinary paper. Rare autograph inscription from Boris Vian to two friends. Spine lightly sunned, marginal worming to covers. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Deuxième édition, en partie originale car revue et augmentée, sur papier courant. Rare envoi autographe signé de Boris Vian à un couple de ses amis. Dos légèrement insolé, piqûres marginales sur les plats.
- s.d. (Paris) 3 mars 1906, 12,4x16,8cm, 3 pages 1/2 sur un double feuillet. - Lettre autographe signée "Paule" de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur un double feuillet à en-tête de violette et adresse du 23 avenue du Bois de Boulogne. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Charmante lettre laissant espérer un apaisement dans l'ubiquité amoureuse de Renée Vivien qui semble avoir finalement choisi Hélène de Zuylen : "Je t'envoie des vers... Les aimes-tu ? Ils ne me plaisent qu'à moitié c'est déjà beaucoup ! Tu as oublié que tu voulais te tuer pour moi... A part ce léger détail, tu as été parfaite Mon amie t'aime je t'adore tout est parfaitement ordonné [...] N'est-ce pas que mon amie est parfaitement bonne et charmante ? Je l'aime tant, d'une façon si poignante, si simple et si bête... ce qui est, après tout, la meilleure façon d'aimer !" On sent pourtant ici un attachement toujours très profond de la Muse aux violettes pour l'Amazone : "Je baise tes mains d'autrefois et tes mains d'aujourd'hui Et je t'aime plus que je ne sais le dire." C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney « cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables » (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut : « J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort. » « Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone. » (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa. « Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes. » (Jean Chalon, Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui durera presque deux années ; Renée, malgré les sollicitations de Natalie et les intermédiaires qu'elle lui envoie pour la reconquérir, résiste. « Les deux amies se revirent, et se fut, en août 1905, le pèlerinage à Lesbos, qui constitua une déception pour Natalie Barney et demeura sans lendemain. [...] Le ressort était définitivement brisé. Les deux anciennes amies cessèrent de se voir dès 1907, et Vivien mourut sans qu'elles se soient revues. » (J.-P. Goujon, Ibid.) Précieuse et très rare lettre de Sapho 1900 à l'Amazone. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
198863039ABLuzern Faksimileverlag 1988. Exempl.278 von 980. Faksimile und Kommentar in 2 Bdn. Gr. Fol. 586 faksim. Seiten, mit 119 gold- und silbergeschmückten Miniaturen; 119 Miniaturen mit Blattgold und -silber, sowie über 300 reich verzierte Seiten, Kalender Abbildungen, zahlreichen Initialen, Randdekorationen und Bordüren. Schwarzer, goldverzierter Ganzledereinband. mit Rü-Schild., reicher Rückenvergoldung. und Ganzgoldschnitt,Kanten und Innenfileten mit ornamentaler Goldprägung, . in Original-Acryl-Kassette, Kommentarband in Halblederbindung, Neuwertiger Zustand. Mint Condition. 980
Folio (374 x 275 mm), lx,[2], 56, [2], iv, [2]pp., with coloured frontispiece and 238 pages of collotype facsimile, half red morocco by Bayntun of Bath, spine with five raised bands ruled in gilt, second compartment lettered in gilt direct, t.e.g. uncut, a very nice copy. "The Benedictional is one of the most magnificent of the tenth-century English manuscripts; it had been one of the most important and most discussed exhibits at the Society of Antiquaries [Exhibition] in 1896, and its reproduction, and the introductions by Warner and Henry Wilson were a major event in the study of palaeography and liturgiology."?Barker. Provenance: Armorial bookplate of Phythian-Adams. Barker, 156.