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- E. Dentu, Paris 1874, 12x18,5cm, (1f. faux-titre) (2 f. front.) (1f. titre) (1f.) (2f. préface) pp. 8 à 354 (1f. tab)., relié. - First edition, of which there were no large paper copies. Near contemporary red half morocco over marbled paper boards by P. Ruban, spine in six compartments, raised bands bounded by black fillets, date gilt at foot of spine, marbled endpapers and pastedowns, covers preserved, top edge gilt. Attractive ex libris engraved by Provost-Blondel on pastedown, representing a helmet with a feather, medallion and a strip with the motto "Tojours en face." The ex libris belonged to Victor Coué, a 2nd Lieutenant killed in the First World War. This copy has two frontispieces: one lithograph heightened by Félicien Rops showing a caricature of Barbey d'Aurevilly with the caption "Il n'a pour page que son ombre. TS [his page is none other than his shadow]" and a portrait of the author engraved by Paul-Adolphe Rajon (1843-1888). This copy is further enriched with the eponymous series of engravings by Félicien Rops done between 1882 and 1886 with a view to a new edition by Alphonse Lemerre. The meeting of these two major works of literature and history of art from the end of the 19th century makes for an exceptional and unique copy, since - contrary to what is generally thought - Rops' prints never actually accompanied Barbey's text in a genuine illustrated edition. The series is composed of three frontispiece plates: La Femme et la folie dominant le monde I et II [Woman and Madness Ruling the World I and II], Le Sphinx [The Sphinx], and six others referring respectively to six of Barbey's short stories and figuring at the beginning of each: Le Rideau Cramoisi [The Cramoisi Curtain], Le Plus Bel Amour de Don Juan [Don Juan's Finest Affair], Le Dessous de cartes d'une partie de whist [The Undersides of the Cards in a Game of Whist], à un dîner d'athées [At an Atheists' Dinner], Le Bonheur dans le Crime [The Joy of the Crime] and La Vengeance d'une femme [A Woman's Revenge]. A very good copy in a practically contemporary binding. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée, reliure très légèrement postérieure signée de P. Ruban. Bel ex-libris gravé par Provost-Blondel et encollé sur un contreplat. Il représente un casque orné d'une plume, d'un médaillon et d'un phylactère comportant la devise « Toujours en face ». Il aurait appartenu à Victor Coué, sous-lieutenant mort au combat durant la Première Guerre mondiale. Cet exemplaire est enrichi de deux frontispices : une lithographie rehaussée de Félicien Rops représentant un portrait-charge de Barbey d'Aurevilly et légendée « Il n'a pour page que son ombre. TS » et un portrait de l'auteur gravé par Paul-Adolphe Rajon (1843-1888). Notre exemplaire est en outre enrichi de la série de gravures composée par Félicien Rops entre 1882 et 1886 en vue d'une nouvelle édition chez Alphonse Lemerre. La réunion de ces deux uvres majeures de la littérature et de l'histoire de l'art de la fin du XIXème siècle constitue un exceptionnel et unique exemplaire, puisque contrairement à l'idée générale, les estampes de Rops n'ont jamais officiellement accompagné le texte de Barbey dans le cadre d'une véritable édition illustrée. Cette série se compose de trois planches en frontispice : La Femme et la folie dominant le monde I et II, Le Sphinx, suivies de six autres renvoyant respectivement aux six nouvelles de Barbey et figurant en tête de chacune d'elles : Le Rideau Cramoisi, Le Plus Bel Amour de Don Juan, Le Dessous de cartes d'une partie de whist, à un dîner d'athées, Le Bonheur dans le Crime et La Vengeance d'une femme. Bel exemplaire très bien établi en reliure quasi de l'époque.
- Michel Lévy frères , Paris 1869, 12x18cm, relié. - Edition originale des Petits poëmes en prose postérieurement intitulée Le Spleen de Paris - Petits poëmes en prose. Seconde édition des Paradis artificiels. Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs orné de filets et doubles caissons estampés à froid, plats de papiers à la cuve, toutes tranches peignées, reliure de l'époque. La page de faux-titre porte l'intitulé : "Oeuvres complètes". L'ouvrage se vendait séparément seul ou comme le quatrième volume des oeuvres complètes dont l'édition s'étalera sur plusieurs années. Clouzot précise : "Très rare en reliure d'époque sans tomaison au dos". Particulièrement recherché. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Mercure de France, Paris 1912, 12x19cm, broché. - First edition Handsome autograph insciption from Léon Bloy to the painter Georges Rouault: "Rien pour son art - Il n'y a pas de caricature". Spine reinforced with some filled in lacks, a tear repaired to the half title page,the one with the inscription. This copy has a chemise an slipcase of full black morocco over marbled paper boards, lined with sheep. Rouault fait la connaissance de Léon Bloy en 1904 par l'intermédiaire d'une de ses oeuvres: « On m'apprend que le peintre Georges Rouault, élève de Gustave Moreau, s'est passionné pour moi. Ayant trouvé chez son maître "La Femme pauvre"..., ce livre l'a mordu au coeur, blessé incurablement » (Journal de L. Bloy, 16 mars 1904). Naît alors une indéfectible amitié entre les deux artistes. Cependant lorsqu'en 1905 Rouault expose au Salon d'Automne "Monsieur et Madame Poulot" inspiré du roman de Bloy, la réaction de celui-ci est violente: « ... Cet artiste qu'on croyait capable de peindre des séraphins, semble ne plus concevoir que d'atroces et vengeresses caricatures. L'infamie bourgeoise opère en lui une si violente répercussion d'horreur que son art paraît blessé à mort. Il a voulu faire mes Poulot personnages de "La Femme Pauvre". À aucun prix je ne veux de cette illustration. Il s'agissait de faire ce qu'il y a de plus tragique : deux bourgeois, mâle et femelle, complets : candides, pacifiques, miséricordieux et sages à mettre l'écume de la peur à la bouche des chevaux des constellations. Il a fait deux assassins de petite banlieue. » Nul mieux que Raïssa Maritain ne sut décrire l'amitié complexe qui unit le jeune peintre et le vieil écrivain, analysant à la fois "la raison profonde de leur dissentiment" en citant une lettre de Bloy à Rouault de 1907 : « Vous êtes attiré par le laid exclusivement. " comme leur "admiration" qu'elle explique par "la vive foi de l'un et de l'autre, (...) l'élévation et la rigueur de leur conscience d'artistes". "Combien de fois - écrit-elle - dans les années qui ont suivi, n'avons-nous pas vu Rouault chez Bloy, debout, appuyé contre le mur, un léger sourire sur ses lèvres closes, le regard au loin, le visage apparemment impassible, mais d'une pâleur qui allait s'accentuant lorsque la question de la peinture moderne était abordée. Rouault pâlissait, mais gardait jusqu'au bout un silence héroïque. Et toujours, malgré cette irréductible opposition sur la question même de son art, il est resté fidèle à Léon Bloy. On eût dit qu'il venait chercher chez Bloy les accusations mêmes qui tourmentaient en lui ce qu'il avait de plus cher, - non pour les soumettre à une discussion quelconque, mais pour éprouver contre elles la force de l'instinct qui l'entraînait vers l'inconnu et qui devait triompher de tout obstacle." ("A l'aube de nouvelles amitiés" in La Nouvelle Relève, octobre 1941)C'est le même Léon Bloy, respectueux mais immuablement critique à l'égard de son jeune ami, qui lui dédicace ce portrait d'une sainte, cette élégie de la beauté qu'il ne saura jamais percevoir dans l'oeuvre de Rouault. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale. Précieux envoi autographe signé de Léon Bloy au peintre Georges Rouault: "Rien pour son art - Il n'y a pas de caricature". Dos renforcé comportant quelques manques comblés, une déchirure restaurée sur la page de faux-titre où figure l'envoi. Notre exemplaire est présenté dans un coffret en plein maroquin noir, dos lisse, plats de papier marbré et intérieur en agneau. Rouault fait la connaissance de Léon Bloy en 1904 par l'intermédiaire d'une de ses oeuvres: « On m'apprend que le peintre Georges Rouault, élève de Gustave Moreau, s'est passionné pour moi. Ayant trouvé chez son maître "La Femme pauvre"..., ce livre l'a mordu au coeur, blessé incurablement » (Journal de L. Bloy, 16 mars 1904). Naît alors une indéfectible amitié entre les deux artistes. Cependant lorsqu'en 1905 Rouault expose au Salon d'Automne "Monsieur et Madame Poulot" inspiré du roman de Bloy, la r
- Gallimard, Paris 1934, 12x19cm, relié. - Point du jour [Break of Day] Gallimard | Paris 1934 | 12 x 19 cm |Bradel binding First edition of which there were no grand papier (deluxe) copies, an advance (service de presse) copy. Bradel binding, spine slightly faded with a small spot to head, small stains on the covers, covers and spine preserved, Contemporary binding signed by M.P. Trémois. Exceptional and handsome autograph inscription signed by André Breton to Man Ray: "à Man Ray, dans la lumière qu'il a recréée, de tout cur. André Breton" ("To Man Ray, in the light that he recreated, with all my heart. André Breton") [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Reliure à la bradel en pleine toile vert amande, dos lisse légèrement décoloré et comportant une petite tache en tête, petites taches sur les plats, couvertures et dos conservés, tête brune, reliure de l'époque signée de M.P. Trémois. Exceptionnel et précieux envoi autographe signé d'André Breton à Man Ray pour qui est écrit l'avant-dernier chapitre de ce texte : " A Man Ray, dans la lumière qu'il a recréée, de tout coeur. André Breton".
- Pierre Matisse editions, New York 1946, 23x30,5cm, reliure de l'éditeur. - Yves Tanguy Pierre Matisse éditions | New York 1946 | 23 x 30.5 cm | publisher's binding First edition of this work conceived by Marcel Duchamp, one of 1150 numbered copies. Publisher's bindings, black spine and grey boards, small signs of wear on the joints and spine ends. Work illustrated with 55 reproductions of works by Yves Tanguy, 2 of which are in colour. Presentation copy, dated and signed by Yves Tanguy to Georges Gallowhur enhanced with an original drawing produced in black ink. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale de cet ouvrage conçu par Marcel Duchamp, un des 1150 exemplaires numérotés. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage, dos de cartonnage noir et plats de cartonnage gris, petites traces de frottements sur les mors et les coiffes. Ouvrage illustré de 55 reproductions d'oeuvres d'Yves Tanguy dont 2 en couleurs. Notre exemplaire est enrichi d'un exceptionnel envoi autographe daté et signé d'Yves Tanguy à Georges Gallowhur réhaussé d'un dessin original réalisé à l'encre noire.
- Gallimard, Paris 1954, 12x19cm, broché. - First edition, one advance (service de presse) copy. Handsome autograph inscription from Albert Camus to Maurice Blanchot : « avec l'amicale et très fidèle pensée d'Albert Camus ». Spine and covers slightly and marginally faded, with occasional spots. « Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser - et les citations fausses. » La réception de L'Etranger par les critiques fut pour Camus une douloureuse déception. Dans son refuge du Panelier, Camus reçoit les "feuilletons" que lui envoie Pascal Pia avec quelques commentaires souvent désabusés comme sur l'article d'Henriot paru dans le Temps : « Je n'avais jamais douté qu'Henriot fut un con. Il a tenu à confirmer cette opinion. » A côté de quelques articles élogieux que Gallimard tient à souligner : « La critique a été absurde en effet. Pourtant il y a eu un bon article d'Arland dans Coemedia et un autre également favorable dans la NRF. » Mais ce sont là des articles "Maison" et d'ailleurs pas nécessairement brillants: « Et quelques réserves que l'on fasse à l'égard de cette pensée (...) l'important est que la position de M. Camus soit sincère... » Camus n'en est pas dupe: « La critique: médiocre en zone libre, excellente à Paris. Finalement tout repose sur des malentendus. » Aussi lorsque Pia lui envoie l'article de Blanchot paru durant l'été 1942 (et repris dans Faux-pas en 1943) il ajoute cette appréciation : « Je crois que c'est jusqu'ici, ce qu'on a écrit de plus intelligent sur votre livre. » L'intérêt que se portent les deux écrivains est immédiat. Dès le mois d'août 1942, Camus se fait envoyer les deux romans de Blanchot et leur consacre un paragraphe dans son carnet : « Thomas découvre la mort en lui qui préfigure son avenir. (...) Tout s'éclaire - mais de la lumière sans éclat qui baigne les asphodèles du séjour mortel. » A l'automne, Blanchot consacre à nouveau une longue analyse à Sisyphe : « le livre de M. Camus mérite d'être apprécié un peu mieux que comme un livre littérairement remarquable. » Liés par une admiration mutuelle, Camus et Blanchot se rencontrent régulièrement au jury de la Pléiade ou aux comités de l'Arche et de Gallimard dont ils sont tous deux membres. Leurs parcours littéraires se font également parfois étrangement écho à l'instar de La Peste et du Très-Haut, « allégories politiques fondées sur le développement imaginaire d'une épidémie dans la cité », publiés à un an d'intervalle. En 1954, date de parution de L'Eté, Blanchot publie plusieurs analyses de l'uvre de Camus, réflexions critiques parfois sévères, mais procédant toujours d'une lecture attentive et rigoureuse qui témoigne de la proximité intellectuelle des deux hommes. A la mort de Camus, Blanchot lui rendra un vibrant hommage (repris plus tard dans L'Amitié): « La mort qui a frappé Camus (...) nous a rendus, dans une part profonde de nous-mêmes, déjà mourants, nous avons senti combien nous étions heureux d'être [son] contemporain et de quelle manière traîtresse ce bonheur se trouvait à la fois révélé et obscurci, davantage encore : comme si le pouvoir d'être contemporains de nous-mêmes, en ce temps auquel nous appartenions avec [lui], se voyait soudain altéré gravement. » [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus à Maurice Blanchot : « avec l'amicale et très fidèle pensée d'Albert Camus ». Dos et plats légèrement et marginalement piqués et passés. « Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser - et les citations fausses. » La réception de L'Etranger par les critiques fut pour Camus une douloureuse déception. Dans son refuge du Panelier, Camus reçoit les "feuilletons" que lui envoie Pascal Pia avec quelques commentaires souvent désabusés comme sur l'article d'Henriot paru dans le Temps : « Je n'avais jamais douté qu'Henriot fut un con. Il a tenu à confirmer cette opinion. » A côté de quelques articles élogieux que
- Nrf, Paris 1930, 17x22cm, relié. - First edition, one of 109 numbered copies on vergé Lafuma Navarre, re-imposed in Tellière quarto, tirage de tête. Half light brown morocco by Goy & Vilaine, the spine in six compartments, covers and spine preserved, slightly soiled, top edge gilt. A nicely bound copy. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des 109 exemplaires numérotés sur vergé Lafuma Navarre et réimposés au format in-quarto tellière, tirage de tête. Reliure en demi maroquin havane, dos à cinq nerfs, couvertures et dos légèrement salis conservés, tête dorée, reliure signée de Goy & Vilaine. Exemplaire agréablement établi.
- Edition de la Galerie Simon, Paris 1930, 19x25cm, relié. - Entwurf einer Landschaft [Sketch of a Landscape] Édition de la Galerie Simon Paris 1930 | 19 x 25 cm | full calf First edition, one of 90 numbered copies on Holland paper signed by Carl Einstein and Gaston-Louis Roux on the justification page, the only issue with 10 copies on Japan paper and 10 on Chapelle paper. With five full page black lithographs by Gaston-Louis Roux, one of which on the frontispiece. Binding in full brown-pink box, spine with blue, pink and green title in ser, significant inlaid decoration on the boards, four bands of five strips of pink, purple, green and blue calf, arranged around a central piece of rectangular multi-colored marbled box, endpapers in flesh-side pink suede, wrappers and spine preserved, all edges gilt, dust jacket in half brown-pink box, spine with blue, pink and green title in ser, slip case lined with brown-pink box, binding signed by Georges Leroux and dated 1994. Carl Einstein is an anarchist writer, art historian, friend of George Grosz, Georges Braque and Pablo Picasso, collaborator of Jean Renoir, lived through the wars and revolutions that shook Europe during the first part of the twentieth century. He volunteer during the Spanish civil revolution in 1936 and went to Barcelona to fight in the ranks of the Confédération nationale du tra vail (National Labor Confederation), before joining the Groupe international de la Colonne Durruti (Durruti Column International Group). Of Jewish faith, he committed suicide in 1940 to avoid failing into the hands of the Nazis. Magnificent copy perfectly set in a full inlaid box binding signed by Georges Leroux, one of the greatest binders of the second part of the 20th century. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des 90 exemplaires numérotés sur Hollande et signés par Carl Einstein et Gaston-Louis Roux sur la page de justification, seul tirage avec 10 Japon et 10 Chapelle. Ouvrage illustré de cinq lithographies en noir à pleine page de Gaston-Louis Roux, dont l'une en frontispice. Reliure en plein box brun-rose, dos lisse titré à l'ser bleu, rose et vert, importants décors mosaïqués sur les plats, quatre bandes de cinq bandelettes perforées de veau rose, violet, vert et bleu, disposées autour d'une pièce centrale rectangulaire de box marbré multicolore, gardes et contreplats de daim rose chair, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, chemise en demi box brun-rose, dos lisse titré à l'ser bleu, rose et vert, étui bordé de box brun-rose, reliure signée de Georges Leroux et datée de 1994. Ami de George Grosz, Georges Braque et Picasso, collaborateur de Jean Renoir, historien de l'art, écrivain et anarchiste, Carl Einstein a traversé les guerres et révolutions qui ont ébranlé l'Europe de la première moitié du XXème siècle. Volontaire pendant la révolution civile espagnole de 1936, il rejoint Barcelone pour combattre dans les rangs de la Confédération nationale du travail, avant d'intégrer le Groupe international de la Colonne Durruti. De confession juive, il se suicide en 1940, afin d'éviter de tomber aux mains des nazis. Magnifique exemplaire parfaitement établi dans une reliure en plein box mosaïqué signée de Georges Leroux, l'un des plus grands relieurs de la deuxième partie du XXème siècle.
- Gallimard, Paris 1958, 14x21cm, broché. - Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête. Infimes piqûres sans gravité sur le dos. Rare et bel exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Editions Totem & José Corti, Paris 1932, 17,5x22,5cm, relié sous chemise et étui. - Edition originale pour laquelle il n'est pas fait mention de grands papiers. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur par Pablo Picasso et deux dessins de Joseph Sima. Reliure en demi veau noir à bandes, dos lisse, titre de l'ouvrage et nom de l'auteur en rouge, plats agrémentés de panneaux de vernis rouge évoquant la peau de serpent, tranches rouges, couvertures et dos conservés, chemise et étui en demi veau noir, plats de toile noire, intérieur de feutrine noire, élégant et spectaculaire reliure signée Georges Leroux. Bel exemplaire parfaitement établi dans une superbe reliure sanglante de Leroux rappelant les turpitudes sanguinaires de Gilles de Raiz. Très rare envoi autographe signé de Vincente Huidobro à lady Rothermere : "... esprit haut et fin..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Alphonse Lemerre, Paris 1869, 16x24,5cm, relié sous emboitage. - Édition originale de la traduction française établie par Charles-Marie-René Leconte de Lisle. Reliure en demi-maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs, tête dorée, contreplats et gardes de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, quelques rares rousseurs, emboîtage de toile beige, reliure moderne. Précieux envoi autographe de Leconte de Lisle à George Sand : « à Madame G. Sand hommage de respectueuse admiration Leconte de Lisle » Dès ses premiers écrits, Leconte de Lisle se plaça directement sous l'influence de George Sand, à qui il dédia deux poèmes de jeunesse : à George Sand et Lélia dans la solitude. Cette filiation se transforma progressivement en admiration réciproque, puisque George Sand rendra hommage à l'auteur dans un article du Temps du 31 juillet 1872 : « M. Leconte de Lisle est grand poète aussi, et d'une si forte originalité qu'il est devenu chef d'école. On lui doit une vraie reconnaissance ? il faudrait que ce fût une reconnaissance nationale. » Cet envoi, sous forme d'hommage, rend compte de l'estime et de l'admiration réciproques que se portaient les deux auteurs. Très bel hommage littéraire sur un exemplaire joliment relié. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Grasset, Paris 1923, 12x19cm, broché. - Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur Hollande, tirage de tête après 15 japon. Légère ombre sur la page de justification et en marge de quelques feuillets, témoins conservés. Rare et bel exemplaire tel que paru. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Javal et Bourdeaux, Paris 1930, 26x34cm, en feuilles sous chemise-étui. - Bruges la Morte Javal et Bourdeaux | Paris 1930 26 x 34 cm | loose leaves with publisher slipcase and chemise Edition illustrated with pastel compositions by Lucien Lévy-Dhurmer, engraved by Lorrain, printed with 160 copies, ours being one of the few hors-commerce copies printed on Japan, specially printed for M. le Colonel Sicklès, the tirage de tête (deluxe copy) with 15 other numbered copies on Japan. Our copy is complete with its five versions of illustrations planned for the copies on Japan, namely, a final version in color (in-text), an annotated color version, a blue version, a green version and a bistre version. Extremely rare and very beautiful copy of the tirage de tête (deluxe copy). [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition illustrée de compositions aux pastels de Lucien Lévy-Dhurmer, gravées par Lorrain, imprimée à 160 exemplaires, le nôtre l'un des quelques exemplaires imprimés sur Japon hors commerce, spécialement imprimé pour M. le Colonel Sicklès, tirage de tête avec 15 autres exemplaires numérotés sur Japon. Notre exemplaire est bien complet des cinq états des illustrations prévus pour les exemplaires sur Japon, à savoir, un état en couleurs définitif (in-texte), un état en couleurs avec remarques, un état en bleu, un état en vert et un état en bistre. Rarissime et très bel exemplaire du tirage de tête.
- Typographie Monnoyer, Le Mans 1889, 22,5x33cm, relié. - VERLAINE Paul. La Décoration & l'Art industriel à l'Exposition de 1889 Typographie Monnoyer, Le Mans 1889, 22,5 x 33 cm, Bradel binding First edition of 30 copies printed on Japon paper of this offprint of L'Artiste for November 1890. Contemporary Bradel binding of beige paper boards, ex-libris to pastedown. Autograph inscription signed from Paul Verlaine to Edmond Bonnaffé on the justification of printing at end: "Exemplaire de Monsieur E. Bonnaffé. P. Verlaine [Monsieur E. Bonnaffé's copy. P. Verlaine]". Edmond Bonnaffé (1825-1903) was a wealthy collector and noted historian of art, very close to the artistic movements of the age. These pages by Verlaine are a critical review of the book by Roger Marx of the same name (Paris, 1890). In it, the poet discusses the great names in Art Nouveau, such as Bapst, Chaplet and Gallé. But above all, he writes his famous condemnation of the Eiffel Tower: "This skeletal belfry, that will never outlive, to the contrary indeed! the archi-centenarians of France and Belgium...". Indeed, on 14 February 1887, Paul Verlaine signed a manifesto of protest published by Le Temps, along with other personalities in the arts and literature, including Charles-Marie-René Leconte de Lisle, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, Sully Prudhomme, and so on. Illustrated with figures in text. A good and rare copy. Provenance: collections of Edmond Bonnaffé (ex dono), André Lefèvre (his sale, Paris 16 November 1966), Colonel Daniel Sickles (his sale, Paris 28 & 29 October 1992), Edouard-Henri Fischer. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale imprimée à 30 exemplaires sur Japon de ce tiré à part de l'artiste de novembre 1890. Reliure à la bradel en plein cartonnage beige, dos lisse, ex-libris encollé sur un contreplat, reliure de l'époque. Envoi autographe signé de Paul Verlaine à Edmond Bonnaffé à la justification du tirage in-fine, "Exemplaire de Monsieur E. Bonnaffé. P. Verlaine". Edmond Bonnaffé (1825-1903) était un riche collectionneur et un historien de l'art renommé, très proche des mouvements artistiques de son époque. Ces pages de Verlaine sont un compte-rendu critique du livre de Roger Marx qui porte le même titre (Paris, 1890). Le poète y évoque les grands noms de l'Art Nouveau, tels que Bapst, Chaplet ou encore Gallé. Mais surtout, il y écrit sa célèbre condamnation de la Tour Eiffel : "ce squelette de beffroi, qui ne survivra pas, bien et mille fois au contraire, aux archi-centenaires des Flandres françaises et belges..." En effet, le 14 février 1887, Paul Verlaine avait signé un manifeste de protestation publié par Le Temps avec d'autres personnalités du monde des arts et des lettres parmi lesquelles Charles-Marie-René Leconte de Lisle, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, Sully Prudhomme... Ouvrage illustré de figures dans le texte. Rare et agréable exemplaire. Provenances : bibliothèques Edmond Bonnaffé (ex-dono), André Lefèvre (vente à Paris le 16 novembre 1966), Colonel Daniel Sickles (vente à Paris les 28 & 29 octobre 1992), Edouard-Henri Fischer.
- Vrille, Paris 1953, 12x19cm, broché. - First edition, an advance (service de presse) copy. Spine slightly sunned, otherwise nice copy. Foreword by Raymond Queneau. Retaining its advertising band : "Par l'auteur de "J'irai cracher on vos tombes". Rare and handsome autograph inscription signed by Boris Vian to Jean-Louis Barrault and Madeleine Renaud : "Pour Madeleine, for Jean-Louis with mon amitié." [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Dos légèrement insolé, sinon agréable exemplaire. Avant-propos de Raymond Queneau. Exemplaire complet de sa bande-annonce : "Par l'auteur de "J'irai cracher sur vos tombes". Rare et précieux envoi autographe signé de Boris Vian à Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud : "Pour Madeleine, pour Jean-Louis avec mon amitié."
- Charles Gosselin, Paris 1831, 14x22cm, relié. - The rare first edition. Dark red morocco by Stroobants, the spine richly decorated with compartments and decorative tools in the Romantic style, date to foot of spine, triple gilt fillet frame to covers, gilt roulette frame to pastedowns, marbled endpapers, double gilt fillet to edges of covers, gilt roulette to headpiece, covers preserved, gilt edges. With a frontispiece by Tony Johannot. Autograph inscription signed by Alfred de Vigny to Madame de Fabricius, a friend of the author, close companion of Emile Deschamps and a regular at his salon. Provenance : from the Grandsire collection. A fine copy retaining its rare covers without any spotting, and in a superb binding. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale rare. Reliure en plein maroquin cerise, dos richement orné de caissons et de fers rocaille dans le goût romantique, date en queue, triple filet doré en encadrement des plats, roulette dorée en encadrement des contreplats, gardes de papier marbré, double filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les coiffes, couvertures conservées, tranches dorées sur témoins, reliure signée de Stroobants. Habiles restaurations en marge des couvertures conservées et du feuillet de dédicace et en coins du dernier feuillet blanc. Ouvrage illustré d'un frontispice de Tony Johannot. Envoi autographe signé d'Alfred de Vigny à Madame de Fabricius, amie de l'auteur, intime d'Emile Deschamps et habituée de son cénacle. Provenance : bibliothèque Grandsire. Très bel exemplaire avec ses rares couvertures, sans aucune rousseur, superbement établi.
- L. Vandamme & Co, Jette-Bruxelles 1906, 26,5x32,5cm, relié. - Herbert George WELLS translated by Henry-D. DAVRAY illustrated by Henrique ALVIM CORRÊA La Guerre des mondes [War of the Worlds] L. Vandamme & Co | Jette-Brussels 1906 | 26,5 x 32,5 cm | half sheepskin First edition of Alvim Corréa's illustrations, one of 500 numbered copies, the only issue. Autograph signature of the illustrator on the print details of issue page. Numbered and nominative copy # 15 for Eddy Saveruyns. Binding in brown marbled half sheepskin, wrappers preserved. A superb edition illustrated by the Brazilian artist Alvim Corréa, whose compositions helped shape our fantastic imagination and who, according to Wells himself, "did more for my work with his brush than I with my pen". This fascinating graphic interpretation which has become iconic and inseparable from Well's work, is the work of a young painter, who died at the age of 34, and remains little known to the general public, although his original drawings for La Guerre des mondes have made records at public sale (Heritage auction, Beverly Hills, 2015 May 14). Alvim Corréa was aged 25 when he read the French translation of Well's work. He discovered a unique source of inspiration and the material of what will become the work of his life. After having produced several sketches, the young painter went to London to submit them directly to H-G Wells. The writer's enthusiasm was immediate and absolute. Preferring Corréa's drawings to those of Warwick Goble who illustrated the first English edition as well as those of Henri Lanos produced for the French translation, Well entrusts Alvim Corréa with the illustration of this first luxury edition, in French only, of which there would be only 500 copies printed and for which the young artist produces 132 illustrations, including 36 hors-texte. "For Wells, it seems, the Corrêa depictions based on Well's descriptions may have exceeded, in some ways, the capability of the novel's ekphrastic language to convey the mechanic-yet-organic quality of the fighting machines that Wells envisioned." (Madeline B. Gangnes, in Art and Science in Word and Image: Exploration and Discovery, 2019) Both a legacy of the line and atmosphere of his elders, Félicien Rops (to the point that some of Alvim Corréa's drawings were wrongly attributed to him) and even more so Odilon Redon (from whom he borrows the atmosphere and the cream background of his great hors-texte works), and a forecast of Dali's great surrealist compositions, the modernity of Corréa's drawings is also due - as with Well's work - to their impressive pictorial anticipation of the apocalyptic landscapes from the future and real war of the world from 1914 to 1918. Undoubtedly the finest edition of all, this powerful graphic interpretation will deeply influence generations of science fiction artists, including the comic strip artist E. P. Jacobs and the filmmakers Steven Spielberg and Georges Lucas. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale des illustrations d'Alvim Correa, un des 500 exemplaires numérotés, seul tirage. Reliure de l'éditeur en demi basane marbrée marron à coins, dos lisse orné de filets à froid, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier ocre, couvertures conservées. Une charnière intérieure fendue, piqûres sur certaines serpentes protégeant les gravures, une décharge au verso de la gravure de la page 160, quelques petites rousseurs et quelques pages ombrées. Signature manuscrite de l'illustrateur sur la page de justification. Exemplaire n°15 nominatif à : " Eddy Saveruyns né à Gand 22-6-1943 collectionneur de la SF française". Superbe édition illustrée par l'artiste brésilien Alvim Corréa, dont les compositions contribuèrent à façonner notre imaginaire fantastique et qui, selon Wells lui-même, "a fait plus pour mon travail avec son pinceau que moi avec ma plume". « Alvim Correa did more for my work with his brush than I with my pen » Cette fascinante interprétat
½ S. Gr.-4to. Auf Briefpapier mit Briefkopf "Thomas Mann". An seinen Jugendfreund, den späteren Kunsthistoriker und Romanisten Otto Grautoff (1876-1937): "Lieber, Du wirst freundlichst gebeten, morgen, Sonntag, mit uns in der Herzog-Straße ein Stück belegtes Abendbrodt zu essen. Es wäre mir lieb, wenn Du schon vorher, um 5 oder ½6 Uhr zu mir in die Feilitzsch-Str. kommen könntest. Den Nachmittag mit dem guten Holitscher zu 'verbringen' bin ich gar nicht aufgelegt. Wenn Du ihn siehst, sage nur, daß ich mich unwohl fühle, was ja nicht gelogen ist. Übrigens werde ichselbst ihn noch schreiben [...]". Kl. Randeinrisse und -ausbrüche (keine Textberührung). - Nach Grautoffs Tod im Pariser Exil erwarb der Verleger Kurt Leo Maschler (1898-1986) die Korrespondenzsammlung von dessen Witwe Erna Grautoff. Nach Maschlers Flucht aus Österreich 1938 wurde der zurückgelassene Bestand von der Gestapo der ÖNB überstellt und von dieser in deren Autographensammlung einsigniert (am unteren Rand die ÖNB-Signatur von 1939: Autogr. 141/58-58). 1949 wurde die Sammlung an Maschler rückgestellt (vgl. ÖNB, Allg. Verwaltungs- u. Korrespondenzakten 00/1949 A); erworben aus dem Nachlaß Maschler. T. Mann, Briefe an Otto Grautoff 1894-1901 und Ida Boy-Ed 1903-1928, hg. von Peter de Mendelssohn (Frankfurt a. M. 1975), S. 126f. Die Briefe Thomas Manns. Regesten und Register. Bd. I. Briefe 1889-1933, bearb. und hg. von Hans Bürgin u. a. (Frankfurt a. M. 1976) 00/30. Nicht bei T. Mann, Große Frankfurter Ausgabe, Briefe I (1889-1913) (Frankfurt a. M. 2002).
- Imprimerie de E.B. Delanchy, Paris 1841, 13,5x21,5cm, relié sous étui. - First edition very rare of the first novel of Jules Barbey d'Aurevilly (see Clouzot). Occasional rare spotting. Half sheep, very light traces of repair on the spine, covers marbled, contemporary binding. A very nice copy. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale très rare du premier roman de Jules Barbey d'Aurevilly (cf Clouzot). Quelques rares rousseurs. Reliure en demi basane noire, dos lisse orné de quadruples filets dorés, très légères traces de restaurations sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Très bel exemplaire.
- Nrf, Paris 1928, 12x19cm, relié. - Nadja Nrf | Paris 1928 | 12 x 19 cm | Bradel binding First edition, one of 796 numbered copies on pur fil paper, the only grands papiers (deluxe copies) after 109 reimposed. Full green board Bradel binding, title piece in glazed yellow calf, covers and spine preserved, contemporary binding. Presentation copy inscribed by André Breton: "à Edmond Jaloux, hommage très dévoué. André Breton" "To Edmond Jaloux, a very devoted tribute. André Breton". Edmond Jaloux, who was one of the earliest promoters of surrealism, wrote at the release of this atypical novel and misunderstood by most of his contemporaries, the most laudatory article of the time, concluding with this admiring admission of the impotence of criticism in the face of the modernity of Breton's work; "this examination, I can sense it, remains outside the book and in no ways gives you the feeling of intense poetry, of great, free and true poetry which absolves Nadja and which affects your mind [...] like an extremely intoxicating alcohol, with this difference that no alcohol gives you dreams that stimulate the moving prose of Monsieur André Breton." Precious grand papier (deluxe) copy with a handwritten inscription from the author and filled with the original article by Edmond Jaloux pasted on two loose double leaves. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale, un des 796 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 109 réimposés. Reliure à la bradel en plein cartonnage vert forêt, dos lisse, pièce de titre de veau glacé jaune, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque. Envoi autographe signé d'André Breton?: «?à Edmond Jaloux, hommage très dévoué. André Breton?». Edmond Jaloux qui fut l'un des plus précoces promoteurs du surréalisme, rédigea à la sortie de ce roman atypique et incompris par la plupart de ses contemporains, l'article le plus laudateur de l'époque, concluant par cet admiratif aveu de l'impuissance de la critique face à la modernité de l'uvre de Breton?; «?cet examen, je le sens bien, demeure extérieur au livre et ne vous donne en rien le sentiment de poésie intense, de grande, libre et vraie poésie qui se dégage de Nadja et qui agit sur votre esprit [...] comme un alcool extrêmement capiteux, avec cette différence qu'aucun alcool ne vous donne les rêves qu'excite la prose émouvante de Monsieur André Breton.?» Précieux exemplaire sur grand papier enrichi d'un envoi autographe de l'auteur et truffé de l'article original d'Edmond Jaloux contrecollé sur deux double-feuillets libres.
- A. Lacroix & Verboeckhoven & Cie, Bruxelles 1862, 14,5x22cm, 10 volumes reliés. - Victor HUGO Les Misérables A. Lacroix & Verboeckhoven & Cie, Bruxelles 1862, 14,5x22cm, 10 bound volumes. First edition without statement published concomitantly with the Pagnerre's Paris edition. Bound in half blue sheepskin, spine in four compartments decorated with double gilt fillets, blue paper plates, marbled paste-down and endpapers, mottled edges, English bindings of the time. Scattered foxings, title page of the third volume slightly and marginally soiled, paper plates a little rubbed and a few tears on some edges, some joints repaired. The first edition of Les Misérables was legally created by three different publishers, Pagnerre in France, Lacroix in Belgium and Steinacker in Germany, under the aegis of the official publisher A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie. The question of the prevalence of one edition over the other has long stirred the bibliophilic world and bibliographers remain divided on this thorny issue. Carteret and Vicaire, for example, ensured that the Paris edition should be preferred, whereas Vanderem and Clouzot placed the Belgian edition first. More than just a matter of chronology, this bibliographical dispute reveals the complexity of the concept of the first edition and the symbolic importance its holds for literary history and, in particular, for this masterful work which is among the most important in world literature. Strangely, without this question really being settled, the Brussels edition is commonly described as pre-Paris, whereas the Leipzig edition is simply ignored. Les Misérables would, therefore, be published on 30 or 31 March with Lacroix and 3 April with Pagnerre. The arguments of this Belgian precedence are, however, all refutable, and from 1936, Georges Blaizot had demonstrated its fragility. The first argument is based on a letter by Victor Hugo addressed to Lacroix from 1865 and in which the poet himself called the Belgian edition "princeps" "first": "Typographiquement, il faut se régler en tout sur l'édition belge princeps des Misérables, en dilatant plutôt qu'en resserrant" "Typographically, it is necessary to be totally attuned with the first Belgian edition of Les Misérables, expanding rather than tightening" he wrote on the subject of the Travailleurs de la mer which will be published in 1866. Yet, Hugo's designation is by no means a bibliographical indication, as Georges Blaizot explains, denouncing the abusive interpretation of P. de Lacretelle and Dr Michaux: "?Le poète précise un point, un seul, très simple, très clair, très précis?: l'édition belge princeps (c'est-à-dire la première parue des éditions belges) doit servir de type aux éditions futures. Il dit cela, il dit bien cela, il ne dit que cela." "The poet specifies one point, one, very simple, very clear, very precise: the first Belgian edition (i.e. the first published of the Belgian editions) must serve as a type for future editions. He says that, he says that clearly, he says only that." (Georges Blaizot in Le Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, 1936). Indeed, a more modern in-12 edition will follow the famous in-8 edition in October of the same year. The second argument is more significant. It is based on a letter by Adèle Hugo to her husband recounting the extraordinary affair of the French publication four days before the scheduled date. This letter will be partially reproduced in 1904 in the complete works published by Meurice and Simon, with the supposed date of "[31 March 1862]". In it, Adèle recounts the reasons for the French publishing haste: "Auguste [Vacquerie] nous apprend que Les Misérables paraissent sous trois jours. Étonnement mêlé de satisfaction. Auguste me raconte qu'ils comptaient faire paraître Les Misérables le 7 avril?; que le matin [Noël] Parfait était accouru effaré chez [Paul] Meurice lui dire qu'il sortait de voir aux mains de [Paul] Siraudin, un exemplaire des Misérables qu'il avait ache
- P.U.F, Paris 1953, 14x23cm, agrafé. - LACAN Jacques Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse. Rapport du congrès de Rome tenu à l'Instituto di Psicologia della Universita di Roma les 26 et 27 Septembre 1953 [Function and Field of Speech and Language in Psychoanalysis: Report of the Congress of Rome, Held at the Instituto di Psicologia della Universita di Roma on September 26 and 27, 1953] P.U.F., Paris 1953, 14 x 23 cm, stapled First edition. Ex-libris printed at the base of the verso of the front cover. Dated autograph inscription by Jacques Lacan: "à Jean Cocteau. Pour qu'il me dise où est ici la poésie." [To Jean Cocteau. So that he tells me where the poetry is here.] $ 6 000 [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale. Légères et discrètes restaurations en tête et en pied du dos. Ex-libris imprimé et partiellement estompé en pied du verso du premier plat. Précieux envoi autographe daté et signé de Jacques Lacan : "A Jean Cocteau. Pour qu'il me dise où est ici la poésie..."
1 S. auf Doppelblatt. 4to. An einen Hofrat, dem er seinen Aufsatz über die Zeichnungen von Rodolphe Töpffer sendet: "[...] Sie haben Vollmacht zu ändern wo sie es für gut finden. Bringen Sie ihn wenn es geht morgen mit in die Sitzung der Freunde, damit er dem Heft einverleibt werde. Wie steht es um Ihren höchst bedeutenden Aufsatz betreffend die Übersetzungen? Es scheint mir als würde er eine Lücke in unserer Literatur ausfüllen, und ich nehme daran, wie ich Ihnen schon mündlich gesagt, ein inniges Interesse [...]". - Der Aufsatz über die Zeichnungen von Töpffer erschien posthum in Goethes Zeitschrift "Über Kunst und Alterthum" (Heft 6, 1832, S. 581-90). Bei dem Adressaten wird es sich um den Schweizer Privatgelehrten und Numismatiker Frédéric Jacob Soret (1795-1865) gehandelt haben, der der Erzieher des Prinzen Carl Alexander von Sachsen-Weimar gewesen war und die Zeichnungen Töpffers nach Weimar gebracht hatte und der auch einige einige Schriften von Goethe ins Französische übersetzt hatte. - Papierbedingt etwas gebräunt und gering fleckig; im unteren Mittelfalz etwas eingerissen.
LCS-1864058
Large 8vo. 1 page. To the German writer Hans Bender, thanking for birthday greetings.