858 328 résultats
87950New York 1986 Forward by Elie Wiesel. Paperback. Sl. Scuffed. Inscriptions to verso cover. Good New York, 1986 paperback
185742465Paris, , 1857. 70 livraisons (7 mars 1857 - 4 novembre 1857) reliées en 1 vol. in-folio, demi-basane brune, dos orné (reliure de l'époque).
LCS-17307Précieuse édition originale de l’un des plus célèbres ouvrages sulfureux de Barbey d’Aurevilly. Paris, E. Dentu, 1874.In-12 de (1) f., viii pp., pp. 7 à 354, (1) f. de table. Non rogné. Qq. piqûres. Demi-maroquin rouge à coins de l’époque, dos finement orné, tranche supérieure dorée, non rogné. Étui. Reliure de l’époque signée J. Canape. 184 x 119 mm.
170 x 110 mm. A photograph of James M. Barrie, best remembered as the creator of Peter Pan. Signed and inscribed in fountain pen by Barrie, reading, "Yours truly, J. M. Barrie." Cabinet Photograph in a handsome profile pose, produced by the famous Elliott & Fry of London. "The firm of Elliott & Fry was founded in 1863 by Joseph John Elliott (1835-1903) and Clarence Edmund Fry (1840-97), who opened their first premises at 55 Baker Street where they stayed at until 1886. The firm employed a variety of operators who took the photographs, including Francis Henry Hart and Alfred James Philpott in the Edwardian era, Herbert Lambert and Walter Benington in the 1920s and 1930s and subsequently William Flowers. In the early 1940s the studio was bombed and most of the early negatives were destroyed. Shortly after the firm's centenary in 1963 it was taken over by and amalgamated with Bassano & Vandyk. The National Portrait Gallery owns all the surviving negatives" (National Portrait Gallery).
4to. Illustrated, engraved title by Jacques Callot, (10), 162, (2) pp. With 5 folding, etched plates by Callot and woodcut printer’s device. Contemporary limp vellum. Wants ties. First edition. The magnificent engravings count among the most beautiful of Callot’s theatre and ballet illustrations. "The play [about the murder of young Mustapha by his father, the Turkish Sultan Soliman II (1596–1666)], which is dedicated to Cosimo II, Grand Duke of Tuscany, was a great success as a book; by 1636 it had gone through six editions […] The artistic significance of this work lies especially in its swift dramatic action, the well-differentiated characterisations, the skilful metre, and last but not least in its lyrical passages […]" (cf. KNLL II, 892). "Tragedia in cinque atti, una delle più importanti ed interessanti del secolo XVII, assai ricercata per la bella veste tipografica" (Libr. Vinciana). - Some foxing and browning in the blank margins; spine imperceptibly restored. Cicognara 1086. Gamba 1536. Kat. d. Ornamentstichslg. Berlin 4112. Libreria Vinciana 3870. Slg. Schäfer, Sotheby's Cat. 8/XII/1994, lot 38 (USD 6000). Lieure 363-368. Brunet I, 1089. Graesse I, 483. Ebert 2725.
LCS-18328«The first French edition» imprimée de 1825 à 1829 is «quite rare». « Aventurier vénitien des plus célèbres, Balzac, Théophile Gautier, Roger de Beauvoir se sont inspirés de certains chapitres des Mémoires de Casanova, lesquels parurent en pleine effervescence romantique ». Carteret. Paris, Tournachon-Molin, 1825-1829. 14 volumes, [iv], xxviii, 246 + [iv], 310 + [iv], 272 + [iv], 288 + [iv], 250 + [iv], 258 + [iv], 237, (1) f. + [iv], xii, 278 + [iv] + 292 + [iv], 299 + [iv], 288 + [iv], 292 + [iv], 284 + [iv], 346 p. Reliés en pleine basane blonde racinée, roulette dorée en encadrement autour des plats, dos lisses ornés, roulette dorée sur les coupes, charnières et coiffes légèrement frottées. Reliure de l’époque. 166 x 93 mm.
YTB-47Paris, Jean Richer, 1621. Soit 2 parties in-8 de 4 ff. et 350 pp., 4 ff. et 345 pp., 1 p. Vélin doré, filets dorés sur les plats, dos lisse orné, tranches dorées. Belle reliure de l’époque. 165 x 107 mm. UNIQUE EXEMPLAIRE REPERTORIE SUBSISTANT A CE JOUR DE LA PRECIEUSE EDITION DE 1621 DES NOUVELLES, LE « monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès » (Gallimard, 1937). Rius (t. 1 p. 330) et à sa suite Icaza (Las Novelas Ejemplares, 1915, 2è edicion, p.25) affirment qu’en 1638 la traduction des Nouvelles fut placée par l’Académie « entre las obras mejor escritas del idioma francés ». Les ouvrages de d’Audiguier devaient constituer l’une des sources du dictionnaire « à citations », projeté par Chapelain et l’Académie en 1638 (cf. Pellisson, éd. Livet, 1858, vol. I, p. 104). Ajoutons que Sorel, en citant la traduction des Nouvelles, parle de D’Audiguier comme d’ « un de nos bons traducteurs » (Bibl. Franc., éd. de 1667, p. 261) et que selon Antonio la version de Rosset et D’Audiguier était estimée de son temps. Les premières éditions françaises en espagnol des « Nouvelles » ou « Novelas », comptent parmi les livres les plus rares et les plus chers d’Occident. Brunet écrit à propos de l’originale espagnole de 1613 « Première édition de ces nouvelles, si rare, qu’en 1828 Salvà n’en connaissait pas un seul exemplaire en Espagne » et à propos de celle de 1614 « Seconde édition, presque aussi rare et aussi recherchée que la première ; elle est imprimée en plus petits caractères ». Les éditions françaises, tout aussi rares et fort importantes, sont les suivantes : 1614 (non vue) ; Paris, 1618 (non vue) ; 1620, 1 exemplaire à la BnF ; 1621, le nôtre, seul exemplaire répertorié ; Paris, J. Guerreau, 1623 ; Paris, 1640, in-12 ; 1662 in-12 (1 seul exemplaire répertorié). MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE EN VELIN DORE DE L’UNIQUE EXEMPLAIRE REPERTORIE DE CE TEXTE MAJEUR, ABSENT DE LA BNF ET DES INSTITUTIONS.
11521924. LA SEULE COLLECTION PROPOSÉE PAR KIEFFER, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
LCS-186392Précieux exemplaire ayant appartenu à la célèbre comtesse de Tencin. Amsterdam, Pierre Rouge, 1700. 4 tomes en 4 volumes in-12 de : I/(5) ff. dont 1 portrait, 456 pp., (8) ff., pte. dech. sans manque p. 249; II/ 440 pp., (7) ff., pte. bande de papier découpée ds. la partie sup. du titre; III/ 478 pp., (8) ff.; IV/ 442 pp., (11) ff., pte. bande de papier découpée ds. la partie sup. du titre. Plein veau brun, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 147 x 80 mm.
LCS-186418
8 pages in-4. [À Évrard Titon du Tillet]. Très belle lettre mêlée de vers à l'auteur du "Parnasse françois". Il a presque terminé sa lecture de la "Description du Parnasse" et des "Essais sur les honneurs": "il n'est point d'effort que vous ne fassiez pour immortaliser les grands hommes qui font honneur à la France. Ce qui me touche le plus sensiblement dans vos travaux, c'est votre bon cœur, votre goût exquis, et votre amour pour notre patrie. […] Vous étiez né pour être Romain [...]". Il loue son œuvre et ses nobles idées. "Non seulement j'aime tout ce qui peut contribuer a la gloire de notre Nation, mais je n'ai oublié aucuns efforts dans les pays étrangers ou j'ai vécu si longtems, pour la défendre contre les atteintes des prejugez, de l'injustice et de l'envie, en cela bien différent de notre Voltaire si estimable d'ailleurs, qui ose faire un point d'honneur d'exalter nos voisins à nos depens [...]". - Et de citer une épigramme inspirée par l'indignation: "Un grand auteur ose avancer | Que le François enseigne à plaire, | Et que l'Anglois montre à penser. | Au second point je suis contraire, | On ne sauroit me le prouver. | Or voici que je hazarde; | L'anglois peut m'apprendre à rêver, | Mais à penser? Que Dieu m'en garde [...]". Destouches aime de plus en plus la solitude, parce qu'elle l'éloigne du fracas d'un monde dont il a senti tous les défauts et tous les ridicules; il félicite l'auteur du Parnasse de son dessein de se confiner dans une aimable retraite: "vous y trouverez mille agréments inconnus à ceux qui ont toujours voltigé dans le tourbillon […] vous y eprouverez qu'on n'est veritablement heureux, qu'autant que les autres ne font point notre bonheur, et vous concurrez enfin que ce n'est point ici bas qu'il faut le chercher [...]". Il cite un quatrain à cet effet, puis reprend : "Vous déplorerez l'aveuglement de ces hommes présomptueux qui pensent que leur merite leur tient lieu de tout, et que le bonheur consiste à faire beaucoup parler de soy; et vous vous écrîrez avec Sénèque le Tragique; | Malheur à l'homme prévenu | Qui sur son mérite se fonde, | Et qui, connu de tout le monde, | Meurt sans jamais s'etre connu. | Vous parviendrez facilement à penser de la sorte [...] Mais du moins différez votre retraitte jusqu'au printems. Se retirer à la campagne pendant l'hyver, c'est commencer par où l'on doit finir [...] Attendez que la belle saison vous invite à quitter Paris". Destouches ira le rejoindre. Il y a des auteurs "qui se piquent d'être tout esprit dans leurs productions; et vous, Monsieur, vous êtes tout cœur dans vos ouvrages [...]". Il prie d'excuser son griffonnage: "je suis comme Made de Sévigné, j'écris tout d'un trait, et je deviendrois froid et languissant, par conséquent très ennuyeux, si je mettois au niveau chaque mot [...]".
LCS-186431Très rare en aussi belle reliure à la cathédrale de l’époque. Paris, Victor Magen pour les tomes I & II, 1835 ; Dumont pour les tomes 3, 4 & 5, 1837. 5 tomes en 5 volumes in-8 de: I/ (4) pp., 388 pp., (1) f. de table ; II/ (4) pp., 368 pp., (1) f. de table; III/ (4) pp., 372 pp.; IV/ (4) pp., 340 pp. ; V/ (4) pp., 404 pp., petite restauration marginale p. 27 du vol.1 sans atteinte au texte. Demi-veau glacé havane, dos à nerfs, coiffes et nerfs ornés d'estampages à chaud, entre-nerfs ornés de fleurons estampés à froid, tranches jaunes. Élégantes reliures de l’époque. 205 x 124 mm.
1834137271834 P., Perrotin, 1834, 1857, 1860 et 1865, Les Marchands de Nouveautés, 1866 (Supplément), 6 ouvrages en 7 volumes in-8° (242 x 151), 1/2 maroquin vert foncé à coins, filets dorés, dos à nerfs orné, tête dorée, non rogné (V. CHAMPS) de (2) ff. (faux-titre et titre) - XCV-320 pp. ; 413 pp. (faux-titre et titre inclus) - (1) f. (avis au relieur) ; 411 pp. (faux-titre et titre inclus) - (1) f. (avis au relieur) ; (3) ff. (« A Joseph Bernard ») - 397 pp. (faux-titre et titre inclus) - (1) f. (avis au relieur) - 43 pp. (titre inclus) (« Dix chansons, complément des éditions publiées avant 1847 ») - 4 pp. (catalogue de léditeur) - 159 pp. (faux-titre et titre inclus) (« Chansons de Béranger - Supplément ») ; (2) ff. (faux-titre et titre) - III-374 pp. - (1) f. (catalogue de léditeur) ; (2) ff. (faux-titre et titre) - 416 pp. - (1) f. (avis au relieur) ; (2) ff. (faux-titre et titre) - 344 pp. + 1 f. (156 bis et 217 bis au verso) - 8 pp. (catalogue de léditeur).Dos passés. Transferts de quelques gravures, très bel ex. en reliures uniformes de Victor Champs
LCS-12295« Édition originale de cette délicieuse féérie, un des chefs-d’œuvre du genre » (Tchemerzine). Paris, Jean Fr. Josse, 1730. In-12 de (2) ff., 275 pp., (1). Relié en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de filets dorés dans les caissons, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 161 x 95 mm.
Large 8vo. 1 p. A playful inscription to the leaf of a Paris salonnière's guest book: "To Anna chez elle à où qu'elle se trouve - de son ami / Ernest Hemingemingway". - Edges a little browned. The verso has an additional French inscription by the pianist Magda Tagliaferro.
8vo. 3 pp. In French, to Noel Parfait in Paris: "Your kind letter moves me. You are sad and happy at the same time, and it is quite normal. Homeland is sweet but exile is grand. One goes back home but one has to give up one's freedom. I understand the double shock your soul is experiencing. But it does not matter, dear Parfait. You are going to be happy, I have no doubt about that. You are taking into the darkness that prevails in France nowadays the serenity of a proud conscience and the satisfaction of having overcome the ordeal. You will feel respectable among all the despicable people. That is an austere kind of joy but it is indeed a joy. Thank you for all the details you gave me. I congratulate and envy Dumas, who was able to help you and ensure that you will have enough to live on in Paris. That, plus all the intelligence, style, grace, talent and virtue that you have! I assure you that you are going to do very well. I am sorry for H.M. the world's biggest scoundrel [H.M. stands for His Majesty, most likely Louis-Napoleon], but there is going to be one successful honest man in Paris. I already know seven or eight of them, maybe nine, and that will make ten with you. Our friend must be in Brussels at the moment. Tell him that I am going to answer his letter and ask him to send me, in the meantime, the issue of l'lndependance (by mail, since it costs two sous there and six francs here) in which my note on George Sand was printed. Also, I would like to have his address in Brussels […]". In a postscript, Hugo as added, "Would you be so kind as to have the first of the two letters I am enclosing handed over to Bance, whose address I do not know, and mail the second one in Brussels? Sorry and many thanks". - In February 1860, Hugo was still living in exile on Guernsey, still writing about the darkness that prevails in France and the world's greatest scoundrel. It was an exile that had begun in December 1851 when a coup d'etat took place in France, which eventually resulted in the Second Empire under Napoleon III, and it did not end until the return of liberty and the reconstitution of the republic on 4 September 1870. However, his exile had recently become a voluntary gesture and an act of pride, a time to stand against Louis Napoleon. On 15 August 1859 (the birth of Napoleon I), Napoleon III offered an amnesty to exiles, which was accepted by some, but not Hugo. In a poem, "Ultima verba", he marked his decision, stating "No one will suppose that I personally can take any notice of the thing called an amnesty. In the present condition of France, protest - absolute, inflexible, eternal protest - that is my duty. True to the engagements I have made with my conscience, I shall share the exile of freedom to the end. When freedom returns, I shall return". The truth of the matter was that Hugo could not return during the reign of Napoleon III without inflicting a deep wound on his pride, and he could not resign himself to that. He was also well aware of the status and commercial value of banishment, even though the banishment was now self-imposed. The personal defiance of Napoleon III, the deliberate choice of martyrdom, gave Hugo a new heroic dimension. - With integral address leaf.
4to. 5½ pp. In French. Important text about artistic creation and the avant-garde, published in "Les Lettres françaises" of 17 April 1958 as part of the survey: "What is the avant-garde in 1958?". In Ionesco's view, art must strive to express realities that are "new and ancient, present and inopportune, living and permanent, particular, and, at the same time, universal". A label like "the avant-garde" is a mere afterthought to this goal: "To want to be part of the avant-garde before writing, not to want to be part of it, to refuse or choose an avant-garde is, for a creator, to construe things the wrong way round". For Ionesco the avant-garde is "only the current, historical expression of an inactual actuality (if I may say so), of a trans-historical reality". Therefore he is very sceptical of political art, as the work of art "is nothing if it does not transcend the temporary truths or obsessions of history". Several artists, historical and biblical figures are mentioned as examples of the "profound universalism" Ionesco is arguing for, including Buddha, Shakespeare, the Spanish mystic Juan de la Cruz, Proust, Chekhov, Brecht, and Picasso. In his own work, Ionesco tries "to say how the world appears to me, what it seems to be for me, as sincerely as possible without concern for propaganda, without intention of directing the consciences of contempraries. I try to be an objective witness in my subjectivity". The essence of his theatre is the contradictory, the absurd: "Since I write for the theatre, I am only concerned with personifying, embodying a comic and tragic sense of reality at the same time." Ionesco describes a childhood memory of a senseless act of violence which first invoked the feelings of vertigo, anguish, and transience that he tries to convey in his art: "I have no other images of the world apart from those, expressing the ephemerality and the harshness, the vanity and the anger, the nullity or hideous, useless hatred. This is how existence continued to appear to me". In closing, he aims to reconcile avant-garde and "living tradition", past and present: "One has the impression, also, that the more one is of one's time, the more one is of all times (if one breaks the crust of superficial topicality) [...] The youngest, newest works of art are recognizable and speak to all eras. Yes, King Solomon is my leader; and Job, this contemporary of Beckett". - With a stricken-out title "Avant-garde et tradition", corrections, and typograph marks. The first three pages with a tear minimally affecting the text. Some black fingerstains and stains, minor tears, and browning. Published in: Les Lettres françaises, no. 717, April 1958. Cf. M. Esslin, The theatre of the absurd (London: Eyre & Spottiswoode 1964)
YTB-15Paris, Mamert Patisson, 1579. In-12 de (4) ff., 309 ff., (11) ff. tables, caractères italiques. Plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 141 x 82 mm. « EDITION DEFINITIVE », EN PARTIE ORIGINALE, DES ŒUVRES POETIQUES D’AMADIS JAMYN, PUBLIEE DE SON VIVANT, AUGMENTEE DE PLUSIEURS PIECES PAR RAPPORT A LA PREMIERE DE 1575 ET A LA SECONDE DE 1577. ELLE SERA REIMPRIMEE EN 1582. « Quoique j’estime plus les poésies de Jamyn que celles de Ronsard, quoique je trouve le disciple beaucoup plus naturel, moins guindé, et moins emphatique que le maître, il n’y a aucun lieu de croire que ces poésies ayent été recherchées avec assez d’avidité pour qu’on eût été obligé d’en faire trois éditions en moins de huit ans » (l’Abbé Goujet). « Ce jugement résulte de la haute estime que l’abbé portait à Desportes, avec lequel Jamyn avait rivalisé, non sans succès, dans l’imitation des poètes néo-pétrarquistes italiens, quand Mme de Retz et d’autres précieuses arbitraient les joutes littéraires illuminant l’heureuse époque des dernières années du règne de Charles IX » (J. P. Barbier). Disciple préféré de Ronsard qui le fit nommer secrétaire de la chambre du roi, Amadis Jamyn (1538-1593) étudia les langues classiques avec Dorat et Turnèbre. Fort érudit, il reprit la traduction de l’Iliade commencée par Hugues Salel, et mit en vers les treize derniers livres du poème homérique, puis il entreprit la traduction de l’Odyssée, qu’il abandonna au troisième livre. Cette traduction indique une certaine maîtrise poétique et fait montre d’une grande rigueur dans la versification. Les Œuvres personnelles de Jamyn comprennent des élégies, des sonnets dont certains sont groupés sous un titre commun : Artémis, Oriane, quelques grands poèmes comme « Le Poème de la chasse » ; elles virent le jour en deux recueils, le premier publié en 1575, le second en 1584. Sans doute Jamyn manque-t-il d’une forte originalité mais son art délicat, élégant, ne manque, par rapport à celui de la plupart de ses contemporains, ni de naturel ni de naïveté. Chantre des amours, Jamyn a su exprimer, avec un charme insinuant, la volupté de la mélancolie et la mélancolie de la volupté. PRECIEUX ET REMARQUABLE EXEMPLAIRE A GRANDES MARGES (HAUTEUR 141 MM) CONSERVE DANS SA PURE RELIURE DE L’EPOQUE EN VELIN. Cette édition de 1579 ne se rencontre que très rarement conservée dans sa première et séduisante reliure en vélin de l’époque. Jacques Guérin possédait un bel exemplaire des « Œuvres poétiques » de Jamyn imprimé à Paris en 1575 également relié en vélin de l’époque, vendu 24 500 € chez Maître Tajan le 7 juin 1990, il y a 26 ans (Livres exceptionnels, n° 28).
LCS-17683Exemplaire historique, littéraire et hautement bibliophilique provenant du Château de Montculot, propriété de Lamartine à compter de 1826 où il composa plusieurs méditations. Exemplaire unique enrichi de nombreux poèmes inédits, avec la participation autographe de l’auteur lui-même. Paris, Au dépôt de la librairie grecque-latine-allemande, 1820. [Suivi de] : FONTANES, Louis de. Les tombeaux de Saint-Denis, ou le retour de l’exilé. Paris, Le Normant, 1817. 2 ouvrages reliés en 1 volume in-8 de : (5) ff.bl. dont 3 couverts d’annotations manuscrites à l’encre, vi pp., 116 pp., (1) f., 14 pp., (1) f., (7) ff.bl. couverts de notes manuscrites. Restauration dans la marge inf. du f. de notes sans atteinte au texte. Exemplaire avec les pp. 11-12 cartonnées. Plein veau havane marbré, roulette dorée sur les plats, dos lisse orné, filet sur les coupes, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 204 x 125 mm.
LCS-14925Leyde, Elzevier, 1647. In-4 de (6) ff., 732 pp., (3) ff. Veau moucheté, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coiffes anciennement restaurées, mors supérieur faible, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 225 x 163 mm.
LCS-17801Première édition donnée par Méon, dédicacée au comte Daru, ornée de 4 superbes gravures de Monnet et d’un portrait gothique de Jehan de Meung par Girardet. Paris, Didot, 1814. 4 volumes in-8 de : I/ (1) f.bl., (2) ff., 1 portrait, xxiii pp., (1) p.bl., 175 pp., (1) p.bl., 1 gravure à pleine page, 164 pp., (1) f.bl. ; II/ (1) f.bl., (2) ff., 1 gravure à pleine page, 460 pp., (1) f.bl. ; III/ (1) f.bl., (2) ff., 1 gravure à pleine page, 395 pp., (1) f.bl. ; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 1 gravure à pleine page, 496 pp., (1) f. d’errata. Maroquin bleu à grain long de l’époque, plats richement décorés de diverses roulettes dorées et à froid, dos à nerfs très richement ornés, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque signée Thouvenin. 216 x 132 mm.
YTB-58Parisiis, cum privilegio Caesaris, et Gallorum Regis, in decennium, 1585, In-8 de (8) ff. dont 1 bl,, 568 pp. (mal chiffrées 578), (40) ff. Vélin ivoire souple à recouvrements, filet doré encadrant les plats, guir¬lande florale au centre, dos lisse orné, tranches dorées, restauration marginale à 1 f. sans atteinte au texte boîte-étui. Reliure de l'époque. 177 x 110 mm. Textes en latin et en grec, presque tous en caractères italiques. LES DEUX TEXTES REUNIS DANS CETTE EDITION CONSTITUENT LES ŒUVRES MAJEURES DE MACROBIUS. Macrobe vécut à Rome où il fut sénateur, entre le IVe et le Ve siècle : c'est-à-dire pendant cette période trouble, pénible, où la civilisation antique s'éteignait peu à peu, et cédait à la poussée d'un christianisme plein de vigueur. Personnage tourné vers le passé et cherchant à se persuader de la pérennité de la civilisation romaine, il s'est employé à en recueillir des témoignages chez les penseurs et les poètes anciens, afin de convaincre les générations présentes et futures. Il expose dans son œuvre sa conviction que le monde est éternel, mais que tout ce qui est contenu dans le monde est sujet à être détruit par parties et à renaître par des révolutions continuelles. L'idée du songe de Scipion est extraite de la république de Cicéron dans laquelle celui-ci attribue un rêve au jeune Scipion où se déroule une conversation entre les héros décédés de la république, et notamment son père et son grand-père. L'ouvrage est constitué des commentaires de Macrobius, notamment sur la constitution de l'univers. Le deuxième texte réfère aux saturnales, journées de fêtes pour les romains, Macrobius relate les discussions tenues dans la demeure de Vettius Praetextatus, Macrobius y traite de différents sujets, mythologiques et astronomiques, médicaux, citant de nombreux textes anciens. Ce livre est demeuré une source importante quant à la datation de nombreux textes disparus. Précieux exemplaire avec ex-dono manuscrit d’Henri Estienne en page de garde : « Dono Henrici // Stephani », complété par cette précision : « huius species typografi doctissimi». Imprimeur et humaniste français (Paris 1531 - Lyon 1598), Henri Estienne, fils aîné de Robert Estienne, rejoignit son père à Genève en 1551 et, à sa mort, reprit l'imprimerie familiale. Helléniste de premier ordre, il s'intéressa de près à la lexicographie, notamment avec son Thesaurus graecae linguae (1572). Cet ouvrage monumental en cinq volumes, dont la publication appauvrit considérablement Estienne et qui servit de base à tous les dictionnaires grecs qui suivirent, est non seulement un lexique de la langue grecque, mais une réflexion richement illustrée sur les possibilités d'expression rationnelle et psychologique de la langue d'Homère et de Platon. Malgré son goût pour les langues antiques, Estienne fut aussi l'un des plus ardents défenseurs de la langue française : son Traité de la conformité du langage français avec le grec (1561) montre que le français, plus proche du grec que toute autre langue, est la meilleure des langues modernes, et supérieure même au latin. Les Deux Dialogues du nouveau langage françois italianisé (1578) sont une satire de l'italianisme de la cour d'Henri III ; dans le même esprit, et sur la commande du roi Henri III lui-même, le Projet du livre intitulé : « De la précellence du langage françois » (1579) veut prouver que le français offre des « commodités plus grandes » que les autres langues à l'éloquence, au droit et à l'histoire. La production d'Estienne se distingua également par une satire virulente du catholicisme et des mœurs du siècle, (Apologie pour Hérodote (1566), ouvrage dont le dessein audacieux était de soutenir, contre ceux qui la contestaient, la véracité des anecdotes extraordinaires rapportées par l'historien grec Hérodote, par la comparaison de ces dernières à la réalité contemporaine. Grand éditeur et commentateur de textes gréco-latins, Estienne fut le premier à publier une traduction latine intégrale des Hypotyposes pyrrhoniennes de Sextus Empiricus (1562), ce qui contribua fortement à la diffusion du scepticisme dans l'Europe moderne. Les exemplaires avec ex-dono calligraphié d’Henri Estienne sont très rares et fort prisés. Pierre Bérès cataloguait en 1995 le « Project de livre intitulé De la précellence du langage françois » imprimé en 1579 avec ex-dono d’Henri Estienne. Relié vers 1800, ce volume était vendu 10 000 € il y a 28 ans (Ref. Pierre Bérès. Des Valois à Henri IV ; Paris 1995, n°114 – 65 000 FF) BEL EXEMPLAIRE EN VELIN IVOIRE DE L’EPOQUE. Provenance : Henri Estienne ; Languet de Sivry.
18760051521876 Paris, Adolphe Labitte, 1876. In-8 (145 X 209 mm) vélin ivoire à rabats, rubans pourpres et noirs (reliure de l'éditeur) ; (1) f. blanc, XL pages, (1) f. blanc, (1) f. d'approbation et privilège, 190 pages, (4) ff. dont un blanc. Les rubans noirs d'attache du plat inférieur sont manquants, rousseurs claires très éparses, plus marquées aux trois premiers feuillets et aux pages 1 à 15 et 186-187.
Zusammen (4+¾ =) 4¾ SS. auf 3 Bll. (Kl.-)8vo. Beide Briefe an den Schriftsteller Walter Opitz, der ihm seine Gedichte zugesandt hatte: "Lieber Herr Opitz! Nach und nach habe ich nun alle litterarischen Herrlichkeiten, mit denen Sie mich bedachten (nicht wahr, auf die beiden Zukünfte, die ich noch vorgestern in meinem Briefkasten fand, verdanke ich Ihnen?) verständnisinnig ausgekostet: vor allem Ihre Verse, aus denen ein so vornehmes und sympathisches Talent zu mir sprach. Lassen Sie mich Ihnen für den reinen Genuß, den mir die Lektüre gewährte, von Herzen Dank sagen. Ich untersage es mir, diesem Dank einen übertriebenen und falschen Nachdruck zu geben, indem ich die großen Wörter des Lobes und der Begeisterung hervorsuchte, mit denen man sich bei solchen Gelegenheiten erkenntlich zu zeigen pflegt. Sie selbst würden mich auslachen, wenn ich behauptete, daß diese Gedichte irgend etwas verblüffend Neuartiges und Kühnes nach Form oder Inhalt an sich hätten. Ich verhehle sogar weder mir noch Ihnen, daß vielen davon (und nicht zuletzt diejenigen, die von der Romanzeitung veröffentlicht worden sind) etwas wesenlos Epigonenhaftes eigen ist, - wobei übrigens immer noch die Glätte und Anmuth der Form zu bewundern übrig bleibt. Dieser sicheren Grazie gegenüber ist es desto verwunderlicher, daß bei den humoristischen Sachen hie und da kleine böse Geschmacksentgleisungen mitunterlaufen, eine gelegentliche Plattheit, eine allzu triviale Scherzhaftigkeit, - obgleich es eigentlich dumm ist, an so liebenswürdigen Keckheiten kritisch herum zu nörgeln [...]" (16. XII. 1902). - Der Brief aus Kalifornien vom 3. IV. 1947 bespricht eine Retoursendung seiner "Lotte in Weimar", die ihm zurückgesandt worden war "mit dem Bedeuten, dass in die russische Besetzungszone keine Bücher geschickt werden dürfen. Da kannst nix machen, wie wir Altbayern sagen zu sagen pflegten […]". - Walter Opitz (1879-1963) gehörte um die Jahrhundertwende zum selben Kreis wie Thomas Mann, Armin Martens und die Brüder Carl und Paul Ehrenberg. - Beide Briefe im linken Rand gelocht (geringe Buchstabenberührung); der Brief von 1947 etwas angeschmutzt und mit kleinen Randeinrissen.
4to. English manuscript in black felt-tip pen on paper. 10 pp. Together with two copies of a typescript with corrections. An excerpt from Henry Miller's 1979 publication "Joey. A Loving Portrait of Alfred Perlès Together With Some Bizarre Episodes Relating to the Other Sex" for Irving Stettner's Stroker Magazine, where it appeared under the final title "Vienna and Back", rather than "Love and Sex", as suggested by Miller in the manuscript. In the autograph note in the margin of the first page, Miller explains to his secretary Sandy: "I cut this out of 'Joey' and sent it to Stettner for his 'Stroker'". - The short story tells of the meeting and Viennese love affair of a young American woman, Nelly, with a swindler called Albert, that is cut short because of Albert's pending trial and Nelly's romantic expectations, aware that her lover is only interested in her for sex. The opening of the story foreshadows the end of the affair: "She was unquestionably a sexy bitch, one would say. And he, well he, well he was like a guy without a pair of balls. An odd couple, truly. They had met on a trans-continental flight. Both were headed to the same place: Vienna". Nelly breaks up this odd couple within a week and returns to her native Shreveport in Louisiana without regrets, asserting: "I will always be thankful for the things you taught me. You were just wonderful in bed. But we don't spend our whole life in bed, do we?" Albert, on the other hand, is more affected than he could have imagined: "For the first time in his life Albert knew what is meant by the pangs of love". - Henry Miller and Irving Stettner (1922-2004) collaborated from 1978 to 1980. An edition of Miller's contributions to Stroker Magazine, including "Vienna and Back", appeared under the title "From Your Capricorn friend" in 1984, four years after Miller's death. - With old staple marks. Well preserved.